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    From shareholder value to CEO power: The paradox of the 1990s

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    Why did CEOs remuneration exploded during the 90s and persisted to high levels, even after the bursting out of the Internet bubble? This article surveys the alternative explanations that have been given of this paradox mainly by various economic theories with some extension to political science, business administration, social psychology, moral philosophy, network analysis. Basically, it is argued that the diffusion of stock-options and financial market related incentives, that were supposed to discipline managers, have entitled them to convert their intrinsic power into remuneration and wealth, both at the micro and macro levels. This is the outcome of a de facto alliance of executives with financiers, who have thus exploited the long run erosion of wage earners'bargaining power. The article also discusses the possible reforms that could reduce the probability and the adverse consequences of CEOs and top-managers opportunism: reputation, business ethic, legal sanctions, public auditing of companies, or shift from a shareholder to a stakeholder conception.Quelles sont les raisons de l'explosion, au cours des années quatre-vingt-dix, de la rémunération des hauts dirigeants des entreprises cotées en bourse et de la persistance de niveaux élevés de leur rémunération, même après l'éclatement de la bulle Internet ? L'article passe en revue différentes théories économiques et étend l'analyse aux recherches en science politique, en gestion, en psychologie sociale ou encore en philosophie morale. Il entend montrer que la diffusion des stock-options, qui étaient supposés aligner l'intérêt des gestionnaires avec celui des actionnaires, leur a en fait permis de convertir leur pouvoir en des augmentations de rémunération et de richesse. De fait, c'est le résultat de l'alliance, plus implicite qu'explicite, des hauts dirigeants avec les financiers, exploitant ainsi l'érosion du pouvoir de négociation des salariés

    Tourism, jobs, capital accumulation and the economy: A dynamic analysis

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    This paper examines the effects of tourism on labor employment, capital accumulation and resident welfare for a small open economy with unemployment. A tourism boom improves the terms of trade, increases labor employment, but lowers capital accumulation. The reduction in the capital stock depends on the degree of factor intensity. When the traded sector is weakly capital intensive, the fall in capital would not be so severe and the expansion of tourism improves welfare. However, when the traded sector is strongly capital intensive, the fall in capital can be a dominant factor to lower welfare. This immiserizing result of tourism on resident welfare is confirmed by the German data.Ce papier examine l'effet du tourisme sur l'emploi, l'accumulation du capital et le bien-être dans une petite économie ouverte où une partie de la main-d'oeuvre est au chômage. Une augmentation des recettes touristiques améliore le terme de l'échange, augmente l'emploi, mais réduit l'investissement. La baisse du stock de capital dépend des intensités en facteurs des productions. Quand le secteur exposé a une intensité capitalistique faible, la baisse du capital reste limitée et l'augmentation des recettes touristique améliore le bien-être national. Cependant, si le secteur exposé a une intensité capitalistique forte, la baisse du capital est plus ample et nous obtenons une diminution du bien-être national. L'effet appauvrissant que peut avoir le tourisme est illustré par des simulations sur données allemandes

    Collusive market-sharing and corruption in procurement

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    This paper investigates links between corruption and collusion in procurement. A first-price multiple-object auction is administered by an agent who has legal discretion to allow for a readjustment of (all) submitted offers before the official opening. The agent may be corrupt, i.e. willing to "sell" his decision in exchange for a bribe. Our main result shows that the corrupt agent's incentives to extract rents are closely linked with that of a cartel of bidders. First, collusive bidding conveys value to the agent's decision power. Second, self-interested abuse of discretion to extract rents (corruption) provides a mechanism to enforce collusion. A second result is that package bidding can facilitate collusion. We also find that with corruption, collusion is more likely in auctions where firms are small relative to the market. Our main message to auction designers, competition authorities and criminal courts is that risks of collusion and of corruption must be addressed simultaneously. Some other policy implications for the design of tender procedures are discussed.Cet article étudie les liens entre les ententes et la corruption sur les marchés publics. Un agent public administre une enchère au premier prix pour allouer une multiplicité de contrats. Cet agent peut, avant l'ouverture officielle des enveloppes, offrir, simultanément à toutes les firmes, la possibilité de corriger une offre déjà soumise. Notre résultat principal est que les intérêts d'un cartel de firmes et ceux d'un agent corrompu sont intimement liés. Une entente anti-concurrentielle donne de la valeur au pouvoir de décision de l'agent. Alors que l'abus de ce pouvoir dans l'objectif d'extraire des rentes implique une punition pour tout firme qui tenterait de dévier de l'accord du cartel. Un second résultat montre qu'une procédure qui permet les offres par paquets rend les ententes de partage de marché plus faciles. Enfin nous trouvons qu'avec la corruption le risque d'entente est relativement plus important lorsque la concurrence n'est pas trop forte. Un message important à l'adresse des autorités de la concurrence et des cours de justice ressort de notre analyse : les risques de corruption et d'entente doivent être traités simultanément. Nous discutons également des implications de l'analyse pour la formulation des procédures de marchés publics

    Separating selection and incentive effects in health insurance

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    This paper provides an analysis of the health insurance and health care consumption. A structural microeconomic model of joint demand for health insurance and health care is developed and estimated using full maximum likelihood method using Swiss insurance claims data for over 60 000 adult individuals. The estimation strategy relies on the institutional features of the Swiss system, in which each individual chooses among the same menu of contracts, ranked by the size of their deductible. The empirical analysis shows strong and robust evidence of selection effects. Nevertheless, once selection effects are controlled for, an important incentive effect ("ex-post moral hazard") remains. A decrease in the copayment rate from 100% to 10% increases the marginal demand for health care by about 90% and from 100% to 0% by about 150%. The correlation between insurance coverage and health care expenditures may be decomposed into the two effects: 75% may be attributed to selection, and 25 % to incentive effects.Cet article propose une analyse de la demande jointe d'assurance maladie et de soins de santé. L'analyse développe un modèle structurel de demande jointe et ce modèle est estimé par maximisation de la vraisemblance totale, à partir de données administratives de remboursement des soins issues d'une caisse d'assurance maladie suisse couvrant 60000 adultes. La stratégie d'estimation s'appuie sur certains aspects institutionnels du système d'assurance maladie suisse, dans lequel chaque individu peut choisir son niveau de couverture au sein d'un menu défini par la loi. L'analyse empirique met en évidence la présence de forts effets de sélection, les individus qui anticipent des dépenses élevées ayant tendance à s'assurer davantage. Toutefois, en contrôlant ces effets de sélection, un important effet d'incitation (" aléa moral ex post ") demeure. Une augmentation du taux de couverture de 0 à 90% conduit à une augmentation de la demande marginale de soins de l'ordre de 90%, et une prise en charge complète à une augmentation de l'ordre de 150%. La corrélation entre niveau d'assurance et montant des dépenses peut être attribuée pour 75% aux effets de sélection et pour 25% aux effets d'incitation

    Un monde presque parfait: Perspectives 2004-2005 pour l’économie mondiale

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    In 2003, the world economy picked up again, after a bout of weakness in the first half of the year. Pulled by the US and the UK, growth spread to Asia, Latin America and Eastern Europe. It should stay over 4% in 2004 and 2005. The US should see their disequilibria (public and current deficits, household indebtedness) diminish. Growth should slow down from 4.5% in 2004 to 3.4% in 2005. By contrast, the euro zone should grow by only 1.4% and 2.1% in 2004 and 2005. The impact of the recent appreciation of euro (– 1 point of GDP growth in 2004) and a restrictive policy mix should hinder growth, whereas the economic situation — a trough as deep as in the early 80s and early 90s — should require an expansionary policy.En 2003, la croissance mondiale est repartie après un accroc au premier semestre. Tirée par le bloc anglo-saxon, la croissance s’est généralisée à l’Asie, l’Amérique latine et l’Europe de l’Est. Elle continuerait d’être soutenue, supérieure à 4 % en moyenne annuelle en 2004 et 2005. Les États-Unis entreraient dans une phase de croissance qui permettrait la résorption des déséquilibres (déficits public et courant, endettement des ménages). La croissance ralentirait de 4,5 % en 2004 à 3,4 % en 2005. La dépréciation du dollar observée depuis 2002 devrait en effet permettre le redressement du solde extérieur américain, tandis que les interventions des banques asiatiques en faveur du dollar permettraient de contrôler cette dépréciation et favoriseraient la croissance de la zone Pacifique en maintenant la compétitivité de cette dernière. En revanche, la zone euro resterait à la traîne de la reprise mondiale avec une croissance de 1,4 et 2,1 % en 2004 et 2005. Elle pâtirait des effets de l’appréciation passée de l’euro (– 1 point de croissance en 2004), des ajustements restant à faire sur le marché du travail et d’un policy mix restrictif imposé par les contraintes du Pacte de stabilité et de croissance, alors que la situation économique — un creux comparable à ceux du début des années 1980 et 1990 — nécessiterait une politique expansionniste

    La politique budgétaire inversée

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    In 2004 the positive growth differential between the United States and the euro zone is maintained through a more accommodating fiscal policy. Benefiting from a rate of growth above potential, the American fiscal authorities can afford carrying on a loose fiscal stance with a limited deterioration of the public deficit. In the euro zone, the weak increase in economic growth is accompanied by a slightly restrictive fiscal policy, which will not prevent the euro zone public deficit from breaching the 3% limit of the Stability and Growth Pact (SGP). An improvement in euro zone public finances will occur from 2005, sustained by faster growth, while the fiscal stance will remain slightly negative. An abrupt tightening of the fiscal stance carried out by the American authorities will reduce the growth differential with the euro zone in 2005.Depuis trois ans, le maintien d’un différentiel de croissance positif entre les États-Unis et la zone euro a été soutenu par une politique discrétionnaire franchement expansionniste aux États-Unis. En 2004, les États-Unis comptent encore sur une croissance supérieure au potentiel pour limiter la dégradation du solde public, alors qu’ils maintiennent une impulsion budgétaire largement positive. Cette politique dénote de celle de la zone euro, qui, avec un différentiel de croissance encore négatif par rapport aux États-Unis et une progression de l’activité à un rythme inférieur au potentiel, pratique une politique encore légèrement restrictive. Néanmoins, pour la première fois depuis sa création en 1999, la zone euro atteindrait en 2004 la limite de déficit de 3 % du PIB établie par le Pacte de stabilité et de croissance. La dégradation du solde public, entamée en 2001, s’est accentuée en 2003, notamment en Allemagne, en France, aux Pays-Bas, en Grèce et en Italie. En 2004, aidé par un impact de la conjoncture moins négatif, le déficit agrégé des pays de la zone a évité de dépasser la limite de 3 % grâce à une impulsion négative de 0,1 point de PIB. La dégradation des finances européennes résulte de dynamiques divergentes. Si l’Allemagne, la France, les Pays-Bas et, dans une moindre mesure, l’Autriche ont su imprimer une amélioration à leur solde public, l’Italie, la Grèce et, dans une moindre mesure, le Portugal ont creusé davantage leurs déficits. Les pays qui partaient d’une position budgétaire excédentaire en 2003, tels que l’Espagne, la Belgique et l’Irlande, affichent des déficits en 2004. Tous les pays ayant amélioré leurs finances publiques ont obtenu ce résultat par une impulsion budgétaire négative. La contrainte du Pacte de stabilité et de croissance a donc été intégrée par les pays menacés de la procédure de déficit excessif en 2003, et la rigueur sur les dépenses a caractérisé encore en 2004 les restrictions budgétaires des pays européens. L’amélioration du solde public agrégé de la zone euro aurait lieu dès 2005. Suite à une réduction de 0,4 point, le déficit budgétaire reviendrait en deçà de la limite de Maastricht. Le retour à un taux de croissance supérieur à celui du produit potentiel y participerait marginalement. Le respect de la discipline budgétaire serait obtenu sans coûts supplémentaires, grâce à une restriction du même ordre qu’en 2004. Ce retour graduel à une politique plutôt neutre aurait lieu alors que les États-Unis auraient une impulsion plus négative. Le différentiel de croissance entre les deux zones pourrait alors, sinon s’inverser, au moins s’annuler

    L'adaptation de la théorie du choix des investissements au nouvel environnement économique : le cas particulier de l'incertitude

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    International audienceThis article essencially deals with an important point rarely tacked in the breakeven analysis, i.e. the taking into account of the incertainty which gets more and more important in our modem world.As far as transport infrastructure is concerned, uncertainty relates to traffic forecast, evolution with time of unit values and to the whole economic environment. This article analyses the impact of these different sorts of uncertainties and puts forward easy methods to take uncertainty into account in the usual calculations.Cet article traite principalement d'un point important, rarement abordé dans les calculs de rentabilité économique : il s'agit de la prise en compte de 1'incertitude. Celle-ci prend une place croissante dans le monde moderne. En matière d'infrastructures de transport, elle porte sur les prévisions de trafic, sur l'évolution dans le temps des valeurs unitaires, sur l'ensemble de l'environnement économique.L'article analyse les effets de ces différentes sortes d'incertitudes, et propose des méthodes simples pour en tenir compte dans les calculs habituels

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