329 research outputs found

    Un mur (couleur) d’entretiens: Alex Alber présente son logiciel Sonal

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    [Questions élaborées par Cyprien Tasset et Alessia Smaniotto, réponses rédigées par Alex Alber] Bonjour Alex Alber, vous êtes maître de conférences à l'université de Tours et membre du C.I.T.E.R.E.S. (équipe COST) et chercheur associé au Centre d’Etudes de l’Emploi. Vous avez étudié en thèse la formation des officiers en Europe, et vous développez Sonal, un logiciel gratuit d'aide à la transcription et à l'analyse d'entretiens. Qu’est-ce qui vous a amené à travailler spécialement autour de l..

    Élections au comité exécutif de l'AFS

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    Alex Alber élu au comité exécutif de l'AFS Bien que présent sur les lieux du congrès, j'apprends par le web (par Pierre Mercklé serait plus honnête) qu'un de nos confrères, pour ne pas le nommer, Alex Alber a été élu, et brillamment, au comité executif de l'AFS. Vous retrouverez sur l'excellent site de Pierre Mercklé les autres résultats. La profession de foi d'Alex Alber est ici. Il ne s'agit pas à proprement parlé d'actualité de la sociologie militaire, puisque le sociologue est désormais d..

    Élections au comité exécutif de l'AFS

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    Alex Alber élu au comité exécutif de l'AFS Bien que présent sur les lieux du congrès, j'apprends par le web (par Pierre Mercklé serait plus honnête) qu'un de nos confrères, pour ne pas le nommer, Alex Alber a été élu, et brillamment, au comité executif de l'AFS. Vous retrouverez sur l'excellent site de Pierre Mercklé les autres résultats. La profession de foi d'Alex Alber est ici. Il ne s'agit pas à proprement parlé d'actualité de la sociologie militaire, puisque le sociologue est désormais d..

    Alex Alber, Joël Cabalion et Valérie Cohen, Un impossible travail de déradicalisation

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    En s’intéressant dans leur ouvrage à l’échec, aussi rapide que brutal, du premier centre de « déradicalisation » français, les sociologues Alex Albert, Joël Cabalion et Valérie Cohen montrent la portée heuristique d’une analyse par l’organisation du travail pour comprendre les difficultés et les tensions qui traversent les dispositifs de lutte contre la « radicalisation ». Ce travail d’enquête, mené par entretiens et observations entre juin 2016 et juin 2017, documente les conflits et les am..

    Management et nouvelle gestion publique : limites et paradoxes de l’imitation du privé

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    En s’appuyant sur des données quantitatives permettant des comparaisons public/privé (l’enquête Coi 2006), l’article cherche à faire le point sur la diffusion des principales méthodes managériales promues par la nouvelle gestion publique au sein du secteur public. Sont ainsi étudiés l’assignation d’objectifs chiffrés, les entretiens individuels d’évaluation et les parts salariales variables en comparant à chaque fois leur fréquence et leurs publics dans les deux secteurs. Dans un contexte de fortes remises en cause de l’organisation administrative, il s’agit de faire le point sur le supposé « retard » du secteur public. Les résultats montrent une situation pour le moins nuancée, à la fois caractérisée par une large diffusion des différentes pratiques managériales dans le secteur public, à des niveaux cependant moindres à ceux du secteur privé, mais il est surtout montré que celles-ci débouchent beaucoup moins fréquemment sur des conséquences concrètes. Le tableau d’ensemble est donc celui d’une forme de management des agents du public assez paradoxale, essentiellement symbolique, encore partiellement neutralisé par les résistances à l’individualisation que permet le statut.The article uses quantitative data (the Coi 2006 survey) to compare the French public and private sectors and assess the spread of New Public Management policies in French administrative bodies. Mechanisms such as annual assessment talks, individual targets and incentivizing bonuses are studied in both sectors in terms of frequencies and audiences. At a time when the state sector has come under fire for ostensibly being behind the curve, findings reveal a contradictory situation characterized by different managerial practices being broadly diffused across the public sector, albeit less than in the private sector. Above all, it showed a much lesser achievement of concrete outcomes. All in all, a relatively paradoxical vision of public workers is developed here. Essentially, it is symbolic in nature, despite being partially neutralized by resistance to the individualization that this situation enables.Con base en datos cuantitativos que permiten comparar los sectores público y privado (estudio Coi 2006), en este artículo se busca hacer un balance de la difusión de los principales métodos de gestión que promueve la nueva gestión pública en el seno del sector público. De esa forma se estudia la asignación de objetivos cifrados, las entrevistas individuales de evaluación y las partes salariales variables, comparando en cada caso su frecuencia y sus públicos en ambos sectores. En un contexto de fuerte cuestionamiento de la organización administrativa, de lo que se trata es de evaluar el supuesto “retraso” del sector público. Los resultados muestran una situación de la que lo menos que se puede decir es que resulta matizada y se caracteriza a la vez por una amplia difusión de las distintas prácticas de dirección en el sector público, a niveles como quiera menores a los del sector privado, pero sobre todo se demuestra que las consecuencias concretas de dichas prácticas son mucho menos frecuentes. El cuadro de conjunto es entonces el de una forma de management de quienes intervienen en el sector público bastante paradójica, esencialmente simbólica y todavía parcialmente neutralizada por las resistencias a la individualización que permite el estatuto

    Une socialisation professionnelle par l’histoire : la formation morale des Saint-Cyriens et le martyrologe patriotique

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    Using data gathered while researching the Special Military Academy (École Spéciale militaire) of Saint-Cyr Coëtquidan in 2002, this article shows that the training of future French officers can be subdivided into three different sorts of instruction : military, academic and “moral”. The interest of the latter is that it seems to take advantage of the transmission of the memory of former officers having laid down their lives for France as a means to reinforce the cadets’ patriotism. The article points to the fact that cadets are often already convinced of the importance of patriotism and other military values upon entering the military academy. Moreover, with the passage of time, the cadets’ enthusiasm for bravery and sacrifice seems to cool slightly, as they slowly become more realistic about their commitment

    Presentation of the Software Program SONAL

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    This article presents the main functions of the software program SONAL ( www.sonal-info.com ), outlining its fundamental logic and the contexts in which it may be useful as part of a sociological investigation. The article begins by showing how Sonal allows the researcher to construct a corpus directly based on audio recordings, which can be coded thematically via a system of graphical markers positioned on the audio itself, and then annotated or re-transcribed in the synchronised way. The article then demonstrates how this logic allows the organisation of the work to be modified and enables the creation of corpora that are fully audio-textual, which potentially enriches the dialogue the researcher has with his or her material. Finally, we will present the different analytic tools proposed within the program, which may concern the coding of the recordings, their re-transcription, or the dynamic of conversations between the interviewer and the respondent(s). In so doing, Sonal borrows from different analytical logics and encourages dialogue between them. </jats:p

    Alban Jacquemart, Marion Charpenel, Marion Demonteil, Reguina Hatzipetrou-Andronikou, Catherine Marry, Le genre des carrières. Inégalités dans l’administration culturelle

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    La question de l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes au sein de la fonction publique se pose avec d’autant plus d’acuité que le système d’emploi public est censé garantir, par le biais du concours, une parfaite égalité des chances entre tous et toutes. Pourtant, d’autres travaux l’ont déjà montré, l’État n’est pas moins concerné par le « plafond de verre » que le secteur privé. Le genre des carrières poursuit ce questionnement en portant cette fois-ci le regard sur un sect..

    Tutoyer son chef. Entre rapports sociaux et logiques managériales

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    On s’intéresse dans cet article aux usages du tutoiement dans les relations au travail, tel qu’il est mesuré à travers les données tirées d’une enquête quantitative qui contenait quelques variables concernant l’usage du pronom « tu » à l’adresse du responsable hiérarchique direct. On montre d’abord que la pratique du tutoiement est déterminée par trois dimensions intriquées : une dimension contextuelle (appréhendée ici via le secteur d’activité), une dimension personnelle (toutes les générations, toutes les catégories socioprofessionnelles et surtout les deux sexes ne pratiquent pas également le tutoiement du chef) et enfin une dimension relationnelle. En étudiant les caractéristiques des responsables hiérarchiques corrélativement à celles de leurs subordonnés, l’approche quantitative permet notamment de vérifier la dimension paritaire du tutoiement : les salariés de même niveau socioprofessionnel, de même génération, de même sexe, sont toujours plus enclins à se tutoyer. Par contraste, apparaissent ainsi les frontières sociales et statutaires trop étanches pour être traversées par le tutoiement. L’article montre notamment à quel point les femmes, quelles que soient les caractéristiques de leur chef, pratiquent toujours plus le vouvoiement que les hommes. La pratique du tutoiement est ensuite interrogée comme révélatrice indirecte d’un tropisme néo-managérial dans les organisations. On montre alors comment l’abandon du vouvoiement dans les relations hiérarchiques est corrélé avec divers indicateurs du changement gestionnaire d’inspiration néo-managériale, tels que les objectifs chiffrés et les entretiens d’évaluation, ce qui explique peut-être en partie pourquoi le vouvoiement résiste plus dans le secteur public. On émet finalement l’hypothèse selon laquelle la progression du tutoiement traduirait la transformation des rapports de pouvoir dans les organisations, où les signes extérieurs de la verticalité hiérarchique seraient délaissés au profit d’un contrôle par les chiffres qui s’accommode aisément d’une décontraction apparente dans les relations interpersonnelles.This article focuses on the uses of the informal French pronoun “tu” in labour relations, as measured by data from the COI survey, which contained some variables concerning the use of "tu" in addressing one’s immediate line manager. The article first shows that the use of “tu” is determined by three interwoven dimensions: a contextual dimension (the work sector), a personal dimension (the generations, the socio-professional categories and in particular the two sexes differ in how comfortable they feel addressing a superior as “tu”) and finally a relational dimension. By studying the characteristics of line managers alongside those of their subordinates in a quantitative approach, it is possible to verify the dimension of solidarity in the use of “tu”: employees at the same socio-professional level, of the same generation and of the same sex, are increasingly inclined to do so. In contrast, social and status boundaries appear too strong to be crossed by the use of this pronoun. In particular, the article shows the extent to which women, regardless of their manager’s characteristics, still use “tu” less than men. This practice is then explored as an indirect indicator of neo-managerial tropism in organisations. This shows how the abandonment of the more formal “vous” in hierarchical relations correlates with various indicators of managerial change, such as quantitative objectives and evaluation interviews, which may partly explain why the use of “vous” is more persistent in the public sector. The paper suggests that the progress of “tu” may reflect the change in power relations within organisations, with a move away from the outward signs of hierarchical verticality to a quantitative monitoring that easily accommodates an apparent relaxation in interpersonal relations
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