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La revolución como coyuntura: militantismo excepcional y trabajo "en el Estado" de las organizaciones populares en el contexto de los gobiernos chavistas del siglo XXI
Militer dans l'Etat : sociologie des intermédiations militantes de l'action publique au sein des classes populaires à Caracas (Venezuela)
Source : ABES [http://www.idref.fr/033702462/id] - theses.fr, 22/12/2023How does the integration of activists and militant practices in the process of implementing participatory policies shape the relationship between the state and the working class? Drawing from the participatory policies of Chavista governments in Venezuela, this thesis builds upon the concept of militant intermediation of public action, in order to account for the transformations and continuities of popular relationships to the state and to politics. By following activists from Venezuelan popular organizations occupying differentiated positions between their original militant structures and participatory institutions, the aim is to analyze how administrative categories are imposed on popular organizations, and conversely, how militant categories make their way into the state’s inner workings.On the one hand, the militant intermediation of public action entails the introduction of activist categories and practices in the daily life of public administrations, modeling the ways state agents carry out and identify to their work. On the other hand, it implies the reorientation of the strategies of popular organizations seeking to adapt their structures to the participatory requirements of public authorities. Finally, this type of intermediation embraces the overall intertwining of politics and public action, while the circulation of public goods becomes subject to strongly politicized re-appropriations among popular actors. Nevertheless, and in spite of the relative novelty of such practices, the militant intermediation of public action contributes to the reaffirmation of the conditionality of the working class’ access to the State, and hence to the reproduction of its situation of domination vis-à-vis the structures of the political-administrative field.Dans quelle mesure l’insertion d’acteurs et de pratiques militantes dans le processus de mise en œuvre des politiques participatives façonne la relation entre l’État et les classes populaires ? En prenant appui sur le cas des politiques participatives des gouvernements chavistes au Venezuela, cette thèse propose le concept d’intermédiations militantes de l’action publique afin de rendre compte des transformations et des continuités qui caractérisent les rapports populaires à l’État et au politique. En suivant des militants issus des organisations populaires vénézuéliennes différemment positionnés entre leurs structures militantes d’origine et les institutions de la participation, il est question d’analyser la façon dont les catégories administratives s’imposent aux organisations populaires, ainsi que la manière dont les catégories militantes s’intègrent aux rouages de l’État.D’une part, les intermédiations militantes de l’action publique insèrent des catégories et des pratiques militantes dans le quotidien des administrations, et modèlent les manières de faire et d’être des agents de l’État. D’autre part, elles réorientent les stratégies des organisations populaires, qui cherchent à adapter leurs structures aux exigences participatives des pouvoirs publics. Enfin, elles entrelacent le politique et l’action publique tout en permettant des réappropriations très politiques de la circulation des biens publics par les classes populaires. Néanmoins, et en dépit de la nouveauté qu’elles représentent, les intermédiations militantes de l’action publique participent à la reconduction de la conditionnalité de l’accès des classes populaires à l’action publique. Ce faisant, elles contribuent à la reproduction de la situation de domination des classes populaires vis-à-vis des structures du champ politico-administratif
L’économie morale de la révolution : échanges politiques entre l’administration et les associations populaires au Venezuela
International audienceLe texte analyse les processus sociaux à l’œuvre dans l’intégration de militants associatifs populaires au sein des administrations publiques au temps des gouvernements chavistes au Venezuela. Au cœur de ce processus, l’économie morale articulée autour de la notion de révolution, détermine les échanges politiques producteurs de l’action publique, que ce soit par la production de l’administration elle-même, ou par la construction du rôle public de l’administration.L’analyse des échanges politiques articulée à la notion d’économie morale nous permet de comprendre comment l’intégration de militants associatifs populaires au sein des administrations publiques retravaille le rapport à la fois moral et pratique des classes populaires à l’État et au politique, tout en reproduisant la conditionnalité de leur accès à l’action publique
Militer dans l'Etat : sociologie des intermédiations militantes de l'action publique au sein des classes populaires à Caracas (Venezuela)
Source : ABES [http://www.idref.fr/033702462/id] - theses.fr, 22/12/2023How does the integration of activists and militant practices in the process of implementing participatory policies shape the relationship between the state and the working class? Drawing from the participatory policies of Chavista governments in Venezuela, this thesis builds upon the concept of militant intermediation of public action, in order to account for the transformations and continuities of popular relationships to the state and to politics. By following activists from Venezuelan popular organizations occupying differentiated positions between their original militant structures and participatory institutions, the aim is to analyze how administrative categories are imposed on popular organizations, and conversely, how militant categories make their way into the state’s inner workings.On the one hand, the militant intermediation of public action entails the introduction of activist categories and practices in the daily life of public administrations, modeling the ways state agents carry out and identify to their work. On the other hand, it implies the reorientation of the strategies of popular organizations seeking to adapt their structures to the participatory requirements of public authorities. Finally, this type of intermediation embraces the overall intertwining of politics and public action, while the circulation of public goods becomes subject to strongly politicized re-appropriations among popular actors. Nevertheless, and in spite of the relative novelty of such practices, the militant intermediation of public action contributes to the reaffirmation of the conditionality of the working class’ access to the State, and hence to the reproduction of its situation of domination vis-à-vis the structures of the political-administrative field.Dans quelle mesure l’insertion d’acteurs et de pratiques militantes dans le processus de mise en œuvre des politiques participatives façonne la relation entre l’État et les classes populaires ? En prenant appui sur le cas des politiques participatives des gouvernements chavistes au Venezuela, cette thèse propose le concept d’intermédiations militantes de l’action publique afin de rendre compte des transformations et des continuités qui caractérisent les rapports populaires à l’État et au politique. En suivant des militants issus des organisations populaires vénézuéliennes différemment positionnés entre leurs structures militantes d’origine et les institutions de la participation, il est question d’analyser la façon dont les catégories administratives s’imposent aux organisations populaires, ainsi que la manière dont les catégories militantes s’intègrent aux rouages de l’État.D’une part, les intermédiations militantes de l’action publique insèrent des catégories et des pratiques militantes dans le quotidien des administrations, et modèlent les manières de faire et d’être des agents de l’État. D’autre part, elles réorientent les stratégies des organisations populaires, qui cherchent à adapter leurs structures aux exigences participatives des pouvoirs publics. Enfin, elles entrelacent le politique et l’action publique tout en permettant des réappropriations très politiques de la circulation des biens publics par les classes populaires. Néanmoins, et en dépit de la nouveauté qu’elles représentent, les intermédiations militantes de l’action publique participent à la reconduction de la conditionnalité de l’accès des classes populaires à l’action publique. Ce faisant, elles contribuent à la reproduction de la situation de domination des classes populaires vis-à-vis des structures du champ politico-administratif
Militer dans l'Etat : sociologie des intermédiations militantes de l'action publique au sein des classes populaires à Caracas (Venezuela)
Source : ABES [http://www.idref.fr/033702462/id] - theses.fr, 22/12/2023How does the integration of activists and militant practices in the process of implementing participatory policies shape the relationship between the state and the working class? Drawing from the participatory policies of Chavista governments in Venezuela, this thesis builds upon the concept of militant intermediation of public action, in order to account for the transformations and continuities of popular relationships to the state and to politics. By following activists from Venezuelan popular organizations occupying differentiated positions between their original militant structures and participatory institutions, the aim is to analyze how administrative categories are imposed on popular organizations, and conversely, how militant categories make their way into the state’s inner workings.On the one hand, the militant intermediation of public action entails the introduction of activist categories and practices in the daily life of public administrations, modeling the ways state agents carry out and identify to their work. On the other hand, it implies the reorientation of the strategies of popular organizations seeking to adapt their structures to the participatory requirements of public authorities. Finally, this type of intermediation embraces the overall intertwining of politics and public action, while the circulation of public goods becomes subject to strongly politicized re-appropriations among popular actors. Nevertheless, and in spite of the relative novelty of such practices, the militant intermediation of public action contributes to the reaffirmation of the conditionality of the working class’ access to the State, and hence to the reproduction of its situation of domination vis-à-vis the structures of the political-administrative field.Dans quelle mesure l’insertion d’acteurs et de pratiques militantes dans le processus de mise en œuvre des politiques participatives façonne la relation entre l’État et les classes populaires ? En prenant appui sur le cas des politiques participatives des gouvernements chavistes au Venezuela, cette thèse propose le concept d’intermédiations militantes de l’action publique afin de rendre compte des transformations et des continuités qui caractérisent les rapports populaires à l’État et au politique. En suivant des militants issus des organisations populaires vénézuéliennes différemment positionnés entre leurs structures militantes d’origine et les institutions de la participation, il est question d’analyser la façon dont les catégories administratives s’imposent aux organisations populaires, ainsi que la manière dont les catégories militantes s’intègrent aux rouages de l’État.D’une part, les intermédiations militantes de l’action publique insèrent des catégories et des pratiques militantes dans le quotidien des administrations, et modèlent les manières de faire et d’être des agents de l’État. D’autre part, elles réorientent les stratégies des organisations populaires, qui cherchent à adapter leurs structures aux exigences participatives des pouvoirs publics. Enfin, elles entrelacent le politique et l’action publique tout en permettant des réappropriations très politiques de la circulation des biens publics par les classes populaires. Néanmoins, et en dépit de la nouveauté qu’elles représentent, les intermédiations militantes de l’action publique participent à la reconduction de la conditionnalité de l’accès des classes populaires à l’action publique. Ce faisant, elles contribuent à la reproduction de la situation de domination des classes populaires vis-à-vis des structures du champ politico-administratif
Militer dans l'Etat : sociologie des intermédiations militantes de l'action publique au sein des classes populaires à Caracas (Venezuela)
Source : ABES [http://www.idref.fr/033702462/id] - theses.fr, 22/12/2023How does the integration of activists and militant practices in the process of implementing participatory policies shape the relationship between the state and the working class? Drawing from the participatory policies of Chavista governments in Venezuela, this thesis builds upon the concept of militant intermediation of public action, in order to account for the transformations and continuities of popular relationships to the state and to politics. By following activists from Venezuelan popular organizations occupying differentiated positions between their original militant structures and participatory institutions, the aim is to analyze how administrative categories are imposed on popular organizations, and conversely, how militant categories make their way into the state’s inner workings.On the one hand, the militant intermediation of public action entails the introduction of activist categories and practices in the daily life of public administrations, modeling the ways state agents carry out and identify to their work. On the other hand, it implies the reorientation of the strategies of popular organizations seeking to adapt their structures to the participatory requirements of public authorities. Finally, this type of intermediation embraces the overall intertwining of politics and public action, while the circulation of public goods becomes subject to strongly politicized re-appropriations among popular actors. Nevertheless, and in spite of the relative novelty of such practices, the militant intermediation of public action contributes to the reaffirmation of the conditionality of the working class’ access to the State, and hence to the reproduction of its situation of domination vis-à-vis the structures of the political-administrative field.Dans quelle mesure l’insertion d’acteurs et de pratiques militantes dans le processus de mise en œuvre des politiques participatives façonne la relation entre l’État et les classes populaires ? En prenant appui sur le cas des politiques participatives des gouvernements chavistes au Venezuela, cette thèse propose le concept d’intermédiations militantes de l’action publique afin de rendre compte des transformations et des continuités qui caractérisent les rapports populaires à l’État et au politique. En suivant des militants issus des organisations populaires vénézuéliennes différemment positionnés entre leurs structures militantes d’origine et les institutions de la participation, il est question d’analyser la façon dont les catégories administratives s’imposent aux organisations populaires, ainsi que la manière dont les catégories militantes s’intègrent aux rouages de l’État.D’une part, les intermédiations militantes de l’action publique insèrent des catégories et des pratiques militantes dans le quotidien des administrations, et modèlent les manières de faire et d’être des agents de l’État. D’autre part, elles réorientent les stratégies des organisations populaires, qui cherchent à adapter leurs structures aux exigences participatives des pouvoirs publics. Enfin, elles entrelacent le politique et l’action publique tout en permettant des réappropriations très politiques de la circulation des biens publics par les classes populaires. Néanmoins, et en dépit de la nouveauté qu’elles représentent, les intermédiations militantes de l’action publique participent à la reconduction de la conditionnalité de l’accès des classes populaires à l’action publique. Ce faisant, elles contribuent à la reproduction de la situation de domination des classes populaires vis-à-vis des structures du champ politico-administratif
Activism within the State : A Sociology of the Militant Intermediation of Public Action in Caracas’ Working Class (Venezuela)
Dans quelle mesure l’insertion d’acteurs et de pratiques militantes dans le processus de mise en œuvre des politiques participatives façonne la relation entre l’État et les classes populaires ? En prenant appui sur le cas des politiques participatives des gouvernements chavistes au Venezuela, cette thèse propose le concept d’intermédiations militantes de l’action publique afin de rendre compte des transformations et des continuités qui caractérisent les rapports populaires à l’État et au politique. En suivant des militants issus des organisations populaires vénézuéliennes différemment positionnés entre leurs structures militantes d’origine et les institutions de la participation, il est question d’analyser la façon dont les catégories administratives s’imposent aux organisations populaires, ainsi que la manière dont les catégories militantes s’intègrent aux rouages de l’État.D’une part, les intermédiations militantes de l’action publique insèrent des catégories et des pratiques militantes dans le quotidien des administrations, et modèlent les manières de faire et d’être des agents de l’État. D’autre part, elles réorientent les stratégies des organisations populaires, qui cherchent à adapter leurs structures aux exigences participatives des pouvoirs publics. Enfin, elles entrelacent le politique et l’action publique tout en permettant des réappropriations très politiques de la circulation des biens publics par les classes populaires. Néanmoins, et en dépit de la nouveauté qu’elles représentent, les intermédiations militantes de l’action publique participent à la reconduction de la conditionnalité de l’accès des classes populaires à l’action publique. Ce faisant, elles contribuent à la reproduction de la situation de domination des classes populaires vis-à-vis des structures du champ politico-administratif.How does the integration of activists and militant practices in the process of implementing participatory policies shape the relationship between the state and the working class? Drawing from the participatory policies of Chavista governments in Venezuela, this thesis builds upon the concept of militant intermediation of public action, in order to account for the transformations and continuities of popular relationships to the state and to politics. By following activists from Venezuelan popular organizations occupying differentiated positions between their original militant structures and participatory institutions, the aim is to analyze how administrative categories are imposed on popular organizations, and conversely, how militant categories make their way into the state’s inner workings.On the one hand, the militant intermediation of public action entails the introduction of activist categories and practices in the daily life of public administrations, modeling the ways state agents carry out and identify to their work. On the other hand, it implies the reorientation of the strategies of popular organizations seeking to adapt their structures to the participatory requirements of public authorities. Finally, this type of intermediation embraces the overall intertwining of politics and public action, while the circulation of public goods becomes subject to strongly politicized re-appropriations among popular actors. Nevertheless, and in spite of the relative novelty of such practices, the militant intermediation of public action contributes to the reaffirmation of the conditionality of the working class’ access to the State, and hence to the reproduction of its situation of domination vis-à-vis the structures of the political-administrative field
Militer dans l'Etat : sociologie des intermédiations militantes de l'action publique au sein des classes populaires à Caracas (Venezuela)
Source : ABES [http://www.idref.fr/033702462/id] - theses.fr, 22/12/2023How does the integration of activists and militant practices in the process of implementing participatory policies shape the relationship between the state and the working class? Drawing from the participatory policies of Chavista governments in Venezuela, this thesis builds upon the concept of militant intermediation of public action, in order to account for the transformations and continuities of popular relationships to the state and to politics. By following activists from Venezuelan popular organizations occupying differentiated positions between their original militant structures and participatory institutions, the aim is to analyze how administrative categories are imposed on popular organizations, and conversely, how militant categories make their way into the state’s inner workings.On the one hand, the militant intermediation of public action entails the introduction of activist categories and practices in the daily life of public administrations, modeling the ways state agents carry out and identify to their work. On the other hand, it implies the reorientation of the strategies of popular organizations seeking to adapt their structures to the participatory requirements of public authorities. Finally, this type of intermediation embraces the overall intertwining of politics and public action, while the circulation of public goods becomes subject to strongly politicized re-appropriations among popular actors. Nevertheless, and in spite of the relative novelty of such practices, the militant intermediation of public action contributes to the reaffirmation of the conditionality of the working class’ access to the State, and hence to the reproduction of its situation of domination vis-à-vis the structures of the political-administrative field.Dans quelle mesure l’insertion d’acteurs et de pratiques militantes dans le processus de mise en œuvre des politiques participatives façonne la relation entre l’État et les classes populaires ? En prenant appui sur le cas des politiques participatives des gouvernements chavistes au Venezuela, cette thèse propose le concept d’intermédiations militantes de l’action publique afin de rendre compte des transformations et des continuités qui caractérisent les rapports populaires à l’État et au politique. En suivant des militants issus des organisations populaires vénézuéliennes différemment positionnés entre leurs structures militantes d’origine et les institutions de la participation, il est question d’analyser la façon dont les catégories administratives s’imposent aux organisations populaires, ainsi que la manière dont les catégories militantes s’intègrent aux rouages de l’État.D’une part, les intermédiations militantes de l’action publique insèrent des catégories et des pratiques militantes dans le quotidien des administrations, et modèlent les manières de faire et d’être des agents de l’État. D’autre part, elles réorientent les stratégies des organisations populaires, qui cherchent à adapter leurs structures aux exigences participatives des pouvoirs publics. Enfin, elles entrelacent le politique et l’action publique tout en permettant des réappropriations très politiques de la circulation des biens publics par les classes populaires. Néanmoins, et en dépit de la nouveauté qu’elles représentent, les intermédiations militantes de l’action publique participent à la reconduction de la conditionnalité de l’accès des classes populaires à l’action publique. Ce faisant, elles contribuent à la reproduction de la situation de domination des classes populaires vis-à-vis des structures du champ politico-administratif
Le « chavisme populaire » : quelle(s) place(s) pour les mobilisations populaires de gauche dans le Venezuela d'aujourd'hui ?
Introduction Au début des années 2000 le contexte vénézuélien attirait l’attention politique et scientifique du fait de l’arrivée au pouvoir d’un gouvernement qui se présentait comme étant de gauche, proche des classes populaires et revendicatif face aux forces politiques et économiques internationales. En effet, le gouvernement d’Hugo Chávez a été à l’origine d’une démarche de redistribution de la rente pétrolière, première source économique du pays, à travers de multiples plans d’action pub..
Rapports ordinaires à la violence d'État au Venezuela : productions, résistances, (dé)légitimations
Este número reúne artículos de investigadores que trabajan sobre las diversas facetas de la violencia de Estado en el contexto autoritario de la Venezuela post-Chávez. Basados en investigaciones originales, estos trabajos cuestionan las lógicas de estructuración socioespacial e institucional de las violencias atribuidas al Estado, así como sus formas de contestación y de (des)legitimación a la luz de las relaciones entre distintos sectores de la población y los agentes de la violencia. Desde los barrios populares hasta los juzgados y las zonas rurales, se pretende dar cuenta de un complejo panorama político en el que el Estado sigue afirmando su centralidad como instancia de definición y de ejercicio de la violencia legítima, al tiempo que fomenta fenómenos de descomposición institucional en los que dicha centralidad es cuestionada por actores que privatizan los recursos públicos para producir formas de dominación violentas.Ce numéro réunit les textes de chercheurs travaillant sur diverses facettes de la violence d’État dans le contexte autoritaire du Venezuela post-Chávez. Prenant appui sur des enquêtes originales, ces travaux questionnent les logiques de structuration sociospatiale et institutionnelle des violences imputées à l'État, ainsi que leurs modalités de contestation et de (dé)légitimation à l'aune des rapports de différents secteurs de la population à leurs agents ordinaires. Des quartiers populaires aux instances judiciaires, en passant par le monde rural, il s'agit de rendre compte d'un panorama politique complexe où l’État ne cesse d'affirmer sa centralité en tant qu'instance de définition et d'exercice de la violence légitime, tout en encourageant des phénomènes de décomposition institutionnelle où cette centralité est remise en cause par des acteurs privatisant les ressources publiques à des fins de production de formes de domination violentes
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