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Anctil (Pierre) Le Rendez-vous manqué. Les Juifs de Montréal face au Québec de l'entre-deux- guerres
Azria Régine. Anctil (Pierre) Le Rendez-vous manqué. Les Juifs de Montréal face au Québec de l'entre-deux- guerres. In: Archives de sciences sociales des religions, n°76, 1991. p. 213
Anctil (Pierre) Le Rendez-vous manqué. Les Juifs de Montréal face au Québec de l'entre-deux- guerres
Azria Régine. Anctil (Pierre) Le Rendez-vous manqué. Les Juifs de Montréal face au Québec de l'entre-deux- guerres. In: Archives de sciences sociales des religions, n°76, 1991. p. 213
Passage tiré de l'ouevre inédite de Chava Rosenfarb, Briv tsu Abrashn. Traduit en français par Pierre Anctil
Juifs dans la Cité québécoise. Anctil, Pierre, À chacun ses Juifs. 60 éditoriaux pour comprendre la position du Devoir à l’égard des Juifs (1910-1947), Québec, Septentrion, 2014 Anctil, Pierre et Simon Jacobs (dir.), Les Juifs de Québec. Quatre cents ans d’histoire, Québec, Presses de l’Université du Québec, 2015. (Coll. Patrimoine urbain)
La communauté juive est une composante importante de la société québécoise. Depuis les années 1980, et en grande partie grâce aux efforts de Pierre Anctil, elle est intégrée à son historiographie. Anctil poursuit cette entreprise dans deux ouvrages récents. Publiant et commentant les éditoriaux que Le Devoir a consacrés à la communauté juive, au Québec et ailleurs dans le monde, il enrichit et nuance un portrait qu’il avait déjà esquissé dans ses premiers travaux. Codirigeant un ouvrage consacré aux Juifs de la ville de Québec, il nous rappelle, avec ses collaborateurs, que cette communauté s’est aussi enracinée à l’extérieur de Montréal
L'orthodoxie juive à la rencontre de la modernité : le groupe hassidique des Tasher face au Québec de la Révolution tranquille (1951-1967)
En 1963, une communauté juive hassidique, les Tasher, quitte Montréal pour s’établir en milieu rural. C’est près d’une décennie après avoir rassemblé dans la ville une poignée de ses membres qui avaient échappé au génocide nazi. Menées par leur rebbe Meshulem Feisch Lowy, chef spirituel et temporel du groupe, treize familles déménagent sur un lopin de terre dans la municipalité de Ste-Thérèse, située à vingt-cinq kilomètres au nord de la métropole québécoise. Ils mettent en place les infrastructures communautaires nécessaires à l’émergence d’une communauté ultra-orthodoxe, qui a connu depuis une croissance impressionnante suite à une forte natalité. Cette thèse retrace les premiers pas des adeptes de cette communauté et vise à observer leurs rapports avec la plus grande communauté juive — de pratique non hassidique et implantée à Montréal surtout depuis le tournant du siècle, entre 1880 et les années 1920 — et la population québécoise francophone et catholique. L’auteur avance que pendant l'après-guerre, des contextes distincts convergent pour favoriser la reconstruction de la communauté des Tasher et de l’hassidisme en général. Le premier concerne la communauté juive montréalaise dans son ensemble, à ce moment en pleine ascension dans l’échelle socioéconomique de la province. Ce processus implique l’assimilation à la sphère anglophone montréalaise, ce qui contribue à un sentiment de nostalgie face à l’usage de la langue yiddish et la pratique religieuse orthodoxe intégrale - ce que les hassidim visent entre autres à maintenir. Ensuite, l’auteur se penche sur les premiers contacts entre les Tasher et la population de Ste-Thérèse, une municipalité rurale en pleine expansion industrielle, d’ascendance catholique et francophone. Il propose que le contexte de la Révolution tranquille, caractérisé par une diminution drastique de la pratique religieuse catholique et par un mouvement d’affirmation nationale dont le vecteur principal est la langue française, favorise une ouverture nouvelle sur le judaïsme. Il s’agit de comprendre comment l’orthodoxie juive trouve un espace d’affirmation dans la modernité émergente du Québec, et de constater comment les Tasher composent avec les mécanismes de l’époque moderne pour mieux se prémunir contre ses périls
Les Juifs de la Révolution tranquille : regards d’une minorité religieuse sur le Québec de 1945 à 1976
Durant la période d’après-guerre jusqu’au milieu des années 1970, des changements de fond s’opèrent au sein de la communauté juive québécoise — basée surtout à Montréal —, qui se manifestent dans les domaines démographique, culturel, et institutionnel. Il y a notamment la perte irréversible de la langue yiddish et la refonte de l’éducation juive, deux enjeux qui évoluent parallèlement à l’ascension des Juifs montréalais dans l’échelle socioéconomique canadienne. En même temps, la collectivité juive du Québec se diversifie suite à l’immigration d’un nombre important de rescapés de l’Holocauste de tendance hassidique et de Juifs marocains francophones de culture sépharade. Dans cette thèse, nous considérons ces phénomènes selon un éclairage nouveau, à la lueur du contexte sociopolitique québécois. Notre hypothèse de base est que les particularités de la communauté juive montréalaise apparaissent sous cette lumière comme étant en partie le produit des débats sociopolitiques québécois et des contacts croissants avec les Québécois d’origine canadienne-française dès le lendemain de la guerre. Nous soutenons que les Juifs québécois se retrouvent dans une situation politique et culturelle unique en Amérique du Nord et au Canada, dont le corollaire est la formation d’une identité juive montréalaise distincte de l’identité juive canadienne et états-unienne. L'Oecuménisme d'après-guerre et les débats de société fondamentaux qui entourent l’expansion de l’État québécois à l’heure de la Révolution tranquille nous offrent un contexte pour analyser le discours médiatique articulé par une minorité religieuse et culturelle qui compte sur une forte complétude institutionnelle au Québec. Le fait de représenter un groupe minoritaire distinct offre aux commentateurs juifs de Montréal une base pour faire valoir la communauté juive en tant que composante légitime de la société québécoise alors que le néonationalisme et le souverainisme québécois se déploient. Plus encore, ce contexte provoque une réflexion distincte relativement à la pérennisation de la vie et de la culture juive au Québec dans un contexte marqué par la promotion du pluralisme civique et l'adoption de la rhétorique politique du multiculturalisme
L'orthodoxie juive à la rencontre de la modernité : le groupe hassidique des Tasher face au Québec de la Révolution tranquille (1951-1967)
En 1963, une communauté juive hassidique, les Tasher, quitte Montréal pour s’établir en milieu rural. C’est près d’une décennie après avoir rassemblé dans la ville une poignée de ses membres qui avaient échappé au génocide nazi. Menées par leur rebbe Meshulem Feisch Lowy, chef spirituel et temporel du groupe, treize familles déménagent sur un lopin de terre dans la municipalité de Ste-Thérèse, située à vingt-cinq kilomètres au nord de la métropole québécoise. Ils mettent en place les infrastructures communautaires nécessaires à l’émergence d’une communauté ultra-orthodoxe, qui a connu depuis une croissance impressionnante suite à une forte natalité. Cette thèse retrace les premiers pas des adeptes de cette communauté et vise à observer leurs rapports avec la plus grande communauté juive — de pratique non hassidique et implantée à Montréal surtout depuis le tournant du siècle, entre 1880 et les années 1920 — et la population québécoise francophone et catholique. L’auteur avance que pendant l'après-guerre, des contextes distincts convergent pour favoriser la reconstruction de la communauté des Tasher et de l’hassidisme en général. Le premier concerne la communauté juive montréalaise dans son ensemble, à ce moment en pleine ascension dans l’échelle socioéconomique de la province. Ce processus implique l’assimilation à la sphère anglophone montréalaise, ce qui contribue à un sentiment de nostalgie face à l’usage de la langue yiddish et la pratique religieuse orthodoxe intégrale - ce que les hassidim visent entre autres à maintenir. Ensuite, l’auteur se penche sur les premiers contacts entre les Tasher et la population de Ste-Thérèse, une municipalité rurale en pleine expansion industrielle, d’ascendance catholique et francophone. Il propose que le contexte de la Révolution tranquille, caractérisé par une diminution drastique de la pratique religieuse catholique et par un mouvement d’affirmation nationale dont le vecteur principal est la langue française, favorise une ouverture nouvelle sur le judaïsme. Il s’agit de comprendre comment l’orthodoxie juive trouve un espace d’affirmation dans la modernité émergente du Québec, et de constater comment les Tasher composent avec les mécanismes de l’époque moderne pour mieux se prémunir contre ses périls
“Enquête sur l’auteur. Entretien avec Pierre Bayard”
International audience05/04/2019 “Enquête sur l’auteur. Entretien avec Pierre Bayard” [“Investigation into the Author. Interview with Pierre Bayard”], event for bachelor’s and master’s students in French and comparative literature, Lorraine University
Le Mouvement Ouvrier Juif au Canada, 1904-1920, Sillery, Quebec: Septentrion, 1999, and Wolofsky, H. Mayn Lebns Rayze: Un demi-siècle de vie yiddish à Montréal, Sillery, Quebec: Septentrion, 2000.
Translated from the Yiddish and introduced by Pierre Anctil (Sharon Gubbay-Helfer
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