National Foundation of Political Science

SPIRE - Sciences Po Institutional REpository
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    Les visages du sabotage: anatomie des détracteurs de la justice pénale internationale

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    La revue des juristes de Sciences P

    The Tartar Steppe of Italian Growth: Strategies for Renewal in a Slowing Europe

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    Italy's economy has been characterized by a long-standing malaise markedby low growth, stagnant productivity, and high public debt. In recent years,these weaknesses have been compounded by declining real wages, the underutilization and outward migration of skilled labor, widening territorialdisparities, and a rise in income and wealth inequality. The country's pro-ductive structure remains concentrated in traditional sectors, dominated bysmall firms, and underrepresented in strategic industries with high potentialfor productivity gains. Drawing on macroeconomic and sectoral evidence,this policy brief assesses Italy's current position and outlines the measuresneeded to reverse these trends. It argues for an industrial strategy that com-bines state-market complementarities, long-term coordination, and polycentric governance, supported by policies to halt real wage decline and reduce in-equality, with the aim of rebuilding productive capacity and ensuring broadly-shared prosperity

    L’apport de la sociologie des organisations au développement des interventions complexes en santé : concepts, méthodes et illustration par le cas du programme ORANEAT

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    International audienceProblématique : L’identification des facteurs contextuels apparaît cruciale pour concevoir, implémenter, évaluer et déployer les interventions en santé. Parmi eux, les contextes organisationnels font l’objet d’une attention croissante. Mais cette attention ne s’accompagne pas toujours d’une ouverture aux méthodes et concepts développés par les sciences des organisations, au premier rang desquelles la sociologie des organisations.La sociologie des organisations a démontré que l’organisation ne se limite pas à des dimensions formelles (l’organigramme, les procédures, les moyens...) et que la structure informelleen constitue un élément central. Cette dernière est le résultat du système de relations d’échanges, d’évitements et de tensions entre acteurs dans la réalisation d’une activité (de prévention, de prise en charge ou d’accompagnement dans le cas de la santé).Objectifs : Dans ce projet de communication, nous proposons de présenter la démarche méthodologique et les principaux concepts de l’approche sociologique des organisations. Nousmontrerons en quoi cette approche fournit un cadre utile pour les interventions et recherches de santé publique. Nous verrons qu’elle conduit à concevoir l’organisation à l’interface entrel’intervention (même quand l’objectif est de changer des comportements individuels) et son contexte d’implémentation.Nous présenterons ainsi trois concepts principaux qui nous semblent être particulièrement utiles pour penser ces enjeux organisationnels :1. L’action organisée et les enjeux de coopération et de conflit qu’elle génère ;2. Les relations d’interdépendance et de pouvoir entre les acteurs et leur rôle dans le (non-)changement social ;3. Le rôle du leadership et de la gestion de ces relations dans la mobilisation des acteurs et la mise en œuvre de programme.Enfin, nous exposerons deux méthodes développées de longue date par la sociologie des organisations :1. L’entretien organisationnel ;2. Le sociogramme.Pour illustrer le caractère heuristique de cette approche pour la recherche et l’action en santé publique, nous nous appuierons sur le programme ORANEAT. Ce programme, qui vise à améliorer l’usage des antibiotiques en EHPAD, mobilise la dimension organisationnelle à toutes les étapes de son développement, depuis l’étape de diagnostic à l’évaluation des interventions proposées en passant par la conception du support à l’implémentation

    La dynamique des coalitions électorales en Turquie

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    International audienceAlthough the presidentialization of the system in 2017 aimed to concentrate power and stabilize the political landscape, a new dynamic of electoral coalitions has emerged since the mid-2010s, bringing Parliament and political parties back to the centre of the political arena. This article examines how these coalitions functioned during the presidential and legislative elections of 2023 and then during the local elections of 2024 in distinct ways. It also analyzes their effects on partisan and political dynamics, as well as on the functioning of the partisan field. Paradoxically, this coalition dynamic generates a form of instability in the political field.Alors que la présidentialisation du régime intervenue en 2017 devait concentrer le pouvoir et stabiliser le champ politique, une nouvelle dynamique de coalitions électorales a fait son apparition depuis le milieu des années 2010. Elle a remis le parlement et les partis au centre du jeu politique. Cet article analyse la manière dont le paramètre des coalitions a fonctionné, lors des élections présidentielles et législatives de 2023, puis lors des scrutins locaux en 2024 – de manière tout à fait différenciée. Il analyse ses effets sur les jeux partisans et politiques, mais aussi sur le fonctionnement du champ partisan. Paradoxalement, ce paramètre de coalition semble générateur d’une forme d’instabilité dans le champ politique

    Neutralité des concours et production des élites. Le cas de l'Ecole polytechnique

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    International audienceÀ partir du cas de l’École polytechnique, l’article s’interroge sur le rôle joué par le concours pour expliquer la composition sociale des écoles d’élite : s’agit-il simplement d’un dispositif qui enregistre des inégalités construites en amont, ou accroît-il la surreprésentation des enfants des classes dominantes et la sous-représentation des classes populaires ? Même si un tri social considérable a déjà été opéré en amont des épreuves, le concours accentue encore cette distorsion, d’abord parce que son organisation le conduit à recruter dans certains viviers eux-mêmes particulièrement inégalitaires, ensuite parce que la nature des compétences scientifiques qu’il valorise sont étroitement associée à certaines propriétés sociales

    Habitus et prospectus. Trajectoires sociales et projets d’affaires au temps de Beaumarchais

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    International audienc

    De quoi le « terrorisme » est-il (scientifiquement) le nom?

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    International audienceChacun connaît l’adage selon lequel les "combattant·es de la liberté" des un·es sont les "terroristes" des autres. Au cours de la Seconde Guerre mondiale, par exemple, celles et ceux qui se dénommaient "résistant·es" étaient appelé·es "terroristes" par le gouvernement de Vichy et les autorités d’occupation. Pendant la guerre d’Algérie, le gouvernement et l’armée française affublèrent du label "terroriste" les militant·es du FLN alors qu’elles et eux-mêmes se considéraient comme des "moudjahidines" (des combattant·es d’une armée de libération), des "révolutionnaires" ou des "résistant·es". De nos jours, Israël et la plupart des pays occidentaux qualifient les membres du Hamas et du Hezbollah de "terroristes" alors que celles et ceux-ci récusent ce label. Ces usages normatifs de la notion de "terrorisme" dont le droit pénal constitue l’un des principaux instruments donnent souvent lieu à des caractérisations mimétiques et croisées. Le gouvernement des États-Unis a par exemple placé les Gardiens de la révolution iranienne parmi les organisations "terroristes" pour leur soutien au Hezbollah. L’Iran a répliqué en plaçant les forces armées états-uniennes sur sa propre liste des organisations "terroristes" au motif qu’elles auraient visé des cibles civiles lors de la guerre d’Irak en 2003. La démarche des sciences sociales implique d’être le plus neutre possible ou, si l’on estime que c’est impossible, de faire preuve de réflexivité par rapport à sa position. Cela pose la question de savoir si les sciences sociales peuvent parler du terrorisme et, si oui, comment. J’expose dans ce texte les deux grandes réponses qu’on peut apporter à cette question

    L’évaluation swahilie

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    L'évaluation swahilie, qui fait partie de l'évaluation « faite en Afrique » (Made in Africa), est un cadre culturellement ancré, participatif et démocratique destiné à guider les évaluations dans le domaine du développement. S'inspirant de la sagesse des proverbes swahilis, cette approche met l'accent sur l'inclusivité, les connaissances empiriques, la responsabilité éthique et l'apprentissage collectif. Elle offre des orientations philosophiques et méthodologiques applicables non seulement dans le contexte africain, mais aussi dans divers environnements culturels et politiques où la voix des communautés, l'éthique relationnelle et la pertinence contextuelle sont essentielles. En intégrant la sagesse indigène dans une démarche de recherche systématique, l’évaluation swahilie offre une alternative aux paradigmes traditionnels qui négligent souvent les modes de connaissance locaux, ce qui peut conduire à des évaluations moins démocratiques ou moins transformatrices

    The Roman world-economy and Rome’s relationships with distant worlds: An interview with Katia Schörle

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    https://substack.com/@cashflow831715/p-17966038

    Le soubassement juridique du pouvoir des entreprises dans le marché biopharmaceutique

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    The contemporary biopharmaceutical market is associated to major shortcomings which have direct repercussions on access to medicines for patients. This thesis starts from the intuition of an imbalanced distribution of bargaining power between States and brand-name biopharmaceutical companies that prevents these failures from being remedied. It seeks to offer a legal perspective on how this situation has consolidated over time through a study of the dynamics hidden in the shadows of the law. It specifically analyzes, through a global perspective, how corporate power in this sector is legally constructed, entrenched, and maintained globally, thus ensuring its durability and continued dominance.The thesis highlights that the legal foundations of corporate power in the biopharmaceutical market are composed of a network of tangled and deeply entrenched intellectual property rights, which are protected by several branches of law and by narratives that assimilate them to a form of property in their own right. It also accounts for the legal engineering strategies that extend corporate power, first through the strategic perpetuation of monopolies and second, by maintaining the opacity over certain strategic information.Finally, this thesis accounts for the strategies implemented by brand-name biopharmaceutical companies to perpetuate the legal underpinnings of their power on a global scale, despite the multiplication of local initiatives intended to call it into question.Le marché biopharmaceutique fait face à des défaillances majeures qui ont des répercussions directes sur l'accès aux médicaments pour les patients. Cette thèse part de l'intuition d'une répartition déséquilibrée du pouvoir de négociation entre les États et les entreprises biopharmaceutiques qui empêche de remédier à ces défaillances. Elle cherche à offrir une perspective juridique sur la manière dont cette situation s'est consolidée au fil du temps à travers l'étude des dynamiques cachées dans l'ombre du droit. Cette thèse analyse plus spécifiquement, à travers une perspective globale, la manière dont les entreprises de ce secteur construisent juridiquement leur pouvoir et en assurent sa durabilité. La thèse met en évidence le fait que le soubassement juridique du pouvoir de ces entreprises est composé d'un réseau de droits de propriété intellectuelle enchevêtrés et profondément ancrés. Ces droits de propriété intellectuelle sont protégés par plusieurs branches du droit et par des récits largement répandus qui les assimilent à une forme de propriété à part entière. La thèse fait également état des stratégies d'ingénierie juridique qui permettent d'étendre le pouvoir des entreprises, en premier lieu par la perpétuation de situations de monopole et, en second lieu, par le maintien d'une opacité autour de certaines informations stratégiques. Enfin, cette thèse rend compte des stratégies mises en œuvre par les entreprises biopharmaceutiques pour perpétuer le soubassement juridique de leur pouvoir à l'échelle mondiale et ce, malgré la multiplication des initiatives locales destinées à le remettre en cause

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