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Can Firm Subsidies Spread Growth?
How do firms diffuse resources and do they spillover outside headquarter intensive areas? We show R&D subsidies induce French firms to hire new workers, often in new establishments and commuting zones. Using subsidy induced labor demand shocks and past employment patterns, we estimate a within industry spillover elasticity of .26 to non-subsidy firms, rising to .35 for openings outside of headquarter areas. Spillovers are also significant across firm branches and for firms. While subsidies are nominally awarded to headquarters, firms expand to distribute spillovers more broadly
Why people should run after positive affective experiences instead of health benefits
International audience• Promoting health benefits is necessary but insufficient to foster sustained engagement in physical activity (PA). • Our formal decision-making model explains why health benefits hold a weak subjective value. • In this model, expected health benefits are jointly discounted by effort-discounting, delay-discounting, and beliefs distortion. • In contrast, positive affective experiences toward PA can reduce the perception of effort, provide more immediate consequences, and strengthen beliefs about health benefits. • Because affective experiences have the potential to tip the balance in favor of PA over sedentary alternatives, they should be at the core of PA promotion
Do the Numbers Matter? An Experiment on Policy Preferences
In theory, voter attitudes towards policy changes (e.g., whether to increase the minimum wage) ought to depend on their beliefs about the current level of the relevant policy variable. In this paper, I test this hypothesis using a large-scale (n = 5, 000) and pre-registered survey experiment that spans four different policy areas. The experiment yields four main results. First, voters have both inaccurate and biased beliefs about the levels of the policy variables. Second, voters’ attitudes are remarkably unresponsive to changes in their beliefs about levels: for example, exogenously increasing average beliefs about the top tax rate by ∼8.5 percentage points does not increase the share who want to cut the top tax rate. Third, the observed unresponsiveness cannot be rationalised by a model in which voters form attitudes towards policy changes by comparing actual and preferred policy levels. Fourth, although attitudes are unresponsive to the quantitative information presented, they can be swayed by qualitative arguments
De quoi l’homogamie économique est-elle le signe ? Une application à l’Allemagne de l’Ouest
International audienceEconomic homogamy is a well-documented fact in demography. The preferred interpretation of this phenomenon is a preference for “entre-soi,” but the characteristics of the spouses in a household condition not only their satisfaction in being together, but also their decisions on the division of labor. In this article, we present an approach that encompasses both the process of couple formation, the sharing of resources within the household, and the complementarity of spouses in couple activities. Studying German data from 2013 to 2019, we show that wage homogamy is concentrated at the top of the distribution, that education has a very important weight in spousal complementarities, and that wages and education play a similar role in household income-sharing arrangements.L’homogamie économique est un phénomène largement documenté, qui est souvent interprété comme résultant d’une préférence pour l’entre-soi. Pourtant, les caractéristiques des conjoints dans un ménage conditionnent non seulement leur satisfaction à être ensemble mais également leurs décisions de division du travail. Nous présentons dans cet article une approche qui englobe à la fois le processus de formation des couples, le partage des ressources au sein du ménage, et la complémentarité des conjoints dans les activités du couple. Appliquée à l’Allemagne entre 2013 et 2019, cette approche montre que l’homogamie salariale est concentrée dans le haut de la distribution, que l’éducation a un poids très important dans les complémentarités des conjoints, et que le salaire et l’éducation jouent un rôle similaire dans les modalités de partage du revenu du ménage
Stable outcomes in simple cooperative games
In a cooperative game, coalitions are the fundamental behavioral units. Stable outcomes (in the core) are those blocked by no coalition. This paper has two objectives. First, building on the notion of intermediate preferences indexed by a median graph, I unify and extend previous results on the existence of stable outcomes in simple games. Second, I review how and when the core approach applies in more general settings and may help to predict the stable splitting of a whole group into disjoint coalition
The great expansion: The exceptional spread of bank branches in interwar France
International audienceUsing newly collected data at the city level between 1910 and 1938, this article shows that, after World War I, France experienced an unprecedented expansion in bank branches mostly due to the creation of temporary branches in rural areas. The banking crisis in early 1930s paused this expansion. Nevertheless, the number of bank branches per capita remained four times higher than before the war. Also, the expansion of bank branches was not associated with an increase in the ratio of bank assets to national income. These findings re-evaluate the Great Reversal hypothesis in banking and reveal the disconnection between geographical expansion of banks and standard measures of financial development. Both trends can be reconciled if one considers that banks are multi-product firms-not just lenders-and that competition for new customers is not always associated with greater credit activity
Offre de soins: Hôpital et distance à l’hôpital: Hôpital et distance à l’hôpital
https://finances-hospitalieres.frLe nombre de structures hospitalières diminue continuellement sur le territoire. A partir des données hospitalières sur l’ensemble du territoire métropolitain, il est possible d’examiner les choix d’admission des structures hospitalières. Il ressort que les patients ne se rendent pas à l’hôpital le plus proche. Seulement un quart d’entre eux sont admis dans l’hôpital le plus proche de leur domicile. Cette distance est évaluée en kilomètre ou encore en temps. En revanche, en considérant un premier choix qui est la catégorie de la structure hospitalière d’admission : hôpital privé, public CHR/U, public CH ou hôpital local, il apparait que les patients vont alors majoritairement à l’hôpital le plus proche de leur structure choisie. Dans un second temps, un focus sur le choix de la structure révèle que ce choix n’est pas aléatoire mais dépend à la fois de la vulnérabilité socio-économique des individus et de leur âge. Le seuil de 75 ans est particulièrement prégnant. A partir d’une simulation, il apparait qu’avec une plus grande proximité des CHU/R, les choix des patients se porteraient sur ces établissements. C’est la distance qui porte le choix sur d’autres structures avec une ségrégation socio-économique et un seuil de l’âge : les plus défavorisés et les plus âgés préfèrent alors les centres hospitaliers ou les hôpitaux locaux alors que les plus favorisés se dirigent vers les cliniques. Ce constant soulève la question de l’équité d’accès aux soins de la population dans un contexte de raréfaction de l’offre hospitalière de soins
L’évolution démographique récente de la France : une position singulière dans l’Union européenne
International audienceAu 1er janvier 2024, la France comptait 68,4 millions d’habitants, soit 230 000 de plus qu’au 1er janvier 2023. Le solde naturel a atteint un niveau historiquement bas depuis l’après-guerre et depuis 2018, et le solde migratoire est le principal moteur démographique du pays. Deuxième pays le plus peuplé de l’UE27 (15,2 % de la population), la France présente toutefois un accroissement légèrement inférieur à celui de la moyenne européenne et demeure un peu plus jeune que la moyenne de l’UE, mais vieillit plus rapidement. En 2022, les flux d’entrées de ressortissants de pays tiers ont augmenté et atteignent le niveau le plus élevé depuis 2000 (282 957 personnes). L’année 2022 est marquée par une augmentation conséquente de la part des flux pour raisons professionnelles (+ 4 points) et par une féminisation de ces derniers (+ 15 points). La France est le 5e pays de l’UE27 pour le flux migratoire, mais se trouve seulement en 21e position si l’on tient compte de la taille de la population. En 2023, la baisse historique du nombre de naissances est la conséquence de celle de la fécondité (1,67 enfant par femme), niveau le plus faible observé depuis l’après-guerre. La baisse concerne tous les groupes d’âges. Le profil de la fécondité par âge en France est proche de celui des pays d’Europe de l’Ouest et du Nord, et la proportion de naissances hors mariage y est la plus élevée d’Europe (65,2 %). En 2023, le nombre d’avortements augmente pour la deuxième année consécutive, et 8 avortements sur 10 sont désormais médicamenteux. Quand on rapporte ce chiffre au nombre de femmes de 15 à 49 ans, la France enregistre, avec la Suède, le taux de recours à l’avortement le plus élevé d’Europe, mais c’est aussi un des pays où la réglementation est la moins restrictive.Le nombre de mariages augmente très légèrement en 2023, tout comme celui des pacs en 2022 (année la plus récente disponible), mais le rattrapage post-Covid n’est que partiel. La part des pacs et des mariages entre personnes de même sexe reste relativement stable en 2023 et, avec un âge moyen au mariage qui continue d’augmenter, la France se rapproche des pays du Sud et de l’Ouest de l’Europe, où le mariage est moins précoce que dans les pays de l’Est. En baisse depuis 3 ans, le nombre de décès reste plus élevé que celui observé avant la pandémie (2019). En revanche, l’espérance de vie en 2023 est supérieure à celle de 2019, pour les hommes comme pour les femmes, même si le rebond en France est inférieur à celui observé dans d’autres pays d’Europe. Comparée aux autres pays européens, la mortalité française reste relativement basse aux âges plus élevés, mais le pays montre un retard important et croissant pour la mortalité infantile. L’écart de mortalité entre les hommes et les femmes est plus élevé que dans la moyenne européenne, même s’il continue de baisser. Le cancer est la première cause de mortalité en France, alors qu’il s’agit des maladies cardiovasculaires à l’échelle européenne
Vivre loin pour vivre mieux : La prime à choisir un territoire moins dense
International audienceCet article porte sur l’attractivité des territoires français et de leurs entreprises industrielles pour les salariés. Si les salaires sont fortement corrélés avec la densité, nous montrons l’existence d’une prime en pouvoir d’achat immobilier venant compenser une diminution de la densité de population et des externalités positives associées. Cette prime, mesurée en réduction du temps d’accès à la propriété, (i) augmente lorsque la densité diminue et (ii) est proportionnellement plus importante pour les cadres que pour les professions moins qualifiées. Le modèle empirique introduit un effet fixe par entreprise et contrôle pour un vaste ensemble de caractéristiques des individus, des établissements et des territoires, mobilisant l’ensemble des contrats de travail signés dans les établissements des industries manufacturières français en 2019. L’endogénéité de la densité est traitée en utilisant la densité historique comme variable instrumentale. Les résultats suggèrent différentes pistes d’approfondissement pour analyser la forte hétérogénéité salariale entre occupations et territoires
L’immigration, une charge pour l’économe ?
Les migrations sont perçues comme une charge pour l’économie française, en particulier celles pour motif familial ou humanitaire qui se fondent sur des conventions internationales ou des droits fondamentaux universellement reconnus. Que sait-on des effets économiques de l’immigration