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    La sûreté: un principe ambivalent

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    Depuis 2014, le Centre Toulousain d’Histoire du droit et des Idées politiques (CTHDIP) porte le programme Dikè avec pour objectif une réflexion transversale sur les cultures juridiques en Europe. Dans ce cadre de travail, l’interdisciplinarité et le comparatisme permettent une approche globale par la complémentarité des points de vue et des méthodes autour d’un thème choisi pour les perspectives qu’il laisse entrevoir. C’est ainsi que lors de l’année 2023, deux journées d’étude, du 30 janvier et 15 juin, ont pu être consacrées sur le thème de la sûreté comme principe ambivalent. Sans prétendre bien sûr épuiser le sujet, il s’agissait de mettre en perspective dans le temps et dans l’espace un concept difficile à appréhender ou à circonscrire parce qu’évolutif, notamment pour des raisons intrinsèques. Il n’y a qu’à voir les utilisations du terme depuis la sûreté d’une ville comme Paris employée dans les mémoires policiers du XVIIIe siècle, la sûreté de l’individu, celle du citoyen, celle de l’Etat jusqu’aux nombreuses déclinaisons contemporaines qui rapprochent finalement la « sûreté » de la « sécurité » sans qu’apparaisse très clairement la distinction entre l’une et l’autre . Est-ce bien satisfaisant

    Going Beyond Counting First Authors in Author Co-citation Analysis

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    The present study examines one of the fundamental aspects of author co-citation analysis (ACA) - the way co-citation counts are defined. Co-citation counting provides the data on which all subsequent statistical analyses and mappings are based, and we compare ACA results based on two different types of co-citation counting - the traditional type that only counts the first one among a cited work's authors on the one hand and a non-traditional type that takes into account the first 5 authors of a cited work on the other hand. Results indicate that the picture produced through this non-traditional author co-citation counting contains more coherent author groups and is therefore considerably clearer. However, this picture represents fewer specialties in the research field being studied than that produced through the traditional first-author co-citation counting when the same number of top-ranked authors is selected and analyzed. Reasons for these effects are discussed

    Variations on the Author

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    “Variations on the Author” discusses two of Eduardo Coutinho’s recent films (Um Dia na Vida, from 2010, and Últimas Conversas, posthumously released in 2015) and their contribution to the general question of documentary authorship. The director’s filmography is characterized by a consistent yet self-effacing form of authorial self-inscription: Coutinho often features as an interviewer that rather than express opinions propels discourses; an interviewer that is good at listening. This mode of self-inscription characterizes him as an author who is not expressive but who is nonetheless markedly present on the screen. In Um Dia na Vida, however, Coutinho is completely absent form the image, while Últimas Conversas, on the contrary, includes a confessional prologue that moves the director from the margins to the center of his films. This article examines the ways in which these works stand out in the filmography of a director who offers new insights into the notion of cinematic authorship

    Appropriate Similarity Measures for Author Cocitation Analysis

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    We provide a number of new insights into the methodological discussion about author cocitation analysis. We first argue that the use of the Pearson correlation for measuring the similarity between authors’ cocitation profiles is not very satisfactory. We then discuss what kind of similarity measures may be used as an alternative to the Pearson correlation. We consider three similarity measures in particular. One is the well-known cosine. The other two similarity measures have not been used before in the bibliometric literature. Finally, we show by means of an example that our findings have a high practical relevance.information science;Pearson correlation;cosine;similarity measure;author cocitation analysis

    Dispelling the Myths Behind First-author Citation Counts

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    We conducted a full-scale evaluative citation analysis study of scholars in the XML research field to explore just how different from each other author rankings resulting from different citation counting methods actually are, and to demonstrate the capability of emerging data and tools on the Web in supporting more realistic citation counting methods. Our results contest some common arguments for the continued use of first-author citation counts in the evaluation of scholars, such as high correlations between author rankings by first-author citation counts and other citation counting methods, and high costs of using more realistic citation counting methods that are not well-supported by the ISI databases. It is argued that increasingly available digital full text research papers make it possible for citation analysis studies to go beyond what the ISI databases have directly supported and to employ more sophisticated methods

    Author Index

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    Nao informado

    "Avant-propos", La sûreté: un principe ambivalent. Ses rapports à l'individu et à l'Etat; Approche historique et comparée,

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    National audienceDepuis 2014, le Centre Toulousain d’Histoire du droit et des Idées politiques (CTHDIP) porte le programme Dikè avec pour objectif une réflexion transversale sur les cultures juridiques en Europe. Dans ce cadre de travail, l’interdisciplinarité et le comparatisme permettent une approche globale par la complémentarité des points de vue et des méthodes autour d’un thème choisi pour les perspectives qu’il laisse entrevoir. C’est ainsi que lors de l’année 2023, deux journées d’étude, du 30 janvier et 15 juin, ont pu être consacrées sur le thème de la sûreté comme principe ambivalent. Sans prétendre bien sûr épuiser le sujet, il s’agissait de mettre en perspective dans le temps et dans l’espace un concept difficile à appréhender ou à circonscrire parce qu’évolutif, notamment pour des raisons intrinsèques. Il n’y a qu’à voir les utilisations du terme depuis la sûreté d’une ville comme Paris employée dans les mémoires policiers du XVIIIe siècle, la sûreté de l’individu, celle du citoyen, celle de l’Etat jusqu’aux nombreuses déclinaisons contemporaines qui rapprochent finalement la « sûreté » de la « sécurité » sans qu’apparaisse très clairement la distinction entre l’une et l’autre . Est-ce bien satisfaisant ?C’est toute la dialectique posée aux systèmes répressifs modernes entre exigences de l’ordre public et protection des droits individuels, pour citer Bernard Schnapper , qui nous interroge. C’est un équilibre, une balance complexe, qui fait que ces notions (sûreté individuelle et sûreté de l’Etat) sont soit complémentaires, soit contradictoires . Cette tension apparaît très vite : la sûreté de la 1789 est souvent présentée comme une sûreté individuelle (on sait que la Déclaration de 1789 est aussi et surtout une attaque contre l’Ancien Régime). Bien sûr, la Déclaration est celle des droits de l’Homme comme individu, mais elle est aussi une déclaration des droits de la nation et du citoyen, ce qui autoriserait après tout d’autres interprétations quant à cette sûreté. Aussi, lorsque la pensée de Lumières évoquait la sûreté , elle pouvait déjà et également la concevoir comme une sûreté de l’Etat, notamment dans les débats relatifs à la peine de mort où elle apparaît bien souvent comme une exception à une abolition absolue, y compris chez Beccaria. Cette tension est ancienne et a traversé les XIXe et XXe siècles. Le Code pénal de 1810 consacre un chapitre aux « Crimes et délits contre la sûreté de l’Etat », sûretés intérieure et extérieure de l’Etat. Que dire des lois de sûreté générale au XIXe siècle ? Celle du 31 octobre 1815 prévoit ainsi dans son article 1 : « Tout individu, quelle que soit sa profession, civile, militaire ou autre, qui aura été arrêté comme prévenu de crimes ou de délits contre la personne et l’autorité du Roi, contre les personnes de la famille royale, ou contre la sûreté de l’Etat, pourra être détenu jusqu’à l’expiration de la présente loi, si, avant cette époque, il n’a été traduit devant les tribunaux ». L’article 2 précise que « les mandats à décerner contre les individus prévenus d’un des crimes mentionnés à l’article précédent, ne pourront l’être que par les fonctionnaires à qui les lois confèrent ce pouvoir […] ». Suspension de la liberté individuelle, dans un climat de crise politique, par l’autorisation des emprisonnements administratifs, indépendants de la procédure judiciaire. Encore en juin 1853, la sûreté générale, héritière du Ministère de la Police, apparaît sous l’appellation de « Direction de la Sûreté publique » qui deviendra en 1871 la « Direction de la sûreté générale ».Voici un rapport adressé à ce sujet par le Directeur de la sûreté générale au Ministère de l’Intérieur : « Le service de la sûreté répond à deux besoins de tout gouvernement, d’où pour ses agents une double fonction. D’une part, ils veillent à l’exécution des lois et d’un certain ordre du gouvernement, de l’autre ils recueillent et portent à la connaissance des hauts fonctionnaires chargés d’exercer l’autorité les renseignements qui doivent servir de base à la politique intérieure du gouvernement » .En revanche, nous pouvons lire l’article 3 de la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948 : « Tout individu a droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de sa personne ». Le droit à la sûreté est à nouveau le droit à la protection de la liberté individuelle, inspiré de l’habeas corpus, malgré un glissement sémantique menait à une confusion entre droit à la sûreté et droit à la sécurité.Finalement, nous constatons que nous sommes pris par un mouvement permanent au gré des intérêts en présence, sur un terrain mouvant, ce que n’aiment pas les juristes. Cependant, ce mouvement ne dépend pas d’une époque mais de l’objet protégé. Il n’est pas historique mais inhérent à la notion même de sûreté . C’est sûrement la raison pour laquelle le Conseil constitutionnel évite le terme de « sûreté » . Ces journées d’étude, dont la revue numérique Dikè fait état, permettront peut-être une réflexion plus ample sur un sujet bien loin d’être épuisé
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