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Innovation organisationnelle dans la conception d'un diplôme universitaire professionnel dans le secteur de la communication digitale
International audienceCet article présente un retour d’expérience distancié sur la licence marketing digital, gestion de contenus et stratégies numériques de l’IUT Lyon 3 habilitée depuis 2009. L’originalité de cette licence réside dans le choix d’un secteur émergent en 2007 mais aussi dans le fait de constituer un collectif, composé de professionnels et d’universitaires, en amont de la concrétisation du projet. La théorie de la traduction (Callon, 1986) permet de présenter le contexte de l’élaboration de cette licence à l’aide des concepts de problématisation, d’intéressement et d’enrôlement et de discuter du degré d’investissement des instances en présence. Elle permet aussi d’analyser le processus de construction d’une équipe dédiée à la création d’un diplôme dans le secteur du digital. Nous montrons comment au sein de cette équipe, la cooptation et un leadership partagé ont favorisé l’intelligence collective pour établir une maquette pédagogique adaptée aux attentes des professionnels. This paper presents a critical feedback on the creation of a professionnal bachelor’s degree (“Licence” in the French educational system) in digital marketing, web content management and digital strategy in 2009 at Lyon 3 University. The original features of this licence lie in the choice of an emerging sector (in 2007) and in the creation of a working group composed of professionals and academics for the shaping and designing of this diploma, this at a very early stage. Callon and Latour’s Actor Network Theory (or sociology of translation) is useful to the analysis of the making of this degree. Using their conceptual framework (enrollment, problematization, involvement, etc.) we can put into light the whole process and discuss the degree of investment of the different stakeholders of the project. We will particularly point out how cooptation and shared leadership enhanced a collective intelligence in order to develop an educational model adapted to the needs of professionals.Cet article présente un retour d’expérience distancié de la licence marketing digital, gestion de contenus et stratégies numériques de l’IUT Lyon 3 habilitée depuis 2009. L’originalité de cette licence ré-side dans le choix d’un secteur émergent en 2007 mais aussi dans le fait de constituer un collectif, composé de professionnels et d’universitaires, en amont du projet. La théorie de la traduction per-met d’une part de présenter le contexte de la conception de cette li-cence à l’aide des concepts de problématisation, d’intéressement et d’enrôlement et de discuter du degré d’investissement des instances en présence. D’autre part, elle permet d’analyser le processus de cons-truction d’une équipe dédiée à la création d’un diplôme dans le secteur du digital. Nous montrons comment au sein de cette équipe, la coopta-tion et un leadership partagé ont favorisé l’intelligence collective pour établir une maquette pédagogique adaptée aux attentes des profession-nel
Les logiques politiques des TIC, les TIC, entre impensé, glissement de la prérogative politique et gestionnarisation
International audienc
Culture de l’écrit, culture numérique
On présente souvent la culture numérique comme un fait teinté de positivité : elle serait une évidence, le propre des geeks, des hackers ou des artistes. Comment articuler cette culture, dont on sous-entend qu’elle serait spécifique, technique mais pas seulement, avec les autres définitions de la culture, par exemple sociologiques ou anthropologiques ? Il semble que le dénominateur commun à toutes ces cultures soit la notion de « culture de l’écrit », développée par Jack Goody et David Olson. Je montrerai l’efficacité de cette approche, qui permet de relier culture technique et culture érudite, mais aussi maîtrise de l’écriture et capital culturel : la culture, aujourd’hui « numérique » (c’est-à-dire propre à l’écriture binaire et en réseau), intervient comme hier dans les relations de domination : entre individus, groupes sociaux et aussi entre champs intellectuels. Au point que les sciences sociales sont aujourd’hui particulièrement désemparées face à cette forme d’écriture qu’elles maîtrisent peu, voire menacées par des disciplines a priori techniques, fort à l’aise avec cette écritur
De Grote Oorlog: van getuigen naar historici, van herinnering naar geschiedenis?
International audienc
Revue Siècles. Littératures, identités régionales et Grande Guerre
International audienceThe regional approach has long been neglected by scholars of the Great War. Nonetheless, it allows for a closer study of local communities at war that leads to a deeper understanding of the ways in which individuals and groups relied on preexisting networks to cope with the conflict, mobilized their local and regional identities in a war between nations, and reconfigured, or not, the ties between home, region, and nation.Literature played an important role not only in the creation but in the questioning of regional identities and it also participated in forging or fracturing both wartime and postwar identities. War narratives and memoirs played a particularly important role in the construction of the wartime experience as well as the identities of veterans. However, while the study of the literature of the Great War at the national level is a highly dynamic field of research, scholars have neglected regionalist writers and their works, as well as references to regional affiliations or a sense of belonging to a particular region made by veterans. This special double issue of Siècles sets out to fill this historiographical void.L’échelle régionale a été longtemps été délaissée par les spécialistes de la Grande Guerre. Elle permet pourtant de se rapprocher des communautés locales en guerre, d’étudier la manière dont individus et groupes s’appuient sur des solidarités préexistantes pour faire face au conflit, mobilisent leurs identités locales et régionales dans une guerre entre nations et comment ils reconfigurent – ou non – les liens entre les « petites patries » et la « grande patrie ».Comme la littérature joue un rôle dans l’élaboration – mais aussi dans la remise en question – des identités territoriales, elle contribua également à forger et / ou à interroger les identités de guerre et d’après-guerre. Le récit de guerre, notamment, participa à la construction de l’expérience de guerre et de l’identité combattante. Les études pourtant très foisonnantes qui lui sont consacrées ont toutefois largement négligé les littératures régionales et régionalistes et les allusions aux régions d’appartenance dans la littérature combattante. Le but de ce numéro double de Siècles est de contribuer à combler ces lacunes
L'imaginaire des TIC en questions
Nous voulons dresser, dans cette communication, une sorte de bilan critique de l'usage de la notion d'imaginaire en sociologie de la technique et singulièrement des TIC à travers une série de questions qui, toutes, convergent vers cette thèse : l'imaginaire des TIC est construit pour rassurer. Cependant, cet imaginaire ne rassure pas en ouvrant la discussion mais en la fermant. Qui plus est, bizarrement ou paradoxalement, on cherche à se rassurer avec une notion qui n'est pas forcément stable...nous commencerons par un petit détour, afin de nous assurer que notre perception n'est pas le fruit d'un biais introduit par l'usage de la notion en sociologie des techniques (première question), puis nous interrogerons son usage en sociologie des TIC et nous en montrerons les limites (à travers les quatre autres questions), avant de revenir sur d'éventuelles alternatives (avec l'avant dernière question) et de conclure sur l'existence d'un imaginaire de l'imaginaire (conclusion)