Portail d'archives ouvertes de Grenoble École de Management
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Temporary incorporation as a mechanism of strategic responsiveness: The BBC's digital transformation, 1992–2015
International audienceEstablished organizations regularly fail in their strategic responses to large-scale environmental transformations. In this chapter, we analyze the case of the British Broadcasting Corporation's (BBC) successful response to digitization of the broadcasting industry. We identify two main forms of strategic response – establishing external collaborations and developing internal competencies –, which were driven by recurrent cycles of renewal of the BBC's Royal Charter. We conceptualize this process as "temporary incorporation", an effective driver of strategic responsiveness not yet been discussed in the literature. Our discussion relates temporary incorporation to previous work on strategic change
Time in the development of indicators on sustainable wellbeing : a local experiment in developing alternative indicators
International audienceThis paper is a theoretical and methodological study on the topics of distribution of and competition between time spans dedicated to social activities in the development of sustainable well-being indicators. This article seeks to answer the following question : why and how should we take into account social time in the development of alternative indicators? To bring to light the complex relationship between well-being, sustainability and people’s relationship to time, this article draws on an experiment aimed at developing Regional Sustainable Well-being Indicators (Indicateurs de Bien-être Soutenable Territorialisés—IBEST), which took place in the Grenoble urban area. This experiment was based on two methodologies ; the first one being a quantitative survey, and the second one being a series of qualitative interviews coupled with a participatory approach. One of the datasheet indicators developed following this methodological crossover is the activity times balancing indicator, which allows us to take into consideration the pressure affecting time spent on social activities (work, leisure, families and civic engagement)
L’ESS en quête de ressources ou des ressources en manque de gestion collective ?: Les communs entre description et prescription.
National audienceCommuns et bien public, un débat d’actualitéDepuis la popularisation des travaux d’Elinor Ostrom, la question des biens communs a suscité de nombreux débats dans la sphère intellectuelle francophone . Cependant la définition des « communs » reste un problème. La naturalisation des « biens communs » et leur définition en terme de rivalité et d’exclusion est parfois critiquée , la définition des communs glissant alors d’une type de ressource vers un type d’institution. Cette hésitation à définir les communs comme ressources ou institution vient selon nous de la classification des biens sur des critères d’exclusion et de rivalité, des propriétés présentées comme naturelles, mais qui sont en fait socialement construites. Malgré les critiques qui sont adressées à cette classification, elle n’est pas radicalement remise en cause, et aucune conception alternative de la nature des biens n’est envisagée. Comment alors mieux conceptualiser les propriétés des ressources et des institutions qui les gèrent ? Nous montrerons dans notre communication qu’Elinor Ostrom développe une réponse à cette question en complexifiant son analyse, alors que le mouvement de pensée francophone sur les communs prend une autre direction définissant les ressources par leur fonction. Le dépassement de la classification de Samuelson chez OstromDans son étude de l’auto-organisation dans la gestion de ressources naturelles, Elinor Ostrom se base au départ sur la classification des biens économiques établie par Samuelson qui est toujours utilisée aujourd’hui (biens collectifs, biens privés, biens à péage, biens communs) . Cependant, cette classification issue des critères d’exclusion et de rivalité est très limitée car ces caractéristiques ne sont en fait pas inhérentes à la nature du bien mais sont socialement construites. L’excluabilité est un choix : la possibilité d’exclure un individu de l’usage d’un bien peut être établie par des moyens techniques (clôture autour d’un champ, cryptage de la télévision…), règlementaires ou économiques (sélection à l’entrée de l’université, déremboursement d’un médicament…). Par ailleurs, la non rivalité absolue nous semble être un mythe. Même dans le cas des données numériques, censées avoir un « coût marginal zéro », la rivalité dans la consommation de ressources n’est en fait que reportée sur des infrastructures matérielles (data center, smartphones, ordinateurs, connexions internet, électricité…) nécessaires à la consommation de ces contenus « immatériels ». Nous pensons qu’Elinor Ostrom et le courant de recherche sur les common-pool resources (biens communs) a en fait dépassé ce problème de classification des ressources en s’orientant vers une pensée complexe. Dans les travaux récents sur les ressources naturelles qui prolongent les travaux d’Ostrom, notamment avec le Social-Ecological System (SES) framework, les ressources sont conceptualisées en tant que systèmes complexes, et non simplement sur des critères de rivalité et d’exclusion .Le mouvement des communs, une justification de la gestion communeLe courant de pensée francophone sur les communs nous semble prendre une direction tout à fait différente par rapport à Ostrom : plutôt que de chercher à analyser des systèmes complexes de ressources et de gouvernance, il revendique le fait que certaines ressources nécessitent un mode de gestion particulier (en l’occurrence collectif et démocratique). Les discours sur les communs sont multiples, mais de façon sous-jacente on retrouve un refus de la marchandisation de certains types de biens et services. Le choix du sous-titre « La crise de l’idéologie propriétaire » pour le livre « Le retour des Communs » coordonné par Benjamin Coriat, nous semble à ce sujet révélateur.Là où la classification de Samuelson justifiait la production de certains biens par l’Etat en raison de l’incapacité du marché à gérer des « biens publics », nous pensons que le mouvement autour des communs revendique la gestion commune de certains biens non en raison de leur nature mais en raison de leur fonction, qui est de répondre à aux besoins de l’être humain et à ses droits fondamentaux. Ainsi, le manifeste du Forum Social Mondial pour la récupération des biens communs dénonce par exemple les conséquences de la propriété intellectuelle sur les médicaments : « souffrance et mort de ceux qui ne peuvent accéder aux traitements brevetés » .On retrouve chez Polanyi cette idée que certains biens, notamment la terre (la nature), le travail (l’activité humaine) et la monnaie (signe représentant un pouvoir d’achat) ne doivent pas devenir des marchandises car elles n’ont pas été créées pour être vendues. Ainsi laisser le marché déterminer le sort de l’être humain et de son environnement naturel est néfaste et mène à l’effondrement de la société . La conception francophone des communs comme droits fondamentaux non marchandisables nous semble ici tout à fait cohérente avec la pensée de Polanyi.Quelles perspectives pour l’ESS ?Concernant l’Economie sociale, nous pensons que l’approche micro-institutionnelle d’Ostrom peut aider à mieux identifier les facteurs de succès des initiatives coopératives . De façon complémentaire, la perspective francophone sur les communs apporte une vision plus macro-économique qui peut aider l’ESS à redéfinir son rôle dans un contexte néolibéral. Nous pensons que la question n’est pas pour l’ESS de savoir si elle est un « commun » ou non, mais plutôt comment elle participe à la protection de droits fondamentaux. Ainsi, l’ESS a aujourd’hui besoin de ressources, mais les ressources qui servent à satisfaire des droits fondamentaux appellent également une gestion collective
Réactions des managers SI face aux pratiques institutionnalisées
International audiencePour les chercheurs du courant néo-institutionnaliste, les institutions sont soumises à de nombreuses pressions issus de l'espace social, ou champ institutionnel, dans lequel elles baignent. Dans ce champ institutionnel, où se produisent des interactions sociales qui le densifie, l'institution se construit pour être considérée comme la plus légitime possible : par la soumission aux pressions institutionnelles, l'adoption de pratiques institutionnalisées, l'assimilation d'habitudes isomorphiques, de rituels ou d'artefacts, elle s'assure une longévité et un accès aux ressources. Ces pressions institutionnelles, issus du champ social, s'applique également à leurs constituants. Ces constituants, managers de l'institution, sont soumis à ces mêmes pressions. De l'attitude des managers SI, de leurs réactions comportementales face aux normes métier et aux pressions institutionnelles, dépendent leur capacité à mettre en oeuvre une Technologie de l'Information (TI), répondant aux besoins des utilisateurs comme à l'efficience, et non pas aux habitudes ou pratiques du champ institutionnel. Dès lors, une question se pose : Comment ces managers, et plus particulièrement ceux en SI (Système d'Information) réagissent-ils face aux pratiques institutionnalisées ? Adoptent-ils une attitude de conformité et de soumission ou s'opposent-ils à ses pressions ? Entre pressions institutionnelles, habitudes isomorphiques et « best practices » de leur métier, quelles peuvent être leurs différentes réactions ? La prise de conscience par les managers SI des pressions institutionnelles, et des pratiques institutionnalisées intégrées, et utilisées par l'institution, pourraient leur permettre une réflexion quant à la nécessité des solutions institutionnelles déployées, des réactions différentes face aux solutions nouvelles et un regard critique sur les normes qu'ils sont amenés à utiliser, parfois plus par habitude que par réel besoin de gestion. Quelques articles de la littérature académique ont étudié les réactions des chefs en projet en SI face aux pratiques institutionnalisées. Certains auteurs, comme Oliver (1991) ont analysé la cognition et les réactions des professionnels des SI face aux pressions normatives de leur profession, et la prise de décision dans le projet et face aux pressions et aux habitudes institutionnelles. Par cette recherche, dans un contexte original, nous souhaitons contribuer aux analyses des réactions des managers SI dans l'organisation institutionnalisée
When are extreme ratings more helpful? Empirical evidence on the moderating effects of review characteristics and product type
International audienceOnline customer reviews (OCRs) have become increasingly important in travelers' decision-making. However, the proliferation of OCRs requires e-commerce organizations to identify the characteristics of the most helpful reviews to reduce information overload. This study focuses on OCRs of hotels and particularly on the moderating factors in the relationship between extreme ratings and review helpfulness. The study has adopted 11,358 OCRs of 90 French hotels from TripAdvisor.com. Findings highlight that large hotels are more affected by extreme reviews than small hotels. Extreme reviews are more helpful to consumers when reviews are long and accompanied by the reviewers' photos
What moderates the influence of extremely negative ratings? The role of review and reviewer characteristics
International audienceOnline customer reviews (OCRs) are increasingly used by travelers to inform their purchase decisions. However, the vast amount of reviews available nowadays may increase travellers' effort in information processing. In order to facilitate traveller's decisions, social commerce organizations must help travellers rapidly identify the most helpful reviews to reduce their cognitive effort. Academic literature has often documented that negative reviews are judged as helpful by consumers. However, extremely negative reviews are not always perceived as such. This study is the first that unveils what factors moderate the influence of extremely negative reviews on review helpfulness. The study has adopted a sample of 7,455 online customer reviews of hotels to test hypotheses. Findings show that reviews with extremely negative ratings are more likely to be helpful when the review is long and easy to read and when the reviewer is an expert or discloses his identity (geographical origin)
How to better detect cases of financial reporting fraud: some new findings from earnings restatements
International audienc
Mesurer la démocratie dans les coopératives
The democracy within cooperative is generally defined by the principle “one member, one vote”, one of the principles inscribed in the declaration on the cooperative identity by the Cooperative International Alliance. However, measuring democracy in cooperative is a problem that is incompletely addressed. In this paper, I try to redefine democracy in the context of cooperative and to operationalize its measurement