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    Stratégies de fertilisation des champs durant le second âge du Fer et la période romaine (VIe siècle avant notre ère – Ve siècle de notre ère) dans la moitié nord de la France, témoignage direct des restes céréaliers par l’approche biogéochimique

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    The economic development of the societies of the Second Iron Age and the Roman period in Gaul was based on the transformation of the agricultural system. Thanks to hundreds of archaeobotanical studies carried out over the last forty years, the evolution of crop productions and cultivation practices is generally well documented for the northern half of France. The increase in crop production, necessary to accompany the urban phenomenon and the development of trade, was achieved through the diversification of cropping regimes, with the development of extensive systems, which is reflected in the evolution of soil fertility management and the exploitation of various soil types.This doctoral thesis explores organic fertilisation technics at the harvest scale, through biogeochemical methods. Stable nitrogen isotope analyses (δ15N) inform on the level of soil organic matter and the use of manure. The analyses were conducted on a corpus of 124 cereal groups (6490 grains) (emmer, spelt, free-threshing wheats and hulled barley), from 68 archaeological sites in the northern half of France and dated from the 6th century BCE to the 5th century CE. The results show a widespread practice of field fertilisation. Fertilisation may have been carried out using manure from stables or dungyards, through mobile penning of livestock in the fields or with various other waste organic matter, used in moderate quantities. Within each settlement, the fields were subjected to contrasting practices: some were fertilised, other less or not at all. Regional differences are noted, particularly for the chalky Champagne region, where farmers used far less manure than elsewhere. Chronological evolutions are not yet clear. The δ15N values of barley and spelt are rather scattered, reflecting a great diversity in soil fertility. The diversification of the fertilisation regimes of free-threshing wheats and emmer only occurred from the 2nd–1st centuries BCE. These observations are consistent with the extensification of cultivation suggested by the archaeobotanical studies (weed ecology). Interspecific differences can also be seen in the treatments applied to free-threshing wheats, which were more commonly fertilised than the other three cereals, from the 1st century CE, when these crops were in full expansion.In parallel to fertilisation with manure, coastal farmers potentially use seaweed compost. It is proposed to use arsenic in archaeological cereal grain as a biogeochemical marker of kelp fertilisation. The first steps of an analysis protocol were implemented in this doctoral thesis, in order to test the reliability of the marker. This exploratory approach required validation of the method on charred grains, before application to archaeological grains.Le développement économique des sociétés du second âge du Fer et de la période romaine en Gaule s’est appuyé sur la transformation des systèmes agricoles. Grâce aux centaines d’études carpologiques accumulées depuis une quarantaine d’années, l’évolution des productions végétales et les pratiques culturales de ces périodes sont globalement bien documentées pour la moitié nord de la France. L’augmentation des productions agricoles, nécessaire à l’accompagnement du phénomène urbain et à l’essor du commerce, est passé par la diversification des régimes de culture, avec le développement de systèmes extensifs et qui se traduit par une évolution dans la gestion des modes de fertilisation des sols exploités et par la mise en valeur de sols de toutes catégories.Cette thèse explore les techniques de fertilisation organique à l’échelle des récoltes, à l’aide des méthodes de la biogéochimie. Les analyses isotopiques de l’azote (δ15N) renseignent le taux de matière organique du sol et l’emploi de fumier. Les analyses ont été réalisées sur un corpus de 124 prélèvements, correspondant à 6490 grains de céréales archéologiques (blé amidonnier, blé épeautre, blés nus et orge vêtue), issus de 68 sites archéologiques, de toute la moitié nord de la France et datés du VIe siècle avant notre ère au Ve siècle de notre ère. Elles montrent une pratique généralisée de la fertilisation des champs. La fertilisation a pu être effectuée à l’aide de fumier récolté dans les étables ou dans les enclos à bétail, par le parcage mobile des troupeaux sur les champs ou par l’apport de diverses matières compostées, employés en quantités modérées. Au sein des établissements, les champs ont été soumis à des pratiques contrastées : certains étaient fertilisés intensément, tandis que d’autres l’étaient moins voire pas du tout. Des différences régionales sont notées, en particulier pour la Champagne crayeuse, où les agriculteurs ont eu bien moins recours à la fumure qu’ailleurs. Les évolutions chronologiques ne sont pas encore claires. Les valeurs de δ15N de l’orge vêtue et de l’épeautre sont assez dispersées, reflétant une grande diversité dans la fertilité des sols cultivés accueillant ces céréales. La diversification des régimes de fertilisation des blés nus et de l’amidonnier n’intervient qu’à partir des IIe–Ier siècle avant notre ère. Ces observations sont en accord avec la mise en place de l’extensification des cultures perçue par les études carpologiques, en particulier celles fondées sur les flores adventices. Les différences interspécifiques se manifestent aussi au travers des traitements appliqués aux blés nus, beaucoup plus fréquemment fertilisés, en comparaison des trois autres céréales, et ce, à partir du tournant de notre ère, au moment où ces cultures connaissent leur plein essor.En parallèle de la fertilisation à l’aide de fumier, les agriculteurs du littoral ont potentiellement recours au compost d’algues. L’arsenic est le marqueur biogéochimique pressenti pour attester une fertilisation aux algues à partir des grains de céréales archéologiques. Les premiers jalons d’un protocole d’analyse ont été posés dans cette thèse dans le but de tester la fiabilité du marqueur. Cette approche exploratoire requérait une validation de la méthode sur grains carbonisés, avant une application aux grains archéologiques

    Premiers pas d'une céréaliculture « antique » expérimentale en Bretagne

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    International audienceUne manière de fertiliser les champs est la technique de l’engrais vert, qui consiste à semer un couvert végétal composé de légumineuses, non dans l’objectif de produire une denrée alimentaire, mais pour le faucher avant maturité des graines et de l’enfouir pour qu’il se décompose sur place. Cette technique est largement décrite en complément de l’utilisation de fumier dans les traités d’agriculture latins (Caton ; Columelle ; Palladius ; Pline ; Varron) et des indices carpologiques de l’emploi de l’engrais vert pourraient exister pour le territoire des Gaules, en particulier en accompagnant « l’essor des blés nus » au début de la période romaine en Ile-de-France. Il est attendu que l’emploi de cette technique ait un effet sur la composition isotopique en azote, en faisant diminuer les valeurs de δ15N des grains de céréales, à l’inverse de l’utilisation de fumier qui les fait monter. Cette hypothèse est basée sur une vieille étude expérimentale publiée en 1971. Cependant, depuis, aucune autre investigation n’est venue confirmer cet effet de l’engrais vert.Notre expérimentation actuelle vise à créer un nouveau référentiel aux études biogéochimiques pour aller plus loin dans l’identification de la technique de l’engrais vert en archéologie. Elle est mise en place sur le site patrimonial de la villa du Quiou, à l’est des Côtes-d’Armor, propriété du Conseil départemental. Nous avons prévu une rotation d’un cycle de deux ans, avec une succession légumineuse– céréales. En parallèle, une parcelle « témoin » sera cultivée uniquement en céréales, pour mesurer la composition isotopique des céréales en l’absence de traitement. Les cultures de céréales sont subdivisées en 12 carrés pour mesurer les variations de composition entre différentes espèces (orge, froment, poulard, amidonnier, engrain, épeautre) pour une même année et d’une année sur l’autre, ce qu’actuellement aucune expérimentation n’a testé.En plus de l’étude biogéochimique, nous nous intéressons aussi aux gestes techniques des agriculteurs. Le travail est réalisé à la main, avec des outils traditionnels proches de formes connues durant l’Antiquité. Pour la première année, la prairie a été ouverte sur 200m2 à la houe par une équipe de 7 personnes en une journée en novembre 2024. Un second labour plus léger a été réalisé à la veille du semis fin février 2025. Les cultures, semées à la volée, ont été enfouie par hersage au croc, puis par piétinement. À l’heure actuelle, la fauche des pois et la moisson à la faucille des céréales n’ont pas été réalisées

    Field fertilisation strategies during the Second Iron Age and the Roman period (6th century BCE - 5th century CE) in the northern half of France, direct evidence from cereal remains using the biogeochemical approach

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    Le développement économique des sociétés du second âge du Fer et de la période romaine en Gaule s’est appuyé sur la transformation des systèmes agricoles. Grâce aux centaines d’études carpologiques accumulées depuis une quarantaine d’années, l’évolution des productions végétales et les pratiques culturales de ces périodes sont globalement bien documentées pour la moitié nord de la France. L’augmentation des productions agricoles, nécessaire à l’accompagnement du phénomène urbain et à l’essor du commerce, est passé par la diversification des régimes de culture, avec le développement de systèmes extensifs et qui se traduit par une évolution dans la gestion des modes de fertilisation des sols exploités et par la mise en valeur de sols de toutes catégories.Cette thèse explore les techniques de fertilisation organique à l’échelle des récoltes, à l’aide des méthodes de la biogéochimie. Les analyses isotopiques de l’azote (δ15N) renseignent le taux de matière organique du sol et l’emploi de fumier. Les analyses ont été réalisées sur un corpus de 124 lots de céréales (blé amidonnier, blé épeautre, blés nus et orge vêtue), issus de 68 sites archéologiques, de toute la moitié nord de la France et datés du VIe siècle avant notre ère au Ve siècle de notre ère. Elles montrent une pratique généralisée de la fertilisation des champs. La fertilisation a pu être effectuée à l’aide de fumier récolté dans les étables ou dans les enclos à bétail, par le parcage mobile des troupeaux sur les champs ou par l’apport de diverses matières compostées, employés en quantités modérées. Au sein des établissements, les champs ont été soumis à des pratiques contrastées : certains étaient fertilisés intensément, tandis que d’autres l’étaient moins voir pas du tout. Des différences régionales sont notées, en particulier pour la Champagne crayeuse, où les agriculteurs ont eu bien moins recours à la fumure qu’ailleurs. Les évolutions chronologiques ne sont pas encore claires. Les valeurs de δ15N de l’orge vêtue et de l’épeautre sont assez dispersées, reflétant une grande diversité dans la fertilité des sols cultivés accueillant ces céréales. La diversification des régimes de fertilisation des blés nus et de l’amidonnier n’intervient qu’à partir des IIe–Ier siècle avant notre ère. Ces observations sont en accord avec la mise en place de l’extensification des cultures pressentie par les études carpologiques, en particulier celles fondées sur les flores adventices. Les différences interspécifiques se manifestent aussi au travers des traitements appliqués aux blés nus, beaucoup plus fréquemment fertilisés, en comparaison des trois autres céréales, et ce, à partir du tournant de notre ère, au moment où ces cultures connaissent leur plein essor.En parallèle de la fertilisation à l’aide de fumier, les agriculteurs du littoral ont potentiellement recours au compost d’algues. L’arsenic est le marqueur biogéochimique pressenti pour attester une fertilisation aux algues à partir des grains de céréales archéologiques. Les premiers jalons d’un protocole d’analyse ont été posés dans cette thèse dans le but de tester la fiabilité du marqueur. Cette approche exploratoire requérait une validation de la méthode sur grains carbonisés, avant une application aux grains archéologiques.The economic development of the societies of the Second Iron Age and the Roman period in Gaul was based on the transformation of the agricultural system. Thanks to hundreds of archaeobotanical studies carried out over the last forty years, the evolution of crop productions and cultivation practices is generally well documented for the northern half of France. The increase in crop production, necessary to accompany the urban phenomenon and the development of trade, was achieved through the diversification of cropping regimes, with the development of extensive systems, which is reflected in the evolution of soil fertility management and the exploitation of various soil types.This doctoral thesis explores organic fertilisation technics at the harvest scale, through biogeochemical methods. Stable nitrogen isotope analyses (δ15N) inform on the level of soil organic matter and the use of manure. The analyses were conducted on a corpus of 124 cereal groups (emmer, spelt, free-threshing wheats and hulled barley), from 68 archaeological sites in the northern half of France and dated from the 6th century BCE to the 5th century CE. The results show a widespread practice of field fertilisation. Fertilisation may have been carried out using manure from stables or dungyards, through mobile penning of livestock in the fields or with various other waste organic matter, used in moderate quantities. Within each settlement, the fields were subjected to contrasting practices: some were fertilised, other less or not at all. Regional differences are noted, particularly for the chalky Champagne region, where farmers used far less manure than elsewhere. Chronological evolutions are not yet clear. The δ15N values of barley and spelt are rather scattered, reflecting a great diversity in soil fertility. The diversification of the fertilisation regimes of free-threshing wheats and emmer only occurred from the 2nd–1st centuries BCE. These observations are consistent with the extensification of cultivation suggested by the archaeobotanical studies (weed ecology). Interspecific differences can also be seen in the treatments applied to free-threshing wheats, which were more commonly fertilised than the other three cereals, from the 1st century CE, when these crops were in full expansion.In parallel to fertilisation with manure, coastal farmers potentially use seaweed compost. It is proposed to use arsenic in archaeological cereal grain as a biogeochemical marker of kelp fertilisation. The first steps of an analysis protocol were implemented in this doctoral thesis, in order to test the reliability of the marker. This exploratory approach required validation of the method on charred grains, before application to archaeological grains

    Stratégies de fertilisation des champs durant le second âge du Fer et la période romaine (VIe siècle avant notre ère – Ve siècle de notre ère) dans la moitié nord de la France, témoignage direct des restes céréaliers par l’approche biogéochimique.

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    The economic development of the societies of the Second Iron Age and the Roman period in Gaul was based on the transformation of the agricultural system. Thanks to hundreds of archaeobotanical studies carried out over the last forty years, the evolution of crop productions and cultivation practices is generally well documented for the northern half of France. The increase in crop production, necessary to accompany the urban phenomenon and the development of trade, was achieved through the diversification of cropping regimes, with the development of extensive systems, which is reflected in the evolution of soil fertility management and the exploitation of various soil types.This doctoral thesis explores organic fertilisation technics at the harvest scale, through biogeochemical methods. Stable nitrogen isotope analyses (δ15N) inform on the level of soil organic matter and the use of manure. The analyses were conducted on a corpus of 124 cereal groups (emmer, spelt, free-threshing wheats and hulled barley), from 68 archaeological sites in the northern half of France and dated from the 6th century BCE to the 5th century CE. The results show a widespread practice of field fertilisation. Fertilisation may have been carried out using manure from stables or dungyards, through mobile penning of livestock in the fields or with various other waste organic matter, used in moderate quantities. Within each settlement, the fields were subjected to contrasting practices: some were fertilised, other less or not at all. Regional differences are noted, particularly for the chalky Champagne region, where farmers used far less manure than elsewhere. Chronological evolutions are not yet clear. The δ15N values of barley and spelt are rather scattered, reflecting a great diversity in soil fertility. The diversification of the fertilisation regimes of free-threshing wheats and emmer only occurred from the 2nd–1st centuries BCE. These observations are consistent with the extensification of cultivation suggested by the archaeobotanical studies (weed ecology). Interspecific differences can also be seen in the treatments applied to free-threshing wheats, which were more commonly fertilised than the other three cereals, from the 1st century CE, when these crops were in full expansion.In parallel to fertilisation with manure, coastal farmers potentially use seaweed compost. It is proposed to use arsenic in archaeological cereal grain as a biogeochemical marker of kelp fertilisation. The first steps of an analysis protocol were implemented in this doctoral thesis, in order to test the reliability of the marker. This exploratory approach required validation of the method on charred grains, before application to archaeological grains.Le développement économique des sociétés du second âge du Fer et de la période romaine en Gaule s’est appuyé sur la transformation des systèmes agricoles. Grâce aux centaines d’études carpologiques accumulées depuis une quarantaine d’années, l’évolution des productions végétales et les pratiques culturales de ces périodes sont globalement bien documentées pour la moitié nord de la France. L’augmentation des productions agricoles, nécessaire à l’accompagnement du phénomène urbain et à l’essor du commerce, est passé par la diversification des régimes de culture, avec le développement de systèmes extensifs et qui se traduit par une évolution dans la gestion des modes de fertilisation des sols exploités et par la mise en valeur de sols de toutes catégories.Cette thèse explore les techniques de fertilisation organique à l’échelle des récoltes, à l’aide des méthodes de la biogéochimie. Les analyses isotopiques de l’azote (δ15N) renseignent le taux de matière organique du sol et l’emploi de fumier. Les analyses ont été réalisées sur un corpus de 124 lots de céréales (blé amidonnier, blé épeautre, blés nus et orge vêtue), issus de 68 sites archéologiques, de toute la moitié nord de la France et datés du VIe siècle avant notre ère au Ve siècle de notre ère. Elles montrent une pratique généralisée de la fertilisation des champs. La fertilisation a pu être effectuée à l’aide de fumier récolté dans les étables ou dans les enclos à bétail, par le parcage mobile des troupeaux sur les champs ou par l’apport de diverses matières compostées, employés en quantités modérées. Au sein des établissements, les champs ont été soumis à des pratiques contrastées : certains étaient fertilisés intensément, tandis que d’autres l’étaient moins voir pas du tout. Des différences régionales sont notées, en particulier pour la Champagne crayeuse, où les agriculteurs ont eu bien moins recours à la fumure qu’ailleurs. Les évolutions chronologiques ne sont pas encore claires. Les valeurs de δ15N de l’orge vêtue et de l’épeautre sont assez dispersées, reflétant une grande diversité dans la fertilité des sols cultivés accueillant ces céréales. La diversification des régimes de fertilisation des blés nus et de l’amidonnier n’intervient qu’à partir des IIe–Ier siècle avant notre ère. Ces observations sont en accord avec la mise en place de l’extensification des cultures pressentie par les études carpologiques, en particulier celles fondées sur les flores adventices. Les différences interspécifiques se manifestent aussi au travers des traitements appliqués aux blés nus, beaucoup plus fréquemment fertilisés, en comparaison des trois autres céréales, et ce, à partir du tournant de notre ère, au moment où ces cultures connaissent leur plein essor.En parallèle de la fertilisation à l’aide de fumier, les agriculteurs du littoral ont potentiellement recours au compost d’algues. L’arsenic est le marqueur biogéochimique pressenti pour attester une fertilisation aux algues à partir des grains de céréales archéologiques. Les premiers jalons d’un protocole d’analyse ont été posés dans cette thèse dans le but de tester la fiabilité du marqueur. Cette approche exploratoire requérait une validation de la méthode sur grains carbonisés, avant une application aux grains archéologiques

    Les analyses biogéochimiques (δ15N) des restes céréaliers pour la compréhension des pratiques de fertilisation des champs en Gaule (500 av. JC-500 ap. JC)

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    International audienceDepuis une vingtaine d'années, les archéologues ont intensifié leurs investigations sur les restes archéobotaniques en utilisant des analyses biogéochimiques. Les restes archéozoologiques font l’objet de ces analyses depuis plus longtemps, qui bénéficient de critères de préservation chimique du collagène bien établis (teneurs en azote et en carbone, ainsi que le rapport atomique carbone/azote). Ces indicateurs ont été étendus aux restes végétaux, bien que les plages de valeurs garantissant la conservation des grains de céréales ne soient pas encore définies. Une récente thèse sur la gestion de la fertilité des sols a rassemblé un corpus important de céréales archéologiques du second âge du Fer et de la période romaine en France. Plusieurs centaines d'analyses isotopiques inédites (δ15N et δ13C) ont été réalisées et comparées à un référentiel de céréales expérimentales actuelles, démontrant que la composition élémentaire des céréales archéologiques reste similaire à celle des céréales modernes. Ainsi, les variations observées dans la composition isotopique reflètent principalement les conditions de croissance et de carbonisation des plantes, plutôt que des phénomènes post-dépositionnels.Durant cette thèse, une expérimentation de culture a été mise en place pour établir un référentiel archéologique éclairant les interprétations de la composition isotopique en azote des restes carpologiques. La composition isotopique en azote des céréales, souvent interprétées en termes d'utilisation de fumier, a été réévaluée grâce à une culture expérimentale montrant que le pâturage d'un troupeau de moutons et leurs déjections avant la mise en culture peuvent également contribuer à des valeurs plus élevées de δ15N. Cette diversité des pratiques agricoles peut maintenant être prise en compte dans les études sur la composition isotopique des restes organiques.Basées sur des expérimentations actuelles, les interprétations de la composition isotopique des restes organiques nécessitent un référentiel de valeurs isotopiques archéologiques. Pour ce faire, un corpus de restes fauniques de cervidés, reflétant la composition isotopique de leur alimentation en plantes sauvages, a été sélectionné pour établir un niveau de base pour les valeurs de δ15N des céréales archéologiques. En utilisant les analyses isotopiques sur des restes céréaliers de 68 sites archéologiques, l'étude démontre une utilisation répandue du fumier dans la moitié nord de la France durant le second âge du Fer et la période romaine. Cependant, des régions présentent des pratiques agricoles différentes, influencées par des contraintes géologiques. De plus, l'étude met en lumière le traitement spécifique de certaines espèces de céréales, en particulier les blés nus, bénéficiant davantage de la fumure. Ces résultats soulignent l'importance des analyses isotopiques pour comprendre les pratiques agricoles passées

    Les analyses biogéochimiques (δ15N) des restes céréaliers pour la compréhension des pratiques de fertilisation des champs en Gaule (500 av. JC-500 ap. JC)

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    International audienceDepuis une vingtaine d'années, les archéologues ont intensifié leurs investigations sur les restes archéobotaniques en utilisant des analyses biogéochimiques. Les restes archéozoologiques font l’objet de ces analyses depuis plus longtemps, qui bénéficient de critères de préservation chimique du collagène bien établis (teneurs en azote et en carbone, ainsi que le rapport atomique carbone/azote). Ces indicateurs ont été étendus aux restes végétaux, bien que les plages de valeurs garantissant la conservation des grains de céréales ne soient pas encore définies. Une récente thèse sur la gestion de la fertilité des sols a rassemblé un corpus important de céréales archéologiques du second âge du Fer et de la période romaine en France. Plusieurs centaines d'analyses isotopiques inédites (δ15N et δ13C) ont été réalisées et comparées à un référentiel de céréales expérimentales actuelles, démontrant que la composition élémentaire des céréales archéologiques reste similaire à celle des céréales modernes. Ainsi, les variations observées dans la composition isotopique reflètent principalement les conditions de croissance et de carbonisation des plantes, plutôt que des phénomènes post-dépositionnels.Durant cette thèse, une expérimentation de culture a été mise en place pour établir un référentiel archéologique éclairant les interprétations de la composition isotopique en azote des restes carpologiques. La composition isotopique en azote des céréales, souvent interprétées en termes d'utilisation de fumier, a été réévaluée grâce à une culture expérimentale montrant que le pâturage d'un troupeau de moutons et leurs déjections avant la mise en culture peuvent également contribuer à des valeurs plus élevées de δ15N. Cette diversité des pratiques agricoles peut maintenant être prise en compte dans les études sur la composition isotopique des restes organiques.Basées sur des expérimentations actuelles, les interprétations de la composition isotopique des restes organiques nécessitent un référentiel de valeurs isotopiques archéologiques. Pour ce faire, un corpus de restes fauniques de cervidés, reflétant la composition isotopique de leur alimentation en plantes sauvages, a été sélectionné pour établir un niveau de base pour les valeurs de δ15N des céréales archéologiques. En utilisant les analyses isotopiques sur des restes céréaliers de 68 sites archéologiques, l'étude démontre une utilisation répandue du fumier dans la moitié nord de la France durant le second âge du Fer et la période romaine. Cependant, des régions présentent des pratiques agricoles différentes, influencées par des contraintes géologiques. De plus, l'étude met en lumière le traitement spécifique de certaines espèces de céréales, en particulier les blés nus, bénéficiant davantage de la fumure. Ces résultats soulignent l'importance des analyses isotopiques pour comprendre les pratiques agricoles passées

    Going Beyond Counting First Authors in Author Co-citation Analysis

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    The present study examines one of the fundamental aspects of author co-citation analysis (ACA) - the way co-citation counts are defined. Co-citation counting provides the data on which all subsequent statistical analyses and mappings are based, and we compare ACA results based on two different types of co-citation counting - the traditional type that only counts the first one among a cited work's authors on the one hand and a non-traditional type that takes into account the first 5 authors of a cited work on the other hand. Results indicate that the picture produced through this non-traditional author co-citation counting contains more coherent author groups and is therefore considerably clearer. However, this picture represents fewer specialties in the research field being studied than that produced through the traditional first-author co-citation counting when the same number of top-ranked authors is selected and analyzed. Reasons for these effects are discussed

    Variations on the Author

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    “Variations on the Author” discusses two of Eduardo Coutinho’s recent films (Um Dia na Vida, from 2010, and Últimas Conversas, posthumously released in 2015) and their contribution to the general question of documentary authorship. The director’s filmography is characterized by a consistent yet self-effacing form of authorial self-inscription: Coutinho often features as an interviewer that rather than express opinions propels discourses; an interviewer that is good at listening. This mode of self-inscription characterizes him as an author who is not expressive but who is nonetheless markedly present on the screen. In Um Dia na Vida, however, Coutinho is completely absent form the image, while Últimas Conversas, on the contrary, includes a confessional prologue that moves the director from the margins to the center of his films. This article examines the ways in which these works stand out in the filmography of a director who offers new insights into the notion of cinematic authorship
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