University of Quebec at Montreal

Archipel - Université du Québec à Montréal
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    Quelles conditions d'influence gagnantes pour la mise en place d'une politique publique restrictive des pesticides à Montréal

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    Les pesticides sont présentés comme un sujet clivant, qui suscite des débats au sein de la société, un sujet au coeur de controverses sociotechniques, mobilisant des acteurs scientifiques, mais aussi les citoyens avec leurs savoirs situés (Callon et al., 2001). Notre thèse, ancrée dans la théorie des groupes d’intérêt, vise à analyser le rapport de forces entre les acteurs associés au dossier des pesticides à Montréal, dans le cadre du processus ayant mené au resserrement de la réglementation adoptée par la Ville en 2021. Nous aimerions savoir pourquoi dans ce processus, ce rapport de forces généralement favorable à l’industrie agrochimique a-t-il été avantageux aux écologistes. Dans la littérature, ce rapport de forces peut être analysé par l’entremise des stratégies d’influence des groupes d’intérêt et leurs effets sur le processus décisionnel (Defacqz, 2021). Pour analyser notre cas, nous avons identifié les acteurs associés à ce dossier et leurs positions, repéré les principales thématiques portées par ces derniers et analysé leurs stratégies d'influence. Nous avons aussi analysé comment ces influences ont été prises en compte par les décideurs. Pour ce faire, nous avons mobilisé quatre sources de données aux fins de notre analyse: les mémoires déposés dans le cadre du mandat d’initiative de la Commission sur l’agriculture, l’environnement et les ressources naturelles du Québec (CAPERN), le registre des lobbyistes du Québec, la revue de presse et des entretiens semi-directifs avec des acteurs clés. Nos résultats montrent que tous les acteurs (industrie agrochimique et société civile) ont eu recours au lobbyisme direct et indirect pour tenter d'influencer les décideurs. En revanche, les influences de la société civile semblent avoir été les plus efficaces. Le tout nous permet notamment de réfléchir aux effets de la proximité entre des groupes de la société civile et certains titulaires de charges publiques, au rôle des citoyens porteurs de savoirs situés lors de controverses de nature sociotechniques, et à la participation publique dans de tels contextes. _____________________________________________________________________________ MOTS-CLÉS DE L’AUTEUR : Controverse, influence, groupes d’intérêt, pesticides, participation publique, prise de décisio

    Temps, rythme et addiction : une herméneutique des "Confessions d'un mangeur d'opium anglais"

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    Les patients souffrant d’addiction sont confrontés au dilemme de l’arrêt ou non de leur consommation. Cette ambivalence est aussi problématique pour les cliniciens, les chercheurs, l’entourage et plus largement l’ensemble de la société, qui se trouvent également pris dans la rechute. Nous tentons ici de sortir de cette impasse en comprenant le phénomène d’addiction par l’inscription de l’individu dans le monde, à travers une vie, rythmée par des intentions et les coïncidences du quotidien. Que disent le rapport au temps et au monde dans le mouvement vers la liberté ? Une herméneutique du récit autobiographique « Confessions d’un mangeur d’opium anglais » de Thomas De Quincey, par l’univers qu’il décrit, nous permet notamment d’aller au-delà de la dichotomie méthodologique entre objectivisme et subjectivisme. Cette réalité narrée est le point de départ et le fil conducteur de notre recherche. Le cadre théorique de l’approche existentielle nous permet d’analyser cette relation au monde. Pour De Quincey, le problème de la consommation d’opium se manifeste particulièrement dans les limites physiques et des impasses relationnelles marquantes. Son sentiment d’impuissance induit une absence de perspective et une forme de passivité. Faute de traverser les périodes de crise, il semble les mettre en suspend ou les éviter. Poussé par la crainte de la mort et par son entourage, il se réapproprie son histoire de vie avec l’écriture. Ainsi, il dépasse ces cycles de rechutes, en acceptant une liberté limitée. Il passe alors d’un mode d’existence marginal, isolé, à une manière d’être qui implique l’autre plus ouvertement – notamment son lecteur. La trame narrative et le monde de l’oeuvre nous placent au plus près de la subjectivité de De Quincey et au plus près de son humanité. Nous y voyons l’addiction comme un déplacement de la dépendance fondamentale de l’être humain au monde, vers une dépendance pathologique. L’inscription, temporelle et sociale, est un marqueur significatif de ce déplacement. Cette mise en perspective nous incite à envisager les thèmes de l’existence, de la temporalité et de la rythmicité dans un cadre plus large que celui des manifestations objectives du phénomène de l’addiction. De plus, la démarche herméneutique utilisée dans cette recherche présente des points communs avec la clinique du psychologue, ce qui interroge sur le rôle de la posture pour sortir des impasses cliniques. Les défaillances et altérations décrites dans l’oeuvre éclairent les enjeux anthropologiques de l’addiction. Temps, Rythme et Existence ouvrent un nouvel espace de compréhension des patients dans leur mouvement d’émancipation et offrent un champ d’investigation plus large pour les psychologues. _____________________________________________________________________________ MOTS-CLÉS DE L’AUTEUR : addiction, ambivalence, temporalité, psychologie, herméneutique, anthropologie philosophiqu

    Être chauffeur-livreur Uber au Québec : enjeux relationnels du travail médié par les algorithmes

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    Le travail de plateforme transforme fondamentalement les manières de faire, d’organiser et de penser le travail, particulièrement dans sa dimension collective. En nous concentrant sur les pratiques de travail des chauffeurs et livreurs Uber du Québec, nous explorons en détail leurs usages de l’application ainsi que leurs pratiques de travail et de socialisation. Cette thèse vise à saisir concrètement les enjeux que soulève le travail médié par les algorithmes en termes de pouvoir d’agir individuel et collectif, et à cerner les enjeux de santé qui y sont associés. À cette fin, nous nous appuyons sur un cadre conceptuel multidisciplinaire au croisement de la communication humaine, de la sociologie des usages, de la sociologie du travail et de l’ergonomie française. Notre recherche repose sur une étude ethnographique en ligne, une enquête documentaire et des entretiens semi-dirigés avec 24 chauffeurs et livreurs Uber du Québec. Elle poursuit trois objectifs principaux : (1) établir les profils distincts de ces travailleurs, (2) documenter leurs usages de l’application et leurs pratiques de travail et de socialisation, et (3) comprendre ce que ces usages et pratiques révèlent en termes de pouvoir d’agir et, plus largement, de santé au travail. À partir d’une approche communicationnelle, nous portons une attention particulière à ce qui se passe "entre" les individus, en considérant les relations comme un objet d'étude en soi. Nos résultats révèlent une mosaïque de profils parmi les chauffeurs et livreurs du Québec, démontrant ainsi l'hétérogénéité et la multiplicité des types de travailleurs impliqués dans cette activité. Ce large éventail de profils souligne d'importantes inégalités dans la relation des travailleurs avec le dispositif Uber, la même organisation du travail ayant des conséquences différentes selon le niveau de dépendance financière à l'activité. L'examen de l'activité de ces chauffeurs et livreurs met en évidence un décalage significatif entre le discours de flexibilité et d'autonomie promu par Uber et les pratiques de travail réelles. Le phénomène d'hyperconnectivité à l'application, les longues heures de travail souvent interrompues, la gamification du travail par Uber et le choix périlleux des courses dans une offre conditionnée par l'opacité algorithmique indiquent plutôt une liberté fortement contrainte. Nos résultats révèlent ainsi un faible pouvoir d'agir individuel chez les travailleurs Uber, conditionné en outre par leur position socioéconomique, leur niveau d'éducation et leur niveau de dépendance financière à la plateforme. Notre étude souligne également une activité intrinsèquement solitaire, qui pousse les travailleurs à se définir exclusivement par rapport à eux-mêmes, inhibant toute dynamique collective et sentiment d'appartenance. En occupant une part considérable de la vie de certains, l’activité pour Uber entrave également la socialisation hors travail. En l'absence de possibilités de rassemblement et de dialogue qui permettraient de faire du travail un objet de réflexion pour les chauffeurs et livreurs, ceux-ci sont privés de l'occasion de développer une réflexivité collective critique sur leur activité. Au contraire, la nature paradoxale de l'organisation du travail d'Uber les pousse à percevoir le collectif comme une menace, et à entretenir une attitude globalement négative envers la mobilisation, entraînant une absence totale de pouvoir d'agir collectif. Cela a des répercussions sur la santé au travail ; en détournant le sens du collectif – le faisant passer pour un obstacle au travail plutôt que comme une ressource – le modèle Uber empêche de mettre en mots les contradictions ressenties par les travailleurs. L'intériorisation des contraintes conduit ces derniers à éprouver d'importants phénomènes de dissonance cognitive et à déployer divers mécanismes défensifs pour y faire face. Cette organisation paradoxante amène les travailleurs les plus investis dans l’activité à douter d'eux-mêmes, voire à vivre des formes d'altération de soi plus ou moins prononcées. Si les modalités d’exercice de l’activité apparaissent diversifiées, le travail pour Uber génère des risques pour la santé chez tous les profils de chauffeurs et livreurs, allant jusqu’à des risques avérés d’isolement social et d’épuisement professionnel pour ceux qui dépendent entièrement de cette source de revenus. _____________________________________________________________________________ MOTS-CLÉS DE L’AUTEUR : Uber ; plateformisation ; médiation algorithmique ; pouvoir d’agir ; enjeux relationnels ; santé au travai

    Éthique de la recherche: les angles morts de l'EPTC 2.

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    L’Énoncé de politique des trois conseils (EPTC) est une politique commune des trois organismes de recherche fédéraux (CRSH, IRSC et CRSNG). Depuis 1998, ce document vise à promouvoir la conduite éthique de la recherche avec des êtres humains. Il s’inspire en partie de normes reconnues à l’échelle internationale et sert à guider autant les chercheurs eux-mêmes que les comités d’éthique chargés d’évaluer les projets de recherche impliquant des sujets humains. Au fil des ans, l’EPTC a été mis à jour plusieurs fois, afin de tenir compte de certaines spécificités de la recherche, notamment en sciences humaines et sociales ou en milieux autochtones. Pourtant, malgré les efforts investis lors des différentes consultations ayant donné lieu aux plus récentes versions de l’EPTC, dont la dernière, l’EPTC2, qui date de 2022, plusieurs questions ou problèmes qui se posent régulièrement aux membres des comités d’éthique lors de l’évaluation des projets restent sans réponse. Des thèmes comme les incitatifs en milieu scolaire avec des mineurs, l’équilibre entre l’objectivité scientifique et les visées sociales dans la recherche militante, le statut des chercheurs-créateurs dans leurs propres recherches ou encore la sous-traitance des collectes de données à des firmes de sondage font partie de ces angles morts de l’EPTC2 qu’il faut examiner. Afin d’aider les comités d’éthique à se donner des règles de conduite leur permettant d’affronter ces situations pour lesquelles l’EPTC2 n’offre pas de soutien normatif adéquat, ce colloque cherche à atteindre trois objectifs principaux : 1) identifier les problèmes récurrents en éthique de la recherche qui ne sont pas abordés dans l’EPTC2; 2) dresser la liste des solutions envisageables pour faire face à ces problèmes; 3) contribuer, par la publication des actes du colloque, à la bonification de la version actuelle de l’EPTC

    La participation aux activités communautaires comme vecteur d'émancipation des personnes racisées et immigrantes au Québec

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    La présente thèse propose de voir comment les activités culturelles des centres communautaires peuvent devenir des vecteurs d’émancipation contre le racisme systémique et ordinaire subis par les personnes racisées et immigrantes au Québec. Pour connaître les bienfaits des activités culturelles communautaires sur l’émancipation de ces individus, des activités culturelles de trois centres communautaires du quartier Villeray–Saint-Michel–Parc–Extension qui reçoivent beaucoup de personnes immigrantes et racisées ont été sélectionnées. Une observation participante ainsi que des entrevues semi-dirigées nous ont permis de voir comment ces activités culturelles proposées peuvent devenir créatrice d’un capital social et comment ce dernier est bénéfique pour l’intégration des personnes racisées et immigrantes dans la société montréalaise et québécoise. Les activités proposées permettent également une affirmation culturelle à ces personnes et une reconnexion avec leur culture d’origine qui est souvent mise de côté au profit de l’intégration à la culture québécoise. Cette reconnexion permet aux personnes immigrantes et racisées de réapprivoiser leur identité mouvante et complexe et de développer des qualités personnelles et interpersonnelles. Les activités culturelles ont également des bienfaits thérapeutiques qui peuvent aider à cheminer au travers des traumatismes et des difficultés rencontrées pendant le parcours migratoire ou le quotidien des personnes immigrantes et racisées. Ces dernières sont plus susceptibles de vivre différentes problématiques telles que les difficultés psychologiques, la pauvreté, les difficultés d’insertion au monde de l’emploi ou l’isolement créé par le racisme systémique présent au Québec. Les centres communautaires sont donc à la fois des espaces de militances pour ces gens et des espaces de soutien pour les personnes vulnérables. Ils deviennent souvent le lien entre ces gens et la société et un endroit de référence et de référencement pour pallier aux services insuffisants et inadaptés aux besoins des personnes marginalisées. L’observation participante et les entrevues permettent de mieux comprendre la réalité des personnes racisées et immigrantes à Montréal et au Québec, mais surtout de donner une voix aux intervenants et intervenantes des centres communautaires et à leur clientèle pour s’exprimer sur leurs défis et sur l’apport des activités culturelles des centres communautaires dans leur parcours de vie. _____________________________________________________________________________ MOTS-CLÉS DE L’AUTEUR : Immigration, inclusion, centres communautaires, activités culturelles, émancipation, racisme

    Approches variationnelles pour l'analyse des séquences génomiques évolutives

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    Les avancées dans les technologies de séquençage à haut débit ont considérablement élargi les possibilités de l’analyse des séquences génomiques en générant d’énormes quantités de données à faible coût. L’analyse de ces données génomiques requiert la conception et l’implémentation de méthodes de classification et d’inférence statistique efficaces, rapides et adaptées aux données massives. Cependant, les méthodes courantes de classification des séquences génomiques sont encore confrontées à un taux de faux positifs relativement élevé et ne sont pas encore pleinement adaptées pour intégrer efficacement les caractéristiques évolutives au coeur de leurs approches. De plus, les méthodes d’inférence ne sont pas encore optimisées pour traiter de telles quantités de données massives. Les approches variationnelles ouvrent de nouvelles perspectives en permettant une modélisation statistique des propriétés évolutives des séquences dans les processus de classification, de génération et d’inférence. Dans cette thèse, nous explorons ces approches et proposons des méthodes concrètes d’inférence variationnelle pour estimer les paramètres évolutifs et générer des séquences. En amont de ce cadre variationnel, nous avons d’abord conçu une méthodologie robuste pour évaluer et comparer des modèles linéaires génératifs et discriminatifs, destinés à la classification sans alignement des séquences génomiques des virus. Cette procédure prend en considération diverses variables de classification, telles que les types de classifieurs, leurs hyperparamètres, les longueurs des séquences testées et les longueurs des k-mers. Elle a permis une exploration approfondie des propriétés des modèles linéaires génératifs et discriminatifs dans la classification de séquences génomiques. Ensuite, nous avons conçu un modèle variationnel génératif et profond, EvoVGM, qui permet d’estimer efficacement des paramètres évolutifs et de générer des alignements de séquences. Enfin, nous avons élaboré une approche efficace d’inférence bayésienne variationnelle, nnTreeVB, pour l’estimation des paramètres phylogénétiques. Cette approche se distingue par sa capacité à apprendre automatiquement les paramètres des densités a priori, lui conférant ainsi une insensibilité aux spécifications inappropriées de ces dernières. Les contributions de cette thèse ouvrent la voie à l’adoption généralisée des approches variationnelles dans l’analyse des séquences génomiques évolutives. Cette avancée promet d’améliorer considérablement l’intégration des modèles d’évolution dans les domaines de l’apprentissage machine, de l’inférence statistique et de la génération de séquences, créant ainsi de nouvelles perspectives passionnantes pour la recherche en génomique. _____________________________________________________________________________ MOTS-CLÉS DE L’AUTEUR : apprentissage automatique, modélisation probabiliste et statistique, inférence bayésienne, inférence variationnelle, analyse des séquences génomiques, classification des séquences virales, k-mers, modèles linéaires génératifs et discriminatifs, modèles de substitution de chaînes de Markov, phylogénétique bayésienne, modèles génératifs variationnels, génération de séquences, apprentissage des densités a priori, réseaux de neurones profond

    Effets de transfert associés à l'apprentissage de la programmation vers les disciplines scolaires traditionnelles au secondaire

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    Plusieurs organisations internationales, dont l’UNESCO (Claro et Castro-Grau, 2023) et l’OCDE (2023), mettent de l’avant la nécessité de mieux outiller les futurs citoyens afin qu’ils utilisent plus efficacement le numérique, et qu’ils parviennent de surcroît à contribuer à la création et à l’innovation technologique, notamment en matière d’intelligence artificielle. Conformément à ces aspirations, plusieurs systèmes éducatifs à travers le monde ont désormais rendu obligatoire l’apprentissage de la programmation pour tous les élèves du secondaire, et parfois même du primaire. S’inscrivant dans cette tendance internationale, le Gouvernement du Québec a récemment introduit l’apprentissage de la programmation au sein de la compétence numérique qui doit être développée de manière transversale chez tous les élèves du préscolaire, du primaire et du secondaire (Gouvernement du Québec, 2019). Plusieurs raisons sont évoquées dans la littérature scientifique pour justifier la pertinence d’intégrer la programmation au cursus scolaire des apprenants (Blikstein et Moghadam, 2019). La plus souvent mentionnée concerne le rôle que jouerait l’apprentissage de la programmation dans le développement d’une pensée informatique (Lye et Koh, 2014). La pensée informatique réfère aux compétences en raisonnement de haut niveau, telles que la résolution de problèmes et l’abstraction, susceptibles d’être transférées à d’autres apprentissages scolaires (Shute et al., 2017). Toutefois, de nombreux chercheurs (p. ex., Manches et Plowman, 2017) appellent à faire preuve de prudence, car les effets possibles de l’apprentissage de la programmation, par le biais du développement de la pensée informatique, n’ont pas encore été clairement démontrés de façon empirique. C’est donc précisément pour répondre à ce vide sur le plan scientifique, mais également pour mieux éclairer les choix politiques et pédagogiques au regard de l’enseignement de la programmation, que ce projet de recherche doctoral vise à examiner les effets de transfert potentiels associés à l’apprentissage de la programmation sur trois disciplines scolaires qui sont centrales au programme de formation du secondaire : le français, les mathématiques et les sciences. Pour s’intéresser à cette question, un devis longitudinal et comparatif a été employé. Une base de données massive a été constituée à partir de l’ensemble des résultats scolaires de fin d’année (français, mathématiques et sciences) de 440 élèves, pour l’entièreté de leur parcours au secondaire. Les données proviennent d’une même école secondaire ayant implanté une concentration scolaire portant spécifiquement sur l’apprentissage de la programmation depuis 2014. Deux autres concentrations (Arts et Sports) agissent à titre de groupe de contrôle actif afin de mieux isoler la valeur ajoutée de l’apprentissage de la programmation. Afin de comparer les résultats de fin d’année (années 1 à 5) des élèves pour chaque concentration (Programmation, Arts et Sports), une modélisation par trajectoires latentes multigroupe a été réalisée pour chaque discipline (français, mathématiques et sciences) à l’aide de Mplus (Muthén et Muthén, 2017), un logiciel de modélisation statistique permettant de réaliser des comparaisons longitudinales d’une variable à travers le temps. Les résultats obtenus suggèrent que les élèves inscrits à la concentration Programmation présentent en moyenne de meilleurs résultats scolaires en mathématiques au fil du temps, comparativement à ceux des deux autres concentrations, suggérant ainsi un effet de transfert positif associé à l’apprentissage de la programmation pour cette discipline. Cet effet de transfert semble particulièrement notable pour la compétence mathématique liée à la résolution de problèmes. En revanche, l’appartenance à la concentration Programmation n’est pas associée à de meilleurs résultats scolaires en sciences et en français, ce qui suggère une absence de transfert positif pour ces disciplines. La principale interprétation de ces résultats est que les mathématiques présenteraient des similarités plus importantes avec la programmation, ce qui contribuerait à faire en sorte que ces deux domaines soient plus rapprochés, facilitant ainsi le transfert entre ceux-ci. Par ailleurs, des similarités moins marquées et possiblement moins directes entre les sciences et la programmation contribueraient à éloigner davantage ces domaines, ce qui pourrait expliquer en partie l’absence de transfert positif observé dans les résultats. Qui plus est, il est également possible que la plus grande hétérogénéité associée à la discipline des sciences, qui englobe une gamme de disciplines scientifiques, complique la détection des effets de transfert. En effet, les compétences et les connaissances développées par la programmation pourraient être plus directement liées à certaines disciplines scientifiques précises, comme la physique, et moins à d’autres, comme la biologie, ce qui pourrait contribuer à atténuer les résultats. Pour ce qui est du français, bien qu’il puisse exister quelques similarités avec la programmation, celles-ci apparaissent dans l’ensemble moins marquées que pour la discipline des mathématiques, et même celle des sciences. Il est donc probable que l’éloignement entre la programmation et le français soit trop important pour permettre un transfert positif significatif entre ces domaines. Sur le plan scientifique, cette recherche représente un pas de plus vers une meilleure compréhension des effets de transfert associés à l’apprentissage de la programmation pour d’autres apprentissages scolaires. À notre connaissance, elle est la toute première à étudier de manière empirique, comparative et longitudinale les effets de transfert associés à l’apprentissage de la programmation, en documentant les performances scolaires d’élèves sur l’ensemble de leur parcours au secondaire. Cette recherche a ainsi permis d’obtenir des informations inédites et nécessaires concernant la possibilité de transfert associée à l’apprentissage de la programmation vers des apprentissages fondamentaux faisant partie du programme d’enseignement secondaire obligatoire. Les résultats obtenus amènent à nuancer l’idée très répandue selon laquelle l’apprentissage de la programmation faciliterait d’emblée un apprentissage transversal vers d’autres disciplines, à travers le développement de la pensée informatique. Ces premiers résultats permettent donc de mieux circonscrire et anticiper les retombées de l’intégration d’une telle concentration en programmation au sein des programmes d’études et apportent un éclairage supplémentaire quant à la place de la programmation en milieu scolaire. D’un point de vue pratique, cette compréhension plus fine des retombées associées à l’apprentissage de la programmation peut également fournir des pistes utiles aux enseignants et futurs enseignants afin d’orienter et appuyer leurs choix pédagogiques au regard de l’enseignement de la programmation. Cela pourrait notamment mener à préciser les pratiques d’interdisciplinarité entre les mathématiques, les sciences, le français et la programmation, pour favoriser les apprentissages scolaires et ultimement la réussite éducative des élèves. Finalement, les résultats de ce projet ouvrent la voie à plusieurs pistes de recherches futures. Il serait d’abord pertinent d’identifier de manière plus précise les contenus disciplinaires qui pourraient bénéficier le plus de l’intégration de la programmation, tout en évaluant les effets de transfert pour ces contenus. Les résultats ouvrent également la porte à la réalisation d’études visant à mettre à l’essai des interventions éducatives qui établissent des liens multidisciplinaires explicites entre la programmation et les autres disciplines, ce qui permettrait d’établir des liens plus tangibles avec la pratique pédagogique. _____________________________________________________________________________ MOTS-CLÉS DE L’AUTEUR : apprentissage de la programmation, apprentissages scolaires au secondaire, transfert des apprentissages, pensée informatiqu

    L'effet du vieillissement sur les troubles de la mémoire prospective dans la sclérose en plaques

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    Des troubles cognitifs sont présents chez une proportion importante des patients atteints de sclérose en plaques (SEP), dont des difficultés de mémoire prospective (MP). La MP permet à un individu d’accomplir une intention préalablement déterminée (composante rétrospective - CR) à un moment opportun dans le futur (composante prospective – CP). Ce moment peut être basé sur l’apparition d’un indice de l’environnement (event-base, EB) ou sur un délai ou une heure précise (time-based, TB). La MP a donc une influence considérable sur l’autonomie fonctionnelle puisqu’elle est nécessaire dans de nombreuses tâches quotidiennes, comme de prendre sa médication à l’heure appropriée ou de déposer son enfant à la garderie sur le chemin du travail. Il est aussi connu que le vieillissement contribue à accentuer les difficultés en MP. Le premier but de ce projet est donc d’évaluer si ces deux conditions combinées, c’est-à-dire d’avoir la SEP et de vieillir, provoquent une accentuation des troubles de MP. Ce travail vise aussi à documenter le type d’atteintes en MP des patients avec une SEP qui sont âgés. Par ailleurs, d’autres facteurs ont été identifiés comme pouvant avoir une influence sur la performance en MP. Par exemple, le fait qu’une tâche soit réalisée dans un contexte écologique, c’est-à-dire naturel, pourrait permettre aux personnes âgées de produire des performances s’apparentant à celles des jeunes, un phénomène appelé paradoxe de l’effet de l’âge en MP. De plus, le fait de générer soi-même les intentions à produire, plutôt qu’elles soient imposées par l’examinateur, pourrait permettre aux patients âgés d’atténuer certaines difficultés de MP. Ainsi, l’un des objectifs de cette étude est de vérifier si le type de tâches ou encore le type d’intentions peut affecter la performance en MP et de ses composantes chez des patients vivant avec la SEP. Afin de répondre à ces questions, 40 participants sans pathologie, puis 40 avec SEP (20 jeunes : 18-55 ans et 20 âgés : 55 ans+) ont été soumis à des questionnaires, à une évaluation neuropsychologique exhaustive ainsi qu’à des tâches écologiques de MP. Celles-ci ont permis l’analyse des composantes (CP et CR) selon le type de tâches (EB ou TB), mais également selon le type d’intentions (imposée vs auto-générée). Les résultats de la première étude confirment que le fait de vieillir avec la SEP accentue les difficultés de MP engendrées par le vieillissement. Plus précisément, ce sont les tâches de type TB et la CP qui sont les plus touchées chez les patients âgés avec SEP, probablement en raison de l’implication des fonctions exécutives dans ces tâches. De plus, il semble que la CR soit plus touchée en TB qu’EB chez nos patients en raison du lien indice-action plus faible, augmentant nécessairement la complexité du rappel en TB. Dans la seconde étude, pour laquelle une tâche non informatisée incluant des intentions autogénérées a été utilisée, les jeunes patients SEP ont mieux réussi les tâches TB, incluant la CP, que les patients âgés. En ce qui concerne le type d’intention, les patients SEP tendent à s’améliorer lorsque les intentions sont auto-générées. Les résultats ont aussi indiqué que le rendement en TB des participants SEP âgés était lié à leur autonomie fonctionnelle. En somme, bien que des difficultés en TB étaient déjà connues chez cette clientèle, les enjeux relevés pour la CP permet une meilleure compréhension des difficultés vécues par les patients SEP âgés. En effet, en lien avec les difficultés exécutives engendrées par la SEP et le vieillissement normal, les patients SEP âgés ont davantage de difficulté à se désengager de la tâche concourante afin de volontairement penser à vérifier le temps. De plus, les difficultés en TB s’étendent à la CR, le rappel de liens indice-action faibles étant particulièrement ardu. Finalement, bien que le fait de générer des intentions plutôt qu’elles soient imposées soit prometteur pour pallier les difficultés de MP en SEP, des investigations plus approfondies sont nécessaires. À plus long terme, il est possible que les résultats de ce projet contribuent à la mise en place d’interventions et de mesures adaptatives permettant d’alléger les difficultés en MP et d’ainsi augmenter l’autonomie quotidienne des patients vieillissants avec la SEP. _____________________________________________________________________________ MOTS-CLÉS DE L’AUTEUR : sclérose en plaque, mémoire prospective, vieillissement cognitif, intentions autogénérées, autonomie fonctionnell

    La bienveillance entre les travailleurs.ses de la restauration : l'influence d'une organisation du travail inclusive

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    Les travailleurs.ses du secteur de la restauration sont confrontés.es à de nombreux enjeux de bien-être tels que des exigences psychologiques élevées, une autorité décisionnelle faible et le soutien des supérieurs qui n’est pas toujours optimal (INSPQ, 2021). Il importe alors de se préoccuper de la façon d’améliorer le bien-être des travailleurs.ses de ce milieu. La bienveillance est comprise comme une préoccupation et une attention accordées à autrui qui leur procurent du bien-être et contribue à leur développement personnel (Mercier et Deslandes, 2020). Ce mémoire propose que davantage de bienveillance entre les travailleurs.ses ait le potentiel d’influencer la santé de ces derniers.ères. Il vise à mieux comprendre de quelle manière l’organisation peut intervenir et favoriser les manifestations de bienveillance entre les travailleurs.ses. Pour ce faire, la notion d’inclusion semble porteuse pour saisir de quelle manière les individus développent ce souci de prendre soin les uns des autres. La définition de l’inclusion retenue dans ce mémoire comporte deux grandes dimensions; l’appartenance des individus à leur groupe de travail ainsi que la valeur qui est accordée à leur unicité au sein de celui-ci (Shore, Randel, Chung, Dean, Holcombe Ehrhart et Singh, 2011). La présente étude soutient que les caractéristiques motivationnelles, sociales et contextuelles de l'organisation du travail offrent un cadre pertinent pour regarder la façon dont l'organisation du travail a le potentiel de véhiculer l'inclusion et plus spécifiquement, la valeur accordée à l'appartenance et à l'unicité. Afin de mettre à l’épreuve les hypothèses de recherche, un devis corrélationnel est utilisé et un sondage est réalisé́ grâce à la méthode d’échantillonnage de volontaires. Un total 237 travailleurs.ses du secteur de la restauration au Québec, occupant divers postes, a répondu au questionnaire. D'un point de vue théorique, ce projet de recherche contribue à la littérature émergente relative à la notion de bienveillance en proposant une nouvelle définition qui comporte trois dimensions: la pleine conscience, la gentillesse et l’humanité commune. Deux nouveaux outils de mesure sont proposés pour mesurer respectivement la perception de bienveillance dans l’organisation et les caractéristiques de l’organisation du travail inclusive, spécifiquement dans le secteur de la restauration. Toujours d'un point de vue théorique, cette étude apporte une contribution à la littérature sur les déterminants organisationnels de la bienveillance. Sur le plan pratique, les résultats fournissent un éclairage sur la façon dont l'organisation du travail peut susciter les comportements bienveillants. Plusieurs caractéristiques de l’organisation du travail qui sont porteuses d’appartenance apparaissent comme ayant le potentiel de favoriser une ou plusieurs dimensions de la bienveillance. Toutefois, du côté des caractéristiques de l’organisation du travail porteuse d’unicité, les résultats sont moins convaincants. L’ensemble de ces résultats permettent toutefois de proposer de nombreuses pistes de solutions pour favoriser la perception de bienveillance entre travailleurs.ses. _____________________________________________________________________________ MOTS-CLÉS DE L’AUTEUR : Bienveillance, Inclusion, Appartenance, Unicité, Organisation du travail, Secteur de la restauration, Bien-êtr

    Stratégies d'autogestion chez les travailleurs présentant des symptômes d'anxiété ou de dépression

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    Les problèmes de santé mentale au travail sont de plus en plus fréquents et engendrent des répercussions importantes sur le bien-être et le fonctionnement des travailleurs (Dewa, 2017). De plus, les enjeux de santé mentale au travail ont connu une hausse importante depuis la pandémie de Covid-19 (Boulet & Parent-Lamarche, 2020). Or, l’autogestion se définissant comme étant l’ensemble des stratégies comportementales, cognitives ou affectives qu’un individu met en place pour gérer ses symptômes, optimiser sa santé et prévenir les rechutes (Barlow et al., 2002; Lorig & Holman, 2003) s’avère une piste prometteuse pour aider les travailleurs vivant avec des difficultés de santé mentale. De ce fait, la présente thèse se penche sur l’autogestion de la santé mentale au travail. Plus spécifiquement, celle-ci s’intéresse aux stratégies d’autogestion utilisées par les travailleurs présentant des symptômes d’anxiété ou de dépression afin de favoriser leur fonctionnement au travail. Le chapitre 1 aborde d’abord la problématique entourant les enjeux de santé mentale chez les travailleurs ainsi que les impacts y étant associés. Ensuite, la définition et les caractéristiques de l’autogestion sont présentées à partir des différents travaux ayant porté sur le sujet. Après quoi, le réseau nomologique de l’autogestion est étayé en faisant la distinction entre l’autogestion et des concepts connexes tels que le coping, le self-help et le self-care. Puis, un survol de la documentation traitant de l’autogestion de l’anxiété et de la dépression dans la vie en général et en milieu de travail est effectué. La question de recherche et les objectifs de recherche s’y rattachant sont ensuite énoncés. Finalement, le devis de recherche utilisé dans le cadre de la présente thèse ainsi que des considérations méthodologiques sont abordés. Le chapitre 2 présente les résultats de l’article 1, publié dans le Canadian Journal of Behavioural Science. L’objectif de cet article était d’identifier les stratégies d’autogestion utilisées par les travailleurs présentant des symptômes d’anxiété et de dépression. Pour ce faire, des entrevues semi-structurées reposant sur la technique des incidents critiques de Flanagan (1954) ont été menées auprès de 25 travailleurs présentant des symptômes d’anxiété ou de dépression. L’analyse thématique a permis d’identifier 54 stratégies d’autogestion comportementales, cognitives et affectives se regroupant selon 16 thèmes (ex. : gérer les frontières entre le travail et la vie personnelle; pratiquer l’auto-compassion; gérer les pensées négatives; identifier et gérer ses émotions). Les résultats permettent de dresser un portrait exhaustif des différentes stratégies d’autogestion pouvant être incluses dans les programmes de promotion de la santé mentale au travail et diffusées auprès des employés présentant des symptômes d’anxiété ou de dépression. Le chapitre 3 présente les résultats de l’article 2, publié dans le Journal of Occupational Rehabilitation et dont l’objectif était d’élaborer et de valider un questionnaire visant à mesurer les stratégies d’autogestion de la santé mentale au travail. Pour y parvenir, une liste de 72 items a été soumise à un comité d’experts composé de chercheurs, de praticiens et de travailleurs. À la suite du retranchement de 25 items, 365 travailleurs ont complété la version initiale à 47 items du QASMT ainsi qu’un ensemble de questionnaires visant à mesurer les variables critériées (symptômes d’anxiété et de dépression, fonctionnement au travail, autogestion et coping) alors que deux semaines plus tard, 235 participants ont complété à nouveau le QASMT. Les résultats de l’analyse par composante principale ont mené à un questionnaire comportant 21 stratégies d’autogestion réparties en quatre facteurs (gérer ses pensées et ses émotions, gérer sa récupération, gérer ses relations et gérer ses tâches). Les analyses corrélationnelles soutiennent la validité convergente et concurrente du QASMT ainsi que la fidélité test-retest. Ces résultats ont mené à la validation initiale du premier questionnaire visant à mesurer l’utilisation de stratégies d’autogestion de la santé mentale au travail. La discussion générale présentée au chapitre 4 présente d’abord les contributions théoriques lesquelles sont la clarification de la notion d’autogestion de la santé mentale, l’identification d’une liste exhaustive de stratégies d’autogestion des symptômes d’anxiété et de dépression au travail, l’aspect novateur du premier questionnaire mesurant l’adoption de stratégies d’autogestion de la santé mentale au travail et les premiers pas vers des mesures quantitatives préliminaires de l’association entre les stratégies d'autogestion et différentes variables liées à la santé mentale au travail. Ensuite, les implications pratiques et les limites de la thèse sont discutées. Finalement, les pistes de recherche futures sont abordées. Enfin, la conclusion générale met en lumière l’exhaustivité et la diversité de stratégies d’autogestion identifiées par l’entremise de cette thèse, ce qui fait miroiter l’aspect idiosyncratique de l’autogestion de la santé mentale au travail. Parmi les stratégies d’autogestion de la santé mentale au travail identifiées dans la présente thèse, bon nombre d’entre elles se distinguent des stratégies d’autogestion ayant été identifiées jusqu’à présent dans la documentation scientifique. Cela met en lumière l’apport et la singularité de cette thèse dans le domaine de l’autogestion de la santé mentale. De plus, les quatre facteurs se dégageant de la structure du QASMT viennent donner un éclairage nouveau à la notion de l’autogestion de la santé mentale au travail. Tout compte fait, au-delà de l’utilisation de stratégies d’autogestion visant à favoriser la santé mentale des travailleurs, la conclusion souligne l’importance de la contribution de l’employeur dans la promotion et la protection de la santé mentale des employés. _____________________________________________________________________________ MOTS-CLÉS DE L’AUTEUR : stratégies d’autogestion, santé mentale, travail, anxiété, dépressio

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