1,721,010 research outputs found
Vivre, contrôler, discipliner le quartier : les comités de pouvoir citoyen au coeur de l'autoritarisme sandiniste
International audienc
Ethnographier les gangs : maras, pandillas et outsiders en Amérique latine [introd. et coord. n° de : Cultures & Conflits]
Numéro (effectivement paru en mai 2019) sous la responsabilité scientifique de Maya Collombon Ont participé à ce numéro : Monique J. Beerli, Costa (Konstantinos) Delimitsos, Shoshana Fine, Jean-Paul Hanon, Elwis Potier, Michel Peraldi, Francesco Ragazzi, Grégory Salle, Anastassia TsoukalaInternational audienceLes gangs occupent une place de choix dans les médias ou dans les discours politiques de nombre de pays d’Amérique latine.(...) Pourtant, ces regroupements demeurent assez mal connus. En effet, les données et statistiques officielles, les analyses médiatiques ou même les études en criminologie ne rendent pas compte de l’hétérogénéité et des évolutions sur le court et long terme des maras, pandillas et autres gangs latino-américains. L’ethnographie peut ici s’avérer utile. Contrairement à l’idée souvent avancée que la violence extrême rendrait impossible toute approche de ce type, depuis le début des années 1990, des chercheurs ont pu enquêter en immersion dans ces gangs. Ils présentent dans ce numéro de Cultures & Conflits leurs principaux résultats ainsi que leur réflexion sur une méthode qui constitue l’une des plus fines pour appréhender la réalité quotidienne comme les transformations de ces groupes dans le temps.
Comparar a través de las disciplinas, el caso del proyecto ANR CALOT
International audienc
Nicaragua, el giro autoritario del sandinismo
Nicaragua ha tenido un regreso dramático en las noticias internacionales después de variasdécadas de olvido. En efecto, desde mediados de abril de 2018, el país entró en la mayorcrisis política y social de su historia desde la revolución sandinista de 1979. Más de400 muertos, más de 2000 heridos, 400 desaparecidos y otros tantos torturados en seis meses,cárceles repletas y decenas de miles de nicaragüenses que escapan mayoritariamente haciala vecina Costa Rica
Gangs, maras, pandillas y otros outsiders: hacia una etnografía de los Gangs latinoamericanos
International audienceThis paper introduces, based on numerous studies, an analysis of the evolution, customs and context of Latin American gangs, which have defined their place in different urban spaces, positioning themselves through violence, and establishing different subcultures. Ethnographic research on gangs has opened the debate around the possibility of defining them through behaviors, initiation rites and their place in society, generating different questions about the current relationships with several criminal groups, as well as the stereotypes applied to their members (men and women). It seeks to reactivate the debate in the academic sphere about gangs and promote ethnographic research. The cases can be conceived as the response of some young people to a situation of rejection, in conflict with certain environment that is imposed to them as exclusive and the impossibility of finding other ways of belonging to society, obtaining a certain social prestige and economic benefits
Les bâtisseurs de Mésoamérique : le plan Puebla Panama, une politique de développement transnationale au défi de ses opposants : Mexique - Nicaragua (2000-2010)
En mai 2001, un mouvement social transnational connecte des acteurs indigènes du sud mexicain et d'Amérique centrale qui s'opposent à une politique publique de développement le Plan Puebla Panama (PPP). L'étude de la promotion et de la contestataion du PPP au Mexique et au Nicaragua vise à interroger le concept de transnationalisation appliqué à l'action publique comme à la protestation collective. La thèse montre que les acteurs indigènes mis sur le devant de la scène par les acteurs contestataires, puis par les acteurs publics en réponse aux mobilisations, ne sont pas les acteurs centraux de la transnationalisation. La sociogenèse de la contestation au PPP permet de saisir les configurations localisées où d'anciennes allégeances continuent de primer sur l'allongement des réseaux à l'international. Ce sont des enjeux agraires, des liens notabilaires et religieux, ou encore le legs zapatiste, qui forgent la matrice du mouvement. Le Chiapas constitue à ce titre un condensé d'une topographie rurale et indigène des luttes dont les connexions à l'international ne sont finalement que secondaires pour une majorité d'acteurs. De même, la transnationalisation de la politique publique ne dépend pas simplement du poids des institutions financières internationales fortement impliquées dans le développement régional mais surtout de reconfigurations élitaires mexicaines qui s'assurent domination sur leurs partenaires centraméricains et maintien de leurs positions politiques, au lendemain de l'alternance de 2000. Ces configurations réticulaires différenciées entre promoteurs et opposants aux politiques de développement n'opèrent pas de connexions explicites.In May 2001, a transnational social movement connects indigenous actors from southern Mexico and Central America in conflict against a development public policy, the Plan Puebla Panama (PPP). The study of both promotion and contestation to the PPP in Mexico and Nicaragua aims to examine the concept of transnational applied to public policy as to collective protest. The thesis shows that indigenous actors put on the front stage by contentious actors, and by public sector in response to the protests, are not the central actors of transnationalization. The sociogenesis of contention captures localized configurations where old loyalties continue to outweigh the international networks. Agrarian, religious issues, or the Zapatista legacy form the matrix that shape the movement. Chiapas thus constitutes a condensed topography of rural and indigenous struggles where international connections are secondary to a majority of actors. Similarly, the transnationalization of public policy is not simply due to the regional involvement of international financial institutions but also to Mexican elites reconfiguration that ensure their domination on Central American partners and their political positions after the 2000 election's. These reticular and differentiated configurations between promotors and opponents of the development public policy do not operate explicit connections, but they share a set of discursive signifiers that, despite the differentiation of meanings, gradually builds a common reference space: Mesoamerica
Detrás de la cámara. Fotografía de prensa, militancia de izquierda y dictadura militar (Argentina, 1976-1983)
International audienceEsta comunicacion inicia con una aparente paradoja: ¿cómo fue posible que el compromiso político de unos jóvenes, militantes políticos de organizaciones de izquierda, pasara casi desapercibido en medio de los militares con los que trabajaban a diario como fotógrafos de prensa? ¿Y esto en contraste con sus compañeros periodistas y también activistas de izquierda, la mayoría de los cuales fueron reprimidos, exiliados o desaparecidos por la dictadura militar? Basándose en una serie de entrevistas biográficas, este texto se centra en la participación de jóvenes activistas, hombres, a menudo de clase trabajadora, en el sector de la fotografía de prensa. Trataremos de entender como, durante la última dictadura militar argentina, para estos activistas, hacerse fotógrafo de prensa se volvió una forma de evitar la persecución
Le Nicaragua entre dérives autoritaires, népotisme et magie électorale
International audienceTout comme le décès du lider massimo a rappelé les nombreux paradoxes du régime castriste, les élections présidentielles nicaraguayennes du 6 novembre 2016 ont mis en évidence les contradictions du régime sandiniste depuis son retour au pouvoir dix ans plus tôt. Pour de nombreux anciens sandinistes ou guérilleros, il ne s’agit plus tellement aujourd’hui de parler de sandinisme mais bien d’« orteguisme », tant il semble que le clan familial réuni autour de Daniel Ortega et de sa femme Rosario Murillo concentre l’ensemble des pouvoirs de l’Etat. Qu’est-il donc advenu de l’expérience sandiniste des années 1980 ? A l’aventure révolutionnaire pluraliste qui avait enthousiasmé la gauche européenne et latino-américaine ? Il semble bien que le modèle sandiniste des années 1980 ait laissé place à un régime beaucoup plus pragmatique, où la rhétorique révolutionnaire n’est rien de plus qu’un vernis sur un système économique néolibéral fondé en priorité sur les intérêts des nouvelles élites sandinistes. Certes, les deux premiersmandats de Daniel Ortega depuis la victoire du Front sandiniste de libération nationale (FSLN) aux présidentielles de 2006 ont incontestablement été des moments de succès économiques favorisant un certain recul de la pauvreté et une consolidation des appuis populaires au parti sandiniste. Mais l’écrasante victoire (72,44 % des voix) qui inaugure ce troisième mandat est aussi le signe d’une déliquescence de l’Etat de droit et d’une croissante hégémonie sandiniste aux relents autoritaires. Désormais fragilisé par l’abandon de ses appuis stratégiques et financiers vénézuéliens et par l’accroissement des contestations, notamment autour du projet de Grand Canal, le Nicaragua pourrait bien se confronter à l’avenir à des déconvenues économiques et à une augmentation des conflits politiques et sociaux. [Premier paragraphe
- …
