University of Saint Louis

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    Sentiment d’appartenance et indifférence à l’Europe. Quand des jeunes s’en mêlent (ou pas)

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    Cette contribution aborde la question du rôle joué par les émotions des citoyens dans leur rapport à l’Europe, quand les études européennes s’en sont assez peu souciées. Certes, après 1992 (et la ratification difficile du traité de Maastricht), et plus encore après 2005 (et l’échec de la ratification du Traité Constitutionnel), des interrogations sur la « légitimité » du projet européen ont emmené dans leur sillage la question de l’attachement. Notamment à travers l’hypothèse d’un sentiment d’appartenance à l’Europe jugé globalement défaillant. Cependant, celui-ci demeure mal cerné par le biais des sondages Eurobaromètres, qui n’échappent pas à l’opposition dénoncée par Norbert Elias entre raison et sentiment. Dans le même temps, la question de l’indifférence des citoyens à l’Europe reste peu investiguée dans des schémas prisonniers des approches (« soutien versus rejet ») léguées par les études sur l’euroscepticisme. Dans le cadre d’une recherche collective portant sur l’acceptation sociale de l’UE comme espace de régulation, six entretiens collectifs avec des groupes de quatre à sept jeunes (âgés de 16 à 26 ans) ont été organisés en 2013-2014 dans différents quartiers de Bruxelles, offrant d’autres points de vue sur ces questions. L’enquête part de l’hypothèse qu’un ordre politique ne peut prétendre à la légitimité que si les citoyens s’orientent d’après les représentations qu’ils se font de cet ordre (Weber). Partant de là, on tentera de montrer que le « repérage d’empreintes émotives individuelles » n’est pas seulement utile pour rendre compte d’engagements politiques forts. Il l’est aussi pour comprendre des formes de désengagement et de retrait qui se révèlent irréductibles à une absence de sentiments vis-à-vis de l’Europe, et parfois compatibles avec une connaissance approfondie de « ce dont on parle »

    European ODR : GO !

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    A quoi sert l’histoire ? Jean-Pierre Nandrin face à son métier d’historien

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    Dans cette contribution qui tient à la fois de l’analyse et du témoignage, nous présentons en les recontextualisant, dans le cadre d’un volume d’hommage, plusieurs textes, dont deux inédits, de notre défunt collègue Jean-Pierre Nandrin. La réflexion sur le rapport au passé et sur le rôle social de l’historien y sont les éléments centraux, qu’il s’agisse d’aborder le trio histoire-mémoire-politique, la périodisation en question(s), l’historiographie des droits de l’homme ou l’action du Conseil des archives privées. Ces textes sont nourris du parcours d’un collègue qui, avant d’être Doyen de faculté, fut aussi un enseignant du secondaire très engagé dans quelques entreprises pionnières de l’histoire publique (public history) en Belgique : les travaux du Groupe Clio 70 en marge de l’Université catholique de Louvain, la création du CARHOP (Centre d’animation et de recherche en histoire ouvrière et populaire), la fondation et l’animation de La Fonderie (site industriel et Musée bruxellois de l’industrie et du travail)

    Introduction. La Constitution belge, un inépuisable objet d’histoire

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    Historiographie de la production scientifique du professeur Jean-Pierre Nandrin dans le champ de l'histoire du droit publi

    Former des juristes responsables : quatre problématiques enchevêtrées

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    Violence and Civilité: The Ambivalences of the State

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    The concern expressed by Elias about the increase in incivilities in Germany in the Thirties makes violence a clear political motive of his famous On the Process of Civilization (1939). He comes to question the general evolution from which the German Nation-State, if not Europe as a whole, seems to be diverging. As he would write later in The Germans (1996), what is indeed “astonishing and unique” in contemporary societies is not the persisting or growing violence but rather “the relatively high degree of nonviolence.” The first part of this chapter, “State (monopolies) and civilité against violence”, discusses the role that Elias gives to the State as a first-rank historical reducer of social violence. The monopoly of legitimate physical force does indeed entail a containment of physical violence that is undoubtedly progress. On the other hand, civil pacification inside States goes along with multiplied violence between States. Symbolic and psychological violence have also been reinforced. However, all these forms of violence are in a way due to a “normal” civilizing process, where profits seem more important than losses. That is not always the case. Civilizing and decivilizing processes often go hand in hand and the latter can outweigh the former. The second part of the chapter, “State violence against civilité”, focuses on the denials of civilité that are tolerated by or due to the State. At their pinnacle, Nazi barbarity, which was only apparently an exception, revealed the ethical core of the civilizing process, i.e., the widening scope of mutual identification due to a growing learned repulsion to others’ suffering and pain that was centuries in the making, through the very attempt at its destruction. The authors end by positing that, according to Elias, the State is not always the guardian of civil security and civilité cannot be reduced to the opposite of violence or to an attribute of a bounded community

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