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    Les dynamiques territoriales en Dombes : Contribution d'un projet collectif de valorisation de la carpe de Dombes dans la restauration collective

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    International audienceDans un contexte mondial marqué par des défis environnementaux et socio-économiques (Bricas, 2021 ; IPES Food, 2023), il devient de plus en plus urgent de promouvoir des systèmes alimentaires locaux considérés comme plus durables et plus équitables (Impact Capital for Development, 2021 ; Rastoin, 2015). Ces systèmes sont appelés circuits alimentaires locaux (Praly et al., 2014), systèmes alimentaires du milieu (SyAM) et VTFN, qui signifie Values-based territorial food networks (Nemes et al., 2023 ; Reckinger, 2022). Ils favorisent une agriculture respectueuse de l'environnement, renforcent les liens entre les acteurs locaux et facilitent une répartition plus équitable des avantages économiques pour les agriculteurs (Chazoule et al., 2022 ; Reckinger, 2022). En tant que tels, les systèmes alimentaires hybrides se caractérisent par leur approche innovante, car ils impliquent la collaboration d'acteurs en amont et en aval. Ces acteurs s'engagent dans des activités distinctes mais complémentaires au sein de circuits intermédiaires, tous oeuvrant à la réalisation d'un objectif commun. Ces circuits ont le potentiel de diminuer l'impact environnemental de la production alimentaire, de renforcer l'économie locale, d'assurer l'autosuffisance alimentaire et d'encourager des modes de consommation plus durables (Chazoule et al., 2018). Grâce à la loi EGalim et au développement des projets alimentaires territoriaux (PAT), un nombre croissant de territoires et d'opérateurs économiques en leur sein cherchent à développer des chaînes alimentaires locales, durables et de qualité, comme décrit précédemment. Notre recherche s'inscrit dans le cadre des projets "A Table " (Dinai) et TRAACT (Transition agricole et alimentaire concertée dans les territoires) (Tetrae), et porte sur l'analyse de la filière piscicole de la Dombes. L'élevage de la carpe est une pratique patrimoniale et historique en Dombes, qui emploie 350 producteurs et transformateurs de carpes. Cette activité, secondaire pour la majorité des propriétaires et gestionnaires d'étangs, contribue à la préservation des étangs et de leurs écosystèmes particuliers, supports de la biodiversité. En effet, l'entretien des étangs et le maintien d'un niveau d'eau constant permettent à la végétation, au phytoplancton, aux espèces tropicales et aux insectes de se développer. Il contribue également à l'économie locale en créant des emplois et constitue une attraction touristique traditionnelle. Ce réseau, qui fait partie du projet "À Table ", nous intéresse particulièrement parce qu'il représente une initiative de localisation d'une chaîne alimentaire au sein des services de restauration collective. Ce qui est encore plus remarquable, c'est que, malgré son ancrage local, ce produit traditionnel n'a pas été positionné sur le marché local, en raison d'une mauvaise réputation locale du produit, de problèmes logistiques et de son prix perçu comme élevé. Il dispose cependant d'un débouché important sur le marché alsacien. La dynamique est relancée en 2022 avec l'émergence d'un projet collectif qui réunit des acteurs politiques, techniques et logistiques régionaux dans le but de promouvoir la carpe auprès des gestionnaires de cantines scolaires. Après de multiples étapes d'élaboration et d'expérimentation de recettes, de mobilisation d'acteurs et d'animation, ainsi que le rôle critique d'intermédiaire et d'interprète pour les acteurs porteurs, cette initiative est devenue réalisable. En utilisant une approche qualitative, notre analyse vise à comprendre les obstacles et les moteurs de la structuration de cette industrie impliquant divers partenariats afin d'atteindre une plus grande durabilité. Elle vise également à identifier le rôle des acteurs de soutien ainsi que les innovations et les apprentissages mis en œuvre au sein du collectif. Basée sur les résultats des entretiens semi-structurés avec les différentes parties prenantes, notre étude commencera par une narration détaillée de la trajectoire exemplaire du projet et de son évolution, mettant en évidence les tournants, les besoins, ainsi que les réussites et les échecs. Nous noterons également les forces motrices et les obstacles qui apparaissent tout au long du projet. Nous déterminerons également les éléments essentiels nécessaires pour atteindre une performance durable et pérenne. Enfin, nous élaborerons un diagramme illustratif de la trajectoire mettant en évidence les éléments mentionnés. La réalisation de cette analyse permettra d'acquérir des connaissances essentielles et fournira des indications précieuses pour reproduire des modèles et des processus similaires dans d'autres territoires. La réussite de ce projet collectif est évidente dès le début. Les résultats démontrent que le facteur humain joue un rôle crucial. La motivation et la volonté des partenaires font avancer le projet. Le réseau d'acteurs permet de mobiliser les partenaires nécessaires et d'utiliser les expériences techniques et professionnelles de chacun. Le partenariat entre les partenaires en amont et en aval a permis de surmonter plusieurs difficultés liées à l'élaboration des recettes, au coût du produit par repas pour la restauration scolaire et à la logistique associée à la livraison d'un produit surgelé à base de poisson. D'autres résultats concernant les outils et les ressources mobilisés, les interactions entre les acteurs ainsi que les changements organisationnels seront présentés

    The balance of carbon emissions versus burial in fish ponds: The role of primary producers and management practices

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    International audienceIn the global carbon cycle, ponds can play a dual role: they have the capacity to store carbon through sedimentation, but also to be important greenhouse gas emitters. Of all the pond landscapes in Europe, many are managed by Humans for fish production and little is known today about their role as carbon sinks or sources. We monitored 20 fish ponds from the Dombes region (France) during a production season in 2022. We measured both sedimentation rates, the diffusion of CO 2 , CH 4 and N 2 O and ebullition of CH 4 over three different seasons (spring, summer and autumn) in order to provide an estimate of the carbon balance for each pond. Five were dried-out in 2023 as part of the management cycle, and were monitored for dry flux emissions during this period. On average, our measurements suggest that fish ponds were carbon sinks (6 fish ponds as sources and 14 as sinks). There was on average a net sequestration of 4.16 (+/-10.00) tonnes of CO 2 e per hectare over 6 months. Measurements from the dry year, indicate that the ponds were carbon sources (mean value of 23.89 tonnes of CO 2 eq emitted). However, whilst the drying out phase directly increases emissions, it also encourages the development of macrophytes in the subsequent years which improves carbon storage through sedimentation, and appears to be an important driver of the observed balances. These data are consistent with the fact that fish ponds have the capacity to be either sources or sinks of carbon for the atmosphere. Moreover, by promoting good levels of primary productivity, the presence of aquatic plants and by improving carbon storage, management practices appear to have the capacity to turn fish ponds into carbon sinks. These agroecosystems could thus play an important role in the context of climate change mitigation.</div

    Symposium: Émergence d’un SyAM (systèmes alimentaires du milieu) : Comment gère-t-on les acteurs absents ?

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    L’objectif de cet atelier est d’engager un dialogue transversal. Étant donné les enjeux en termes de management et l’impact sociétal de l’activité alimentaire, il est crucial d’engager la réflexion dans une approche multidisciplinaire et transversale. Ceci permettra de connecter des thématiques relevant du management, de l’économie et de l’aménagement des territoires.« Un système alimentaire est la façon dont les hommes s’organisent dans l’espace et dans le temps pour obtenir et consommer leur nourriture » (Malassis, 1994). Cette définition ancre l’activité au niveau des territoires, des pratiques alimentaires et de la temporalité. À cela s’ajoute que l’alimentation est aussi associée à la culture (Montanari, 2004). Elle est donc aussi ancrée dans le champ des pratiques sociale. Le regroupement d’une multitude d’acteurs tout le long du processus, ainsi que la nature commerciales et économiques des relations et des enjeux ancrent l’activité dans l’économie et le management.Contrairement à d’autres activités économiques, l’activité alimentaire est consubstantiellement culturelle, économique, sociale et managériale. Elle engage sur les champs de la territorialité, de la temporalité et de la matérialité. Son produit n’est pas dématérialisable, et sa production n’est pas immédiate. Elle engage des processus complexes, des acteurs hétérogènes et des compétences spécifiques.On observe aujourd’hui différentes conceptions des systèmes alimentaires. Dans les systèmes courts, la relation entre le consommateur et le producteur est directe. Le produit a une forte identité, et la traçabilité à la base de la transaction. Dans les systèmes moyens, les filières sont organisées à l’échelle d’un territoire. Le produit garde une identité et la traçabilité organisée par le système. Dans les systèmes longs, la production est délocalisée et les processus industrialisés. Le produit est générique et la traçabilité est reléguée à un niveau secondaire.Le système alimentaire du milieu (Chazoule et al., 2015; Brives et al., 2017; Chazoule et al., 2018) est une conception qui va adopter des éléments des différents systèmes cités ci-dessus. L’objectif est d’offrir une solution pour une reterritorialisation de l’activité alimentaire. Dans cette conception la traçabilité est à la base de la transaction. Le territoire s’articule aux niveaux géographiques, économiques et culturels. De ce fait, il devient un vecteur de cohésion de l’activité au lieu d’en être un cadre rigide d’organisation. L’intérêt de cette conception est de permettre des solutions pratiques pour des territoires petits et peu structurés. Son intérêt aussi est de permettre l’émergence de solutions à partir du terrain.L’émergence de solutions à partir du terrain permet, en théorie, d’offrir une opportunité d’action à tout acteur. En revanche dans la pratique toute action doit composer avec l’existant. Le positionnement de certains acteurs, les structures existantes et les dynamiques en action sont autant de sources d’asymétrie auxquelles l’action est confrontée. L’absence trouve plusieurs sources et s’exprime de différentes manières. Ainsi, sans être exhaustif, des acteurs peuvent être absent à cause d’une mauvaise définition de leur activité et leur assimilation à d’autres catégories. On assimile les exploitations agricoles à des entreprises, et les exploitants sont des chefs d’entreprises, sous-entendu « comme les autres ». Ils sont aussi absents parce qu’ils sont moins organisés que d’autres acteurs qui accaparent la scène. De plus grands acteurs ont plus de moyens pour influencer et orienter le débat. Ils sont de mêmes absents dans les débats sur les questions qui les concernent.Paradoxalement, les récentes colères des agriculteurs en Europe, relayés sur les différents médias, sont le résultat de plusieurs absences. Il en est de même concernant l’absence des planteurs de vignes dans l’organisation du secteur vinicole libanais. Une approche par l’audit social aurait-elle permit d’aboutir à une meilleure représentation

    Digital and smart technologies to enhance biodiversity in agricultural landscapes: An analysis of stakeholders’ perceptions of opportunities and challenges for broader adoption

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    International audienceDigital and smart technologies (DSTs1) for agriculture are currently widely discussed in the literature and increasingly included in common farming practices. However, the main agricultural use of DSTs remains yieldincreasing and effort-reducing applications focused on the economic advantages of precision. The potential of DSTs to enhance biodiversity in agricultural landscapes has rarely been examined, especially from the stakeholder perspective. In this study, we examined the barriers to and potential for using DSTs to promote biodiversity in agricultural areas in Germany. For this purpose, we conducted a nationwide stakeholder acceptance analysis based on an online survey and an expert discussion. Our analysis revealed the notable potential of DSTs to strengthen biodiversity in agricultural landscapes, which is, however, accompanied by critical barriers to the broad acceptance and regular use of such technologies by farmers. Only if based on adequate legal and financial political framework, which create incentives for solution-focused cooperation among all relevant stakeholders and allow a user-orientated technology development, can DSTs develop their nderlying potential and gain acceptance among farmers

    Filières AOP et Territoire, quel renouveau des relations en faveur d’une transition agroécologique ?

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    Comparing the carbon footprints of urban and conventional agriculture

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    International audienceUrban agriculture (UA) is a widely proposed strategy to make cities and urban food systems more sustainable. Until now, we have lacked a comprehensive assessment of the environmental performance of UA relative to conventional agriculture, and results from earlier studies have been mixed. This is the first large-scale study to resolve this uncertainty across cities and types of UA, employing citizen science at 73 UA sites in Europe and the United States to compare UA products to food from conventional farms. Results reveal that the carbon footprint of food from UA is six times greater than conventional agriculture (420 gCO2e versus 70 gCO2e per serving). However, some UA crops (for example, tomatoes) and sites (for example, 25% of individually managed gardens) outperform conventional agriculture. These exceptions suggest that UA practitioners can reduce their climate impacts by cultivating crops that are typically greenhouse-grown or air-freighted, maintaining UA sites for many years, and leveraging circularity (waste as inputs)

    "An agroecological transitionat risk? The case of PDO products in Bresse, France"

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    International audienc

    Étangs et paysages d'étangs : Guide technique sur l'intérêt des étangs et des paysages d'étangs en tant que solutions naturelles pour l'atténuation du changement climatique et l'adaptation à ses effets

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    International audienceCe manuel technique fournit des conseils pratiques sur la protection, la gestion, la restauration et la création d'étangs et de paysages d'étangs afin d'atténuer les effets du changement climatique et de s'y adapter. Il a été créé dans le cadre du projet PONDERFUL financé par l'UE Horizon 2020, qui s'est déroulé de décembre 2020 à 2024

    Litter decomposition in ponds across a large latitudinal gradient

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    International audiencePonds play an important role in the processing and decomposition of plant litter from both allochthonous and autochthonous sources, which in turn contribute to the global carbon cycle. The aim of the present study was to quantify microbial litter decomposition in ponds located along a large latitudinal gradient in an effort to predict changes in litter decomposition as a response to global change. For this purpose, we quantified the potential decomposition rate in 250 ponds located in eight countries (Belgium, France, Germany, Spain, Switzerland, Turkey, United Kingdom and Uruguay) along a gradient of land use intensity using the Tea Bag Index (TBI) approach. Selected ponds included permanent and intermittent ponds. We found lower potential decomposition rates in lower impacted ponds but the stabilization factor (indicator of the inhibiting effect of environmental conditions on the decomposition of the labile fraction) was not affected by land use intensity. Moreover, we found differences among pond hydroperiod for the stabilization factor, but not for the potential decomposition rates. Latitude had positive and negative effects on the potential decomposition rate and the stabilization factor, respectively. The observed unexpected latitudinal pattern could be explained by the specific latitudinal range included (within the temperate zone), where probably other local factors such as organic matter and nutrient input to the pond may play a major role. Our work contributes to the assessment of global organic matter decomposition across large geographical areas, which is key to understanding the effects of anthropogenic stress and climate change on these ecosystems

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