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ACTIVITÉS DE MÉDIATION ET PRATIQUES LANGAGIÈRES DANS LES INSTITUTIONS « TOTALITAIRES » : ENTRE TENSION, REPRODUCTION ET CRÉATIVITÉ / MEDIATION AND LANGUAGE PRACTICES IN "TOTALITARIAN" INSTITUTIONS : BETWEEN TENSION, REPRODUCTION AND CREATIVITY / ACTIVITĂŢI DE MEDIERE ŞI PRACTICI LINGVISTICE ÎN INSTITUŢIILE „TOTALITARE”: ÎNTRE TENSIUNE, REPRODUCERE ŞI CREATIVITATE
Nous nous intéressons aux pratiques langagières dans des établissements de santé
et médico-sociaux dits « institutions totales » ou « milieux clos » (maisons de retraite et
établissements pour personnes handicapées mentales), ce dans le cadre d’activités de médiation de
culture et langue picarde ainsi que d’informatique et/ou d’Internet. D’une part, nous ouvrons la
réflexion sur la manière de faire de la recherche sur ces terrains qui engagent le chercheur dans un
processus éthique. D’autre part, nous appréhendons ces institutions comme des lieux au sein desquels
les situations de communication sont révélatrices de relations à géométrie variable et plus
généralement des tensions afférentes à la construction du champ du travail médico-social. Enfin,
nous questionnons et (re)pensons le rôle des activités de médiation et pratiques langagières afférentes
au sein de ces espaces. En effet, certains établissements développent des activités de médiation qui
favorisent une « communication totale », c’est à dire pluri-formes : orale, verbale, para-verbale où
les objets physiques et symboliques sont des ressources issues de l’environnement au cœur de
l’interaction. Dès lors, des établissements vont s’ouvrir vers l’extérieur (le monde ordinaire versus le
milieu clos des institutions)
Rôle communicationnel des plateformes numériques et réseaux-sociaux numériques pour l’engagement citoyen dans le cadre du projet ‘‘Vénères et Solidaires." L’Europe aux portes de quartiers
International audienceAXE 3 : Diversité culturelle et incommunications en Méditerranée.Rôle communicationnel des plateformes numériques et réseaux socio-numériques (RSN) pour l’engagement citoyen dans le cadre du projet “Vénère & Solidaires. L’Europe aux portes de quartiers” Audrey Bonjour, Anne Gagnebien, Natacha SouillardAix Marseille Univ, Université de Toulon, IMSIC, Marseille, France Pour reprendre l’analyse des anthropologues Dennis Rodgers et Steffen Bo Jensen (2023), Marseille, souvent assimilée à une métropole gangrenée par la violence, est comparée à d'autres grandes villes telles que Glasgow, Naples ou Chicago dans l'imaginaire collectif. Cependant, lorsqu'on examine les statistiques, il apparaît que les niveaux de violence à Marseille ne sont pas plus élevés que ceux de Paris . Marseille est aussi une ville de tous les contrastes et cosmopolite dans laquelle est née une association, Citizen Campus, créée en 2020 et portée notamment par un rescapé des attentats du Bataclan (2015) qui déclarait dans une tribune du journal Le Monde (2017) « Le temps des commémorations doit laisser la place au temps de l’engagement » . Quatre ans plus tard, l’association faisait partie des lauréats d’un appel à projet CIVIS avec son projet intitulé “Vénère & Solidaires. L’Europe aux portes de quartiers” piloté également par trois chercheurs d’Aix-Marseille Université (Martine Badillo, Rym Ibrahim et Audrey Bonjour), projet qui est le terrain d’enquête présenté ici. La méthodologie développée par “Vénères & Solidaires”, notamment l’organisation d’ateliers d’intelligence collective a servi de base pour la participation à un autre projet nommé “Y.Civic”, développé dans le cadre du Programme « l’Europe pour les citoyens » ayant pour objectif de contribuer à faire comprendre l’UE, son histoire et sa diversité et d’encourager la participation démocratique des citoyens de jeunes issus de quartiers ou zones défavorisés de 5 pays.Dans cette proposition, l’objectif principal est de répondre à l’une des questions soulevées dans l’appel à communication, avec pour problématique : quels rôles communicationnels ont endossé les plateformes numériques et les réseaux socionumériques et quels impacts sur les mobilisations de jeunes issus de pays européens et plus particulièrement de Marseille ? Ces jeunes viennent de pays européens (Belgique, Pologne, Roumanie), dont deux en méditerranée (Italie et France), certains ont pris part à des débats sur des enjeux sociopolitiques comme suit :- Bruxelles : Jeunes & Climat : Vécus, impacts et actions (14 octobre 2021)- Palerme : Jeunes, Police, Justice : on se parle ? (4 et 5 février 2022)- Poznan : Jeunes & ruralité (20 et 21 mai 2022)- Marseille : Jeunes & engagement citoyen (10 et 11 juin 2022)- Cluj-Napoca : Jeunes, médias & Fake news (29 et 30 septembre 2022)Nous centrerons donc notre analyse sur la participation de jeunes marseillais, rendue possible par le travail de coordination de l’association Citizen Campus. Il faut préciser que l’ambition initiale du projet “Vénères et solidaires” était de créer une plateforme de communication numérique pour les jeunes et par les jeunes, leur permettant d'exprimer leur vécu durant la crise sanitaire du Covid, et à partir de cette expression, de partager et combiner les solutions mises en œuvre localement. Nous verrons comment face à cette aspiration, Citizen Campus a dû repenser sa communication à destination des jeunes des quartiers défavorisés de Marseille pour passer d’une acommunication par des incommunications (Renucci et Paquot, 2019) jusqu’à communiquer et même créer du lien avec certains d’entre eux. La méthodologie mobilisée se fonde sur l’analyse sémio-pragmatique (Boutaud, 1998) de supports de communication produits par l’association dans le cadre de ce projet, sur ceux des compte-rendus des ateliers d’intelligence collective, puis sur la conduite d’entretiens (Bonjour et Daragon, 2018) avec les membres actifs de l’association impliqués dans le projet, ainsi que sur l’étude de vidéos Youtube des débats citoyens (Douyère et Ricaud, 2019). Notre cadre théorique apporte une lecture des résultats en termes d’intelligence collective (Lévy, 2021), d’engagement (Allard et Blondeau, 2007), d’analyse de la participation sur les réseaux socio-numériques (Cardon, 2013 ; Aroufoune, 2023) et de communication appréhendée dans ses formes plurielles de l’acommunication et de l’incommunication (Wolton, 2024, 2019). Nos premiers résultats nous conduisent à nous focaliser, de facto, sur les formes d’incommunication via les plateformes numériques et avec les réseaux socio-numériques. Les plateformes numériques s’appuient sur “la logique technique d’intermédiation [qui] se double d’une logique de capitalisation, c’est-à-dire de captation de valeur par le développement de la connectivité” (Guihon, 2018). La valeur ici n’est pas marchande mais symbolique (Boutaud, 1998), celle de développer simultanément une communauté d’appartenance et l’empowerment pour, in fine, engager des jeunes dans l’action citoyenne. Nous retenons quatre axes d’analyse : 1. Incommunication et fracture socio-numérique : l’association a dû repenser ses choix d’outils de communication, trop confidentiels ou inadaptés (pour la visioconférence, Discord, pour la messagerie synchrone WhatsApp) et les remplacer par des solutions davantage grand public et conjoncturelles (Zoom) ou plus ciblées sur son public (Snapchat). 2. Incommunication et présence numérique : Citizen Campus a été confronté au problème de l’animation de la communauté en distanciel ne facilitant par l’émergence d’une dynamique de groupe pour l’intelligence collective. Par ailleurs, l’analyse des vidéos Youtube montre des choix quant aux jeunes à qui l’on donne la parole, certains étant, de fait, invisibilisés. 3. Incommunication et engagement numérique : l’association déclare des difficultés à engager les jeunes qu’elle qualifie d’« électrons libres ». Des leviers d’action ont été aussi des RDV manqués par manque de participation, par exemple, avec les entretiens filmés ou la réalisation de vidéos un peu à la Brut. 4. Incommunication et traces numériques : les jeunes s’auto-censurent car ils déclarent craindre d'être filmés, que la vidéo se retrouve sur les réseaux sociaux et que ce soient assimilés à un engagement militant, ce qui pourrait conduire au harcèlement selon eux. Donc, avec ce public, les réseaux sociaux n’ont pas poussé à l'action et l'ont même freinée dans ce cadre-là. BibliographieAllard, L. et Blondeau, O., « L’activisme contemporain : défection, expressivisme, expérimentation », Rue Descartes, 1, 2007, p. 47 58.Aroufoune, B. (2023). “Il est temps de faire attention aux publications sur les réseaux sociaux” : Le Hirak algérien à l’épreuve de la pandémie. In Durampart, M. (2023). Les émergences d’un monde d’après. L’information-communication à l’épreuve d’une crise sanitaire. Paris. L’Harmattan. Bonjour, A. & Daragon, E. (2018). Technologies numériques et travail médico-social : retour d’expérience à partir d’une recherche action formation. Communication & Organisation, 53, 197-204. https://doi.org/10.4000/communicationorganisation.6307Boutaud, J.-J. (1998). Sémiotique et communication : du signe au sens, Paris, L’Harmattan.Cardon, D. (2013). La participation en ligne. Idées économiques et sociales, 173, 33-42. https://doi.org/10.3917/idee.173.0033Rodgers, D., Bo Jensen, S. (2023). Marseille : immersion dans la cité Félix-Pyat (1/4) – La mauvaise réputation. The Conversation [en ligne] https://theconversation.com/marseille-immersion-dans-la-cite-felix-pyat-1-4-la-mauvaise-reputation-220875Douyère, D. & Ricaud, P. (2019). Présentation du dossier : Youtube, un espace d’expression politique ?. Politiques de communication, 13, 15-30. https://doi-org.lama.univ-amu.fr/10.3917/pdc.013.0015Lévy, P. (2021). L’intelligence collective aujourd’hui. L'Observatoire, 58, 64-68. https://doi-org.lama.univ-amu.fr/10.3917/lobs.058.0064Guihon, B. (2018). Plateformes numériques : vers un déplacement de la frontière public/privé ? In The Conversatio, [en ligne] https://theconversation.com/plateformes-numeriques-vers-un-deplacement-de-la-frontiere-public-prive-98714Renucci, F. & Paquot, T. (2019). Introduction générale : incommunications et autres acommunications. Hermès, La Revue, 84, 9-12. https://doi.org/10.3917/herm.084.0009Wolton, D. (2019). Communication, incommunication et acommunication. Hermès, La Revue, 84, 200-205. https://doi.org/10.3917/herm.084.0200Wolton, D. (2024). Penser l’incommunication. Paris : Le Bord de l’Eau
Rôle communicationnel des plateformes numériques et réseaux-sociaux numériques pour l’engagement citoyen dans le cadre du projet ‘‘Vénères et Solidaires." L’Europe aux portes de quartiers
International audienceAXE 3 : Diversité culturelle et incommunications en Méditerranée.Rôle communicationnel des plateformes numériques et réseaux socio-numériques (RSN) pour l’engagement citoyen dans le cadre du projet “Vénère & Solidaires. L’Europe aux portes de quartiers” Audrey Bonjour, Anne Gagnebien, Natacha SouillardAix Marseille Univ, Université de Toulon, IMSIC, Marseille, France Pour reprendre l’analyse des anthropologues Dennis Rodgers et Steffen Bo Jensen (2023), Marseille, souvent assimilée à une métropole gangrenée par la violence, est comparée à d'autres grandes villes telles que Glasgow, Naples ou Chicago dans l'imaginaire collectif. Cependant, lorsqu'on examine les statistiques, il apparaît que les niveaux de violence à Marseille ne sont pas plus élevés que ceux de Paris . Marseille est aussi une ville de tous les contrastes et cosmopolite dans laquelle est née une association, Citizen Campus, créée en 2020 et portée notamment par un rescapé des attentats du Bataclan (2015) qui déclarait dans une tribune du journal Le Monde (2017) « Le temps des commémorations doit laisser la place au temps de l’engagement » . Quatre ans plus tard, l’association faisait partie des lauréats d’un appel à projet CIVIS avec son projet intitulé “Vénère & Solidaires. L’Europe aux portes de quartiers” piloté également par trois chercheurs d’Aix-Marseille Université (Martine Badillo, Rym Ibrahim et Audrey Bonjour), projet qui est le terrain d’enquête présenté ici. La méthodologie développée par “Vénères & Solidaires”, notamment l’organisation d’ateliers d’intelligence collective a servi de base pour la participation à un autre projet nommé “Y.Civic”, développé dans le cadre du Programme « l’Europe pour les citoyens » ayant pour objectif de contribuer à faire comprendre l’UE, son histoire et sa diversité et d’encourager la participation démocratique des citoyens de jeunes issus de quartiers ou zones défavorisés de 5 pays.Dans cette proposition, l’objectif principal est de répondre à l’une des questions soulevées dans l’appel à communication, avec pour problématique : quels rôles communicationnels ont endossé les plateformes numériques et les réseaux socionumériques et quels impacts sur les mobilisations de jeunes issus de pays européens et plus particulièrement de Marseille ? Ces jeunes viennent de pays européens (Belgique, Pologne, Roumanie), dont deux en méditerranée (Italie et France), certains ont pris part à des débats sur des enjeux sociopolitiques comme suit :- Bruxelles : Jeunes & Climat : Vécus, impacts et actions (14 octobre 2021)- Palerme : Jeunes, Police, Justice : on se parle ? (4 et 5 février 2022)- Poznan : Jeunes & ruralité (20 et 21 mai 2022)- Marseille : Jeunes & engagement citoyen (10 et 11 juin 2022)- Cluj-Napoca : Jeunes, médias & Fake news (29 et 30 septembre 2022)Nous centrerons donc notre analyse sur la participation de jeunes marseillais, rendue possible par le travail de coordination de l’association Citizen Campus. Il faut préciser que l’ambition initiale du projet “Vénères et solidaires” était de créer une plateforme de communication numérique pour les jeunes et par les jeunes, leur permettant d'exprimer leur vécu durant la crise sanitaire du Covid, et à partir de cette expression, de partager et combiner les solutions mises en œuvre localement. Nous verrons comment face à cette aspiration, Citizen Campus a dû repenser sa communication à destination des jeunes des quartiers défavorisés de Marseille pour passer d’une acommunication par des incommunications (Renucci et Paquot, 2019) jusqu’à communiquer et même créer du lien avec certains d’entre eux. La méthodologie mobilisée se fonde sur l’analyse sémio-pragmatique (Boutaud, 1998) de supports de communication produits par l’association dans le cadre de ce projet, sur ceux des compte-rendus des ateliers d’intelligence collective, puis sur la conduite d’entretiens (Bonjour et Daragon, 2018) avec les membres actifs de l’association impliqués dans le projet, ainsi que sur l’étude de vidéos Youtube des débats citoyens (Douyère et Ricaud, 2019). Notre cadre théorique apporte une lecture des résultats en termes d’intelligence collective (Lévy, 2021), d’engagement (Allard et Blondeau, 2007), d’analyse de la participation sur les réseaux socio-numériques (Cardon, 2013 ; Aroufoune, 2023) et de communication appréhendée dans ses formes plurielles de l’acommunication et de l’incommunication (Wolton, 2024, 2019). Nos premiers résultats nous conduisent à nous focaliser, de facto, sur les formes d’incommunication via les plateformes numériques et avec les réseaux socio-numériques. Les plateformes numériques s’appuient sur “la logique technique d’intermédiation [qui] se double d’une logique de capitalisation, c’est-à-dire de captation de valeur par le développement de la connectivité” (Guihon, 2018). La valeur ici n’est pas marchande mais symbolique (Boutaud, 1998), celle de développer simultanément une communauté d’appartenance et l’empowerment pour, in fine, engager des jeunes dans l’action citoyenne. Nous retenons quatre axes d’analyse : 1. Incommunication et fracture socio-numérique : l’association a dû repenser ses choix d’outils de communication, trop confidentiels ou inadaptés (pour la visioconférence, Discord, pour la messagerie synchrone WhatsApp) et les remplacer par des solutions davantage grand public et conjoncturelles (Zoom) ou plus ciblées sur son public (Snapchat). 2. Incommunication et présence numérique : Citizen Campus a été confronté au problème de l’animation de la communauté en distanciel ne facilitant par l’émergence d’une dynamique de groupe pour l’intelligence collective. Par ailleurs, l’analyse des vidéos Youtube montre des choix quant aux jeunes à qui l’on donne la parole, certains étant, de fait, invisibilisés. 3. Incommunication et engagement numérique : l’association déclare des difficultés à engager les jeunes qu’elle qualifie d’« électrons libres ». Des leviers d’action ont été aussi des RDV manqués par manque de participation, par exemple, avec les entretiens filmés ou la réalisation de vidéos un peu à la Brut. 4. Incommunication et traces numériques : les jeunes s’auto-censurent car ils déclarent craindre d'être filmés, que la vidéo se retrouve sur les réseaux sociaux et que ce soient assimilés à un engagement militant, ce qui pourrait conduire au harcèlement selon eux. Donc, avec ce public, les réseaux sociaux n’ont pas poussé à l'action et l'ont même freinée dans ce cadre-là. BibliographieAllard, L. et Blondeau, O., « L’activisme contemporain : défection, expressivisme, expérimentation », Rue Descartes, 1, 2007, p. 47 58.Aroufoune, B. (2023). “Il est temps de faire attention aux publications sur les réseaux sociaux” : Le Hirak algérien à l’épreuve de la pandémie. In Durampart, M. (2023). Les émergences d’un monde d’après. L’information-communication à l’épreuve d’une crise sanitaire. Paris. L’Harmattan. Bonjour, A. & Daragon, E. (2018). Technologies numériques et travail médico-social : retour d’expérience à partir d’une recherche action formation. Communication & Organisation, 53, 197-204. https://doi.org/10.4000/communicationorganisation.6307Boutaud, J.-J. (1998). Sémiotique et communication : du signe au sens, Paris, L’Harmattan.Cardon, D. (2013). La participation en ligne. Idées économiques et sociales, 173, 33-42. https://doi.org/10.3917/idee.173.0033Rodgers, D., Bo Jensen, S. (2023). Marseille : immersion dans la cité Félix-Pyat (1/4) – La mauvaise réputation. The Conversation [en ligne] https://theconversation.com/marseille-immersion-dans-la-cite-felix-pyat-1-4-la-mauvaise-reputation-220875Douyère, D. & Ricaud, P. (2019). Présentation du dossier : Youtube, un espace d’expression politique ?. Politiques de communication, 13, 15-30. https://doi-org.lama.univ-amu.fr/10.3917/pdc.013.0015Lévy, P. (2021). L’intelligence collective aujourd’hui. L'Observatoire, 58, 64-68. https://doi-org.lama.univ-amu.fr/10.3917/lobs.058.0064Guihon, B. (2018). Plateformes numériques : vers un déplacement de la frontière public/privé ? In The Conversatio, [en ligne] https://theconversation.com/plateformes-numeriques-vers-un-deplacement-de-la-frontiere-public-prive-98714Renucci, F. & Paquot, T. (2019). Introduction générale : incommunications et autres acommunications. Hermès, La Revue, 84, 9-12. https://doi.org/10.3917/herm.084.0009Wolton, D. (2019). Communication, incommunication et acommunication. Hermès, La Revue, 84, 200-205. https://doi.org/10.3917/herm.084.0200Wolton, D. (2024). Penser l’incommunication. Paris : Le Bord de l’Eau
Exemples d'éducation par/au numérique et éducation aux médias dans la sphère du développement durable
National audienc
Usages et pratiques socio-(re)éducommunicationnels pour les personnes handicapées mentales : outils informatiques et média Internet
The increasing use of computers and the Internet does not stop contradicting itself. If practical studies multiply in France, they are very uneven according to the public. Our research questions the manners and the practices of interventions in connection with data processing tools and the Internet media and conceived for mentally deficient persons. Therefore, we adopted a mixed methodology combining a survey through questionnaires, interviews and observations in situ. Before dealing with the transverse problem of manners and practices, we lead a large brainstorming on how to conduct the research on and for the mental handicap. Our description of the manners highlights the organizational, social and economic logics (commercial and industrial offer). It brings us to reconsider these manners and practices in the alder of their hybridity. Marked by a disciplinary jamming, we (re)qualify them of socio-(re)educommunicational to report a tension between interventions qualified as social, re-educational, educational and communicational. These results order us to question the mediatization of the mediation authorities according to a process of construction and modification of current practices (updating, regularity and crystallization). In fine, these tools and\or media condense tensions while revealing stakes: transformation of the organizational forms of the closed environment in the auto-eco-organization, the mutation of the postures, the skills and the professional legitimacies as well as improvement of the situations of life of the disabled persons (énovation and personalization process)L'utilisation croissante de l'informatique et de l'Internet ne cesse de se démentir. Si des études d'usage(s) se multiplient en France, elles sont très inégales selon les publics. Notre recherche interroge les usages et les pratiques d'interventions spécialisées avec les outils informatiques et le média Internet pour des personnes handicapées mentales en institution. Pour ce faire, nous déployons une méthodologie mixte combinant une enquête par questionnaires, des entretiens et des observations in situ. Avant de traiter de la problématique transversale des usages et pratiques, nous menons une méta-réflexion sur le "comment faire" de la recherche sur et pour le handicap mental. Notre description des usages apporte un éclairage sur les logiques organisationnelles, sociales et économiques (offre commerciale et industrielle). Elle nous amène à reconsidérer ces usages et pratiques à l'aune de leur hybridité. Marqués par un brouillage disciplinaire, nous les (re)qualifions de socio-(ré)éducommunicationnels pour rendre compte d'une tension entre interventions sociales, rééducatives, éducatives et communicationnelles. Des logiques d'usages, émerge aussi la question de la "médiatisation des instances de médiation" selon un processus de construction et de changement des pratiques (actualisation, régularité et cristallisation). In fine, ces outils et/ou médias condensent des tensions tout en révélant des enjeux : transformation des formes organisationnelles du "milieu clos" à l' "auto-éco-organisation", "mutation des postures, compétences et légitimités professionnelles" ainsi qu'amélioration des situations de vie des personnes handicapées (énovation et "processus de personnalisation"
Technologies numériques et travail médico-social : retour d’expérience à partir d’une recherche action formation
International audienceAs part of a research program, “NUmeric Technologies in the SERvice of Users in Social and Medico-Social Institutions” (NUSERUS, September 2015 - December 2018), which aims to identify and analyze socio-technical devices used in social or medico-social institutions or services (ESSMS), our thinking focuses on the digital and social innovations that develop in these organizations. We are implementing a Research Action Training (RAF) composed of two successive phases, in partnership with theCREAI PACA and Corsica (Inter-regional Center for studies, actions and information for people in vulnerable situations Paca and Corsica).Dans le cadre d’un programme de recherche, « Les technologies NUmériques au SERvice des USagers dans les établissements sociaux et médico-sociaux » (NUSERUS, septembre 2015 - décembre 2018), qui a pour objectif de recenser et d’analyser les dispositifs sociotechniques utilisés dans les établissements ou services sociaux ou médico-sociaux (ESSMS), notre réflexion se focalise sur les innovations numériques et sociales qui se développent dans ces organisations. Nous mettons en œuvre une Recherche Action Formation (RAF) composée de deux phases successives, en partenariat avec le CREAI PACA et Corse (Centre inter-régional d’études, d’actions et d’informations en faveur des personnes en situation de vulnérabilité Paca et Corse)
L'allaitement maternel: analyse sémiotique et approche éducommunicationnelle
Our contribution aims to describe the value system carried by a particular practice what consumption breastfeeding and through communication campaigns, including posters. Our results lead us first to introduce the link between beliefs and imaginary figurability of breastfeeding by providing an analysis in terms of sensory experience, semiological breaks and handling of the normative framework. Then we update the axiology of breastfeeding with original opposition of nature versus culture and the importance of moral values. Finally, we analyze how these campaigns are involved in creating a communicative ecosystem (éducosystème) promoting participation and individual commitment. Through this semiotic analysis and éducommunicationnelle of breastfeeding, we show that a new social imagination is in progress. (author's abstract
Socio-(re)educommunicational manners and practices for mentally deficient persons : data processing tools and Internet media
L’utilisation croissante de l’informatique et de l’Internet ne cesse de se démentir. Si des études d’usage(s) se multiplient en France, elles sont très inégales selon les publics. Notre recherche interroge les usages et les pratiques d’interventions spécialisées avec les outils informatiques et le média Internet pour des personnes handicapées mentales en institution. Pour ce faire, nous déployons une méthodologie mixte combinant une enquête par questionnaires, des entretiens et des observations in situ. Avant de traiter de la problématique transversale des usages et pratiques, nous menons une méta-réflexion sur le "comment faire" de la recherche sur et pour le handicap mental. Notre description des usages apporte un éclairage sur les logiques organisationnelles, sociales et économiques (offre commerciale et industrielle). Elle nous amène à reconsidérer ces usages et pratiques à l’aune de leur hybridité. Marqués par un brouillage disciplinaire, nous les (re)qualifions de socio-(ré)éducommunicationnels pour rendre compte d’une tension entre interventions sociales, rééducatives, éducatives et communicationnelles. Des logiques d’usages, émerge aussi la question de la "médiatisation des instances de médiation" selon un processus de construction et de changement des pratiques (actualisation, régularité et cristallisation). In fine, ces outils et/ou médias condensent des tensions tout en révélant des enjeux : transformation des formes organisationnelles du "milieu clos" à l’ "auto-éco-organisation", "mutation des postures, compétences et légitimités professionnelles" ainsi qu’amélioration des situations de vie des personnes handicapées (énovation et "processus de personnalisation")The increasing use of computers and the Internet does not stop contradicting itself. If practical studies multiply in France, they are very uneven according to the public. Our research questions the manners and the practices of interventions in connection with data processing tools and the Internet media and conceived for mentally deficient persons. Therefore, we adopted a mixed methodology combining a survey through questionnaires, interviews and observations in situ. Before dealing with the transverse problem of manners and practices, we lead a large brainstorming on how to conduct the research on and for the mental handicap. Our description of the manners highlights the organizational, social and economic logics (commercial and industrial offer). It brings us to reconsider these manners and practices in the alder of their hybridity. Marked by a disciplinary jamming, we (re)qualify them of socio-(re)educommunicational to report a tension between interventions qualified as social, re-educational, educational and communicational. These results order us to question the mediatization of the mediation authorities according to a process of construction and modification of current practices (updating, regularity and crystallization). In fine, these tools and\or media condense tensions while revealing stakes: transformation of the organizational forms of the closed environment in the auto-eco-organization, the mutation of the postures, the skills and the professional legitimacies as well as improvement of the situations of life of the disabled persons (énovation and personalization process
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