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    Section de cloison uterine par hystéroscopie : étude rétrospective bicentrique incluant 519 patientes/thèse présentée pour le diplôme de docteur en médecine, diplôme d'État, mention gynécologie-obstétrique

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    Médecine (gynécologie-obstétrique)Introduction: La cloison utérine est un facteur de risque de mauvais pronostic obstétrical, d’infertilité et d’infécondité. La section de cloison utérine par hystéroscopie opératoire est une procédure courante bien décrite dans la littérature ; mais les indications de section de cloison sont encore à ce jour controversées. Les données de la littérature sont discordantes, la plupart favorable à l’intervention mais une étude récente a conclu que la métroplastie ne modifiait pas significativement les taux de grossesse ou le pronostic obstétrical et amoindrissait les chances de grossesse en comparaison avec l’absence de geste. Le design de cette étude a été beaucoup critiqué. Dans ce contexte, nous avons évalué les répercussions de la section de cloison utérine en termes de fertilité, de fécondité et de risques chez les patientes en âge de procréer. Matériels et Méthode: Nous avons réalisé une étude rétrospective bicentrique dans deux services de chirurgie gynécologique d’hôpitaux universitaires français ayant une expertise en hystéroscopie. Les patientes ayant eu une section de cloison utérine par hystéroscopie entre 2009 and 2019 étaient inclues consécutivement. Les résultats de grossesse ont été comparés avant et après la section de cloison. Résultats et Discussion: Au total, 519 patientes ont été inclues; 119 ont été perdues de vue après section de cloison et 126 n’avaient pas de désir de grossesse au décours immédiat de la métroplastie. Dans l’étude avant / après, nos résultats montrent une évolution nettement favorable après chirurgie : le taux de grossesse après métroplastie était de 90,7% (176/194);le taux de naissance vivante était de 39,1% avant versus 73,7% (143/194) après ; le taux d’accouchement à terme était de 20% avant contre 68,5% (133 /194) après. Parmi les 128 patientes adressées pour infertilité, 94 (73,4%) ont obtenu une grossesse au décours du geste, dont 74 (78% )ont eu une naissance vivante. Dans le sous groupe des 87 patientes adressées pour fausses couches, 9 (10,3%) avaient un antécédent d’accouchement à terme et 4 un antécédent d’accouchement prématuré avant le geste, contre 63(72,4%) naissances vivantes dont 93% (59/63) à terme après le geste. Un cas de rupture utérine post section de cloison, responsable d’une mort néonatale, a été rapporté (0,4%), il s’agissait cependant d’une patiente qui avait par ailleurs un utérus cicatriciel suite à une césarienne à 25SA. Nos résultats sont concordants avec les données de la littérature en dehors de l’essai randomisé récent et qui a été critiqué par de nombreux auteurs. Conclusion: La métroplastie par hystéroscopie semble augmenter significativement la fertilité, la fécondité et les issues de grossesse favorables des patientes en âge de procréer porteuses d’une cloison utérineIntroduction: Septate uterus is a risk factor for poor reproductive outcomes. Metroplasty by operative hysteroscopy is a well described procedure ; however, the indications for septum section are still controversial.The data in the literature are conflicting, most favouring the procedure, but a recent study concluded that metroplasty did not significantly alter pregnancy rates or obstetrical prognosis and reduced the chances of pregnancy compared to no procedure. The design of this study has been much criticised. In this context, we evaluated the impact of uterine septum section in terms of reproductive outcomes and risk in patients of childbearing age. The aim of this study was to evaluate the repercussions of uterine septum section in terms of fertility, fecundity and risks in patients of childbearing age. Materials and method: We conducted a retrospective bicentric study in two gynaecological surgery departments of French university hospitals with expertise in hysteroscopy. Patients who had a uterine septum section by hysteroscopy between 2009 and 2019 were included consecutively. Pregnancy outcomes were compared before and after septum section. Results and Discussion: A total of 519 patients were included; 119 were lost to follow-up after septum resection and 126 had no desire for pregnancy in the immediate aftermath of metroplasty. In the before/after study, our results show a clearly favourable evolution after surgery: the pregnancy rate after metroplasty was 90.7% (176/194); the live birth rate was 39.1% before versus 73.7% (143/194) after; the full term delivery rate was 20% before versus 68.5% (133/194) after. Of the 128 patients referred for infertility, 94 (73.4%) achieved pregnancy during the procedure, of which 74 (78%) had a live birth. In the subgroup of 87 patients referred for miscarriage, 9 (10.3%) had a history of full-term delivery and 4 had a history of preterm delivery before the procedure, compared with 63 (72.4%) live births, 93% (59/63) of which were at term after the procedure. One case of uterine rupture post septum section, responsible for neonatal death, was reported (0.4%), however this was a patient who had a scarred uterus following a caesarean section at 25SA. Our results are consistent with the literature apart from the recent randomised trial which has been criticised by many authors. Conclusion: Hysteroscopic metroplasty appears to significantly increase reproductive outcomes in patients of childbearing age with a uterine septu

    Comparison of Different Managements of Ectopic Pregnancy

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    Une grossesse extra-utérine est une grossesse implantée en dehors de la cavité utérine. Il existe quatre thérapeutiques pour leur prise en charge : l’expectative, le traitement médical par méthotrexate, le traitement chirurgical conservateur (salpingotomie) et le traitement chirurgical radical (salpingectomie). Le choix entre ces 4 traitements repose tout d’abord sur des critères de faisabilité (traitement médical et expectative sont par exemple exclus en cas de rupture tubaire). Ces critères de faisabilité peuvent être résumés par la notion d’activité de la GEU. Cette notion permet de différencier les grossesses extra-utérines peu actives pouvant bénéficier d’un traitement médical des grossesses extra-utérines actives requérant un traitement chirurgical.Chaque traitement présente des avantages et des inconvénients et la principale question toujours en suspens concerne la fertilité après prise en charge d’une GEU. L’essai randomisé DEMETER a donc été conçu pour évaluer l’existence éventuelle d’une différence de fertilité de plus de 20% entre traitement médical et traitement chirurgical conservateur d’une part pour les GEU peu actives et entre traitement chirurgical conservateur et radical d’autre part pour les GEU actives.Il n’y a pas de différence significative de plus de 20% de fertilité deux ans après la prise en charge d’une grossesse extra-utérine que ce soit pour les grossesses peu actives entre traitement médical et traitement chirurgical conservateur ou pour les grossesses actives entre traitement chirurgical conservateur et radical. Par ailleurs, cet essai a aussi permis de conclure à la supériorité, en terme d’échec immédiat, du traitement chirurgical conservateur avec injection postopératoire de méthotrexate par rapport au traitement médical pour la prise en charge des GEU peu actives. La plus grande efficacité du traitement chirurgical conservateur est probablement majorée par l’injection postopératoire de méthotrexate. Le taux de conversion d’un traitement chirurgical conservateur vers un traitement chirurgical radical est important : 10% dans le groupe des GEU peu actives et 21% (significativement plus élevé) dans le groupe des GEU actives. Enfin, Le délai de guérison est plus court après traitement chirurgical conservateur qu’après traitement médical.Ces résultats couplés aux données de la littérature permettent d’élaborer des recommandations sur la prise en charge des grossesses extra-utérines. Notamment, pour les GEU peu actives avec un taux d’hCG inférieur à 5000UI/ml sans signe de rupture tubaire ou de défaillance hémodynamique, un traitement médical par méthotrexate doit être proposé sous réserve d’une bonne compliance de la patiente pour le suivi. Une prise en charge par chirurgie conservatrice reste une option valide. Dans ce cas, une injection postopératoire de méthotrexate sera réalisée systématiquement dans les 24 heures suivant l’intervention. Le traitement des GEU actives est chirurgical et la décision entre conservateur et radical a lieu en peropératoire. Enfin, une information aux patientes pourra être délivrée sur l’absence de différence de fertilité 2 ans après le traitement d’une GEU.An ectopic pregnancy is a pregnancy implanted outside uterine cavity. There are four different treatments to manage tubal ectopic pregnancy: expectation, medical treatment (methotrexate), conservative surgery (salpingotomy) and radical surgery (salpingectomy). The choice between these different treatments is based on feasibility criteria (medical treatment and expectation are not feasible in case of tubal rupture). These feasibility criteria can be summarized by activity of ectopic pregnancy. This activity allowed differentiating less active ectopic pregnancies that can be supported by medical treatment and active ectopic pregnancies that required surgery.All of these treatments present advantages and disadvantages and the major unresolved issue concerns subsequent fertility after management of ectopic pregnancy. Randomized trial DEMETER has thus been designed to evaluate a difference of 20% between medical management and conservative surgery for less active ectopic pregnancy and between conservative and radical surgery for active ectopic pregnancy. Differences for two years subsequent fertility after management of ectopic pregnancy were not more than 20% between medical management and conservative surgery for less active ectopic pregnancy as between conservative and radical surgery for active ectopic pregnancy. This trial also allowed concluding to the superiority of conservative surgery with a systematic postoperative injection of methotrexate compared to medical treatment for management of less active ectopic pregnancy. This superiority might be enhanced by postoperative methotrexate injection. The conversion rate to radical surgery when a conservative surgery is decided is important: 10% for less active ectopic pregnancy and 21% (significantly higher) for active ectopic pregnancy. Recovery time is shorter after conservative surgery compared to medical management.Results of DEMETER trial and literature review allowed giving guidelines for management of ectopic pregnancy. Less active ectopic pregnancy with hCG rate less than 5.000UI/l without tubal rupture or hemodynamic failure can be managed in first intention by medical treatment (methotrexate) if the women is assiduous to a close check. However, conservative surgery for less active ectopic pregnancy is a good option. A systematic postoperative injection of methotrexate in the 24 first hours after surgery should be recommended. Active ectopic pregnancy has to be managed surgically and decision between conservative and radical surgery should be done in the operative room. Finally, women have to be informed about the absence of difference between treatments for subsequent fertility

    Going Beyond Counting First Authors in Author Co-citation Analysis

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    The present study examines one of the fundamental aspects of author co-citation analysis (ACA) - the way co-citation counts are defined. Co-citation counting provides the data on which all subsequent statistical analyses and mappings are based, and we compare ACA results based on two different types of co-citation counting - the traditional type that only counts the first one among a cited work's authors on the one hand and a non-traditional type that takes into account the first 5 authors of a cited work on the other hand. Results indicate that the picture produced through this non-traditional author co-citation counting contains more coherent author groups and is therefore considerably clearer. However, this picture represents fewer specialties in the research field being studied than that produced through the traditional first-author co-citation counting when the same number of top-ranked authors is selected and analyzed. Reasons for these effects are discussed

    Comparaison des différentes stratégies de prises en charge de la grossesse extra-utérine

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    An ectopic pregnancy is a pregnancy implanted outside uterine cavity. There are four different treatments to manage tubal ectopic pregnancy: expectation, medical treatment (methotrexate), conservative surgery (salpingotomy) and radical surgery (salpingectomy). The choice between these different treatments is based on feasibility criteria (medical treatment and expectation are not feasible in case of tubal rupture). These feasibility criteria can be summarized by activity of ectopic pregnancy. This activity allowed differentiating less active ectopic pregnancies that can be supported by medical treatment and active ectopic pregnancies that required surgery.All of these treatments present advantages and disadvantages and the major unresolved issue concerns subsequent fertility after management of ectopic pregnancy. Randomized trial DEMETER has thus been designed to evaluate a difference of 20% between medical management and conservative surgery for less active ectopic pregnancy and between conservative and radical surgery for active ectopic pregnancy. Differences for two years subsequent fertility after management of ectopic pregnancy were not more than 20% between medical management and conservative surgery for less active ectopic pregnancy as between conservative and radical surgery for active ectopic pregnancy. This trial also allowed concluding to the superiority of conservative surgery with a systematic postoperative injection of methotrexate compared to medical treatment for management of less active ectopic pregnancy. This superiority might be enhanced by postoperative methotrexate injection. The conversion rate to radical surgery when a conservative surgery is decided is important: 10% for less active ectopic pregnancy and 21% (significantly higher) for active ectopic pregnancy. Recovery time is shorter after conservative surgery compared to medical management.Results of DEMETER trial and literature review allowed giving guidelines for management of ectopic pregnancy. Less active ectopic pregnancy with hCG rate less than 5.000UI/l without tubal rupture or hemodynamic failure can be managed in first intention by medical treatment (methotrexate) if the women is assiduous to a close check. However, conservative surgery for less active ectopic pregnancy is a good option. A systematic postoperative injection of methotrexate in the 24 first hours after surgery should be recommended. Active ectopic pregnancy has to be managed surgically and decision between conservative and radical surgery should be done in the operative room. Finally, women have to be informed about the absence of difference between treatments for subsequent fertility.Une grossesse extra-utérine est une grossesse implantée en dehors de la cavité utérine. Il existe quatre thérapeutiques pour leur prise en charge : l’expectative, le traitement médical par méthotrexate, le traitement chirurgical conservateur (salpingotomie) et le traitement chirurgical radical (salpingectomie). Le choix entre ces 4 traitements repose tout d’abord sur des critères de faisabilité (traitement médical et expectative sont par exemple exclus en cas de rupture tubaire). Ces critères de faisabilité peuvent être résumés par la notion d’activité de la GEU. Cette notion permet de différencier les grossesses extra-utérines peu actives pouvant bénéficier d’un traitement médical des grossesses extra-utérines actives requérant un traitement chirurgical.Chaque traitement présente des avantages et des inconvénients et la principale question toujours en suspens concerne la fertilité après prise en charge d’une GEU. L’essai randomisé DEMETER a donc été conçu pour évaluer l’existence éventuelle d’une différence de fertilité de plus de 20% entre traitement médical et traitement chirurgical conservateur d’une part pour les GEU peu actives et entre traitement chirurgical conservateur et radical d’autre part pour les GEU actives.Il n’y a pas de différence significative de plus de 20% de fertilité deux ans après la prise en charge d’une grossesse extra-utérine que ce soit pour les grossesses peu actives entre traitement médical et traitement chirurgical conservateur ou pour les grossesses actives entre traitement chirurgical conservateur et radical. Par ailleurs, cet essai a aussi permis de conclure à la supériorité, en terme d’échec immédiat, du traitement chirurgical conservateur avec injection postopératoire de méthotrexate par rapport au traitement médical pour la prise en charge des GEU peu actives. La plus grande efficacité du traitement chirurgical conservateur est probablement majorée par l’injection postopératoire de méthotrexate. Le taux de conversion d’un traitement chirurgical conservateur vers un traitement chirurgical radical est important : 10% dans le groupe des GEU peu actives et 21% (significativement plus élevé) dans le groupe des GEU actives. Enfin, Le délai de guérison est plus court après traitement chirurgical conservateur qu’après traitement médical.Ces résultats couplés aux données de la littérature permettent d’élaborer des recommandations sur la prise en charge des grossesses extra-utérines. Notamment, pour les GEU peu actives avec un taux d’hCG inférieur à 5000UI/ml sans signe de rupture tubaire ou de défaillance hémodynamique, un traitement médical par méthotrexate doit être proposé sous réserve d’une bonne compliance de la patiente pour le suivi. Une prise en charge par chirurgie conservatrice reste une option valide. Dans ce cas, une injection postopératoire de méthotrexate sera réalisée systématiquement dans les 24 heures suivant l’intervention. Le traitement des GEU actives est chirurgical et la décision entre conservateur et radical a lieu en peropératoire. Enfin, une information aux patientes pourra être délivrée sur l’absence de différence de fertilité 2 ans après le traitement d’une GEU

    Analysis of medication compliance mechanisms in patients with multimorbidity : a focus on cardiovascular diseases and breast cancer

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    La polypathologie fait l’objet de fortes préoccupations pour les cliniciens et décideurs politiques, tant sur le plan sanitaire qu’économique, en raison de sa prise en charge complexe et de la pression qu’elle exerce sur l’offre de soins. L’observance thérapeutique, compromise par la multiplication des traitements médicamenteux, est l’un des défis soulevés. Dans cette thèse, nous avons exploré les mécanismes sous-jacents aux décisions des patients polypathologiques concernant leurs traitements en combinant des méthodes quantitatives et qualitatives. Nous nous sommes concentrés sur les patients atteints d’affections cardiovasculaires, et parmi eux, sur les femmes avec un cancer du sein. Les deux premiers volets ont été menés à partir d’analyses des données du Système National des Données de Santé (SNDS). Premièrement, nous avons montré, à l’aide de modèles de survie, que l’observance aux traitements cardiovasculaires était associée à une meilleure persistance à l’hormonothérapie sur cinq ans chez les femmes de plus de 50 ans atteintes d’un cancer du sein hormono- dépendant non-métastatique et traitées pour un risque cardiovasculaire. Un tiers des patientes arrêtaient prématurément l’hormonothérapie, et plus de la moitié n’était pas observantes à au moins un médicament cardiovasculaire. Deuxièmement, nous avons mis en évidence des trajectoires d’observance aux traitements des facteurs de risque cardiovasculaire sur trois ans – un an avant et deux ans après un diagnostic de cancer. La trajectoire moyenne révélait une baisse de l’observance au cours du temps, plus marquée dans les mois suivant le diagnostic. Cette trajectoire masquait des comportements très hétérogènes, mis en évidence grâce à une méthode de group-based trajectory modeling. Six trajectoires ont été identifiées. La moitié des femmes appartenaient à une trajectoire d’observance élevée et stable sur toute la période. D’autres trajectoires étaient plutôt stables dans le temps mais à des niveaux d’observance insuffisants, tandis que d’autres chutaient de manière marquée suite au diagnostic. Les patientes incluses dans chaque trajectoire variaient selon différentes caractéristiques : type de chirurgie, chimiothérapie, ou présence de métastases, reflet de la gravité de la pathologie cancéreuse. Le troisième volet a adopté une approche qualitative pour examiner les logiques sous-jacentes aux choix d’observance dans un échantillon de 20 patients polypathologiques atteints d’affections cardiovasculaires. De nombreux patients partageaient des préoccupations communes concernant leurs traitements, notamment la crainte d’une consommation excessive. Certains géraient des situations complexes avec des recommandations médicales contradictoires ou ambiguës. Dans ce contexte, nous avons identifié deux logiques principales utilisées par les patients pour justifier le suivi (ou non) de leurs prescriptions. Certains déléguaient entièrement les décisions concernant leurs traitements à leurs médecins, tandis que d’autres examinaient minutieusement leurs prescriptions pour s’assurer qu’elles correspondaient à leur propre évaluation. Ces logiques représentaient les extrémités d’un continuum de comportements, où les patients se positionnaient en fonction de leur capital culturel en santé et de leur statut socio-économique. Les résultats de cette thèse apportent de la connaissance sur les comportements d’observance des patients en situation de polypathologie et suggèrent de renforcer les approches individualisées pour mieux les accompagner.Multimorbidity raises significant concerns for clinicians and policymakers, both from a health and economic perspective, due to its complex management and the pressure it exerts on healthcare systems. Medication compliance, compromised by the multiplication of drug treatments, represents one of the challenges posed. In this thesis, we explored the mechanisms underlying medication-taking decisions made by patients with multimorbidity using both quantitative and qualitative methods. We focused on patients with cardiovascular conditions and, among them, women with breast cancer.The first two parts used data from the French National Health Data System (SNDS). First, using survival models, we showed that compliance with cardiovascular drugs was associated with better persistence with endocrine therapy over five years in women over 50 with non-metastatic hormone-dependent breast cancer. A third of the patients discontinued endocrine therapy and over half were non-compliant to at least one of their cardiovascular drug. Second, we identified cardiovascular drug compliance trajectories over three years - one year before and two years after a cancer diagnosis. The mean trajectory showed a decline in compliance over time, more pronounced in the months following the diagnosis. This trajectory masked highly heterogeneous behaviours, revealed using a group-based trajectory model. Six distinct trajectories were identified. Half of the women belonged to a trajectory of high and stable adherence throughout the study period. Other trajectories were relatively stable over time but at insufficient levels of compliance, while others experienced a marked decline following the diagnosis. Patients included in each trajectory differed according to various characteristics: type of surgery, chemotherapy and the presence of metastases, reflecting cancer severity.The third part adopted a qualitative approach to examine the underlying rationales for compliance decisions in a sample of 20 multimorbid patients with cardiovascular conditions. Many shared common concerns about their treatments, particularly the fear of excessive medication use, and managed complex situations involving contradictory or ambiguous medical recommendations. In this context, we identified two main approaches used by patients to explain why they did or did not follow their prescriptions. Some completely delegated decisions about their treatments to their doctors, while others meticulously examined their prescriptions to ensure they aligned with their own evaluation. These approaches represented the opposite sides of a continuum of behaviours, where patients were positioned based on their health cultural capital and socio-economic status. The results of this thesis provide insights into the compliance behaviours of patients with multimorbidity and suggest strengthening individualised approaches to better support them

    Variations on the Author

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    “Variations on the Author” discusses two of Eduardo Coutinho’s recent films (Um Dia na Vida, from 2010, and Últimas Conversas, posthumously released in 2015) and their contribution to the general question of documentary authorship. The director’s filmography is characterized by a consistent yet self-effacing form of authorial self-inscription: Coutinho often features as an interviewer that rather than express opinions propels discourses; an interviewer that is good at listening. This mode of self-inscription characterizes him as an author who is not expressive but who is nonetheless markedly present on the screen. In Um Dia na Vida, however, Coutinho is completely absent form the image, while Últimas Conversas, on the contrary, includes a confessional prologue that moves the director from the margins to the center of his films. This article examines the ways in which these works stand out in the filmography of a director who offers new insights into the notion of cinematic authorship

    Comparaison des différentes stratégies de prises en charge de la grossesse extra-utérine

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    An ectopic pregnancy is a pregnancy implanted outside uterine cavity. There are four different treatments to manage tubal ectopic pregnancy: expectation, medical treatment (methotrexate), conservative surgery (salpingotomy) and radical surgery (salpingectomy). The choice between these different treatments is based on feasibility criteria (medical treatment and expectation are not feasible in case of tubal rupture). These feasibility criteria can be summarized by activity of ectopic pregnancy. This activity allowed differentiating less active ectopic pregnancies that can be supported by medical treatment and active ectopic pregnancies that required surgery.All of these treatments present advantages and disadvantages and the major unresolved issue concerns subsequent fertility after management of ectopic pregnancy. Randomized trial DEMETER has thus been designed to evaluate a difference of 20% between medical management and conservative surgery for less active ectopic pregnancy and between conservative and radical surgery for active ectopic pregnancy. Differences for two years subsequent fertility after management of ectopic pregnancy were not more than 20% between medical management and conservative surgery for less active ectopic pregnancy as between conservative and radical surgery for active ectopic pregnancy. This trial also allowed concluding to the superiority of conservative surgery with a systematic postoperative injection of methotrexate compared to medical treatment for management of less active ectopic pregnancy. This superiority might be enhanced by postoperative methotrexate injection. The conversion rate to radical surgery when a conservative surgery is decided is important: 10% for less active ectopic pregnancy and 21% (significantly higher) for active ectopic pregnancy. Recovery time is shorter after conservative surgery compared to medical management.Results of DEMETER trial and literature review allowed giving guidelines for management of ectopic pregnancy. Less active ectopic pregnancy with hCG rate less than 5.000UI/l without tubal rupture or hemodynamic failure can be managed in first intention by medical treatment (methotrexate) if the women is assiduous to a close check. However, conservative surgery for less active ectopic pregnancy is a good option. A systematic postoperative injection of methotrexate in the 24 first hours after surgery should be recommended. Active ectopic pregnancy has to be managed surgically and decision between conservative and radical surgery should be done in the operative room. Finally, women have to be informed about the absence of difference between treatments for subsequent fertility.Une grossesse extra-utérine est une grossesse implantée en dehors de la cavité utérine. Il existe quatre thérapeutiques pour leur prise en charge : l’expectative, le traitement médical par méthotrexate, le traitement chirurgical conservateur (salpingotomie) et le traitement chirurgical radical (salpingectomie). Le choix entre ces 4 traitements repose tout d’abord sur des critères de faisabilité (traitement médical et expectative sont par exemple exclus en cas de rupture tubaire). Ces critères de faisabilité peuvent être résumés par la notion d’activité de la GEU. Cette notion permet de différencier les grossesses extra-utérines peu actives pouvant bénéficier d’un traitement médical des grossesses extra-utérines actives requérant un traitement chirurgical.Chaque traitement présente des avantages et des inconvénients et la principale question toujours en suspens concerne la fertilité après prise en charge d’une GEU. L’essai randomisé DEMETER a donc été conçu pour évaluer l’existence éventuelle d’une différence de fertilité de plus de 20% entre traitement médical et traitement chirurgical conservateur d’une part pour les GEU peu actives et entre traitement chirurgical conservateur et radical d’autre part pour les GEU actives.Il n’y a pas de différence significative de plus de 20% de fertilité deux ans après la prise en charge d’une grossesse extra-utérine que ce soit pour les grossesses peu actives entre traitement médical et traitement chirurgical conservateur ou pour les grossesses actives entre traitement chirurgical conservateur et radical. Par ailleurs, cet essai a aussi permis de conclure à la supériorité, en terme d’échec immédiat, du traitement chirurgical conservateur avec injection postopératoire de méthotrexate par rapport au traitement médical pour la prise en charge des GEU peu actives. La plus grande efficacité du traitement chirurgical conservateur est probablement majorée par l’injection postopératoire de méthotrexate. Le taux de conversion d’un traitement chirurgical conservateur vers un traitement chirurgical radical est important : 10% dans le groupe des GEU peu actives et 21% (significativement plus élevé) dans le groupe des GEU actives. Enfin, Le délai de guérison est plus court après traitement chirurgical conservateur qu’après traitement médical.Ces résultats couplés aux données de la littérature permettent d’élaborer des recommandations sur la prise en charge des grossesses extra-utérines. Notamment, pour les GEU peu actives avec un taux d’hCG inférieur à 5000UI/ml sans signe de rupture tubaire ou de défaillance hémodynamique, un traitement médical par méthotrexate doit être proposé sous réserve d’une bonne compliance de la patiente pour le suivi. Une prise en charge par chirurgie conservatrice reste une option valide. Dans ce cas, une injection postopératoire de méthotrexate sera réalisée systématiquement dans les 24 heures suivant l’intervention. Le traitement des GEU actives est chirurgical et la décision entre conservateur et radical a lieu en peropératoire. Enfin, une information aux patientes pourra être délivrée sur l’absence de différence de fertilité 2 ans après le traitement d’une GEU

    Appropriate Similarity Measures for Author Cocitation Analysis

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    We provide a number of new insights into the methodological discussion about author cocitation analysis. We first argue that the use of the Pearson correlation for measuring the similarity between authors’ cocitation profiles is not very satisfactory. We then discuss what kind of similarity measures may be used as an alternative to the Pearson correlation. We consider three similarity measures in particular. One is the well-known cosine. The other two similarity measures have not been used before in the bibliometric literature. Finally, we show by means of an example that our findings have a high practical relevance.information science;Pearson correlation;cosine;similarity measure;author cocitation analysis

    Dispelling the Myths Behind First-author Citation Counts

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    We conducted a full-scale evaluative citation analysis study of scholars in the XML research field to explore just how different from each other author rankings resulting from different citation counting methods actually are, and to demonstrate the capability of emerging data and tools on the Web in supporting more realistic citation counting methods. Our results contest some common arguments for the continued use of first-author citation counts in the evaluation of scholars, such as high correlations between author rankings by first-author citation counts and other citation counting methods, and high costs of using more realistic citation counting methods that are not well-supported by the ISI databases. It is argued that increasingly available digital full text research papers make it possible for citation analysis studies to go beyond what the ISI databases have directly supported and to employ more sophisticated methods
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