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    Expertise en vue de la fixation de valeurs limites d’exposition à des agents chimiques en milieu professionnel - Évaluation des méthodes de mesure du dioxyde de titane sous forme nanométrique (TiO2 NP, P25) (CAS n°13463-67-7)

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    Citation suggéréeAnses. (2024). Expertise en vue de la fixation de valeurs limites d’exposition à des agents chimiques en milieu professionnel - Evaluation des méthodes de mesure du dioxyde de titane sous forme nanométrique (TiO2 NP, P25) - (CAS n°13463-67-7) (saisine 2021-MPEX-0047). Maisons-Alfort : Anses, 61 p.L’Agence nationale de sécurité sanitaire : alimentation-environnement-travail (Anses) élabore et recommande plusieurs types de valeurs de référence dans l’air fondées sur des critères exclusivement sanitaires, permettant de caractériser le lien entre une exposition aérienne à une substance chimique et l’occurrence d’un effet néfaste observé. Ces valeurs élaborées par le CES « Valeurs sanitaires de référence » peuvent ensuite être utilisées par les pouvoirs publics en vue de fixer des valeurs réglementaires :- les valeurs limites d’exposition professionnelle (VLEP) ;- les valeurs guides de qualité d’air intérieur (VGAI).Le dispositif français d’établissement des VLEP comporte trois phases clairement distinctes :- une phase d’expertise scientifique indépendante confiée à l’Afsset dans le cadre du plan santé au travail 2005-2009 (PST), puis à l’Anses suite à la fusion de l’Afsset et de l’Afssa en 2010 ;- une phase d’établissement d’un projet réglementaire de valeur limite contraignante ou indicative par le ministère chargé du travail ;- une phase de concertation sociale lors de la présentation du projet réglementaire au sein du Conseil d’Orientation sur les Conditions de Travail (COCT). L’objectif de cette phase étant de discuter de l’effectivité des valeurs limites et de déterminer d’éventuels délais d’application, fonction de conditions de faisabilité technico-économique.Le contrôle technique des VLEP est encadré par les dispositions du Code du travail (articles R. 4412-27 à R. 4412-31 pour les agents chimiques dangereux et articles R. 4412-76 à R.4412-80 pour les agents chimiques classés cancérogènes, mutagènes et toxiques pour la reproduction (CMR)). Ces dispositions sont complétées par l’arrêté du 15 décembre 2009 relatif aux contrôles techniques des valeurs limites d'exposition professionnelle sur les lieux de travail et aux conditions d'accréditation des organismes chargés des contrôles (publié au journal officiel du 17 décembre 2009).Pour faire face à l’enjeu sanitaire que représente la qualité de l’air intérieur et apporter aux pouvoirs publics des éléments utiles à la gestion de ce risque, l’Anses s’est autosaisie en 2004 afin d’élaborer des valeurs guides de qualité d’air intérieur (VGAI) en France. Les VGAI proposées par l’Anses constituent le socle initial du processus institutionnel visant à fixer des valeurs réglementaires de surveillance de la qualité de l’air intérieur.Afin d’appuyer les pouvoirs publics dans l’élaboration de valeurs opérationnelles permettant de mettre en place des actions d’amélioration de la qualité d’air intérieur, le ministère chargé de la santé sollicite usuellement le Haut conseil de la santé publique (HCSP) en vue de proposer, à partir des VGAI de l’Anses, des valeurs repères d’aide à la gestion dans l’air des espaces clos, ainsi qu’un calendrier pour leur déploiement. Le HCSP tient compte, dans sespropositions, de considérations pratiques, réglementaires, juridiques, économiques et sociologiques. Enfin, conformément à la loi du 1er août 2008 relative à la responsabilité environnementale, les VGAI réglementaires sont établies par le ministère chargé de l’écologie, inscrites dans le code de l’environnement et sont associées à des mesures de gestion. La surveillance de la qualité de l’air intérieur s’est mise en place progressivement notamment dans les établissements accueillant des enfants . Les moyens d’aération devront être évalués et la mesure du formaldéhyde, du benzène et du dioxyde de carbone sera réalisée dans certains établissements recevant du public avec des dispositions particulières de prévention de la qualité de l’air. Les mesures de polluants seront en particulier mises en regard des valeurs-guides pour l’air intérieur et de valeurs déclenchant des investigationscomplémentaires.Les travaux d’expertise de l’Anses concernant les VGAI et les VLEP comprennent également une évaluation des méthodes de mesures disponibles pour la comparaison des niveaux d’exposition sur le lieu de travail et dans l’air intérieur avec les valeurs recommandées par l’Anses ou dans des directives européennes

    Enseigner les langues en hybride à l’université

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    Bien avant que la crise sanitaire de la COVID-19 ne vienne bouleverser les pratiques d’enseignement et d’apprentissage en forçant la dématérialisation des dispositifs, le Pôle d'Élaboration de Ressources Linguistiques (PERL) de la ComUE USPC, en précurseur, avait déjà exploré, dès 2016, les territoires du numérique dans le cadre de l’enseignement-apprentissage des langues à l’Université. Deux colloques, « Entre présence et distance : enseigner et apprendre les langues à l'université à l'ère du numérique » avaient alors réunis nombre de chercheurs et chercheuses déjà engagés sur ce terrain, en 2017 et en 2019. Ce numéro donne à lire certaines des contributions du colloque de 2019, à l'actualité encore vive. En effet, ces recherches réalisées avant la crise, loin d’être dépassées, offrent au contraire des clefs qui peuvent s’avérer précieuses maintenant que la médiation numérique s’est généralisée. À ce titre, ce numéro témoigne des évolutions imposées par la crise sanitaire et permet un regard réflexif sur les conditions d’implémentation des dispositifs d’enseignement médiatisés

    Conséquences financières de la mise en invalidité des personnes atteintes de sclérose en plaques et points de vue des malades.

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    International audienceLa sclérose en plaques (SEP) est une maladie neurologique débutant chez le jeune adulte entre 20 et 40 ans, dont l'évolution s'étend sur plusieurs décennies. En France, elle touche environ 134 000 personnes. La dégradation progressive de l'état de santé, associée à une espérance de vie supérieure à 65 ans, a des conséquences importantes à long terme sur le maintien en emploi. Elle pose aussi la question de la compensation financière liée aux difficultés à mener une activité professionnelle normale.Pour un tiers des personnes, l'arrêt de l'activité professionnelle, après de nombreux arrêts maladie, précède l'entrée en invalidité. Cependant, si les personnes atteintes de SEP passent rapidement en invalidité dans les années suivant la mise en ALD, cette mise en invalidité n'est pas synonyme de l'arrêt total du travail à court terme. L'état de santé de ces personnes les contraint à se mettre précocement en invalidité sans pour autant cesser complètement leur activité professionnelle. La date d'entrée en invalidité par rapport au déroulement de la carrière professionnelle, les règles de cumul de salaire et de pension et l'hétérogénéité des situations vis-à-vis de la couverture prévoyance privée conduisent à des situations très différentes.Les entretiens, menés dans le cadre de cette recherche s'appuyant sur une méthode mixte, montrent la complexité de l'accès aux droits et une moindre perte de ressources pour les personnes les mieux informées. Une meilleure orientation dès le début du diagnostic vers une assistante sociale ou le médecin conseil, ainsi qu'une information claire sur les dispositifs, contribueraient à aider une partie des individus à prolonger leur carrière, notamment à temps partiel. Le système d'indemnisation répond principalement à une logique de compensation financière au regard de la carrière réalisée avant l'entrée en invalidité. Un des enjeux des futures évolutions du système de protection sociale sera, dans un objectif d'équité horizontale, de préserver les possibilités de carrière malgré l'invalidité

    L’adhésion des professionnels de santé au sein d’une Communauté professionnelle Territoriale de Santé (CPTS), tensions paradoxales du coordonnateur.

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    International audienceLes CPTS, les Maisons de santé Professionnelles ou plus anciennement les réseaux de santé doivent garantir la continuité de soin dans le “parcours santé” de la population dont les projets sont principalement menés par des coordinateurs. L’objectif “1000 CPTS en 2022” est encore bien loin d'être atteint malgré une très forte dynamique au sein des équipes de santé. Comme l’indique l’atlas des CPTS du site du ministère de la santé (solidarités-santé 2022), seulement 36 % du territoire est couvert par une CPTS en fonctionnement et 28 % en cours de développement.Les communautés professionnelles territoriales de santé regroupent les professionnels d’un même territoire qui souhaitent s’organiser – à leur initiative – autour d’un projet de santé pour répondre à des problématiques communes. Les CPTS sont conçues pour aider les professionnels de santé à mieux structurer leurs relations et mieux se coordonner mettant l’accent sur l’importance de la coopération interprofessionnelle. L’objectif principal est de décloisonner et réorganiser les soins autour d’une population. Afin de pouvoir agir au sein de cette nouvelle organisation, le coordonnateur doit agir entre deux modes de fonctionnement : l’exercice libéral dans un cabinet indépendant et l’exercice au sein de la structure « CPTS ». Nous savons que les professionnels de santé qui s'installent en exercice libéral, selon le code de la santé publique « Chapitre IV : Activité libérale des praticiens (Articles L6154-1 à L6154-7) » (Légifrance Art. L 6154-1 à L 6154-7 s.d.), répondent aux normes professionnelles régissant leur métier. Ils agissent de manière autonome pour la prise en soins de leur patientèle même s'il existe une collaboration entre professionnels de santé, ils restent indépendants dans leur mode de fonctionnement. La particularité des CPTS est celle d’un regroupement de professionnels, s’engageant dans un processus d’organisation institutionnelle, en gardant une logique libérale. Les professionnels indépendants dépendent de leur relation de dépendance réciproque au sein de la CPTS afin de garantir le projet de santé validé. Le coordonnateur, au sein de cette organisation complexe doit trouver sa place, non pas en tant que supérieur hiérarchique mais en tant que garant de l’organisation, capable de mener, guider, le groupe vers des objectifs communs à atteindre. La place particulière des managers de proximité au sein des CPTS, les soumet à de nombreuses contradictions. Appréhender la dynamique et la complexité des systèmes humains organisés nécessite d’adopter une représentation paradoxale permettant de concevoir « l’association complexe (complémentaire, concurrente, antagoniste) d’instances, nécessaire ensemble à l’existence, au fonctionnement et au développement d’un phénomène organisé» (Morin 1986). Dans cet article, nous étudions spécifiquement les fonctions du coordonnateur de CPTS afin de comprendre comment il peut agir pour faciliter l’adhésion collective au sein d’une organisation présentant des tensions paradoxales. Pour répondre à cette question, nous avons réalisé une étude qualitative à visée compréhensive. Nous avons mis en évidence que la préexistence d’un maillage territorial était déterminante pour faciliter l’adhésion des professionnels avec une véritable approche territoriale de l’activité de soins de santé. Nous avons également mis en évidence que les compétences sont à mieux identifier et développer notamment dans la gestion des tensions générées par les organisations professionnelles individuelles vers des organisations collectives respectant les individualités.Qu’ils soient perceptibles ou non, les paradoxes sont bien présents au sein des organisations innovantes telles que le sont les CPTS. Les stratégies de gestion de ces paradoxes doivent être connues et identifiées par le coordonnateur afin de garantir l’adhésion des professionnel

    Lower access to kidney transplantation for women in France is not explained by comorbidities and social deprivation

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    International audienceBACKGROUND: Access to kidney transplantation (KT) remains challenging for patients with end-stage kidney disease. This study assessed women’s access to KT in France by considering comorbidities and neighborhood social deprivation. METHODS: All incident 18-85-year-old patients starting dialysis in France between January 1, 2017 and December 31, 2019 were included. Three outcomes were assessed: (i) access to the KT waiting list after dialysis start, (ii) KT access after waitlisting, and (iii) KT access after dialysis start. Cox and Fine and Gray models were used. Gender-EDI and gender-age interactions were tested and analyses were performed among strata if required. RESULTS: 29,395 patients were included (35% of women). After adjusting for social deprivation and comorbidities, women were less likely to be waitlisted at 1 (adjHR: 0.91 [0.87-0.96]) and 3 years (adjHR: 0.87 [0.84-0.91]) post-dialysis initiation. This disparity concerned mainly ≥60-year-old women (adjHR: 0.76 [0.71-0.82] at 1 year and 0.75 [0.71-0.81] at 3 years). Access to KT, after 2 years of waitlisting was similar between genders. Access to KT was similar between genders at 3 years after dialysis start, but decreased for women after 4 years (adjHR: 0.93 [0.88-0.99]) and longer follow-up (adjHR: 0.90 [0.85-0.96]). CONCLUSIONS: In France, women are less likely to be waitlisted and undergo kidney transplantation. This is driven by the ≥60-year-old group and is not explained by comorbidities or social deprivation level

    Exposome : approche intégrée des expositions professionnelles et environnementales. Apports et implication des acteurs en prévention

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    Session experts 08 : Apports de la santé au travail à la santé publique - Th8-Exp-1 - Apport de la santé au travail à la santé publique : historique et principaux conceptsInternational audienceC. Wild a pour la première fois défini le concept d’exposome en 2005, comme étant l’ensemble des expositions environnementales au sens large, tout au long de la vie, incluant la période prénatale. Il s’agit, en quelques sortes, d’une autre façon de décrire les déterminants non génétiques de la santé, qu’ils soient physicochimiques, biologiques, psychosociaux, économiques ou organisationnels. Ce concept a été proposé pour adapter les méthodologies de recherche sur le génome à la science des expositions. L’activité professionnelle occupe une grande partie du quotidien et se prolonge parfois tardivement dans la vie. Les salariés sont polyexposés et il existe de fortes inégalités en lien avec le travail. De plus, la vulnérabilité des individus est le résultat de toute leur histoire cumulée. Le concept d’exposome doit donc permettre aux acteurs de la santé au travail de rapprocher les déterminants professionnels, personnels et conjoncturels pour analyser leur conséquence commune. La prise en compte du concept d’exposome constitue un changement de paradigme qui suppose de développer des approches holistiques. Elle se heurte ainsi à de nombreux défis méthodologiques, parce que les expositions sont très différentes les unes des autres (notion de multiplicité), et variables dans l’espace et dans le temps (grandes diversités des parcours professionnels, longue vie professionnelle, activités changeantes au cours de sa vie). Si les premiers développements ont majoritairement concerné le domaine de la chimie et de la biologie, l’idée qu’un parcours de vie ne pouvait se résumer à la mesure de quelques biomarqueurs a conduit les chercheurs en sciences sociales à s’approprier à leur tour le concept pour lui donner une autre dimension. En effet, de nombreux acteurs agissent déjà en matière de prévention en santé au travail. La déclinaison du concept d’exposome pourrait, à partir de l’existant, s’organiser autour de valeurs communes de santé publique comme celles qui fondent la démarche d’évaluation d’impact sur la santé, et se référer à la résolution d’un modèle causal qui pourrait être développé à partir du modèle organisationnel de l’exposome professionnel récemment évoqué [1]. On pourrait ainsi associer, dans une logique de multidisciplinarité, l’ensemble des acteurs de la prévention et de la promotion de la santé, pour renforcer les effets positifs du travail sur la santé en plus de réduire ses effets négatifs, et prendre pleinement conscience que le travail est un déterminant à la fois social et environnemental de la santé

    Recommandations de la Société francophone de la sclérose en plaques « Vaccinations et sclérose en plaques » : mise à jour 2024

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    International audienceLe groupe français pour les recommandations de la SFSEP a mis à jour les recommandations « Vaccinations et SEP » publiées en 2019. Cette mise à jour tient compte de la littérature récente, mais aussi de l’arrivée de nouvelles molécules, ou de situations particulières non abordées dans les précédentes recommandations (femmes enceintes, enfants, personnes âgées, voyageurs, COVID-19). Il est important que les médecins et les patients soient bien informés des mises à jours disponibles des recommandations vaccinales

    Are the 7C psychological antecedents associated with COVID-19 vaccine behaviours beyond intentions? A cross-sectional study on at-least-one-dose and up-to-date vaccination status, and uptake speed among adults in France

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    International audienceBackgroundWidely documented psychological antecedents of vaccination are confidence in vaccines, complacency, convenience, calculation, collective responsibility (5C model) with the recent addition of confidence in the wider system and social conformism. While the capacity of these seven antecedents (7C) to explain variance in COVID-19 vaccine intentions has been previously documented, we study whether these factors also are associated with vaccine behaviours, beyond intentions.MethodsFrom February to June 2022, we recruited a sample of adults in France, including persons with notified recent SARS-CoV-2 infection, along with relatives and randomly selected non-infected persons. Participants completed self-administered questionnaires assessing COVID-19 vaccination history and the 7C antecedents. We defined vaccination behaviours as three outcomes: at-least-one-dose vaccine status by 2022 (N = 49,019), up-to-date vaccination status (N = 46,566), and uptake speed of first dose (N = 25,998). We conducted multivariable logistic regressions and Cox models.ResultsAmong the 49,019 participants, 95.0% reported receipt of at least one dose and 89.8% were up to date with recommendations. All 7C antecedents were significantly associated with the outcomes, although effects were weaker for up-to-date vaccination status and uptake speed. The strongest effects (most vs. least vaccine-favourable attitude level, at-least-one-dose vaccination status) were observed for collective responsibility (OR: 14.44; 95%CI: 10.72–19.45), calculation (OR: 10.29; 95%CI: 7.53–14.05), and confidence in the wider system (OR: 8.94; 95%CI: 6.51–12.27).ConclusionThis study demonstrates that the 7C not only explain vaccine intention, but also vaccine behaviours, and underpins the importance of developing vaccine promotion strategies considering the 7C antecedents

    Analyse des points de dissonance entre la doctrine de prévention et les activités de service au prisme du concept de dispositif de Foucault

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    The thesis aims to identify the ways in which occupational risk prevention meets or fails to meet the needs of service activities and to specify the points of inadequacy between these two elements. The hypothesis is that these inadequacies are linked to a prevention system initially founded to respond to industrial problems, whereas service activities represent a major evolution in the world of work. To address prevention, the thesis utilizes the prevention doctrine as a structured and guiding framework for thinking and acting. This concept has been enriched with Foucault's dispositif, which consists of highly variable elements that emerge during crises and have a dominant strategic function. This allowed us to understand the functioning of these elements, their relationship to knowledge and power, and their interconnections, ultimately characterizing prevention doctrine.To cover a wide range of service activities, we have employed a comparative approach in three fields: a cytotoxic drug preparation unit in a hospital pharmacy, a social mediation association, and a shared garden, each representing a gradient of proximity to industrial situations. Our methodology combined activity analysis, professional didactics, and the theory of professional worlds to co-produce knowledge with the workers and compare it with the theoretical and applied aspects of prevention doctrine.It was evident that each structure encountered distinct health and safety concerns and had its own service-related aspects. We worked on these issues with workers by designing intermediate and frontier prevention objects, and engaged in dialogue with prevention professionals linked to the structures.This effort revealed discrepancies between the prevention doctrine and these activities. Firstly, they concern certain concepts (workstation and risk) which (i) do not correspond to workers' understanding of their environment, (ii) do not facilitate the co-production of prevention solutions, (iii) tend to orient them towards material and physical dimensions, and (iv) limit the ability to think about the most central elements in service activities: collective dimensions and interaction with beneficiaries. They then touch on the legal dimension of prevention which, based on subordination, creates a spatial and functional perimeter within which prevention applies, apprehending what is external in a form of externality. However, many elements "external" to this perimeter have an impact on service activity. Finally, our work has shown that prevention relies mainly on a rationality of action linked to information and awareness-raising, which proves particularly ineffective in service activities due to the general discrepancy between doctrine and the situations faced by workers.L’objet central de la thèse a été d’identifier en quoi la prévention des risques professionnels répond ou non aux besoins des activités de service et de spécifier les points d’inadéquation entre ces deux éléments. L’hypothèse étant que ceux-ci sont liés à une prévention fondée initialement pour répondre à des problématiques industrielles, là où les activités de service représentent une évolution majeure du monde du travail. Pour traiter de la prévention, la thèse s'appuie sur le concept de doctrine de prévention qui à ce titre représente un cadre structuré et structurant orientant les manières de penser et d’agir. Nous avons opéré un enrichissement de ce concept à partir de celui de dispositif de Foucault, c’est à dire un ensemble d’éléments de nature très variable émergeant à une époque donnée en raison d’une urgence et de ce fait, avec une fonction stratégique dominante. Cela nous a permis de comprendre le fonctionnement de ses éléments, de penser son rapport au savoir et au pouvoir et les liens des éléments entre eux. et in fine, de caractériser la doctrine de prévention.Les activités de service recouvrant une grande diversité de situations, nous avons mobilisé une approche comparative sur 3 terrains (une unité de préparation de médicaments cytotoxiques en pharmacie hospitalière, une association de médiation sociale, un jardin partagé) dans un gradient de proximité aux situations industrielles. Notre méthodologie a couplé analyse de l’activité, didactique professionnelle et théorie des mondes professionnels pour coproduire des connaissances avec les travailleur.se.s et la confronter à la doctrine de prévention, dans son versant théorique et appliqué.Il est apparu que chaque structure rencontrait des problématiques différentes du point de vue de la santé et de la sécurité et présentaient des dimensions propres s’agissant des dimensions servicielles. Nous avons travaillé sur ces problématiques avec les travailleur.se.s via des actions en concevant des objets intermédiaires et frontières de la prévention et avons engagé des dialogues avec des professionnel.le.s de la prévention lié.e.s aux structures.Ce travail a permis d’identifier des points de dissonance entre la doctrine de prévention et ces activités. Ils concernent d’abord certains de ses concepts (le poste de travail et le risque) qui i) ne correspondent pas à l’appréhension de leur environnement par les travailleur.se.s, ii) ne facilitent pas la coproduction de solutions de prévention, iii) tendent à les orienter vers des dimensions matérielles et physiques et iv) limitent la capacité à penser les éléments les plus centraux dans les activités de service ; les dimensions collectives et l’interaction avec les bénéficiaires. Ils touchent ensuite à la dimension juridique de la prévention qui, se fondant sur la subordination, crée un périmètre spatial et fonctionnel sur lequel s’applique la prévention, appréhendant ce qui est extérieur dans une forme d’externalité. Or, de nombreux éléments « externes » à ce périmètre impactent l’activité servicielle. Enfin, notre travail a montré que la prévention repose principalement sur une rationalité d’action liée à l’information et à la sensibilisation qui s’avère particulièrement inefficace dans les activités de service en raison de l’écart général entre la doctrine et les situations auxquelles sont confrontées les travailleur.se.s

    Real-life study to assess effectiveness and safety of eculizumab in patients with neuromyelitis optica spectrum disorders in France: protocol for ECUP4, an observational study

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    International audienceBackground: Eculizumab, a humanized monoclonal antibody targeting the C5 complement protein, has been approved for the treatment of neuromyelitis optica spectrum disorders (NMOSD) in adult patients who are anti-aquaporin-4 (AQP4) antibody positive (Ab+). The aim of this study is to evaluate the long-term effectiveness and safety of eculizumab in French adults with NMOSD and to describe patients' characteristics, disability, and quality of life using data collected in a real-world setting.Methods: This is the protocol for ECUP4, an ongoing prospective, observational, non-comparative, multicenter study conducted in 32 reference centers in France. Eligible patients must also be enrolled in NOMADMUS, a nested cohort of the French national multiple sclerosis registry (OFSEP). The primary endpoint is the annualized relapse rate. Secondary endpoints include the long-term safety of eculizumab, as well as patients' characteristics, treatment outcomes, disability, pain, visual acuity, and quality of life. Visits and treatments follow routine clinical practice. The case report forms (CRF) comprise data recorded in the context of the NOMADMUS cohort, collected during routine visits. The inclusion period is planned for 3 years, with no limitation on the number of patients enrolled. The maximum follow-up duration will be 5.5 years.Conclusion: The efficacy and safety of eculizumab in patients with AQP4+ NMOSD have been demonstrated in randomized clinical trials that showed a significant reduction in the risk of relapse, with a safety profile consistent with other indications. This study will provide clinical and patient-reported evidence of the benefits of eculizumab, using data from a real-world setting in France.Trial registration number: This study is registered at the French public repertory Health data Hub, N° F20211228123801. All information can be accessed at: https://www.health-data-hub.fr/

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