285 research outputs found

    Funding organization uses the regional CRIS as source for reporting research: the case of FWO and FRIS

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    FWO launched a pilot where data from FRIS, the regional CRIS of Flanders, were used to capture information on the outputs of the FWO funded research projects. The pilot of this quite unique approach was implemented in a few steps: defining the scope of the pilot (peer-reviewed scientific publications only), establishing definitions of the concepts in collaboration with the research stakeholders, building golden records of projects and publications in FRIS, and developing API's to harvest the data. This method as well as the outcome of the pilot proved to be successful. The information on publications linked to FWO-projects was harvested from FRIS and used to prefill the FWO reporting template. The benefits and lessons learned of this pilot are described. Establishing definitions for the research output categories was time-consuming but necessary for obtaining more uniform and more qualitative data. The administrative burden for researchers was reduced in the sense that the information was prefilled in the reporting template. On the other hand, researchers and research institutions had to invest time and effort into the change of the reporting process. Once this process will become mainstream, the real reduction in administrative burden will become obvious. Also research institutions will benefit from the FRIS golden record service, as they will be able to harvest-information that was already provided by other research institutions. As the overall outcome of the pilot was positive, FWO has already started the next phase in which the same method is used and the scope is extended to non-peer-reviewed publications, papers in proceedings of scientific conferences, dissertations, books, book chapters, patents, datasets and other outputs. For FRIS this pilot and the next phase contribute to its ambition to become the unique and complete hub for all research information in Flanders

    Quand la Philharmonie donne son bal

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    https://blogs.mediapart.fr/christophe-apprill/blog/170624/quand-la-philharmonie-de-paris-donne-son-balLors du Printemps du bal (mai 2024), les programmateurs n’ont pas pu se résoudre à organiser un bal ordinaire. Ils en ont confié l’organisation à une « Direction artistique », opérant une rupture avec le caractère spontané du bal fondé sur un ensemble de code incorporés par le plus grand nombre. Retour sur un partage du sensible valorisant les œuvres et le spectacle au détriment des pratiques

    Ils étaient … trois petits Bolle De Bal … qui s’en allaient danser au bal …

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    info:eu-repo/semantics/publishe

    Les mondes du bal

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    Aller au bal, c’est faire société et se plonger dans un bain d’existence où la combinaison des sens génère des rencontres imprévisibles. L’érotisation des gestes, des parures et des regards prend son aise. Les émotions s’enchevêtrent. Le désir circule. Du bal « populaire » à la nostalgie du « petit bal perdu », notre imaginaire fait la part belle aux mythologies et tend à nous faire oublier ses mutations contemporaines. Autour des mouvements revivalistes et de l’émergence des danses du monde, plusieurs cercles d’amateurs se sont structurés. Ils s’y retrouvent autour de danses sans qualité, distinctes des mondes de l’art, mais nécessitant une implication sensible. À travers les affects qui quadrillent les passions, les mondes du bal apparaissent comme une forme de culture puissamment ancrée dans le quotidien. Que produisent ces engagements corporels où le toucher a droit de cité ? Les musiques, les codes, les savoir-faire, la piste et ses entours..., comment s’articulent ces expériences émotionnelles spécifiques qui animent les danseurs jusqu’au bout de la nuit, et de la vie ? En questionnant le sens de ces engagements sensibles et en relativisant sa réputation de lieux de rencontre, cet ouvrage décrypte le rôle et la place des bals dans l’existence des amateurs qui les font vivre

    Les trottoirs pistes de bal

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    International audienceLes trottoirs pistes de bal Lorsque les beaux jours arrivent, des centaines de personnes se retrouvent sur les quais de la Seine à Paris pour danser le tango mais aussi le rock et la salsa. Parmi ces trois danses, le tango est à la fois le plus ancien et le seul à se pratiquer en couple enlacé. Il se singularise également par les multiples bals qui se tiennent dans la plupart des villes de France durant l'été. Ce phénomène pose un certain nombre de questions anthropologiques qui ont pour cadre un milieu urbain. Comme l'avait noté M. Mauss en 1934, le bal et les danses enlacées constituent l'une des composantes de la culture d'Europe occidentale, ce que les élus de l'Union Européenne ont retenu puisqu'ils ont illustré d'un couple dansant une brochure tirée à plusieurs milliers d'exemplaires en 2002. Les initiatives associatives qui bricolent sa réinvention sont côtoyées par la volonté des collectivités locales d'utiliser son imaginaire pour animer l'espace public. Comment les fonctions symboliques de cette culture investissent-ils les trottoirs de la ville ? Et quels sens peut-on attribuer à l'exhibition de la relation intime de la danse dans l'espace public

    Trois récits légendaires du Val d'Aoste dits par Palmyre Bal

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    Association Valdotaine d'Archives Sonores. — Tre racconti leggendari della Valle d'Aosta detti da Palmyre Bal. Con quest'ultimo contributo si conclude la pubblicazione del repertorio di una narratrice valdostana, Palmyre Bal. (La nostra rivista ha già pubblicato alcune testimonianze di Palmyre raccolte in occasioni diverse). Il questo numero presentiamo un racconto di paralisi magica, di cui conosciamo già attestazioni nelle Alpi francesi e svizzere, e due racconti di paura. Non si tratta di semplice storia, ma délia descrizione précisa di un contesto, dell'atteggiamento nei confronti dei fatti narrati, per concludere infine che «la paura è sempre fatta di nulla». Anche in questa occasione, com'era sua abitudine, Palmyre Bal ci fa partecipi délia sua intima conoscenza del mondo che è all'origine dei suoi racconti. Sono, purtroppo, le ultime testimonianze di Palmyre, nata a Chesallet (Sarre) vicino ad Aosta nel 1922 e morta nel novembre 1989. Le Monde Alpin et rhodanien, 4e trimestre 1994, pp. 43 à 55.Association Valdotaine d'Archives Sonores. — Trois récits légendaires du Val d'Aoste dits par Palmyre Bal. Avec ces récits nous livrons le dernier volet du répertoire narratif d'une conteuse du Val d'Aoste, Palmyre Bal (dont Le monde alpin et rhodanien a publié de nombreux passages dans plusieurs numéros). Nous avons ici un récit d'immobilisation magique, dont il existe plusieurs attestations dans les Alpes françaises et suisses et deux récits de peur. Ils nous livrent non seulement une histoire, mais un contexte précisément décrit, l'attitude devant les faits relatés, pour finir tout de même par conclure que «la peur est toujours faite de rien». Palmyre Bal continue ici, comme elle avait l'habitude de le faire, à nous faire participer à sa connaissance intime de ce monde où s'épanouissaient de telles histoires. Ces récits seront malheureusement ses derniers car Palmyre Bal, qui était née en 1922 à Chesallet près d'Aoste, est décédée en novembre 1989. Le Monde Alpin et rhodanien, 4e trimestre 1994, pp. 43 à 55.AVAS, Association Valdôtaine d'Archives Sonores. Trois récits légendaires du Val d'Aoste dits par Palmyre Bal. In: Le Monde alpin et rhodanien. Revue régionale d'ethnologie, n°4/1994. pp. 43-55

    Géographie du bal en France.

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    In this study, the public dance or ball (the principal type of public fête in France: more than 50 percent of events, with 150,000 every year) is used to examine on the one hand the relations between social processes, and on the other, spatial conceptions, forms and structures and temporal practices emphasizing a major change. Indeed, though the ball may be perceived as outdated, this activity is thriving, and adjusts to a changing society. It still plays an important part in the shaping of spatial relations and the framing of territories, and also makes it easier to observe them: 30 percent of the French go out dancing every year - twice as many in some regions.This study draw on various sources so as to show the diversity of the phenomenon at various levels. It reveals that the standard pattern—that of the public ball, an open ball inherited from republican tradition—is fading. Organised by local authorities whose legitimacy it reinforces, this republican ball contributes to the cohesion of the community and offers its members a clear image of that community.Meanwhile, new and more selective forms of socialisation are developing rapidly, in accordance with the specific lifestyle of extremely mobile commuters living in the suburbs. A drift towards more autonomy can be noticed in this space that until now has been considered a cross between town and country.Furthermore, underprivileged and isolated rural spaces develop a specific form of festive meal-with dancing that is suited to their demographic situation.In all these balls, small groups of people seem to play a decisive role. Their influence is due to the prestige they enjoy, which is reinforced by their ability to structure local communities through the planning of such events. It now seems that legitimacy is shifting:•from a political legitimacy to a private one.•from territorial structuration under a dominant spatial logic to social, elective and even segregative structuring.•from an elected member representing a community to a leisure supplier and sometimes a charismatic leader.•from citizen to consumer and even worshipper.•from mythic feast refounding the community to utopia: the dream of a perfect community, grafted on an indistinct real space and without any symbolic territorial signification.The extent of those changes, especially in the northern and eastern parts of the country, in the metropolitan areas, reveals that the decline of spatial, social and political bonds is far more advanced than is usually thought.La sortie au bal concerne chaque année 30 % des Français, le double dans plusieurs régions. A rebours d’une image désuète, cette activité bien vivante s’adapte aux mutations de la société et, avec 160 000 bals par an (1 pour 350 habitants), ne connait pas le déclin qu’on lui prête. Pour le géographe, ils se révèlent intéressants à deux titres. Avec une moyenne de 4,5 bals par commune et par an, ils jouent toujours un rôle important dans la structuration des relations spatiales et l’institution des territoires. Ils facilitent aussi l’observation de celles-ci, généralement difficile à mener de manière rigoureuse.Avec cette préoccupation, l’étude utilise des données nombreuses de très bonne qualité (les relevés de la SACEM, Société des Auteurs, Compositeurs et Editeurs de Musique). Pour montrer la diversité de cette activité à quatre niveaux d’échelle, du national au local, ces données sont aussi variées; on y adjoint donc des informations fournies par deux enquêtes, l’une auprès d’orchestres, l’autre réalisée dans des bals, et enfin une observation plus générale sur environ deux cent bals. S’y ajoutent des informations fournies par des organismes officiels: Ministère de la Culture, INSEE (RGP, enquête sociale, Inventaire Communal). La densité de cette information permet des synthèses précises, sous forme de graphiques ou de typologies. Cela a conduit à la réalisation d’environ cent cinquante cartes dont une soixantaine ont été retenues dans l’étude.Celle-ci remet en question un certain nombre de clichés tels que ceux d’un bal des jeunes, d’un bal exclusivement rural, d’un bal populaire en soulignant son rôle politique. L’étude privilégie cet angle d’observation afin de mettre en valeur des évolutions importantes dans la relation des communautés à leur territoire.Elle fait apparaître le recul du modèle dominant (60 % de l’ensemble des manifestations), le bal public, bal ouvert hérité de la tradition républicaine. Très encadré par les autorités municipales dont il renforce la légitimité, il contribue à la cohérence de la collectivité localisée et donne à ses membres une forte visibilité de celle-ci. Il reste néanmoins déterminant sur de vastes portions du territoire: le Massif Central, le Sud, particulièrement le Sud-Ouest, mais aussi -bien que différent et plus rare- dans le centre des grandes agglomérations; d’une manière générale, c’est le cas partout où la relative stabilité de la population ces dernières décennies n’a pas modifié trop en profondeur les liens forts du groupe au territoire et où les autorités municipales gardent une légitimité importante.En même temps, se développent rapidement de nouvelles formes de socialisation plus sélectives, adaptées aux modes de vie spécifiques des populations très mobiles de larges périphéries urbaines. En effet, les repas dansants y progressent au rythme de 2 à 4 % l’an. On assiste ainsi à une processus d’autonomisation des comportements dans ces espaces considérés jusqu’alors comme intermédiaires entre villes et campagnes. Leur situation n’est plus transitoire avant une consolidation; il s’agit bien d’une pérennisation.Ces bals reposent sur des associations dont la légitimité n’est plus la même que celle des autorités municipales. Refusant la large mixité sociale qui caractérise les bals ouverts, elle pratiquent la sélection de leur clientèle et se ferment pour éviter toute intrusion indésirable et déqualifiante. Elles la recrutent dans un réseau installé sur une aire beaucoup plus vaste et mal définie, sinon par la distance. Elles refusent ainsi l’idée de l’institution symbolique d’un territoire local commun à tous ses habitants. Du bal républicain on évolue ainsi vers les loisirs, mais on voit même parfois s’ébaucher la constitution de communautés rêvées, utopiques, politiquement dangereuses.L’ampleur de ces évolutions, surtout dans le nord et l’est du pays, montre que la déstructuration des liens spatiaux, sociaux et politiques est bien plus avancée qu’on le croit généralement.En même temps, les espaces ruraux isolés en difficulté développent une forme propre de repas dansants adaptée à leur situation démographique qui cependant se rapproche des bals publics par leur logique républicaine. Mais il s’agit-là d’un repli vers une communauté protectrice qui révèle surtout sa fragilité et laisse planer un doute sur son avenir.Dans tous ces bals, on fait apparaître le rôle déterminant de certains groupes peu nombreux dont l’influence est due à leur prestige renforcé par la capacité à structurer les sociétés locales par le biais de l’organisation de tels événements.On semble donc basculer:- d'une légitimité à caractère politique vers une privatisation- d'une structuration des groupes territorialisés selon une logique spatiale à des logiques plus sociales et électives, voire ségrégativesdu citoyen au consommateur et même au fidèle- de l'élu représentant une communauté à un pourvoyeur de service quand ce n'est pas un leader charismatiqued'une fête mythique car refondatrice à l'utopie, au rêve greffé sur un espace réel indistinct, dénué de signification symbolique territoriale

    Open Science in Flanders

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    17 slides.-- Presentation delivered within the "National session (I)"The presentation provides an overview of the evolution of Open Science in Flanders, addressing its underpinning policies, coordination mechanisms across institutions involved in its implementation, associated infrastructure (such as the FRIS regional CRIS) and monitoring framework, which includes a set of key performance indicators. The adoption of Open Science, strongly supported by the Flemish government, takes place in the context of wider European initiatives such as the European Open Science Cloud (EOSC)

    Géographie du bal en France.

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    In this study, the public dance or ball (the principal type of public fête in France: more than 50 percent of events, with 150,000 every year) is used to examine on the one hand the relations between social processes, and on the other, spatial conceptions, forms and structures and temporal practices emphasizing a major change. Indeed, though the ball may be perceived as outdated, this activity is thriving, and adjusts to a changing society. It still plays an important part in the shaping of spatial relations and the framing of territories, and also makes it easier to observe them: 30 percent of the French go out dancing every year - twice as many in some regions.This study draw on various sources so as to show the diversity of the phenomenon at various levels. It reveals that the standard pattern—that of the public ball, an open ball inherited from republican tradition—is fading. Organised by local authorities whose legitimacy it reinforces, this republican ball contributes to the cohesion of the community and offers its members a clear image of that community.Meanwhile, new and more selective forms of socialisation are developing rapidly, in accordance with the specific lifestyle of extremely mobile commuters living in the suburbs. A drift towards more autonomy can be noticed in this space that until now has been considered a cross between town and country.Furthermore, underprivileged and isolated rural spaces develop a specific form of festive meal-with dancing that is suited to their demographic situation.In all these balls, small groups of people seem to play a decisive role. Their influence is due to the prestige they enjoy, which is reinforced by their ability to structure local communities through the planning of such events. It now seems that legitimacy is shifting:•from a political legitimacy to a private one.•from territorial structuration under a dominant spatial logic to social, elective and even segregative structuring.•from an elected member representing a community to a leisure supplier and sometimes a charismatic leader.•from citizen to consumer and even worshipper.•from mythic feast refounding the community to utopia: the dream of a perfect community, grafted on an indistinct real space and without any symbolic territorial signification.The extent of those changes, especially in the northern and eastern parts of the country, in the metropolitan areas, reveals that the decline of spatial, social and political bonds is far more advanced than is usually thought.La sortie au bal concerne chaque année 30 % des Français, le double dans plusieurs régions. A rebours d’une image désuète, cette activité bien vivante s’adapte aux mutations de la société et, avec 160 000 bals par an (1 pour 350 habitants), ne connait pas le déclin qu’on lui prête. Pour le géographe, ils se révèlent intéressants à deux titres. Avec une moyenne de 4,5 bals par commune et par an, ils jouent toujours un rôle important dans la structuration des relations spatiales et l’institution des territoires. Ils facilitent aussi l’observation de celles-ci, généralement difficile à mener de manière rigoureuse.Avec cette préoccupation, l’étude utilise des données nombreuses de très bonne qualité (les relevés de la SACEM, Société des Auteurs, Compositeurs et Editeurs de Musique). Pour montrer la diversité de cette activité à quatre niveaux d’échelle, du national au local, ces données sont aussi variées; on y adjoint donc des informations fournies par deux enquêtes, l’une auprès d’orchestres, l’autre réalisée dans des bals, et enfin une observation plus générale sur environ deux cent bals. S’y ajoutent des informations fournies par des organismes officiels: Ministère de la Culture, INSEE (RGP, enquête sociale, Inventaire Communal). La densité de cette information permet des synthèses précises, sous forme de graphiques ou de typologies. Cela a conduit à la réalisation d’environ cent cinquante cartes dont une soixantaine ont été retenues dans l’étude.Celle-ci remet en question un certain nombre de clichés tels que ceux d’un bal des jeunes, d’un bal exclusivement rural, d’un bal populaire en soulignant son rôle politique. L’étude privilégie cet angle d’observation afin de mettre en valeur des évolutions importantes dans la relation des communautés à leur territoire.Elle fait apparaître le recul du modèle dominant (60 % de l’ensemble des manifestations), le bal public, bal ouvert hérité de la tradition républicaine. Très encadré par les autorités municipales dont il renforce la légitimité, il contribue à la cohérence de la collectivité localisée et donne à ses membres une forte visibilité de celle-ci. Il reste néanmoins déterminant sur de vastes portions du territoire: le Massif Central, le Sud, particulièrement le Sud-Ouest, mais aussi -bien que différent et plus rare- dans le centre des grandes agglomérations; d’une manière générale, c’est le cas partout où la relative stabilité de la population ces dernières décennies n’a pas modifié trop en profondeur les liens forts du groupe au territoire et où les autorités municipales gardent une légitimité importante.En même temps, se développent rapidement de nouvelles formes de socialisation plus sélectives, adaptées aux modes de vie spécifiques des populations très mobiles de larges périphéries urbaines. En effet, les repas dansants y progressent au rythme de 2 à 4 % l’an. On assiste ainsi à une processus d’autonomisation des comportements dans ces espaces considérés jusqu’alors comme intermédiaires entre villes et campagnes. Leur situation n’est plus transitoire avant une consolidation; il s’agit bien d’une pérennisation.Ces bals reposent sur des associations dont la légitimité n’est plus la même que celle des autorités municipales. Refusant la large mixité sociale qui caractérise les bals ouverts, elle pratiquent la sélection de leur clientèle et se ferment pour éviter toute intrusion indésirable et déqualifiante. Elles la recrutent dans un réseau installé sur une aire beaucoup plus vaste et mal définie, sinon par la distance. Elles refusent ainsi l’idée de l’institution symbolique d’un territoire local commun à tous ses habitants. Du bal républicain on évolue ainsi vers les loisirs, mais on voit même parfois s’ébaucher la constitution de communautés rêvées, utopiques, politiquement dangereuses.L’ampleur de ces évolutions, surtout dans le nord et l’est du pays, montre que la déstructuration des liens spatiaux, sociaux et politiques est bien plus avancée qu’on le croit généralement.En même temps, les espaces ruraux isolés en difficulté développent une forme propre de repas dansants adaptée à leur situation démographique qui cependant se rapproche des bals publics par leur logique républicaine. Mais il s’agit-là d’un repli vers une communauté protectrice qui révèle surtout sa fragilité et laisse planer un doute sur son avenir.Dans tous ces bals, on fait apparaître le rôle déterminant de certains groupes peu nombreux dont l’influence est due à leur prestige renforcé par la capacité à structurer les sociétés locales par le biais de l’organisation de tels événements.On semble donc basculer:- d'une légitimité à caractère politique vers une privatisation- d'une structuration des groupes territorialisés selon une logique spatiale à des logiques plus sociales et électives, voire ségrégativesdu citoyen au consommateur et même au fidèle- de l'élu représentant une communauté à un pourvoyeur de service quand ce n'est pas un leader charismatiqued'une fête mythique car refondatrice à l'utopie, au rêve greffé sur un espace réel indistinct, dénué de signification symbolique territoriale

    Le bal des Ardents. : Jean Froissart, Chroniques

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    Parchemin, II + 341 + III f., environ 435 × 328 mm, 27 miniatures et une initiale historiée Provenance : Louis de GruuthuseLe quatrième livre des Chroniques de Froissart couvre les années 1389-1399. Il rapporte les épisodes les plus frappants du règne de Charles VI, qui correspondent à l’affaiblissement de sa personne et de son royaume. Il évoque, notamment, la crise de folie meurtrière du roi dans la forêt du Mans contre sa propre escorte en août 1392, le bal des Ardents où il faillit périr en janvier 1393 et les fiançailles de sa fille, pourtant enfant, avec Richard II, roi d’Angleterre, pour donner un héritier au royaume, en novembre 1396. L’historien contemporain des événements, les relate à la manière d’un reporter, s’attachant aux détails concrets, aux hommes et à leurs émotions, ainsi que le montre l’exemple de l’épisode du Bal des ardents. Ce charivari organisé par Charles VI le 28 janvier 1393 pour les noces d'une demoiselle d'honneur de la reine Isabeau de Bavière, Catherine l'Allemande, tourne à la tragédie. Après une journée ponctuée de fêtes et de banquets, un bal est donné à l'Hôtel Saint-Pol, au cours duquel le roi et quatre autres de ses compagnons décident d'animer la fête en se déguisant en « sauvages ». Ils s'enduisent de poix recouverte de plumes et d'étoupe avant de se lier les uns aux autres au moyen de chaînes, seul le roi n’est pas enchaîné. Un flambeau met malencontreusement le feu aux déguisements transformant les hommes sauvages en torches vivantes. Seul le roi a la vie sauve grâce à la duchesse de Berry qui le couvre de son manteau pour étouffer les flammes. Déjà très fragile mentalement, le monarque sombre définitivement dans la folie après cet épisode. Cette miniature, ainsi que la plupart de celles illustrant le quatrième livre des Chroniques , sont de la main d’un artiste hors pair, le Maître d’Antoine de Bourgogne, ainsi désigné pour avoir illustré trois manuscrits du fils bâtard de Philippe le Bon. Son génie pictural est de plonger la scène dans la pénombre, d’y multiplier les sources lumineuses, de réverbérer leur faible éclat sur les tentures et d’enfermer les personnages dans un espace confiné, sans ouverture ni porte apparente, avec pour vaine échappatoire une bouche d’ombre. L’impression visuelle saisit d’emblée avant que l’esprit ne distingue le sujet et la composition. Le cercle formé par l’assistance horrifiée s’entrouvre entre deux figures en repoussoir, deux serviteurs peints en ombre chinoise, pour que le spectateur devienne le témoin privilégié du drame. La vue surplombante ne dissimule aucun des acteurs. Au centre, les seigneurs déguisés en sauvages flambent dans d’atroces contorsions, projetant au sol leurs ombres sinistres. Deux témoins plongent des écuelles dans une cuve d'eau pour en asperger les victimes, d'autres se détournent, d'autres encore assistent impuissants à la scène. Le roi se trouve parmi eux, sauvé par la jeune duchesse de Berry qui le recouvre de son manteau. La reine quant à elle se tord les mains. Les musiciens effarés se penchent à la tribune.téléchargeabl
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