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Gilles Boëtsch, Dominique Chevé et Hélène Claudot-Hawad (dir.), Décors des corps
La lecture de Décors des corps laisse un sentiment vivifiant. Cet ouvrage collectif édité par le CNRS sous la direction de Gilles Boëtsch (anthropobiologiste), de Dominique Chevé (anthropologue et philosophe) et de Hélène Claudot-Hawad (anthropologue), ne réunit pas moins de quarante contributions, réparties en quatre grandes sections, et issues pour l’essentiel du colloque Couleurs sur corps, qui rassemblait des chercheurs venus de champs scientifiques très divers. Si le titre laisse attendr..
« Devenir-machine » et post-organique : une lecture d’Orlan et de Cronenberg
Depuis quelques années, l’art met en scène le corps vivant - souffrant et jouissant - d’une manière que certains qualifient de « post-organique » : ses dispositifs contribuent à modifier l’intelligibilité du sujet dit « humain », notamment à travers les nouvelles porosités entre le corps et la machine. En s’appuyant sur deux démarches contemporaines, celle d’ORLAN, qui soumet son propre visage, dans des opérations-performances, à des interventions de chirurgie plastique, et celle de David Cronenberg, qui interroge, dans le film Crash, l’avènement d’une post-sexualité fondée sur la compatibilité de la chair et du métal, il s’agirait de montrer comment le « devenir-machine » du corps affecte le sujet comme entité autonome et de dégager les équivoques possibles de ce processus : le dépassement du concept de corps humain ramène-t-il l’être à la pure et simple dissémination de ses traits ou laisse-t-il entrevoir la possibilité de produire une certaine forme de transcendance, non symbolique et non figurable
Gilles Boëtsch, Dominique Chevé et Hélène Claudot-Hawad (dir.), Décors des corps
La lecture de Décors des corps laisse un sentiment vivifiant. Cet ouvrage collectif édité par le CNRS sous la direction de Gilles Boëtsch (anthropobiologiste), de Dominique Chevé (anthropologue et philosophe) et de Hélène Claudot-Hawad (anthropologue), ne réunit pas moins de quarante contributions, réparties en quatre grandes sections, et issues pour l’essentiel du colloque Couleurs sur corps, qui rassemblait des chercheurs venus de champs scientifiques très divers. Si le titre laisse attendr..
L’entretien clinique dans la démarche de "changement de sexe"
A en croire la définition la plus courante, le transsexualisme est un phénomène conduisant un individu d’un sexe déterminé à un désir irrépressible de changer de sexe, et correspondant à un sentiment intime et authentique d’appartenir au sexe opposé. Cette appréhension spontanée est sous-tendue par un certain nombre de présupposés épistémiques parmi lesquels la « différence des sexes » et la distinction entre « âme » et « corps » peuvent passer pour les plus significatifs. C’est sur fond de t..
De « l’erreur transsexuelle » à la performativité du sexe : pour une éthique du devenir
En 1971, Lacan affirmait : « L’erreur du transsexuel, c’est de prendre l’organe pour le signifiant ». Tout se passe comme si le « transsexuel », en intervenant sur son corps, croyait pouvoir modifier une place qui revient d’abord aux assignations du langage. Pourtant, la source de cette erreur semble communément partagée : nous tendons à considérer la « différence des sexes » comme un donné relevant de la « nature ». Et si la supposée « bévue » du transsexuel révélait l’indétermination foncière des identifications sexuées ? Il s’agirait alors de montrer qu’en matière de sexuation, nous serions tous condamnés, et ce de façon structurale, à l’erreur, mais d’une façon qui fait de l’absence de modèle original le ressort d’une créativité possible, éventuellement « performative », au risque parfois d’une errance subjective.In 1971, Lacan asserted: “The mistake made by the transsexual is to take the organ for the signifier”. It is as though the “transsexual”, by operating upon his/her own body, thought he could modify the place which must first be assigned by language. However, the origin of this mistake seems to be shared by everyone: we tend to look upon “sexual difference” as a given which is part of “nature”. What if the alleged “lapse” of the transsexual revealed an essential of indetermination at the root of sexual identification? In the case, the point would be to show that in terms of sexual determination we were all condemned to live in error - in a structural way -, and yet in a way that makes the lack of original pattern become the means for a possible potentially “performative” creativity, yet at the risk of being subjectively erring
De « l’erreur transsexuelle » à la performativité du sexe : pour une éthique du devenir
En 1971, Lacan affirmait : « L’erreur du transsexuel, c’est de prendre l’organe pour le signifiant ». Tout se passe comme si le « transsexuel », en intervenant sur son corps, croyait pouvoir modifier une place qui revient d’abord aux assignations du langage. Pourtant, la source de cette erreur semble communément partagée : nous tendons à considérer la « différence des sexes » comme un donné relevant de la « nature ». Et si la supposée « bévue » du transsexuel révélait l’indétermination foncière des identifications sexuées ? Il s’agirait alors de montrer qu’en matière de sexuation, nous serions tous condamnés, et ce de façon structurale, à l’erreur, mais d’une façon qui fait de l’absence de modèle original le ressort d’une créativité possible, éventuellement « performative », au risque parfois d’une errance subjective.In 1971, Lacan asserted: “The mistake made by the transsexual is to take the organ for the signifier”. It is as though the “transsexual”, by operating upon his/her own body, thought he could modify the place which must first be assigned by language. However, the origin of this mistake seems to be shared by everyone: we tend to look upon “sexual difference” as a given which is part of “nature”. What if the alleged “lapse” of the transsexual revealed an essential of indetermination at the root of sexual identification? In the case, the point would be to show that in terms of sexual determination we were all condemned to live in error - in a structural way -, and yet in a way that makes the lack of original pattern become the means for a possible potentially “performative” creativity, yet at the risk of being subjectively erring
Going Beyond Counting First Authors in Author Co-citation Analysis
The present study examines one of the fundamental aspects of author co-citation analysis (ACA) - the way co-citation
counts are defined. Co-citation counting provides the data on which all subsequent statistical analyses and mappings
are based, and we compare ACA results based on two different types of co-citation counting - the traditional type that
only counts the first one among a cited work's authors on the one hand and a non-traditional type that takes into
account the first 5 authors of a cited work on the other hand. Results indicate that the picture produced through this non-traditional author co-citation counting contains more coherent author groups and is therefore considerably clearer. However, this picture represents fewer specialties in the research field being studied than that produced through the traditional first-author co-citation counting when the same number of top-ranked authors is selected and analyzed. Reasons for these effects are discussed
Variations on the Author
“Variations on the Author” discusses two of Eduardo Coutinho’s recent films (Um Dia na Vida, from 2010, and Últimas Conversas, posthumously released in 2015) and their contribution to the general question of documentary authorship. The director’s filmography is characterized by a consistent yet self-effacing form of authorial self-inscription: Coutinho often features as an interviewer that rather than express opinions propels discourses; an interviewer that is good at listening. This mode of self-inscription characterizes him as an author who is not expressive but who is nonetheless markedly present on the screen. In Um Dia na Vida, however, Coutinho is completely absent form the image, while Últimas Conversas, on the contrary, includes a confessional prologue that moves the director from the margins to the center of his films. This article examines the ways in which these works stand out in the filmography of a director who offers new insights into the notion of cinematic authorship
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