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Entre répertoires anatolien, grec et perse: la transmission des motifs iconographiques en Lycie (VIe s. - IVe s. avant J.-C.)
International audienceBased on significant examples belonging to Lycian sculpture and wall painting, this paper aims at studying modes and contexts of iconographic patterns’ transmission to Lycia. It points out different phenomena, such as : borrowings (sometimes for the same design) from foreign arts, Greek or Persian ; the translation of iconographic patterns originally present on other media into stone ; the geographical and chronological gap between Lycian images and probable models ; the adaptations and reinterpretations of iconographic patterns ; the Greek style impact.En s’appuyant sur des exemples significatifs puisés dans la sculpture et la peinture murale lyciennes, cet article propose d’interroger les modes et les contextes de la transmission des motifs iconographiques en Lycie. Elle met en évidence plusieurs phénomènes : les emprunts, concomitants ou non au sein d’un même décor, à des répertoires culturels étrangers, grec ou perse ; la traduction dans la pierre de motifs originellement portés par des supports de nature variée ; l’écart géographique et chronologique entre des images lyciennes et de possibles modèles ou sources d’inspiration ; les adaptations et les réinterprétations des motifs iconographiques ; l’impact du style grec
Introduction. La transmission des techniques, des images, des théories dans le processus de création artistique
International audienceIntroduction de l'ouvrage collectif dont le résumé est : Une série de questions posées dans le champ de l'Histoire de l'art et de l'Archéologie guide le présent ouvrage. Gestes, techniques, savoirs, idées, images, culture : que peut-on transmettre et comment ? Selon quels modes et quelles modalités les faits d' " élaborer " , de " transmettre " , de " créer " sont-ils connectés ? En quoi le fait de transmettre modifie-t-il le geste créateur et selon quel processus ? La transmission y est entendue comme une dynamique, qui peut intervenir en amont comme en aval de la création. La réflexion a ainsi pour cadre l'interaction entre " élaborer " , " transmettre " et " créer ". Des exemples précis permettent d'envisager les acteurs, les cadres (institutions, écoles, ateliers, etc.), les supports (générateurs, intermédiaires, récepteurs), mais aussi les adaptations et resémantisations ou " ré-interprétations " (notamment pour les images). De même ils permettent d'interroger la transmission entre groupes, entre générations, entre différentes catégories d'artistes et d'artisans, la transmission au sein d'une même culture comme la transmission entre cultures différentes. L'ouvrage regroupe des études qui sont variées d'un point de vue chrono-culturel ; il relève ainsi d'une dynamique qui se place dans le cadre d'un comparatisme constructif
Art, artiste, artisan. Essais pour une histoire de l'art diachronique et pluridisciplinaire
International audienceSans pour autant proposer une lecture linéaire ou évolutionniste du phénomène artistique, le présent ouvrage interroge ces trois catégories, art, artiste, artisan, à travers le prisme de l’histoire de l’art et de l’archéologie. L’ambition affichée consiste plutôt à déconstruire l’idée d’une appréhension universelle de l’art qui ne serait forgée que par la tradition occidentale ou par ses catégories habituelles.Redonner une place aux acteurs de la production artistique, en s’interrogeant sur leur statut social, sur leurs pratiques techniques, leurs savoir-faire ainsi que sur la perception que nous en avons comme sur la conscience qu’ils ont d’eux-mêmes, en sont les lignes directrices. On y explore la frontière entre technique et esthétique, entre création et production, avec le souhait de se rapprocher d’une anthropologie de l’art, encore très timide dans le champ de l’histoire de l’art. Cette publication aborde différents volets, théoriques, offrant un cadre de réflexion, ou au contraire appliqués aux aires chrono-culturelles habituelles, proposant des éclairages précis. Plusieurs types de sources sont sollicités en fonction des périodes : sources directes (objets, écrits, enquête orale, etc.) ou indirectes (parallèles ethnographiques, modèles, etc.).Portée par la section d’antique du département d’histoire de l’art et d’archéologie de l’université Blaise Pascal (Clermont-Ferrand 2), cette publication s’inscrit dans une dynamique de réflexion collective et transdisciplinaire qui caractérise les travaux menés dans le cadre de l’axe “Dynamiques culturelles et artistiques” du CHEC (Centre d’Histoire “Espaces et Cultures” de l’université Blaise Pascal). À cet égard, elle rassemble les travaux de ses enseignants-chercheurs, toutes périodes confondues et accueille ceux de collègues d’institutions proches
Art, artiste, artisan. Introduction.
International audienceCe texte introduit un volume collectif. Sans pour autant proposer une lecture linéaire ou évolutionniste du phénomène artistique, le présent ouvrage interroge ces trois catégories, art, artiste, artisan, à travers le prisme de l’histoire de l’art et de l’archéologie. L’ambition affichée consiste plutôt à déconstruire l’idée d’une appréhension universelle de l’art qui ne serait forgée que par la tradition occidentale ou par ses catégories habituelles.Redonner une place aux acteurs de la production artistique, en s’interrogeant sur leur statut social, sur leurs pratiques techniques, leurs savoir-faire ainsi que sur la perception que nous en avons comme sur la conscience qu’ils ont d’eux-mêmes, en sont les lignes directrices. On y explore la frontière entre technique et esthétique, entre création et production, avec le souhait de se rapprocher d’une anthropologie de l’art, encore très timide dans le champ de l’histoire de l’art. Cette publication aborde différents volets, théoriques, offrant un cadre de réflexion, ou au contraire appliqués aux aires chrono-culturelles habituelles, proposant des éclairages précis. Plusieurs types de sources sont sollicités en fonction des périodes : sources directes (objets, écrits, enquête orale, etc.) ou indirectes (parallèles ethnographiques, modèles, etc.).Portée par la section d’antique du département d’histoire de l’art et d’archéologie de l’université Blaise Pascal (Clermont-Ferrand 2), cette publication s’inscrit dans une dynamique de réflexion collective et transdisciplinaire qui caractérise les travaux menés dans le cadre de l’axe “Dynamiques culturelles et artistiques” du CHEC (Centre d’Histoire “Espaces et Cultures” de l’université Blaise Pascal). À cet égard, elle rassemble les travaux de ses enseignants-chercheurs, toutes périodes confondues et accueille ceux de collègues d’institutions proches
Chœurs de danse sur des fragments de statuettes de style dédalique
Colas Fabienne. Chœurs de danse sur des fragments de statuettes de style dédalique. In: Revue belge de philologie et d'histoire, tome 80, fasc. 1, 2002. Antiquite - Oudheid. pp. 221-238
Art, artiste, artisan. Essai pour une histoire de l'art diachronique et pluridisciplinaire
International audienceCe texte introduit l'ouvrage collectif. Sans pour autant proposer une lecture linéaire ou évolutionniste du phénomène artistique, le présent ouvrage interroge ces trois catégories, art, artiste, artisan, à travers le prisme de l’histoire de l’art et de l’archéologie. L’ambition affichée consiste plutôt à déconstruire l’idée d’une appréhension universelle de l’art qui ne serait forgée que par la tradition occidentale ou par ses catégories habituelles.Redonner une place aux acteurs de la production artistique, en s’interrogeant sur leur statut social, sur leurs pratiques techniques, leurs savoir-faire ainsi que sur la perception que nous en avons comme sur la conscience qu’ils ont d’eux-mêmes, en sont les lignes directrices. On y explore la frontière entre technique et esthétique, entre création et production, avec le souhait de se rapprocher d’une anthropologie de l’art, encore très timide dans le champ de l’histoire de l’art. Cette publication aborde différents volets, théoriques, offrant un cadre de réflexion, ou au contraire appliqués aux aires chrono-culturelles habituelles, proposant des éclairages précis. Plusieurs types de sources sont sollicités en fonction des périodes : sources directes (objets, écrits, enquête orale, etc.) ou indirectes (parallèles ethnographiques, modèles, etc.).Portée par la section d’antique du département d’histoire de l’art et d’archéologie de l’université Blaise Pascal (Clermont-Ferrand 2), cette publication s’inscrit dans une dynamique de réflexion collective et transdisciplinaire qui caractérise les travaux menés dans le cadre de l’axe “Dynamiques culturelles et artistiques” du CHEC (Centre d’Histoire “Espaces et Cultures” de l’université Blaise Pascal). À cet égard, elle rassemble les travaux de ses enseignants-chercheurs, toutes périodes confondues et accueille ceux de collègues d’institutions proches.En 2017, ce volume a été prolongé par "Élaborer, transmettre, créer. Essais pour une histoire de l'art diachronique et pluridisciplinaire II (sous la dir. de Fabienne Colas-Rannou et Marianne Jakobi)
Des Néréides aux Eliyãna entre réception et élaboration des statues d’entrecolonnement du tombeau d’Arbinas de Xanthos (Lycie)
International audienceThis article leads a discussion about the interpretation of the intercolumnar statues of the tomb of Arbinas at Xanthos (ca. 390-380 BC). After a detailled description of the stylistic and iconographic specificities of these statues, the author recalls the history of their reception since the 19th century and the emergence of the name “Nereid Monument”. Stylistic parallels with Greek sculpture are significant; however, the iconographic gap with Greek representations of Nereids, and some inscriptions lead the author to sustain the idea of a representation of the Lycian deities named Eliyãna that enlightens an Anatolian background. This perspective is supported by a proximity to Hittite and Neo-Hittite iconography.Cet article discute l’interprétation des statues d’entrecolonnement du tombeau d’Arbinas de Xanthos (vers 390-380 avant J.-C.). Après avoir détaillé les caractéristiques stylistiques et iconographiques des statues, l’auteur rappelle l’histoire de leur réception depuis le XIXe siècle et la naissance du nom « monument des Néréides ». Si des parallèles stylistiques avec la sculpture grecque sont évidents, les écarts iconographiques avec les images grecques de Néréides et une série d’inscriptions conduisent l’auteur à défendre l’idée de la représentation des divinités lyciennes nommées Eliyãna, qui révèle la permanence d’un substrat anatolien. Cette lecture est étayée par une proximité avec les iconographies hittite et néo-hittite
“Syncrétisme”, “assimilation”, “éclectisme”, “appropriation” dans les études sur les mondes méditerranéens antiques
International audience« Syncretism », « assimilation », « eclecticism », « appropriation » are regularly used to study contacts between cultures during Antiquity. Firstly, the author takes Greek and Roman Antiquity into account. The word « syncretism » is mainly employed by Historians of polytheistic religions. The author sums up the definitions which have been proposed for « syncretism » in that field and points out the difference with the meaning of the word « assimilation ». Terminologies of religious and archaeological studies are confronted. « Eclecticism » appears to be a useful and promoted term in the last ones. Secondly, ancient Lycia (a South-Western area of Anatolia) is presented. Lycian religion then Lycian architecture and sculpture, are examined. In Lycian studies too, « syncretism » has been mainly used for religion. The Lycian example makes the author defend a competitive use of the words « syncretism », « assimilation » and « eclecticism », because it leads to better appreciate the various modalities and results of intercultural contacts.Les termes « syncrétismes », « assimilation », « éclectisme », « appropriation » sont employés de manière privilégiée dans le cadre de l’étude des contacts entre les cultures de l’Antiquité. L’auteur se place dans un premier temps dans le contexte de l’antiquité grecque et de l’antiquité romaine. L’histoire des religions polythéistes a le quasi-monopole de l’emploi du mot « syncrétisme ». L’auteur rappelle les définitions qui en ont été proposées dans ce champ d’étude et la nuance qui les sépare de l’acception du mot « assimilation ». Cette terminologie usitée pour la sphère religieuse est confrontée à celle des études sur la culture matérielle. Ces dernières introduisent le terme « éclectisme ». Dans un second temps, l’auteur expose l’exemple de la Lycie antique (région du sud-ouest de l’Anatolie), et envisage la religion puis l’architecture et la sculpture lyciennes. Dans les études lyciennes, le terme « syncrétisme » a, là aussi, été jusqu’à maintenant employé pour la religion. L’exemple lycien conduit l’auteur à défendre une concurrence terminologique, entre « syncrétisme », « assimilation » et « éclectisme », plus à même de mettre en valeur les modalités et les résultats multiformes des rencontres entre cultures
An Anatolian Perspective for Lycian Art? Remarks on the Historiography of Lycian Art Studies (19th–21st Centuries AD)
International audienceAncient Lycia was located in Southern part of Anatolia. Lycian art is mainly composed of sculpture, with an important corpus dating to between the 6th and the 4th centuries BC. Lycia was included in the Persian Empire from the middle of the 6th century BC to the conquest of Alexander the Great, and throughout this period maintained relations with the Ancient Greek world. Recent studies on Lycian art have enlightened the fact that an Anatolian background was ingeniously mixed with borrowings from Greek and Oriental visual cultures. Based on this Lycian example, the paper proposes to reflect on the contemporary perception of historiography. With a focus on carving style and iconography, it aims at developing three main themes: the impact of the 19th-century European cultural history on the reception of Lycian stone monuments and sculpture; the impact of traditional academic fields on the way of studying Lycian art; an emerging, new and broader perspective that restores importance to the Anatolian background. The two monuments that served us as a basis for our reflection are: the so-called “Harpy tomb” and “Nereid Monument” from Xanthos
La Méditerranée (VIIIe-VIIe s. av. J.-C.), pour une Méditerranée connectée
Grand séjour d'étude organisé par Laetitia Graslin-Thomé et Arianna Esposito du 1er au 6 avril 2024. Participants Damien AGUT (CNRS, Centre Roland Mousnier - Nanterre, France), Alexandre BARALIS (Musée du Louvre - Paris, France), Stevens BERNARDIN (UMR 8167 Orient et Méditerranée - IVRY SUR SEINE, France), Corinne BONNET (Université Toulouse - Jean Jaurès - Toulouse, France), Anna CANNAVO (CNRS, laboratoire HiSoMA, MOM - Lyon, France), Fabienne COLAS-RANNOU (Université Clermont Auvergne - C..
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