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Enquête interrégionale des phénomènes politiques 2002
Créés par l'Observatoire Interrégional du Politique (OIP) avant la première élection des conseillers régionaux au suffrage universel en 1986, les enquêtes interrégionales ont suivi l'émergence et l'implantation du fait régional dans l'opinion de 1985 à 2004 : connaissance de la région, sentiment identitaire, ancrage identitaire, attentes en matière de politiques publiques régionales. Certaines questions sur la société et la politique ainsi que les renseignements socio-démographiques ont été répétés : intérêt pour la politique, positionnement sur l'échelle gauche-droite, proximité partisane, profession détaillée de la personne de référence, pratique religieuse, niveau de diplôme, etc... En 2002, l'enquête a été réalisée auprès de 19 échantillons régionaux (régions adhérentes de l'OIP) représentatifs des populations régionales de 18 ans et plus.
Created by the Interregional Political Observatory (OIP) before the first election of regional councillors by universal suffrage in 1986, the interregional surveys tracked the emergence and consolidation of the regional process in public opinion from 1985 to 2004: knowledge of the region, sense of identity, embeddedness of identity, expectations regarding regional public policies. Certain questions on society and politics, as well as sociodemographic information, were repeated: interest in politics, positioning on the left-right scale, party loyalty, detailed profession of the reference individual, religious practice, educational qualifications, etc.… In 2002, the survey was conducted with 19 regional samples (regions belonging to the OIP) representative of the regional populations aged 18 and above.
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Enquête interrégionale des phénomènes politiques 1994
Créés par l'Observatoire Interrégional du Politique (OIP) avant la première élection des conseillers régionaux au suffrage universel en 1986, les enquêtes interrégionales ont suivi l'émergence et l'implantation du fait régional dans l'opinion de 1985 à 2004 :connaissance de la région, sentiment identitaire, ancrage identitaire, attentes en matière de politiques publiques régionales. Certaines questions sur la société et la politique ainsi que les renseignements socio-démographiques ont été répétés : intérêt pour la politique, positionnement sur l'échelle gauche-droite, proximité partisane, profession détaillée de la personne de référence, pratique religieuse, niveau de diplôme, etc... En 1994, l'enquête a été réalisée auprès de 21 échantillons régionaux (régions adhérentes de l'OIP) représentatifs des populations régionales de 18 ans et plus. Le volet thématique de l'enquête a pour problématique "Les régions et l'aménagement du territoire".
Created by the Interregional Political Observatory (OIP) before the first election of regional councillors by universal suffrage in 1986, the interregional surveys tracked the emergence and consolidation of the regional process in public opinion from 1985 to 2004: knowledge of the region, sense of identity, embeddedness of identity, expectations regarding regional public policies. Certain questions on society and politics, as well as sociodemographic information, were repeated: interest in politics, positioning on the left-right scale, party loyalty, detailed profession of the reference individual, religious practice, educational qualifications, etc.… In 1994, the survey was conducted with 21 regional samples (regions belonging to the OIP) representative of the regional populations aged 18 and above. The subject of the thematic component of the survey was “The Regions and Regional Spatial Planning”.
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Image de la science, 2007
En 1972, le Ministère de la Recherche a confié la réalisation d'une étude sur les attitudes du public à l'égard de la recherche scientifique française à une équipe de chercheurs du CEVIPOF. Cette recherche a donné lieu à une série de sept enquêtes réalisées entre 1972 et 2012. Elle s'intéresse aux représentations de la science, à la perception du développement technique et économique et à l'opinion sur la politique de recherche. Une partie des questions a été répétée dans les mêmes termes d'une enquête à l'autre, ce qui autorise une comparaison temporelle des attitudes à l'égard de la science. Le questionnaire administré à la fin de l'année 2007 comporte un volet de questions communes aux différentes enquêtes dont les résultats permettent d'étudier l'évolution des Français en matière de perception de la science et de la technique. Une série d'enjeux nouveaux a été intégrée à cette enquête, notamment sur les thèmes des nanotechnologies, des enjeux autour de la production de CO2 et des énergies renouvelables. À l'issue du questionnaire administré par un enquêteur en face-à-face, un questionnaire auto-administré a été rempli par le répondant. Les réponses à ce questionnaire ont été intégrées au jeu de données Image de la science 2007.
In 1972, the Ministry of Research commissioned a CEVIPOF research team to carry out a study on public attitudes to French research. This research programme produced a series of seven surveys conducted between 1972 and 2012. It explores representations of science, perceptions of technical and economic development, and opinions on research policy. Some of the questions were repeated in the same terms from one survey to another, which makes it possible to compare attitudes to science over time. The questionnaire conducted at the end of 2007 includes a set of questions that are common to all the surveys, so that the results can be used to study changes in the way the French perceive science and technology. A series of new issues were included in this survey, notably on nanotechnologies, issues around CO2 emissions and the use of renewable energy. A first questionnaire was conducted face-to-face by an investigator, and this was followed by a self-administered questionnaire completed by the respondent. The answers to this questionnaire were incorporated into the 2007 Image of Science dataset
Enquête Gai Pied Hebdo 1985
En 1985, Michael Pollak initie un programme de recherche sur les bisexuels et homosexuels face au sida. A l'époque, ceux-ci représentent la moitié des cas de sida enregistrés en France, d'où l'intérêt de collecter des informations sur leurs modes de vie en vue d'élaborer des actions de prévention qui leur soient spécifiques. A partir de 1992, suite audécès de Michael Pollack, c'est son assistante, Marie-Ange Schiltz, qui est responsable de l'enquête. Il est important de noter qu'un groupe social minoritaire est toujours difficile à étudier, car l'on se heurte généralement à des problèmes de représentation et de taille de l'échantillon. Les homosexuels forment à l'époque un groupe social minoritaire et stigmatisé, pour lequel les critères d'appartenance ne sont pas visibles. Ces difficultés expliquent le choix de l'enquête répétée, diffusée par voie de presse, qui permet de recruter rapidement et à peu de frais un grand nombre de répondants. Cette recherche se consacre à l'étude de deux problèmes distincts, mais intimement liés, à savoir la gestion de l'identité sexuelle, socialement réprouvée, et l'inquiétude liée au risque de santé qui est renforcée par l'impuissance médicale. En effet, à l'époque, à la perception d'une déviance liée à l'orientation sexuelle était venue s'ajouter l'expérience de la séropositivité et la stigmatisation qui pouvait lui être liée. Afin de concevoir et d'évaluer une politique de prévention adaptée aux bi- et homosexuels masculins il fallait nécessairement connaître les pratiques sexuelles et les représentations sociales de cette population. Les enquêtes Gai Pied Hebdo, puis les enquêtes Presse Gaie forment la pièce centrale de ce programme de recherche. Ces enquêtes permettent d'étudier, au-delà de la diversité des modes de vie et des réactions face au sida, la pratique du «safer sex», l'acceptation sociale de l'homosexualité, la perception des campagnes pour lutter contre le sida ou encore le niveau de tolérance des hétérosexuels vis-à-vis des homosexuels. La première de cette série d'enquêtes, celle de 1985, intervient dans un contexte fortement perturbé par la prise de conscience de l'ampleur de l'épidémie de sida dans ce groupe. Les enquêtes ultérieures s'attacheront de plus en plus à suivre la diffusion d'une sexualité à moindre risque.
In 1985, Michael Pollak initiated a research programme on the impact of AIDS on bisexual and homosexual people. At the time, these two groups accounted for half of the AIDS cases recorded in France, hence the utility of collecting information on their lifestyles in order to develop prevention measures specific to them. From 1992, following the death of Michael Pollack, it was his assistant, Marie-Ange Schiltz, who headed the survey. It is important to note that it is always hard to study a minority social group, because one generally encounters problems of representativeness and sample size. At the time, homosexuals as a social group were a stigmatised minority, for whom criteria of belonging were not visible. These difficulties explain the decision to conduct repeated surveys, distributed via the press, which made it possible to recruit a large number of respondents quickly and at relatively little cost. The research focused on the study of two distinct, but intimately linked problems: the management of a socially stigmatised sexual identity, and anxiety over the health risk, anxiety that was reinforced by the powerlessness of medicine. Indeed, at the time, the perception of deviancy associated with sexual orientation combined with the experience of seropositivity and stigmatisation often linked with that orientation. In order to design and evaluate a policy of prevention appropriate to bisexual and homosexual men, it was necessary to find out about that population’s sexual practices and social representations. The Gai Pied Hebdo surveys, and then the Presse Gaie surveys, formed the central component of this research programme. These surveys made it possible to study not just the diversity of lifestyles and reactions to AIDS, but also the practice of “safer sex”, the social acceptance of homosexuality, the perception of the anti-AIDS campaigns, or the level of tolerance of homosexuals amongst heterosexuals. The first of this series of surveys, in 1985, took place against the background of serious disturbance caused by the awareness of the scale of the AIDS epidemic affecting this group. Subsequent surveys would increasingly focus on tracking the spread of less risky sexual practices
Baromètre Politique Français 2006-2007 Vague 1
Le Baromètre Politique Français (BPF), soutenu par le Ministère de l'Intérieur et de l'Aménagement du Territoire, s'inscrit dans la lignée des grandes enquêtes électorales académiques réalisées par le CEVIPOF depuis plus de vingt ans (1978, 1988, 1995, 1997 et 2002), tout en renouvelant les perspectives de ce type d'enquêtes. Il se compose de quatre vagues d'enquêtes (entre mars 2006 et janvier 2007), réalisées auprès d'échantillons représentatifs des électeurs français inscrits sur les listes électorales et régionalisés. Le dispositif représente un instrument d'étude de la conjoncture politique et de la manière dont les opinions, jugements et comportements politiques se structurent à l'approche des échéances électorales de 2007. La taille des échantillons est de 5600 personnes pour chaque vague, soit au total 22 400 personnes interrogées, ce qui va permettre des analyses détaillées (notamment de sous-groupes peu étudiés en raison de leur faiblesse numérique dans les échantillons habituellement réalisés). Jusqu'à présent, les grandes enquêtes électorales académiques partaient de l'idée qu'une seule observation dans le temps permettait de comprendre a posteriori les dynamiques au sein de l'électorat et les logiques du choix politique. Ces enquêtes, post-électorales, ont permis de mettre à jour que le vote résultait de prédispositions que les élections ne faisaient que révéler. Ce modèle d'analyse a été enrichi, en 2002, par la réalisation d'une vaste enquête par panel, le " Panel électoral français de 2002 " , développant une autre approche plus axée sur les dynamiques propres à la campagne électorale. Le Baromètre Politique Français prolonge cette perspective en partant de l'idée que l'on ne peut comprendre les dynamiques et évolutions de l'électorat si l'on ne dispose pas d'observations conduites très en amont de la campagne électorale. Ainsi, la première vague du BPF a été réalisée plus d'un an avant l'échéance présidentielle de 2007. Chaque vague du BPF se compose, outre les renseignements signalétiques classiques (age, sexe, profession, etc…), d'une partie de questions posées à chaque fois et d'une partie "rotative" qui change d'une vague à l'autre en fonction d'un thème d'actualité. La partie fixe rassemble des indicateurs de politisation, ceux concernant le rapport à la politique, les valeurs et univers de représentations sociales des électeurs, leur perception des enjeux et thèmes politiques, leur degré d'adhésion à des propositions politiques. Pour cette première vague, le BPF a retenu le thème du "modèle social français" et du "déclin" de la France. Il s'agit de mesurer les perceptions des électeurs sur les contours de ce "modèle social français", ses faiblesses et points forts, mais également de mesurer les opinions sur la préservation ou la réforme de ce modèle.
The French Political Barometer (FPB), supported by the Ministry of the Interior and of Spatial Planning, belongs to the family of academic electoral surveys that CEVIPOF (Center of political researches of Sciences Po) had been conducting for more than 20 years (1978, 1988, 1995, 1997 and 2002), while introducing new dimensions for this kind of survey. It consisted of four waves of surveys (between March 2006 and January 2007), carried out with representative samples of French voters registered on the electoral roll and regionalised. The method provided an instrument for studying the political climate and the ways in which political opinions, judgements and behaviours were taking shape with the approach of the 2007 presidential elections. The sample size was 5600 people for each wave, making a total of 22,400 questioned, sufficient to allow detailed analyses (in particular subgroups that had been little studied because of their low numbers in the samples usually studied). Until then, the big academic electoral surveys had been based on the idea that a single, retrospective observation was sufficient to understand the dynamics within the electorate and the logics of political choice. These post-electoral surveys seemed to show that the vote was the outcome of predispositions that were simply made manifest by the elections. This model of analysis was enhanced, in 2002, by the implementation of a large panel-based survey, the “2002 French Electoral Panel”, which developed a new approach, more focused on the dynamics specific to the electoral campaign. The French Political Barometer extended this approach by taking as its starting point the idea that dynamics and changes in the electorate cannot be understood in the absence of observations made well in advance of the electoral campaign. The first wave of the FPB was conducted more than a year before the 2007 presidential elections. Each wave of the FPB consists, apart from the usual descriptive information (age, sex, profession, etc.…), of a fixed set of questions that are asked each time, and a “rotating” set that changes from one wave to another, relating to a topical subject. The fixed set encompasses indicators relating to politicisation, attitude to politics, voters’ values and universe of social representations, their perception of political issues and themes, their degree of adhesion to political propositions. The first wave of BPF looked in particular at the « French social model » and at the « declining France ». It was a means of measuring the electors’ perceptions on the contours of the « French social model », its weaknesses and strengths, but also the opinions on the preservation or the reform of this model.
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Enquête Gai Pied Hebdo 1991
En 1985, Michael Pollak initie un programme de recherche sur les bisexuels et homosexuels face au sida. A l'époque, ceux-ci représentent la moitié des cas de sida enregistrés en France, d'où l'intérêt de collecter des informations sur leurs modes de vie en vue d'élaborer des actions de prévention qui leur soient spécifiques. A partir de 1992, suite audécès de Michael Pollack, c'est son assistante, Marie-Ange Schiltz, qui est responsable de l'enquête. Il est important de noter qu'un groupe social minoritaire est toujours difficile à étudier, car l'on se heurte généralement à des problèmes de représentation et de taille de l'échantillon. Les homosexuels forment à l'époque un groupe social minoritaire et stigmatisé, pour lequel les critères d'appartenance ne sont pas visibles. Ces difficultés expliquent le choix de l'enquête répétée, diffusée par voie de presse, qui permet de recruter rapidement et à peu de frais un grand nombre de répondants. Cette recherche se consacre à l'étude de deux problèmes distincts, mais intimement liés, à savoir la gestion de l'identité sexuelle, socialement réprouvée, et l'inquiétude liée au risque de santé qui est renforcée par l'impuissance médicale. En effet, à l'époque, à la perception d'une déviance liée à l'orientation sexuelle était venue s'ajouter l'expérience de la séropositivité et la stigmatisation qui pouvait lui être liée. Afin de concevoir et d'évaluer une politique de prévention adaptée aux bi- et homosexuels masculins il fallait nécessairement connaître les pratiques sexuelles et les représentations sociales de cette population. Les enquêtes Gai Pied Hebdo, puis les enquêtes Presse Gaie forment la pièce centrale de ce programme de recherche. Après l'essor du « safer sex » dans la fin des années 1980, on constate que celui-ci se stabilise, certes à un niveau élevé, mais insuffisant pour éviter de nouvelles contaminations. L'enquête de 1991 s'inscrit dans la continuité du système d'observation mis en place par Michel Pollak. Elle étudie l'évolution des comportements sexuels, avec notamment les précautions prises face au sida, et effectue une comparaison entre l'état du « safer sex » en France et celui des autres pays de la Communauté Européenne. La coordination des chercheurs travaillant sur ces thèmes a permis l'élaboration d'un questionnaire commun sur l'état du « safer sex », du test VIH et de la perception que les homosexuels ont du climat social provoqué par l'épidémie en Allemagne, Autriche, Danemark, Italie, Pays-Bas, Suisse, Royaume-Uni, ainsi qu'en Belgique et en Irlande, où le questionnaire est légèrement différent.
In 1985, Michael Pollak initiated a research programme on the impact of AIDS on bisexual and homosexual people. At the time, the latter accounted for half of the AIDS cases recorded in France, hence the advantage of collecting information on their lifestyles in order to develop prevention measures specific to them. From 1992, following the death of Michael Pollack, it was his assistant, Marie-Ange Schiltz, who headed the survey. It is important to note that it is always hard to study a minority social group, because one generally encounters problems of representativeness and sample size. At the time, homosexuals as a social group were a stigmatised minority, for whom criteria of belonging were not visible. These difficulties explain the decision to conduct repeated surveys, distributed through the press, which made it possible to recruit a large number of respondents quickly and at relatively little cost. This research focused on studying two distinct, but intimately linked problems: the management of a socially frowned upon sexual identity, and anxiety over the health risk, which was reinforced by medical powerlessness. Indeed, at the time, the perception of a deviancy linked with sexual orientation combined with the experience of seropositivity and stigmatisation that could be linked with it. In order to design and assess a policy of prevention appropriate to male bisexuals and homosexuals, it was necessary to find out about the sexual practices and social representations of that population. The Gai Pied Hebdo surveys, and then the Presse Gaie surveys, form the central component of this research programme. After the rise of “safer sex” in the late 1980s, it was observed that while these practices became widespread, the level was insufficient to avoid new infections. The 1991 survey followed the same lines as the system of observation introduced by Michel Pollak. It studied trends in sexual behaviour, particularly precautions taken against AIDS, and made a comparison between the status of “safer sex” in France and in the other European Community countries. Researchers working on these topics joined forces to develop a joint questionnaire on the status of “safer sex”, of the HIV test, and gay people’s perception of the social climate caused by the epidemic in Germany, Austria, Denmark, Italy, Netherlands, Switzerland and the United Kingdom, as well as in Belgium and in Ireland, where the questionnaire was slightly different
Enquête Gai Pied Hebdo 1987
En 1985, Michael Pollak initie un programme de recherche sur les bisexuels et homosexuels face au sida. A l'époque, ceux-ci représentent la moitié des cas de sida enregistrés en France, d'où l'intérêt de collecter des informations sur leurs modes de vie en vue d'élaborer des actions de prévention qui leur soient spécifiques. A partir de 1992, suite audécès de Michael Pollack, c'est son assistante, Marie-Ange Schiltz, qui est responsable de l'enquête. Il est important de noter qu'un groupe social minoritaire est toujours difficile à étudier, car l'on se heurte généralement à des problèmes de représentation et de taille de l'échantillon. Les homosexuels forment à l'époque un groupe social minoritaire et stigmatisé, pour lequel les critères d'appartenance ne sont pas visibles. Ces difficultés expliquent le choix de l'enquête répétée, diffusée par voie de presse, qui permet de recruter rapidement et à peu de frais un grand nombre de répondants. Cette recherche se consacre à l'étude de deux problèmes distincts, mais intimement liés, à savoir la gestion de l'identité sexuelle, socialement réprouvée, et l'inquiétude liée au risque de santé qui est renforcée par l'impuissance médicale. En effet, à l'époque, à la perception d'une déviance liée à l'orientation sexuelle était venue s'ajouter l'expérience de la séropositivité et la stigmatisation qui pouvait lui être liée. Afin de concevoir et d'évaluer une politique de prévention adaptée aux bi- et homosexuels masculins il fallait nécessairement connaître les pratiques sexuelles et les représentations sociales de cette population. Les enquêtes Gai Pied Hebdo, puis les enquêtes Presse Gaie forment la pièce centrale de ce programme de recherche. En 1987, en période pré-électorale, la troisième enquête de la série se focalise à la fois sur le sida, mais également sur les liens entre la communauté homosexuelle et les partis politiques. L'accent est mis sur l'engagement politique de la communauté et son pouvoir éventuel de "lobby". A ces thèmes s'ajoutent celui de la vie en couple sous l'angle des difficultés sociales inhérentes à la relation homosexuelle, ainsi que les questions habituelles sur la sexualité, la maladie, les précédents en MST et les demandes de la rédaction de Gai Pied Hebdo sur les habitudes de lecture ou encore la politique.
In 1985, Michael Pollak initiated a research programme on the impact of AIDS on bisexual and homosexual people. At the time, the latter accounted for half of the AIDS cases recorded in France, hence the advantage of collecting information on their lifestyles in order to develop prevention measures specific to them. From 1992, following the death of Michael Pollack, it was his assistant, Marie-Ange Schiltz, who headed the survey. It is important to note that it is always hard to study a minority social group, because one generally encounters problems of representativeness and sample size. At the time, homosexuals as a social group were a stigmatised minority, for whom criteria of belonging were not visible. These difficulties explain the decision to conduct repeated surveys, distributed through the press, which made it possible to recruit a large number of respondents quickly and at relatively little cost. This research focused on studying two distinct, but intimately linked problems: the management of a socially frowned upon sexual identity, and anxiety over the health risk, which was reinforced by medical powerlessness. Indeed, at the time, the perception of a deviancy linked with sexual orientation combined with the experience of seropositivity and stigmatisation that could be linked with it. In order to design and assess a policy of prevention appropriate to male bisexuals and homosexuals, it was necessary to find out about the sexual practices and social representations of that population. The Gai Pied Hebdo surveys, and then the Presse Gaie surveys, form the central component of this research programme. In 1987, in a pre-electoral period, the third survey in the series focused both on AIDS and on the links between the homosexual community and political parties. It placed the emphasis on the community’s political involvement and its possible force as a “lobby”. In addition to these themes, it looked at life as a couple from the perspective of the social difficulties inherent in homosexual relations, as well as the usual questions on sexuality, illness, previous history of STIs, and questions by the publishers of Gai Pied Hebdo about reading habits or politics
Baromètre Politique Français 2006-2007 Vague 2
Le Baromètre Politique Français (BPF), soutenu par le Ministère de l'Intérieur et de l'Aménagement du Territoire, s'inscrit dans la lignée des grandes enquêtes électorales académiques réalisées par le CEVIPOF depuis plus de vingt ans (1978, 1988, 1995, 1997 et 2002), tout en renouvelant les perspectives de ce type d'enquêtes. Il se compose de quatre vagues d'enquêtes (entre mars 2006 et janvier 2007), réalisées auprès d'échantillons représentatifs des électeurs français inscrits sur les listes électorales et régionalisés. Le dispositif représente un instrument d'étude de la conjoncture politique et de la manière dont les opinions, jugements et comportements politiques se structurent à l'approche des échéances électorales de 2007. La taille des échantillons est de 5600 personnes pour chaque vague, soit au total 22 400 personnes interrogées, ce qui va permettre des analyses détaillées (notamment de sous-groupes peu étudiés en raison de leur faiblesse numérique dans les échantillons habituellement réalisés). Jusqu'à présent, les grandes enquêtes électorales académiques partaient de l'idée qu'une seule observation dans le temps permettait de comprendre a posteriori les dynamiques au sein de l'électorat et les logiques du choix politique. Ces enquêtes, post-électorales, ont permis de mettre à jour que le vote résultait de prédispositions que les élections ne faisaient que révéler. Ce modèle d'analyse a été enrichi, en 2002, par la réalisation d'une vaste enquête par panel, le " Panel électoral français de 2002 " , développant une autre approche plus axée sur les dynamiques propres à la campagne électorale. Le Baromètre Politique Français prolonge cette perspective en partant de l'idée que l'on ne peut comprendre les dynamiques et évolutions de l'électorat si l'on ne dispose pas d'observations conduites très en amont de la campagne électorale. Ainsi, la première vague du BPF a été réalisée plus d'un an avant l'échéance présidentielle de 2007. Chaque vague du BPF se compose, outre les renseignements signalétiques classiques (age, sexe, profession, etc…), d'une partie de questions posées à chaque fois et d'une partie "rotative" qui change d'une vague à l'autre en fonction d'un thème d'actualité. La partie fixe rassemble des indicateurs de politisation, ceux concernant le rapport à la politique, les valeurs et univers de représentations sociales des électeurs, leur perception des enjeux et thèmes politiques, leur degré d'adhésion à des propositions politiques. Pour cette seconde vague, le BPF a retenu le thème du " modèle institutionnel français " particulièrement saisi sous les angles de la fonction présidentielle et de la décentralisation.
The French Political Barometer (FPB), supported by the Ministry of the Interior and of Spatial Planning, was one of a family of big academic electoral surveys that CEVIPOF (Sciences Po Centre for Political Research) had been conducting for more than 20 years (1978, 1988, 1995, 1997 and 2002), while introducing new dimensions for this kind of survey. It consisted of four waves of surveys (between March 2006 and January 2007), carried out with representative samples of French voters registered on the electoral roll and regionalised. The method provided an instrument for studying the political climate and the ways in which political opinions, judgements and behaviours were taking shape with the approach of the 2007 presidential elections. The sample size was 5600 people for each wave, making a total of 22,400 questioned, sufficient to allow detailed analyses (in particular subgroups that had been little studied because of their low numbers in the samples usually studied). Until then, the big academic electoral surveys had been based on the idea that a single, retrospective observation was sufficient to understand the dynamics within the electorate and the logics of political choice. These post-electoral surveys seemed to show that the vote was the outcome of predispositions that were simply made manifest by the elections. This model of analysis was enhanced, in 2002, by the implementation of a large panel-based survey, the “2002 French Electoral Panel”, which developed a new approach more focused on the dynamics specific to the electoral campaign. The French Political Barometer extended this approach by taking as its starting point the idea that dynamics and changes in the electorate cannot be understood in the absence of observations made well in advance of the electoral campaign. The first wave of the FPB was conducted more than a year before the 2007 presidential elections. Each wave of the FPB consists, apart from the usual descriptive information (age, sex, profession, etc.…), of a fixed set of questions that are asked each time, and a “rotating” set that changes from one wave to another, relating to a topical subject. The fixed set encompasses indicators relating to politicisation, attitude to politics, voters’ values and universe of social representations, their perception of political issues and themes, their degree of adhesion to political propositions. For this second wave, the FPB chose the theme of the “French institutional model” approached in particular from the angles of the presidential function and decentralisation.
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Image de la science, 2001
En 1972, le Ministère de la Recherche a confié la réalisation d'une étude sur les attitudes du public à l'égard de la recherche scientifique française à une équipe de chercheurs du CEVIPOF. Cette recherche a donné lieu à une série de cinq enquêtes réalisées entre 1972 et 2001. Elle s'intéresse aux représentations de la science, à la perception du développement technique et économique et à l'opinion sur la politique de recherche. Une partie des questions ont été répétées dans les mêmes termes d'une enquête à l'autre, ce qui autorise une comparaison temporelle des attitudes à l'égard de la science. Le questionnaire administré à la fin de l'année 2000 comporte un volet de questions communes aux différentes enquêtes dont les résultats permettent de voir l'évolution des français en matière de perception de la science et de la technique. Une série d'enjeux nouveaux ont été intégrés à cette enquête, notamment sur les thèmes de la sécurité, des biotechnologies et du contrôle de la science et de la technique.
In 1972, the Ministry of Research commissioned a CEVIPOF research team to carry out a study on public attitudes to French research. This research programme gave rise to a series of five surveys conducted between 1972 and 2001. They explore representations of science, perceptions of technical and economic development and opinions on research policy. Some of the questions were repeated in the same terms from one survey to another, which makes it possible to compare attitudes to science over time. The questionnaire conducted at the end of 2000 includes a set of questions that are common to all the surveys, so that the results can be used to see changes in the way that the French perceive science and technology. A series of new issues have been included in this survey, notably on the topics of safety, biotechnologies and the monitoring of science and technology.
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Démocratie 2000
Cette enquête réalisée au CEVIPOF en coopération avec l'Université de Stanford est différente des sondages classiques. En effet, ce sondage ne se contente pas d'interroger des personnes sur des principes abstraits comme la liberté, la justice, la tolérance, il les met en scène sous forme de petites histoires : des policiers fouillent deux jeunes suspectés de transporter de la drogue, un maire veut interdire la mendicité dans sa commune, les pouvoirs publics hésitent à autoriser une manifestation qui risque d'être violente, des jeunes musulmanes veulent garder leur foulard sur la tête en classe. Autre différence par rapport aux enquêtes habituelles, qui posent exactement la même question à tout l'échantillon, cette enquête décline ses petites histoires sous plusieurs versions différentes. Ici ce sont deux jeunes que les policiers fouillent, là ce sont deux jeunes maghrébins. Le maire qui veut interdire la mendicité peut être socialiste, RPR, FN ou sans étiquette. Le petit groupe qui prépare la manifestation est tantôt d'extrême gauche, tantôt d'extrême droite. Autant de paramètres susceptibles de faire varier les réponses dont on cherche à prendre la mesure. Enfin, si les sondages classiques respectent une stricte neutralité, ce sondage là est interactif. L'enquêteur propose à la personne interrogée des informations, des arguments, tente de la faire changer d'avis soit par la contradiction soit par la persuasion. Soit au total une vingtaine de petites expériences - il y en a aussi sur les OGM, sur l'interdiction des sectes, sur l'enseignement des langues régionales à l'école, sur la parité, sur les centrales nucléaires etc. - réalisées pour la première fois dans une enquête politique. Ces expériences rapprochent les conditions de formation et d'expression des opinions des personnes sondées de celles de la vie réelle. Elles réintroduisent le débat, la discussion, voire le conflit. Ajoutées aux questions classiques, qui permettent de comparer avec les enquêtes antérieures, elles permettent de mieux comprendre ce que signifie la démocratie pour les personnes interrogées tout en testant la solidité et la cohérence de leurs convictions. Elles mettent, au sens plein du terme, la démocratie à l'épreuve.
This survey, conducted at CEVIPOF in cooperation with Stanford University, differs from conventional surveys. It is not content with asking people questions about abstract principles such as freedom, justice or tolerance, but gives them context through mini scenarios: police searching two youths suspected of carrying drugs, a mayor who wants to ban begging in his municipality, the authorities hesitating to authorise a demonstration that could turn violent, young Muslim women who want to keep their headscarves on in class. Another difference by comparison with normal surveys, in which exactly the same question is addressed to the whole sample, is that this survey varies the scenarios through several different versions. In one case, the police are searching two youths, in another it is two young North Africans. The mayor who wants to ban begging may be Socialist, RPR, National Front, or politically undefined. The group that wants to hold the demonstration is far left in one case, far right in another. The aim is to measure the variety of responses generated by altering the parameters. Finally, while conventional surveys maintain strict neutrality, this survey is interactive. The investigator provides the interviewee with information, argues, tries to change their mind either through contradiction or persuasion. In all, there are some 20 small scenarios – there is also one on GMOs, on the banning of cults, on the teaching of regional languages in school, on gender equality, nuclear power stations, etc. – used for the first time in a political survey. These scenarios bring the conditions in which the people interviewed form and express their opinions closer to those of real life. They reintroduce debate, discussion, even conflict. Added to the standard questions, which allow comparisons to be made with previous surveys, they provide a better understanding of what democracy means for the people interviewed, while at the same time testing the strength and consistency of their convictions. In the real sense of the term, they put democracy to the test