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Comment la sécurité crée l’insécurité ?
Xerfi Canal a reçu Joan Le Goff, professeur en sciences de gestion à l'IAE Paris Est, pour parler de la sécurité qui créé de l'insécurité.Une interview menée par Jean-Philippe Denis
Le management dans la série The Knick
https://creators.spotify.com/pod/profile/mathias-szpirglas8/episodes/Le-management-dans-la-srie-The-Knick-avec-Alban-Jamin-et-Joan-Le-Goff-e32uup0Outre ses qualités narratives et esthétiques, l’importance d’une série dans le paysage créatif contemporain se mesure à son aptitude à embrasser des questions philosophiques et politiques universelles, qui dépassent l’intrigue, subliment les personnages et excèdent le sujet donné, prétexte à une ambition plus vaste que la simple distraction feuilletonesque. Cette vertu – rare – est indépendante du succès populaire, même si l’un n’empêche pas l’autre, et est souvent masquée par la focalisation sur l’accroche vendue au public. Ce qui importe, ce n’est pas le quotidien d’une famille de croque-morts, mais le passage à l’âge adulte ; ce n’est pas la publicité des Trente Glorieuses, mais la construction de l’identité ; ce n’est pas la lutte contre le trafic de drogue à Baltimore, mais le flux et le reflux des normes sociales ; ce n’est pas la présidence d’une nation, mais la prise de décision sous contraintes.Réalisée, filmée, montée et produite par l’Américain Steven Soderbergh, The Knick (2014-2015) est de cette nature. Ramassé en deux saisons (2 fois 10 épisodes de 52 minutes) et tourné de façon peu conventionnelle (délais courts, montage immédiat), cet objet télévisuel multi-récompensé est iconoclaste par de nombreux aspects . Quelle est la promesse de cette série ? En s’inspirant de la vie réelle de médecins ayant exercé à cette époque, The Knick raconte le quotidien d’un hôpital new-yorkais au début du XXe siècle. Ainsi, de prime abord, c’est un « Medical Show » traditionnel qui possède toutes les caractéristiques de ce genre fondateur . On y retrouve un suspense médical basé sur la réussite ou les échecs d’opérations risquées, mais aussi pléthore de personnages composant un univers fait de relations conflictuelles ou amoureuses entre médecins et personnel, le tout narré selon le mode de la chronique. Dans ce cadre, trois questions sont explicitement mises en avant par les scénaristes et alimentent la trame de l’ensemble : l’innovation médicale (délibérée ou fortuite, Altschuler, 2016) ; les discriminations et la violence sociale dans l’Amérique de 1900 ; les addictions (en particulier, la frontière ténue entre médicament et drogue). De scènes d’action en cliffhangers, tout est en place pour plaire au spectateur, y compris la musique hypnotique et la reconstitution sépia. Très bien. Notre postulat est qu’il y a plus à voir.En effet, le propos dépasse les limites stéréotypées du Soap médical. La dissection des corps, l’exploration des entrailles mène à une évidente métaphorisation du régime endoscopique d’une série qui explore les arcanes de l’hôpital et les diverses strates de la société. Les scénaristes Jack Amiel et Michael Begler possèdent une ambition zolienne qui use de préceptes naturalistes pour analyser une époque en pleine mutation tant sociale qu’économique, sexuelle ou raciale. Le Knickerbocker sera donc le lieu idéal pour faire surgir et synthétiser les remous et les tribulations du tournant du siècle. Souvent qualifié de « cirque » par les médecins , diffusant une sensation de vitesse exaltante qui enivre son personnel, l’hôpital est l’épicentre d’intrigues en perpétuelle régénération. Les critiques se sont focalisées sur l’interprétation hors norme de Clive Owen, alias le docteur John Thackery – à raison, car l’acteur et le personnage sont stupéfiants, pour le meilleur et le pire. Mais derrière le chirurgien star (car c’en est une ), en arrière-plan des artifices du scénario (pour dénoncer après coup misogynie et racisme, en un procès sans grand mérite ), sous les exploits des décorateurs, le public assiste à la dissection de deux frères siamois : le praticien de génie, sous la lumière, et, son antagoniste, le manager opiniâtre, dans l’ombre.Mesdames, Messieurs, laissez-nous vous présenter Herman Barrow, le Monsieur Loyal du Knick, celui qui sait ce que cela coûte de soigner – et, plus encore, combien cela rapporte.Interlocuteur incontournable pour tout le fonctionnement de l’établissement, ce personnage s’inscrit dans la grande tradition dickensienne – il est proche de l’Uriah Heep manipulateur de David Copperfield (1849) –, sa silhouette légèrement voûtée et son obséquiosité de façade masquant difficilement sa nature d’escroc à l’irrépressible cupidité . Sa fonction managériale lui confère un statut singulier. Dans le mouvement holiste qui préside toute entreprise d’écriture sérielle, son personnage est un archétype, un embrayeur fictionnel qui ne cesse d’aiguiller ou de tordre les axes narratifs. Alliée à sa quête perpétuelle de ressources financières (légales ou non), sa coordination des différents corps de métiers le fait pactiser avec les bas-fonds et fréquenter une maison close tout autant que parader aux bals mondains ou briller dans un club prestigieux. À travers ses tribulations, c’est la cartographie d’un New York intrinsèquement corrompu qui se dessine. The Knick pose comme principe fondateur de son récit l’illicite et la transgression des règles. La série se bâtit sur un parallèle entre une chirurgie émancipée (expériences variées, avortements) et les financements occultes (pacte avec la mafia, corruption de la police, trafic d’opium). Dès le début, Barrow détaille ses fonctions pendant que Thackery dissèque un porc (S1E3). L’analogie créée par le montage alterné est claire : les deux hommes se salissent les mains, explorent les marges et tentent de construire un univers connexe à leurs dérives. L’hôpital moderne semble fondé sur ce couple transgressif, sans que gestionnaires et chirurgiens aient renoncé à éprouver les limites des règles comptables et des normes sanitaires en salle d’opération (Lépront, 2021)…Jack Amiel a expliqué que l’une des grandes motivations pour écrire The Knick a été de découvrir qu’« une grande partie de cette époque (1900) concernait les gens qui croyaient avoir des privilèges et ceux qui les ont usurpés pour créer ce pays ». Barrow est le personnage le plus emblématique de cette usurpation. Le manager est ainsi une figure aux traits idéologiques volontairement saillants, un portrait à l’eau-forte indispensable à l’élaboration de l’étude morale que déploie The Knick . Si tous les personnages de l’intrigue perdent leurs certitudes spirituelles, scientifiques ou sentimentales, Barrow demeure une figure hyper-focalisée à l’acuité démoniaque. Le manager est, littéralement, sans histoire . Il reste très évasif sur ses modestes origines et nous n’apprenons qu’au détour de courtes répliques que son père était un homme violent, vendeur de poisson, mort alors qu’il était encore enfant. Un passé hâtivement esquissé qui ordonne une revanche sociale. Comparé à Thackery, dont le passé alimente plusieurs flashbacks, Barrow est une créature spontanée générée par les affres sociales et économiques de son temps . Il en incarne les dérives, les excès et la cruauté. Dans la logique compositionnelle scénaristique américaine, il matérialise une idée fixe : l’appât du gain à tout prix. Il personnifie donc une posture morale face à une question éthique globale. Dans The Knick, les corps sont au cœur des préoccupations. Ainsi, si Thackery et les praticiens adoptent une objectivation des patients ; l’impétueuse Sœur Harriet et la douce Cornelia Robertson une empathie religieuse ou profane envers les souffrants ; Barrow, lui, est le chantre de la marchandisation des corps . Il ne soigne pas les patients, il en soupèse les couts et les bénéfices éventuels, quitte à les inventer. Il trafique les accidentés, vole les cadavres ou dépouille les veuves dans le but de maintenir l’hôpital à flots et, dans une confusion coupable, de s’enrichir pour atteindre les plus hautes sphères de la société.Son cynisme en fait un archétype du « Villain » offrant une superbe synthèse de plusieurs époques et tendances du film criminel. Héritier des récits feuilletonnesques du XIXe siècle, il possède également les caractéristiques des figures criminelles de l’âge d’or du film noir, érigeant la corruption comme principe compositionnel des mégapoles américaines. On retrouve en lui le personnage du gangster à col blanc , et celui de l’éternel débiteur, pressé par le temps pour payer ses dettes . Son manque total d’empathie le relie aussi aux personnages déshumanisés et carnassiers du cinéma horrifique des années 1940 à 1960 : ce récupérateur de cadavres adopte les poses classiques des odieux manutentionnaires qui dissimulent ou détruisent des corps . Cela ne doit pas minorer la dimension humoristique de Barrow. Les scénaristes usent parfois d’un comique de caractère et de situation lui faisant jouer d’improbables duos avec les gangsters ou les policiers et ses réparties verbales – sous l’influence d’Oscar Wilde, qu’il cite – ne manquent pas de lui conférer un certain panache crapuleux .Dans une logique exponentielle propre aux séries, la seconde saison gagne en ampleur et en complexité. De nouveaux personnages affluent, l’action s’extrait de l’hôpital mais la soif d’argent de Barrow demeure sans limite. Le Knick va être reconstruit dans un quartier huppé et il supervise les travaux. Il n’est plus un Monsieur Loyal, mais un chef d’orchestre . Il comprend aussi comment mettre en scène et promouvoir les évènements, à l’aide des médias naissants . La puissance entrepreneuriale du personnage est portée à son paroxysme et il imagine immédiatement comment tirer profit de ses nouvelles fonctions . Il est intéressant de constater que les plans du bâtiment évoluent en fonction de ses ambitions et l’adage consistant à affirmer que le milieu génère les caractères est alors inversé : c’est bien le caractère dépravé de Barrow qui élabore l’environnement des personnages, les espaces devenant l’expression de sa psyché. D’ailleurs, dès la première saison, le manager fait corps avec l’architecture du Knick, arpentant sans relâche ses soubassements, son amphithéâtre, sa morgue, ses bureaux ou sa pharmacie (où trône la cocaïne). La mise en scène contribue à l’expression de cette omniprésence. Barrow est ainsi doté d’une forme étonnante de circulation dans l’espace. C’est un personnage en mouvement perpétuel, fréquemment filmé en travelling avant afin d’accompagner au mieux ses déplacements dans les couloirs et, par la grâce d’un montage elliptique récurrent, il semble littéralement se téléporter des bas-fonds aux lieux les plus chics. Incarnation de l’omniscience comptable, Barrow est une puissance intrusive dans le plan : toujours en veille dans un recoin pour contaminer les rapports entre personnages et surgir inopinément, il s’insère souvent latéralement dans le cadre lors des conversations.Entre La naissance de la clinique (fin du XVIIIe siècle, Foucault, 1963) et La Grande transformation hospitalière (fin du XXe siècle, Dumond, 2021), les missions de l’hôpital ont perduré, dans la continuité de celles des hospices médiévaux : accueillir, soulager, soigner parfois, de la naissance à la mort (Faure, 2005 ; Picard et Mouchet, 2009 ; Fabiani, 2016, 2021). Néanmoins, entre les deux, la période qui court de 1850 à la fin de la première guerre mondiale marque un basculement : certaines fonctions s’estompent (l’asile, l’enseignement), d’autres s’affirment (le soin, la recherche). Ces changements provoquent une autre mutation puisqu’avec l’apparition d’une patientèle plus aisée, attirée par les progrès et la possibilité de guérison, enfin tangible, la population des malades évolue. Ce glissement a un impact sur le volet organisationnel de l’hôpital et, en bouleversant son modèle économique, introduit une nouveauté. Ce n’est plus une institution gouvernée par le don mais une entreprise financée pour réaliser des prestations tarifées. Le bien commun devient un bien de consommation (Chauveau, 2011). Ce que Soderbergh met en images est cette tension qui fait controverse en 2022 et qui émerge brutalement en 1900, dans le tumulte d’une New York de bruit et de fureur. La naissance de Janus, l’hôpital de la modernité, hydre à deux têtes, le médecin et le gestionnaire. Des opérations chirurgicales aux opérations comptables, c’est un débat actuel qui prend racine dans les amphithéâtres du Knickerbocker hospital et les salles feutrées de son conseil d’administration (Schlich, 2018). Chaque épisode montre la tension entre le personnel de soin et les représentants des investisseurs (l’hôpital doit soigner et gagner de l’argent, mais dans quel ordre ? Chacun affiche une priorisation différente) ; plusieurs scènes illustrent les tiraillements éthiques auxquels mène cette dissension . Les conflits structurants des organisations de soins contemporaines apparaissent consubstantiels à un système organisé autour de deux figures animées d’intérêt quasiment antinomiques : le chirurgien, indifférent aux questions de gestion et sensible aux problèmes des patients et aux découvertes des confrères (émulation, voire rivalité dans la recherche) ; le manager, uniquement préoccupé par les indicateurs de performance et soumis à une pression des actionnaires et des créanciers, et perverti par ses propres dérives.Finalement, qui l’emportera, entre la médecine et la gestion ? Le nihilisme généralisé de la série offre quelque espoir de voir Barrow payer pour ses crimes. S’il espère un contrôle absolu de son environnement, tout lui échappe progressivement. Sa femme le fait chanter, son nouveau directeur – encore plus cynique que lui – fait échouer ses plans, et sa maîtresse le dépouille peu à peu. Individu défini par son intellect, il connaît au fil des épisodes quelques séquelles physiques qui viennent plusieurs fois manifester sa corruption constitutive . Les scénaristes lui prophétisent ainsi une terrible destinée. Au mitan de la première saison, Barrow regarde l’image aux rayons X de son cerveau et murmure « J’ai l’impression de voir mon âme » (S1E6). Ce qu’ignore cet Hamlet dérisoire, c’est qu’en s’exposant aux radiations fatales, il s’empoisonne peu à peu. La dernière image de Barrow cadre sa main irradiée et tachée jouant aux cartes, requiem visuel scellant le destin de cette crapule, figure exemplaire d’un capitalisme pris de folie, fasciné par son propre pouvoir et guetté par l’autodestruction. Clairement, le gestionnaire n’aura pas assez porté attention aux soins. Le message est clair pour qui souhaite l’entendre
Treatment-free remission in chronic myeloid leukemia with rare ABL1 gene fusions: real-life study from the French CML group Fi-LMC.
International audienceTyrosine kinase inhibitors of the BCR::ABL1 oncoprotein can be stopped without subsequent molecular relapse or major safety concerns in 40 to 80% of adult patients with P210BCR::ABL1 positive chronic myeloid leukemia with sustained deep molecular responses. In contrast, ending treatment in patients with rare rearrangements located outside the major BCR region or within the exon 3 of ABL1 remains to be explored. Twenty-four patients with chronic phase disease and diverse uncommon BCR::ABL1 transcripts who obtained sustained molecular residual disease negativity and stopped therapy in a real-life setting for various reasons were retrospectively evaluated for treatment-free remission determinants. Six patients relapsed after a median time of 6 months (range; 3-49), relapse being defined as a rise in molecular residual disease above the 3-log threshold. Treatment-free remission probabilities at 12 and 60 months were 83.3% (95% CI: 68.4-98.2%) and 70.6% (95% CI: 49.5-91.6), respectively. The type of BCR::ABL1 transcript was the only relevant baseline factor associated with durable treatment-free remission and patients with fusions lacking exon a2 sequences had the best outcome. To conclude, treatment-free remission is a reasonably achievable goal in patients with rare ABL1 fusion transcripts. Our results pave the way for recommendations in clinical practice. Nevertheless, further research is needed to determine which patients have highest chances to reach deep molecular response levels and become free from therapy and to decipher the biological impact of the different molecular rearrangements of BCR::ABL1 on treatment-free remission
Rôles des administrateurs aux compétences RSE dans les comités du conseild’administration de deux banques françaises cotées : une approche par la dépendancedes ressources
International audienceCette recherche analyse les rôles des administrateurs externes aux compétences RSE dans les différents comités du CA, qu’ils aient une fonction de surveillance (monitoring) ou de conseil (advisory), en adoptant la théorie de la dépendance des ressources. Une étude qualitative longitudinale auprès de deux banques cotées, reconnues dans le paysage bancaire français, BNP Paribas et Société Générale, est réalisée à partir de données secondaires collectées sur la période 2015 à 2023. L’utilisation de la grille des profils des administrateurs de Hillman et al (2000) appliquée aux administrateurs externes étiquetés RSE permet de mettre en évidence l’hétérogénéité et la combinaison des ressources apportées par les administrateurs dans les différents comités. Cette recherche contribue au champ de la gouvernance RSE en reliant les travaux sur le design organisationnel et la composition du CA à travers les compétences des administrateurs. Elle contribue aussi aux travaux qui mobilisent la théorie de la dépendance des ressources pour étudier la composition des comités
Australian water quality trends over two decades show deterioration in the Great Barrier Reef region and recovery in the Murray-Darling Basin
International audienceUnderstanding river water quality trajectories and drivers is crucial for effective environmental management. Here we present a comprehensive nation-wide water quality trend assessment across Australia with 287 catchments from 2000 to 2019. About half of the catchments show significant trends in the flow-normalised concentration for each parameter analysed. Most of these significant trends are due to changes in concentration-flow relationships rather than long-term trends in flow. Two of Australia's major river basins show opposing regional patterns in their significant trends. The North East Coast, which largely flows into the Great Barrier Reef lagoon, has increasing phosphorus and sediments. This potentially reflects lagged effects of increasing land clearing and fertilisation since 1960s, while land improvement in the region has not yet demonstrated improvement on water quality. The Murray-Darling Basin has decreasing salinity, phosphorus, and sediment, likely driven by effects of a region-scale salinity management interventions and a prolonged drought on catchment processes
Safety and Efficacy of Oral Direct Factor Xa Inhibitors in Patients With Nephrotic Syndrome: Results From a National Retrospective Study
International audienceIntroduction: The optimal management of thromboembolism (TE) in patients with nephrotic syndrome (NS) remains challenging. Until now, anticoagulation therapy for NS consisted of vitamin K antagonists (VKAs) or heparin. Data on direct oral anticoagulant (DOAC) use in NS are limited, and their safety and convenience have been well-demonstrated in other indications.Methods: We conducted a multicenter retrospective study of adult patients with NS treated with therapeutic-dose anticoagulation between 2014 and 2022. We compared the incidences of bleeding and TE events between patients receiving DOAC and those receiving VKAs or heparin (standard-of-care [SOC]). Patients with end-stage kidney disease were excluded.Results: The overall population consisted of 144 patients (median [interquartile range] age of 54 [38-67] years, 34.7% women) with a median albumin level at 1.5 (1.2-1.8) g/dl and a median urinary protein-to-creatinine ratio of 8.8 (5.5-12.3)g/g. Membranous nephropathy was the main NS etiology (45.8%). No significant differences were observed between the DOAC (n = 72) and the SOC (n = 72) groups. The anticoagulant strategy was primary prophylaxis in 79.2% of patients taking DOAC and 83.3% of patients with SOC (P = 0.67). DOAC use was not associated with an increased rate of TE (4.2% vs. 0%, P = 0.25) or bleeding events (6.9% vs. 13.9%, P = 0.28) compared with the SOC group. Univariate analysis identified female sex, age > 75 years, and anticoagulant exposure > 90 days as risk factors for bleeding.Conclusion: This study suggests that DOAC are safer and more effective than conventional anticoagulant strategies for both primary and secondary prophylaxis in patients with NS
Estimation du bêta d'une entreprise : Une application du modèle d'évaluation des actifs financiers pour mesurer différents types de risques: Une application du modèle d'évaluation des actifs financiers pour mesurer différents types de risques
MasterThis work applies the Capital Asset Pricing Model (CAPM) to estimate the beta of NVIDIA stock, using the NASDAQ index as a benchmark. The objective is to differentiate between systematic and idiosyncratic risks by running a linear regression on log-differenced daily returns. The study finds a beta significantly greater than 1, indicating high sensitivity to market movements. It also emphasizes the importance of reassessing beta over time as market conditions and investor behavior change. This presentation highlights both the usefulness of the CAPM in risk analysis and its theoretical and empirical limitations.Ce travail applique le modèle d’évaluation des actifs financiers (CAPM) à l’estimation du bêta de l’action NVIDIA, en utilisant l’indice NASDAQ comme benchmark. L’objectif est de distinguer les risques systématiques des risques spécifiques, en mettant en œuvre une régression linéaire sur les rendements journaliers logarithmiques. L’étude révèle un bêta significativement supérieur à 1, suggérant une forte sensibilité de l’action aux variations du marché. Les résultats soulignent également l’importance de réévaluer régulièrement le bêta, dans un contexte où les préférences des investisseurs et les conditions de marché évoluent. Cette présentation met en lumière à la fois la pertinence du CAPM pour l’analyse des risques et ses limites théoriques et empiriques
Scaling a Data Warehouse System with Machine Learning Integration for Stock Market Forecasting
This research aims to investigate the scalability of a data pipeline system implemented using an extract, transform, load (ETL) tool. The system utilizes a data warehouse (DW) for an XGBoost machine learning model to forecast closing stock prices. The data source comes from the Financial Modelling Prep (FMP) API, which provides large amounts of real-time and historical data from the stock market
Microfluidics-Based Electrochemical Detection of Antimicrobial-Resistant DNA Sequence in Lysed Escherichia coli Medium
International audienceFacing the emergence of multi-drug-resistant bacteria, rapid and sensitive detection of the antimicrobial resistant genes in such organisms is crucial for appropriate and timely treatment management. In this work, we have fabricated a microfluidic DNA biosensor immobilized with 6-mercaptohexanol and probe DNA sequence, aimed for the detection of antibiotic-resistant genes in Escherichia coli (E. coli). As proof-of-concept, we have demonstrated the successful electrochemical detection of the target DNA sequence down to 10 fM in the presence of diluted lysed E. coli cells, by cyclic voltammetry (CV) and electrochemical impedance spectroscopy (EIS). We used a new approach to analyze the CV and EIS plots based on the influence of non-linear mass transport phenomenon more representative of the surface modification under flow conditions in microchannel. The custom fitting of the model allows us to estimate the apparent charge transfer resistance and thus evaluate the surface coverage and surface molecular immobilization on the electrode, which holds great potential for a wide range of bio-electrochemical sensing applications in complex sample matrices
Extrinsic bounds for the spectrum of a Steklov problem associated with the (p, q)-Laplacian
International audienceWe consider, in a bounded domain Ω ⊂ R n with smooth boundary, an Steklov-like boundary problem associated with the (p, q)-Laplacian, p, q ∈ (1, +∞), p = q. It is known that the set of eigenvalues of this problem is {0} ∪ (λ 1 , +∞) where λ 1 is a positive constant. The aim of the present article is to give upper bounds of λ 1 . These bounds are of two type, in term of an isoperimetric ratio or of the geometry of the boundary.</div