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    Le monde privé des femmes

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    Ce n’est qu’à partir du XIXe siècle que le logement devient largement conçu comme étant le monde privé des femmes. Le foyer est alors un espace essentiellement féminin tandis que les hommes investissent les lieux extérieurs et la sphère professionnelle selon la division traditionnelle du travail. Cette organisation sociale évolue au cours du XXe siècle avec les changements qui s’opèrent dans la famille et le monde professionnel. La généralisation du travail salarié des femmes, les recompositions familiales, le développement de la propriété (occupante ou de rapport), les nouvelles formes de domesticité et d’emplois à domicile, transforment à la fois le rapport à l’habitat et les relations de pouvoir entre les sexes qui se jouent dans la sphère domestique. Considérant le logement dans ses dimensions à la fois matérielle, économique, juridique et symbolique, cet ouvrage ouvre de nouvelles pistes de recherche sur la sphère domestique. L’habitat doit ainsi être perçu comme un révélateur des changements et des permanences des rapports sociaux de sexe dans la société française contemporaine

    Le monde privé des femmes

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    Ce n’est qu’à partir du XIXe siècle que le logement devient largement conçu comme étant le monde privé des femmes. Le foyer est alors un espace essentiellement féminin tandis que les hommes investissent les lieux extérieurs et la sphère professionnelle selon la division traditionnelle du travail. Cette organisation sociale évolue au cours du XXe siècle avec les changements qui s’opèrent dans la famille et le monde professionnel. La généralisation du travail salarié des femmes, les recompositions familiales, le développement de la propriété (occupante ou de rapport), les nouvelles formes de domesticité et d’emplois à domicile, transforment à la fois le rapport à l’habitat et les relations de pouvoir entre les sexes qui se jouent dans la sphère domestique. Considérant le logement dans ses dimensions à la fois matérielle, économique, juridique et symbolique, cet ouvrage ouvre de nouvelles pistes de recherche sur la sphère domestique. L’habitat doit ainsi être perçu comme un révélateur des changements et des permanences des rapports sociaux de sexe dans la société française contemporaine

    Quitter l'aide sociale à l'enfance : De l'hébergement institutionnel aux premiers pas sur le marché résidentiel

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    En France, 138 000 enfants ou adolescents sont pris en charge par l’Aide Sociale à l’Enfance au titre de l’enfance en danger, soit 1,6 % des mineurs (Oned, 2015). Si les jeunes entrent dans le dispositif à des âges très variés, tous doivent en revanche en sortir à 18 ans, âge de fin de la prise en charge légale, ou à 21 ans maximum s’ils obtiennent un contrat jeune majeur. Ils sont alors mis dans l’injonction d’être « autonomes », c’est-à-dire qu’ils doivent subvenir eux-mêmes à leurs besoins et ne peuvent plus dépendre de l’ASE pour se loger. À partir des données de l’enquête ELAP (Étude Longitudinale sur l’accès à l’Autonomie après le Placement) et d’entretiens qualitatifs, cet article explore les modalités et le vécu de la sortie de placement sur le plan résidentiel. Alors que les jeunes ont souffert précocement de la précarité résidentielle, l’expulsion programmée de l’institution inscrit l’insécurité dans l’espace qui était censé constituer pour eux un refuge, ce qui est source de stress et d’angoisse. D’autre part, l’intégration du marché immobilier s’effectue de façon inégale. Ceux qui ont accepté de jouer le jeu de l’institution et ne sont pas sortis du circuit institutionnel réussissent à intégrer les meilleurs hébergements, puis un logement autonome. Au contraire, les jeunes les plus « abîmés », qui ne parviennent pas ou ne souhaitent pas se plier aux contraintes institutionnelles, sont les plus exposés à la précarité résidentielle à la sortie

    Qui rêve du logement social ?

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    Dans un contexte de crise du logement, le nombre de demandeurs de logements sociaux ne cesse d’augmenter dans les grandes villes françaises. Il n’y a pourtant pas d’équivalence automatique entre les difficultés de logement et la demande. Beaucoup de personnes, notamment issues des classes moyennes, préfèrent ne pas effectuer de démarche quand bien même leurs conditions de logement laissent à désirer. Cet article s’intéresse aux motivations et aux conditions d’expression de la demande de logement social en Île-de-France, où les tensions immobilières sont les plus fortes. Quels sont les parcours et les expériences conduisant à rejoindre la liste des candidats ? Quels sont les justifications, les représentations et les arbitrages dans ce choix ? Au-delà du besoin, différentes conditions sont nécessaires à l’entrée dans une « carrière » de demandeur. La socialisation dans un milieu populaire est en premier lieu déterminante, de même que les expériences négatives sur le marché immobilier et les ruptures professionnelles et familiales. Parallèlement, il faut construire une représentation positive du logement social. Dans ce processus, l’entourage, souvent logé dans ce secteur, joue un rôle primordial. Aux yeux des demandeurs, cet habitat représente un moyen d’échapper à l’humiliation vécue sur le marché privé ainsi qu’un gage de sécurité et de qualité de vie. Ils y voient même une porte de sortie à la condition populaire et à la précarité et une façon de faire face au déclassement et aux injustices sociales

    Pierre-Édouard Weill, Sans toit ni loi ? Genèse et conditions de mise en œuvre de la loi DALO

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    En France, dans un contexte de crise du logement, de plus en plus de personnes rencontrent des difficultés pour se loger, en particulier dans les grandes villes. Face à cette situation, a été créé en mars 2007 un droit au logement opposable (DALO) qui s’appuie sur une procédure de recours à la justice administrative. Cette loi institue une obligation de résultat pour les institutions, et non plus seulement une obligation de moyens, et est censée permettre aux mal-logés et à tous ceux qui atte..

    Annexe 3 : Tableau 3 : Facteurs explicatifs de la probabilité de demander un logement social (régression logistique)

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    Cette régression logistique analyse les facteurs explicatifs de la probabilité de demander un logement social. Model 1 Model 2 Variables coefficient Significativité coefficient Significativité Intercept -2.99 *** -0.85 *** Qualité de l’habitat : 0 défaut Réf. Réf. 1 défaut 0.40 n.s. 0.38 n.s. 2 défauts 0.03 n.s. 0.00 n.s. 3 défauts et plus 1.05 *** 1.00 *** Taux d’effort net - de 30 % Réf. Réf. de 30 à 40 % -0.28 n.s. -0.26 n.s. + de 40 % -0.04 n.s. -0.16 n.s. Situation familiale Couple avec ..

    Qui rêve du logement social

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    Annexe 2 : Journal de terrain tenu lors du travail d’observation effectué à la direction du Logement et de l’Habitat de la Mairie de Paris

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    Pendant près d’un an, j’ai mené un travail de terrain à la direction du Logement et de l’Habitat de la Mairie de Paris. Présente auprès des agents en charge de l’accueil des candidats, j’ai observé les interactions qui se nouent dans ce lieu d’enregistrement de la demande. J’y ai tenu un journal de terrain dont j’ai ici retranscrit les notes prises durant deux demi-journées. Remarque : certains passages n’ont pas été retranscrits afin de garantir l’anonymat des personnes ou de ne pas dévoile..
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