Canadian Journal of Emergency Nursing (CJEN)
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Évaluation de l’impact des tests rapides de troponine à haute sensibilité dans un service d’urgence d’un hôpital communautaire : une étude pilote
Background: Chest pain is a common presenting complaint to emergency departments (EDs), and many low-risk patients require serial troponin levels to rule out Acute Coronary Syndrome (ACS) prior to discharge. Troponin levels can take ≥ 1 hour to result, contributing to an increased length of stay (LOS). Point-of-care or rapid testing can expedite these testing and result times. The aim of this study was to evaluate the workflow and feasibility of the QuidelTriage® MeterPro (a rapid testing meter) for high sensitivity troponin testing for low-risk cardiac patients presenting with chest pain to the Oak Valley Health (OVH) - Markham Stouffville Hospital (MSH) ED.
Methods: The Plan-Do-Study-Act (PDSA) cycle was used to guide the implementation and evaluation of the QuidelTriage® MeterPro, using TriageTrue® High Sensitivity Troponin I testing within the ED. This pilot study evaluated the change in theoretical patient ED LOS and cost effectiveness of the device when compared to standard of care (SOC) procedures and workflows. Screening and recruitment was completed on weekdays within the ambulatory zones of the ED for low-risk patients presenting with chest pain requiring serial troponin testing. Patients consented to have extra blood drawn with their SOC bloodwork to run the analysis on the meter. Rapid testing results were blinded until data analysis.
Results: N = 19 patients participated in the pilot study from February 2024 to September 2024. Interim data analysis showed the average LOS for low-risk cardiac patients was 5 hours and 8 minutes. Results demonstrated that the meter reported faster troponin results than central lab processing (M = 16 min and M = 1 hour and 2 min, respectively). Similarly, repeat troponin results demonstrated faster time to results using the meter compared to central lab (M = 18 min and M = 53 min, respectively). In summary, using the meter could have reduced theoretical ED LOS to 3 hours and 47 min and lab waiting time by 70.43%. All results from the QuidelTriage® MeterPro matched the results from the central lab Beckman Coulter-DXI600 analyzer. The cost analysis is being completed by the study team.
Implications and lessons learned: Implementation of a rapid troponin testing meter such as the QuidelTriage® MeterPro within the mobile lab at OVH - MSH ED reduces troponin result time. This can improve workflows within the ED to reduce physician reassessment time and ultimately reduce the patients’ LOS. In some patient scenarios, rapid testing could replace central lab testing. Rapid troponin testing devices have the potential to optimize care within community and rural settings by improving throughput efficiency and by enabling the rapid identification of acute cardiac events. Next steps include further evaluation of the feasibility of rapid troponin testing for high-risk cardiac patients, in addition to further cost analyses for implementation planning.Contexte : La douleur thoracique est un motif fréquent deconsultation aux services d’urgence (SU), et plusieurs patients à faible risque nécessitent des dosages sériés de troponine afin d’exclure un syndrome coronarien aigu (SCA) avant leur congé. L’obtention des résultats de troponine peut prendre une heure ou plus, ce qui contribue à un allongement du temps de séjour (LOS) à l’urgence.
Les tests rapides ou au point de service peuvent accélérerle processus d’analyse et la communication des résultats.L’objectif de cette étude était d’évaluer le flux de travail et la faisabilité de l’utilisation du QuidelTriage® MeterPro (analyseur de tests rapides) pour la mesure de la troponine à haute sensibilité chez les patients à faible risque cardiaque présentant une douleur thoracique au service d’urgence de l’Hôpital Markham Stouffville (MSH), relevant de Oak Valley Health (OVH).
Méthodes : Le cycle Planifier-Faire-Étudier-Agir (PDSA) a servi de cadre pour l’implantation et l’évaluation du QuidelTriage® MeterPro, utilisant le test TriageTrue® High Sensitivity Troponin I au SU. Cette étude pilote a évalué les changements théoriques du temps de séjour au SU et la rentabilité de l’appareil comparativement aux procédures et flux de travail de la norme de soins (SOC). Le dépistage et le recrutement ont été effectués les jours de semaine dans les zones ambulatoires du SU auprès de patients à faible risque présentant une douleur thoracique nécessitant des tests sériés de troponine. Les patients ont consenti à ce qu’un échantillon de sang supplémentaire soit prélevé en parallèle avec leur prise de sang SOC pour l’analyse sur le dispositif rapide. Les résultats rapides ont été gardés à l’aveugle jusqu’à l’analyse finale des données.
Résultats : N = 19 patients ont participé à l’étude pilote entre février 2024 et septembre 2024. L’analyse intérimaire a montré que le temps moyen de séjour des patients à faible risque cardiaque était de 5 heures et 8 minutes. Les résultats ont démontré que le dispositif produisait des résultats de troponine plus rapidement que le laboratoire central (M = 16 min contre M = 1 h 02 min). De même, pour les tests répétés, les résultats du dispositif étaient plus rapides (M = 18 min contre M = 53 min au laboratoire central). En résumé, l’utilisation du dispositif aurait pu réduire le temps de séjour théorique au SU à 3 heures et 47 minutes et le temps d’attente en laboratoire de 70,43 %. Tous les résultats du QuidelTriage® MeterPro correspondaient à ceux du Beckman Coulter-DXI600 du laboratoire central. L’analyse des coûts est actuellement en cours par l’équipe de recherche.
Retombées et leçons apprises : L’implantation d’un dispositif de test rapide de troponine comme le QuidelTriage® MeterPro au laboratoire mobile du SU de l’OVH – MSH permet de réduire considérablement le délai de résultats. Cela peut améliorer les flux de travail du SU, réduire le temps de réévaluation médicale et, ultimement, diminuer le temps de séjour des patients. Dans certains cas cliniques, le test rapide pourrait remplacer l’analyse en laboratoire central. Les dispositifs de test rapide de la troponine ont le potentiel d’optimiser les soins dans les milieux communautaires et ruraux en améliorant l’efficacité du parcours patient et en permettant une identification rapide des événements cardiaques aigus. Les prochaines étapes incluent une évaluation approfondie de la faisabilité du test rapide pour les patients à haut risque cardiaque,ainsi qu’une analyse économique plus détaillée pour appuyer la planification de sa mise en oeuvre
La voix du personnel infirmier instrumentalisée pour amplifier les peurs liées à l’exposition au fentanyl dans les hôpitaux ruraux de la Colombie-Britannique
People who use drugs (PWUD) experience stigma when accessing hospital-based health care, including emergency care. Rural settings are of particular concern due to heightened social-structural stigma towards PWUD in smaller communities. These barriers have been further exacerbated by recent media attention where nurses’ voices have been used to influence political discourses regarding workplace exposure to second-hand smoke from unregulated substances (e.g. fentanyl and methamphetamine). Immediate collective nursing action is required to protect nurses’ professional and ethical obligations and ensure safe access to hospital care for PWUD in the current political climate in British Columbia, Canada.Les personnes qui consomment des drogues (PUD) font l’objet d’une stigmatisation lorsqu’elles accèdent aux soins de santé en milieu hospitalier, y compris aux soins d’urgence. Les régions rurales sont particulièrement concernées en raison de la stigmatisation sociale et structurelle accrue à l’égard de ces personnes dans les petites communautés. Ces obstacles ont été amplifiés par les récents récits des médias et de l’attention politique sur les risques encourus par les prestataires de soins de santé lorsqu’ils sont exposés à des PUD qui consomment des drogues pendant leur hospitalisation. La voix du personnel infirmier a été instrumentalisée, directement et indirectement, pour influencer les discours politiques et susciter une panique morale face à l’exposition sur le lieu de travail à la fumée secondaire de substances non réglementées (par exemple, le fentanyl et la méthamphétamine). Le climat politique actuel en Colombie-Britannique au Canada exige une action collective immédiate de la part du personnel infirmier afin de protéger ses obligations professionnelles et éthiques et d’assurer un accès sûr et libre de toute stigmatisation aux soins hospitaliers pour les PUD dans les zones rurales
Amélioration de la qualité et de la sécurité dans la prise en charge des thoracostomies : une intervention utilisant un système de drainage thoracique numérique
Background: Trauma care across Vancouver Island is delivered at two trauma centers which serves a population of 864,000. As part of program planning and delivery we routinely monitor Patient Safety Learning System (PSLS) reports, survey staff, and conduct case (MTPRC) reviews. Using these mechanisms, we identified the need to standardize care practices, improve staff training, and simplify the management of thoracostomy tubes. Our intervention introduced a digital chest drainage system to replace the gravity drainage system.
Methods: We used a mixed-methods approach to identify practice issues and design and analyse quality improvement (QI) efforts. We analyzed open and directed staff surveys, text parsed bulk PSLS reports, and manual selected MTPRC cases. PSLS and MTPRC responses were coded thematically using conventional content analysis. Staff satisfaction with the QI work was assessed using Wilcoxon signed-ranks testing. Ongoing longitudinal assessment of the QI intervention will be used to describe the clinical impact of the QI intervention.
Results
Surveys identified that most nurses, 57.5% (n=40), wanted chest tube training. The least understood aspects of care were assessing air leaks, tidalling and excess negativity; and changing the collection canisters. We screened PSLS reports between 2022 and 2024 (n=4300), limited them by catchment area (n=1945), text-parsed them as chest-tube related (n=116), then manually screened them to identify 11 trauma-related chest tube events. Coding of PSLS (n=11) and MTPRC cases (n=14) identified two causal themes: i) management inconsistency (in physician ordering and clinical governance) and, ii) devices issues (chest tubes, securement, collection canisters and space). These cases resulted in delayed care (including prolonged stay) in three cases, unnecessary tube (re)placement (n=12), and clinical deterioration (n=3).
Our QI initiative implemented a digital drainage system. Digital systems automatically modulate thoracic negativity, digitally display air-fluid leaks and tidalling, and provide audio-visual alarms and prompts to address pump and collection canister issues. Orientation sessions trained 76.5% of staff. Postimplementation surveys (n=18) showed 61.1% or respondents had used the digital system. Most rated the digital system as safer (z=3.67, r=0.61, p<0.01), easier (z=3.66, r=0.61, p<0.01), superior (z=3.78, r=0.63, p<0.01), and preferable (z=3.87, r=0.64, p<0.01) to gravity drainage. The response was not attributable to difference in the perceived level of training (z=1.41, p=0.16). Ongoing analysis on the clinical effect of the system will be available by the time of the conference.
Implications and lessons learned
We used small-scale surveys to assess staff, large-scale PSLS surveillance to identify rare safety events, and a mixed-methods approach to identify opportunities for QI. We used digital chest drainage system to address the most cited challenges in chest tube care. As a result, we have seen an increase in staff perceptions of patient safety and ease of care. Ongoing analyses will determine if this initiative is correlated with changes in patient outcomes and safety events.Contexte : Les soins en traumatologie sur l’Île de Vancouver sont assurés dans deux centres de traumatologie qui desservent une population de 864 000 personnes. Dans le cadre de la planification et de la prestation du programme, nous surveillons régulièrement les rapports du Patient Safety Learning System (PSLS), réalisons des sondages auprès du personnel et effectuonsdes analyses de cas (MTPRC). Grâce à ces mécanismes, nous avons identifié le besoin de normaliser les pratiques de soins, d’améliorer la formation du personnel et de simplifier la gestion des tubes thoracostomiques. Notre intervention a consisté à introduire un système de drainage thoracique numérique en remplacement du système de drainage par gravité. Wilcoxon. Une évaluation longitudinale continue de l’intervention d’AQ servira à décrire son impact clinique.
Résultats : Les sondages ont révélé que la majorité desinfirmières et infirmiers, soit 57,5 % (n = 40), souhaitaientrecevoir une formation sur les tubes thoraciques. Les aspects de soins les moins bien compris concernaient l’évaluation des fuites d’air, du tidalling (oscillation du niveau de liquide) et de la négativité excessive, ainsi que le changement des bocaux de collecte. Nous avons analysé les rapports PSLS entre 2022 et 2024 (n = 4300), restreint l’échantillon à la zone desservie (n = 1945), filtré par extraction textuelle les rapports liés aux tubes thoraciques (n = 116), puis examiné manuellement ces derniers pour identifier 11 événements liés à des tubes thoraciquestraumatiques.
Le codage des cas PSLS (n = 11) et MTPRC (n = 14) a mis enévidence deux thèmes causaux principaux :
1. Incohérence dans la gestion (ordonnances médicales et gouvernance clinique);2. Problèmes liés aux dispositifs (tubes thoraciques, fixation, bocaux de collecte et espace).
Ces cas ont entraîné des retards de soins (incluant un séjour prolongé) dans trois cas, un remplacement inutile du tube (n = 12) et une détérioration clinique (n = 3). Notre initiative d’AQ a mis en oeuvre un système de drainage numérique. Les systèmes numériques modulent automatiquement la pression thoracique négative, affichent numériquement les fuites air-liquide et le tidalling,et offrent des alarmes audio-visuelles ainsi que des alertes pour les problèmes liés à la pompe ou aux bocaux de collecte. Des séances d’orientation ont permis de former 76,5 % du personnel. Les sondages post-implantation (n = 18) ont révélé que 61,1 % des répondants avaient utilisé le système numérique.
La majorité ont jugé ce système :• plus sécuritaire (z = 3,67, r = 0,61, p < 0,01),• plus facile à utiliser (z = 3,66, r = 0,61, p < 0,01),• supérieur (z = 3,78, r = 0,63, p < 0,01), et• préférable (z = 3,87, r = 0,64, p < 0,01) au système par gravité.
Cette réponse n’était pas attribuable à une différence perçue dans le niveau de formation (z = 1,41, p = 0,16). L’analyse en cours de l’effet clinique du système sera disponible au moment de la conférence.
Retombées et leçons apprises : Nous avons utilisé de petits sondages ciblés pour évaluer le personnel, une surveillance PSLS à grande échelle pour identifier les événements rares liés à la sécurité, et une approche à méthodes mixtes pour cibler les possibilités d’amélioration de la qualité. L’utilisation d’un système de drainage thoracique numérique a permis de répondre aux principaux défis identifiés dans les soins liés aux tubesthoraciques. En conséquence, nous avons observé une augmentation de la perception de sécurité des patients et une simplification des soins par le personnel. Des analyses continues permettront de déterminer si cette initiative est associée à des changements dans les résultats cliniques et les événements de sécurité des patients
Reconnaissance du comité de triage pour la mise à jour 2024 des lignes directrices du CTAS
There has been so much happening behind the scenes andthis is such an exciting time for Triage in Canada! We, atthe National Emergency Nurses Association (NENA),are so excited for the release of the updated 2024 CanadianTriage and Acuity Scale (CTAS) Guidelines in February ofthis year. This long-anticipated update reflects hundreds of hours of work invested by members of the NENA Triage Committee and reflects a significant advancement in the standardization and quality of emergency care.
Since its initial implementation, CTAS has served as a cornerstone in emergency department triage, ensuring that patients are assessed quickly and consistently according to the severity of their condition. In this revision, presenting complaints have been refined to reflect better the current practice and growing complexity of patient populations, including more nuanced definitions of mental health crises and substance use presentations. A new and enhanced electronic decision-making-support tool that aligns with current evidence and incorporates the new modifiers has been developed.
Importantly, the 2024 CTAS guidelines emphasize culturalsafety, equity, and trauma-informed approaches—an essential step toward reducing systemic biases and promoting a more inclusive health care environment for all Canadians.
This update could not come at a more critical time. With emergency departments often serving as the front door to the health system, and as providers continue to manage surges in demand, accurate triage remains a vital determinant of both individual outcomes and system efficiency.
We commend the National Emergency Nurses Association(NENA) Triage Committee for their vision, hard work anddiligence in completing this revision. The NENA Board ofDirectors would like to recognize the NENA Triage Committee consisting of Joy McCarron (Chair), Jennifer Cameron, Kristen MacKenzie, Kaitlynn Kylie, Tammy Nelson, and Pierre-Luc Tremblay, as well as Leanne Norrena, CTAS National Advisory Committee, for the phenomenal amount of work and hours that was put into these updates.
Their work ensures that CTAS remains not only clinically relevant, but also a powerful tool for improving the safety, flow, and fairness of emergency care delivery nationwide.
The 2024 CTAS update is a reaffirmation of our shared values in emergency medicine: clinical excellence, compassion, and a relentless pursuit of better outcomes for our patients. We, at NENA, would like to extend a heartfelt THANK YOU to the members of the triage committee for their countless hours of hard work, late nights, and inspiring levels of dedication in launching a successful CTAS 2024 update!Il se passe énormément de choses en coulisse, et c’est unepériode des plus stimulantes pour le triage au Canada ! Àl’ANIIU, nous sommes ravis de la publication des lignesdirectrices mises à jour de l’Échelle canadienne de triage et de gravité (ÉTG/CTAS) 2024, parues en février de cette année. Cette mise à jour tant attendue reflète des centaines d’heures de travail investies par les membres du comité de triage de l’ANIIU et représente une avancée majeure dans la normalisation et la qualité des soins d’urgence.
Depuis sa mise en oeuvre initiale, le CTAS constitue la pierreangulaire du triage à l’urgence, garantissant que les patients soient évalués rapidement et de façon uniforme selon la gravité de leur état. Dans cette révision, les motifs de consultation ont été précisés afin de mieux refléter la pratique actuelle et la complexité croissante des populations de patients, incluant des définitions plus nuancées des crises de santé mentale et des présentations liées à la consommation de substances. Un nouvel outil électronique d’aide à la décision, amélioré et aligné sur les données probantes actuelles, intégrant les nouveaux modificateurs, a également été développé.
Fait particulièrement important, les lignes directrices du CTAS 2024 mettent l’accent sur la sécurité culturelle, l’équité et les approches tenant compte des traumatismes — une étape essentielle pour réduire les biais systémiques et favoriser un milieu de soins plus inclusif pour tous les Canadiens.
Cette mise à jour arrive à un moment critique. Alors que les services d’urgence constituent souvent la porte d’entrée du système de santé, et que les équipes continuent de composer avec une demande croissante, un triage précis demeure un facteur déterminant de l’efficacité du système et des résultats pour les patients.
Nous tenons à féliciter le comité de triage de l’Association nationale des infirmières et infirmiers d’urgence (ANIIU/NENA) pour sa vision, son travail acharné et sa rigueur dans la réalisation de cette révision. Le conseil d’administration de l’ANIIU souhaite reconnaître les membres du comité de triage : Joy McCarron (présidente), Jennifer Cameron, Kristen MacKenzie, Kaitlynn Kylie, Tammy Nelson et Pierre-Luc Tremblay, ainsi que Leanne Norrena, du Comité consultatif national du CTAS, pour la quantité phénoménale de travail et d’heures consacrées à cette mise à jour.
Leur contribution garantit que le CTAS demeure non seulement pertinent sur le plan clinique, mais aussi un outil essentiel pour améliorer la sécurité, la fluidité et l’équité dans la prestation des soins d’urgence à l’échelle nationale.
La mise à jour 2024 du CTAS réaffirme nos valeurs communes en médecine d’urgence : l’excellence clinique, la compassion et la recherche constante de meilleurs résultats pour nos patients. À l’ANIIU, nous tenons à exprimer un MER CI sincère aux membres du comité de triage pour leurs innombrables heures de travail, leurs soirées tardives et leur remarquable dévouement qui ont permis le succès du lancement du CTAS 2024
La double défibrillation externe à l’urgence : Une revue rapide de la littérature
Abstract:
Background The use of double external defibrillation (DED) in refractory cardiac arrest has been gaining increasing interest in recent years. Unlike traditional defibrillation, DED uses two defibrillators, either simultaneously or sequentially, to deliver shocks. This approach aims to maximize the probability of restoring normal heart rhythm when conventional techniques fail. While a number of studies have examined the use of DED in the pre-hospital setting, data on its use in the hospital setting, particularly in the emergency department, is significantly lacking. Objective: Synthesize current knowledge on the use of DED in hospital settings, focusing on reported practices and challenges arising from its implementation. Methods: A quick review of the literature was conducted, in accordance with the methodological recommendations of the Cochrane Rapid Review Working Group (Garritty et al., 2024). Databases consulted included PubMed, MEDLINE, EMBASE, CINAHL and the Cochrane Library. Results: The initial search identified 356 articles published between 2004 and 2024. Fifteen articles were selected, detailing 18 case reports. Analysis of the cases helped to identify the potential benefits, limitations and risks associated with the use of DED in a hospital setting. Conclusion: DED is generally used as a last resort, after traditional methods have failed. At present, the limited robustness of available studies does not allow us to establish its efficacy in comparison to simple defibrillation. Thus, randomized controlled trials are required to confirm its efficacy. For future practice, the uniqueness of clinical cases must be taken into account, and healthcare teams must consider a risk-benefit analysis for prolonged resuscitation. Standardization of procedures will also be essential to ensure optimal use of DED.Mise en contexte La double défibrillation externe (DDE) suscite un intérêt croissant depuis plusieurs années. Contrairement à la défibrillation traditionnelle, la DDE utilise deux défibrillateurs, simultanément ou de manière séquentielle, pour délivrer des chocs. Cette approche vise à maximiser la probabilité de restauration d\u27un rythme cardiaque normal lorsque les techniques conventionnelles échouent. Bien que plusieurs études se soient intéressées à la DDE en contexte préhospitalier, il existe un manque notable de données sur son utilisation en contexte hospitalier, particulièrement à l’urgence.
Objectifs
Synthétiser les connaissances actuelles sur l\u27utilisation de la DDE en contexte hospitalier et en explorer l’efficacité.
Méthodologie
Une revue rapide de la littérature a été effectuée, conformément aux recommandations méthodologiques du groupe de travail pour les revues rapides Cochrane (Garritty et al., 2024). Les bases de données PubMed, MEDLINE, EMBASE, CINAHL et Cochrane Library ont été consultées.
Résultats
La recherche initiale a permis d’identifier 356 articles publiés entre 2004 et 2024. Au total, 15 articles ont été retenus, détaillant 18 rapports de cas. L’analyse des cas a permis de mettre en évidence les bénéfices, les limites et les risques associés à l’utilisation de la DDE en contexte hospitalier.
Conclusion
La DDE est une technique généralement employée en dernier recours, après l’échec des méthodes traditionnelles. À ce jour, la faible robustesse des études disponibles ne permet pas d’établir son efficacité par rapport à la simple défibrillation. Ainsi, des essais contrôlés randomisés sont nécessaires pour en confirmer l’efficacité. Pour la pratique future, la singularité des cas cliniques doit être considérée et une analyse risque-bénéfice doit être envisagée par les équipes soignantes lors de réanimations prolongées. La standardisation des procédures sera aussi essentielle afin d’assurer une utilisation optimale de la DDE
Volonté des patients des urgences à participer à des recherches en santé à faible risque durant la pandémie de COVID-19
Background: Conducting health research during a health emergency, such as a pandemic, is important to manage public health responses and recovery (Lurie et al., 2013; CIHR, 2024). Prior to the COVID-19 pandemic, a survey by Gobat et al. (2019) showed strong public support for health research during a hypothetical pandemic and discussed patient willingness to participate in pandemic-relevant health research. Conducting research in the emergency department (ED) is challenging due to various barriers, including time constraints for patients (Irani et al., 2015) and patient concerns about trust, risk (Limkakeng, 2014), and confidentiality (Irani et al., 2015) in regard to research participation.
Study Aims: A cross-sectional study design and convenience, criterion sampling was used. Adult patients (≥18 years) registered in two urban tertiary EDs at University Health Network (UHN) who met the study inclusion criteria were invited to complete a structured, anonymous, electronic survey. Surveys were collected from August to December 2020. Research Ethics Board approval was obtained by UHN.The survey included a) demographic questions; b) binary questions (yes/no) on whether the patient would consent to donate biospecimens (blood specimens; throat swab; NP swab; and urine sample) for research; and c) 5-point Likert scale questions on patient motivation(s) to donate biospecimens based on four key domains (altruism; trust; personal benefit; social). These domains were formulated based on the Theory of Consumption Values (Sheth et al., 1991) and literature review. Biospecimens were not collected as part of this study.
Results: 225 participant surveys were collected. There was a near equal number of male (51%) to female (48%) participants. Most adult age groups were well-represented: 19% were 18 to 29 years old, 30% were 30-49 years old, 35% were 40-59 years, and 25% were 60-79 years old. The sample had higher levels of education as 13% were high school graduates, 27% completed undergraduate education, and 30% completed graduate or post-graduate education. Those who reported their gender as other (1%), were 80 years of age or older (2%), and had no schooling (1%) or a kindergarten to grade 12 education (7%) were underrepresented.The majority of study participants described themselves as generally healthy (60%). Of those who reported health concern(s) (40%), cancer was most reported (22%), followed by cardiac disease (17%), liver or kidney disease (13%), neurological issues (10%), and respiratory disease (8%). Most (62%) survey participants reported no prior participation in health research.
WILLINGNESS TO PROVIDE BIOSPECIMENS FOR RESEARCHMost (85%) ED patients were willing to provide at least one biospecimen for research purposes and the majority (55%) agreed to provide all four samples. Of those agreeing to donate biospecimens, the majority were willing to provide a urine sample (78%), throat swab (77%), blood sample (75%), or NP swab (65%). Those who previously participated in health research were more likely to agree to donate a urine sample (p = .002), NP swab (p = .005), small blood sample (p = .04), and throat swab (p = .04).Participants largely (71%) reported that their decision to donate biospecimens for research would not be influenced by the presence of a global pandemic. The remaining 29% reported that their decision to take part would be different if there was not a present pandemic. 60% reported that the decision to take part would be different if more risk involved (e.g., taking a medication, having an x-ray, or skin biopsy) while 40% reported their decision would not be different.MOTIVATION TO DONATE BIOSPECIMENS FOR RESEARCH Two domains, altruism and trust, were shown to be internally consistent and reliable via Cronbach\u27s alpha (<0.7). Sum scores were created and then tested against demographic variables. Demographic characteristics of sex, age, education, and health status (generally healthy; health concern(s)) were not statistically significant. Those who reported previous participation in health research had a higher total altruism score (p = .004) and trust score (p = .005) than those who had not previously participated in health research.
Implications and Future Directions: This study’s results support engaging ED patients in health research recruitment during a pandemic. The results show that the ED may be a suitable location to seek adult participant consent for the collection of low-risk biospecimens for research purposes during a pandemic.Since the majority (60%) of participants reported a willingness to accept more risk (such as taking a medication, having an x-ray, or skin biopsy), further research is required to explore ED patient participation in research involving more risk during a pandemic.As results show participants have a high willingness to partake in low-risk health research, further research is needed to explore ED patient participant recruitment facilitators and barriers within a pandemic context. Demographic variables not collected in this study, such as ethnicity or socioeconomic status, could also be further explored in relation to ED patient participation in low-risk health research during a pandemic.
Conclusion: This study found that most adult ED patients were willing to donate low-risk biospecimens during the COVID-19 pandemic. It also found that altruism and trust were key domains that influenced ED patients\u27 willingness to donate biospecimens for low-risk health research during the COVID-19 pandemic.Contexte : Mener des recherches en santé lors d’une urgence sanitaire, comme une pandémie, est essentiel pour orienter les interventions de santé publique et la reprise (Lurie et al., 2013; IRSC, 2024). Avant la pandémie de COVID-19, une enquête menée par Gobat et coll. (2019) avait démontré un fort appui du public pour la recherche en santé dans le cadre d’une pandémie hypothétique et avait examiné la volonté des patients à participer à des recherches pertinentes en situation de pandémie. La recherche menée dans les départements d’urgence (DU)présente plusieurs défis en raison de divers obstacles, notamment le manque de temps pour les patients (Irani et al., 2015) ainsi que leurs préoccupations liées à la confiance, au risque (Limkakeng, 2014) et à la confidentialité (Irani et al., 2015) en ce qui a trait à la participation à la recherche.
Objectifs de l’étude : Une étude transversale avec un échantillonnage de commodité et par critères a été réalisée. Les patients adultes (≥18 ans) inscrits dans deux départements d’urgence tertiaires urbains du University Health Network (UHN) répondant aux critères d’inclusion ont été invités à remplir un questionnaire structuré, anonyme et électronique. Les données ont été recueillies entre août et décembre 2020. L’approbation éthique a été obtenue auprès du comité d’éthique de la recherche de l’UHN.
Le questionnaire comprenait a) des questions démographiques; b) des questions binaires (oui/non) sur la volonté du patient de consentir au don de biospécimens (échantillon de sang, écouvillon de gorge, écouvillon nasopharyngé et échantillon d’urine) à des fins de recherche; et c) des questions utilisant une échelle de Likert à 5 points sur la motivation du patient à donner des biospécimens selon quatre domaines clés : altruisme, confiance, bénéfice personnel et social. Ces domaines ont été formulés à partir de la Theory of Consumption Values (Sheth et coll., 1991) et d’une revue de la littérature. Aucun biospécimen n’a été recueilli dans le cadre de cette étude.
Résultats : Un total de 225 questionnaires ont été recueillis. Les participants étaient presque également répartis selon le sexe (51 % hommes; 48 % femmes). La plupart des groupes d’âge adulte étaient bien représentés : 19 % avaient entre 18 et 29 ans, 30 % entre 30 et 49 ans, 35 % entre 40 et 59 ans et 25 % entre 60 et 79 ans. Le niveau d’éducation était élevé : 13 % étaient diplômés du secondaire, 27 % avaient complété des études de premier cycle et 30 % des études supérieures ou postuniversitaires. Les participants ayant indiqué un autre genre (1 %), âgés de 80 ans ou plus (2 %), sans scolarité (1 %) ou ayant un niveau de la maternelle à la 12e année (7 %) étaient sous-représentés.
La majorité des participants se sont décrits comme généralement en bonne santé (60 %). Parmi ceux ayant déclaré un ou plusieurs problèmes de santé (40 %), le cancer était le plus fréquent (22 %), suivi des maladies cardiaques (17 %), hépatiques ou rénales (13 %), neurologiques (10 %) et respiratoires (8 %). La plupart (62 %) n’avaient jamais participé à une recherche en santé auparavant.
Volonté de fournir des biospécimens à des fins de recherche La majorité (85 %) des patients des urgences étaient disposés à fournir au moins un biospécimen à des fins de recherche, et plus de la moitié (55 %) acceptaient de fournir les quatre échantillons. Parmi ceux qui acceptaient de donner, la majorité étaient prêts à fournir un échantillon d’urine (78 %), un écouvillon de gorge (77 %), un échantillon de sang (75 %) ou un écouvillon nasopharyngé (65 %). Les participants ayant déjà pris part à des recherches en santé étaient plus susceptibles d’accepter de fournir un échantillon d’urine (p = .002), un écouvillon NP (p = .005), un petit échantillon de sang (p = .04) et un écouvillon de gorge (p = .04).
La plupart des participants (71 %) ont indiqué que leur décision de donner des biospécimens à des fins de recherche ne serait pas influencée par la présence d’une pandémie mondiale. Les 29 % restants ont indiqué que leur décision aurait été différente en l’absence de pandémie. Soixante pour cent ont déclaré que leur décision serait différente s’il y avait plus de risques associés (p. ex. : prendre un médicament, passer une radiographie ou subir une biopsie cutanée), tandis que 40 % ont indiqué que leur décision resterait inchangée.
Motivation à donner des biospécimens à des fins derecherche Deux domaines — l’altruisme et la confiance — se sont révélés cohérents et fiables selon le coefficient alpha de Cronbach (<0,7). Des scores sommaires ont été créés puis testés en fonction des variables démographiques. Le sexe, l’âge, le niveau d’éducation et l’état de santé (bonne santé générale; problèmes de santé) n’étaient pas statistiquement significatifs. Ceux ayant déjà participé à des recherches en santé présentaient des scores totaux d’altruisme (p = .004) et de confiance (p = .005) plus élevés que ceux qui n’y avaient jamais participé.
Retombées et orientations futures Les résultats de cette étude soutiennent la faisabilité du recrutement de patients des urgences pour des recherches en santé durant une pandémie. Ils démontrent que le DU peut être un lieu approprié pour obtenir le consentement des adultes en vue du prélèvement de biospécimens à faible risque à des fins de recherche pendant une pandémie. Étant donné que la majorité (60 %) des participants se sont dits prêts à accepter davantage de risque (p. ex. : prendre un médicament, passer une radiographie ou subir une biopsie cutanée), des recherches supplémentaires sont nécessaires pour explorer la participation des patients des urgences à des études impliquant un risque plus élevé durant une pandémie. Comme les résultats montrent une forte volontéde participer à des recherches à faible risque, il serait pertinent d’examiner plus en profondeur les facilitateurs et les obstacles au recrutement des patients des urgences dans un contexte pandémique. Des variables démographiques non recueillies dans la présente étude, telles que l’origine ethnique ou le statut socioéconomique, pourraient également être explorées en lien avec la participation des patients à des recherches à faible risquedurant une pandémie.
Conclusion : Cette étude a révélé que la majorité des patients adultes des urgences étaient disposés à donner des biospécimens à faible risque durant la pandémie de COVID-19. Elle a également montré que l’altruisme et la confiance étaient des domaines clés influençant la volonté des patients des urgences à participer à des recherches en santé à faible risque pendant la pandémie de COVID-19
Expériences vécues des proches aidants de patients qui utilisent les services d’urgence en raison de troubles de santé mentale et de dépendance
Background: Patients with mental health and addiction (MHA) conditions who visit the emergency department (ED) often present severe symptoms, and require additional services and care. Up to 50-70% of patients with MHA conditions live with their family which provides patients essential assistance in acute MHA crisis, and routine tasks including ADL’s, medical appointments, symptom management, and financial support. Ongoing time and resource demands of caregiving have a deleterious effect on caregivers’ well-being including mental and physical health. However, there is limited research exploring the experiences of caregivers focusing on their mental and physical health. The purpose of this qualitative study was to investigate the lived experiences of caregiving to patients who visit the ED frequently due to MHA conditions.
Methods: Caregivers were recruited through a local MHA services’ caregiver peer support group. Informed consent was obtained from all study participants. In-depth individual semi-structured interviews were utilized to collect data on caregiving experiences. Data was analyzed by using a thematic analysis approach.
Results: Seven family caregivers participated in this study, and the narratives elucidated their lived experiences including the challenges they face (e.g., navigating healthcare systems, lack of support), the emotional toll they experience (e.g., psychological stress, and burden), and how they make sense of their experiences (e.g., understanding the meaning they created from their caregiving experiences).
Implications and lessons learned: Our study findings revealed that the caregiving role itself is a source of great stress and burden for caregivers, and often results in negative effects on physical and mental health. To improve wellbeing of caregivers, more support and resources are required to meet caregivers’ needs. Nurses can play a salient role in supporting caregivers by collaborating with other healthcare providers and communities to develop strategies and programs that address the challenges caregivers face when providing care to patients.Contexte : Les patients ayant des troubles de santé mentale et de dépendance (TSMD) qui se présentent au service d’urgence (SU) manifestent souvent des symptômes graves et nécessitent des soins et des services supplémentaires. De 50 à 70 % de ces patients vivent avec leur famille, qui leur apporte un soutien essentiel lors des crises aiguës, ainsi qu’une aide quotidienne pour les activités de la vie quotidienne (AVQ), les rendez-vous médicaux, la gestion des symptômes et le soutien financier Cependant, les exigences constantes en temps et en ressources associées au rôle de proche aidant ont des effets néfastes sur le bien-être, tant mental que physique, de ces personnes. Peu d’études ont exploré en profondeur les expériences des proches aidants, en mettant l’accent sur leur propre santé mentale et physique.
L’objectif de cette étude qualitative était d’examiner les expériences vécues des proches aidants de patients qui fréquentent fréquemment le SU en raison de troubles de santé mentale et de dépendance.
Méthodes : Les proches aidants ont été recrutés par l’intermédiaire d’un groupe de soutien par les pairs associé aux services locaux de santé mentale et de dépendance. Un consentement éclairé a été obtenu auprès de tous les participants. Des entrevues individuelles semi-dirigées approfondies ont été menées afin de recueillir des données sur leurs expériences de soins.
Les données ont été analysées selon une approche d’analyse thématique.
Résultats : Sept proches aidants familiaux ont participé à cette étude. Leurs récits ont permis de mieux comprendre leurs expériences vécues, notamment :• les défis auxquels ils font face (p. ex. naviguer dans le système de santé, manque de soutien) ;• les répercussions émotionnelles (p. ex. stress psychologique, fardeau) ;• la manière dont ils donnent un sens à leur expérience (p. ex. compréhension de la signification qu’ils attribuent à leur rôle d’aidant).
Retombées et leçons apprises : Les résultats de cette étudeont révélé que le rôle de proche aidant constitue en soi unesource importante de stress et de fardeau, entraînant souvent des effets négatifs sur la santé physique et mentale. Pour améliorer le bien-être des proches aidants, il est nécessaire de leur offrir davantage de soutien et de ressources adaptées à leurs besoins.
Les infirmières et infirmiers peuvent jouer un rôle crucial ensoutenant les proches aidants, notamment en collaborant avec d’autres professionnels de la santé et les communautés afin de développer des stratégies et des programmes visant à répondre aux défis qu’ils rencontrent dans la prestation de soins aux patients
Travailler à l’étude de nouveaux traitements et à l’évaluation des résultats ; comparaison de la thérapie à l’iloprost pour les engelures dans deux villes canadiennes
Background: Edmonton and Calgary are cities with populations of over 1 million. Both experience cold winter temperatures, making frostbite a common emergency departments (ED) presentation. Recently some EDs added iloprost for frostbite care. Iloprost is available in Canada via the Special Access Program. Its effectiveness for preventing amputations requires further investigation. The primary study objective compares amputation rates in patients with severe frostbite who did and did not receive Iloprost in two cities. Also assessed was iloprost adverse events.
Methods: This retrospective study assessed administrative data of patients ≥18 years treated in Edmonton and Calgary with grade 2-4 frostbite over a 3-year period. Abstracted data was categorized to include grade and amputation by digit, iloprost, and adverse medication events. Descriptive analysis and multivariable linear regression controlling for potential confounders was performed to identify predictors of amputation, for those receiving standard care (SC) or iloprost (IC).
Results: 257 patients met inclusion criteria (177/80 SC/IC). Mean age was 42.5(13.7SD), male sex n=208 (80.9%), comorbidities: houseless 140 (54.5%), active substance use/alcohol use disorder (175, 59.1%/ 69, 26.8%). Overall amputation rate for patients with grade 2 injury was similar between groups (SC 3/873.4%; IC 1/30 3.3%). For grade 3 injuries there was a higher proportion of amputations in SC (34/69, 69% vs IC 9/21, 42%; p = 0.042). For grade 4 injuries, there was no difference between groups (SC 17/21, 81%; IC 16/19, 84%; p = 0.787). Logistic regression suggests IC patients were less likely to have an amputation (p= 0.038, OR = 0.49, 95% CI = 0.25 - 0.96), and fewer digits amputated (p < 0.001, βST = -0.6, 95% CI = -0.91 - -0.3). Adverse effects of iloprost were reported in 49 (61.25%) patients, 44 (55%) having multiple adverse effects. Including (n): headache (25, 2.1%),Tachycardia >100 (14,13.1%), Nausea (13,12.1%), Hypotension (13, 12.1%), flushing (10, 9.3%), vomiting (7, 6.5%), myalgias (5, 4.7%), hypertension (4, 3.7%); Dizziness/abdominal pain/chills/palpitations (each n2, 1.9%); and chest pain, vein redness, tiredness, restless (each n1, 0.9%).
implications and lessons learned: Iloprost was associated with a lower likelihood and number of amputations for grade 2 and 3 frostbite injuries, but not in grade 4 injuries when compared to standard care.Contexte : Edmonton et Calgary sont deux villes de plus d’un million d’habitants qui connaissent des hivers rigoureux, ce qui fait des engelures une présentation fréquente dans les services d’urgence. Récemment, certains services d’urgence ont ajouté l’iloprost au protocole de traitement des engelures. L’iloprost est disponible au Canada par le Programme d’accès spécial (Special Access Program). Son efficacité pour prévenir les amputations nécessite toutefois une évaluation plus approfondie. L’objectif principal de cette étude était de comparer les taux d’amputation chez les patients atteints d’engelures graves ayant reçu ou non-de l’iloprost dans deux villes. Les effets indésirables de l’iloprost ont également été évalués.
Méthodes : Cette étude rétrospective a évalué les donnéesadministratives de patients âgés de 18 ans et plus traités àEdmonton et à Calgary pour des engelures de grade 2 à 4 sur une période de trois ans. Les données extraites comprenaient le grade de l’engelure, le nombre d’amputations (par doigt ou orteil), l’administration d’iloprost et les effets indésirables liés au médicament. Une analyse descriptive et une régression linéaire multivariée, ajustée pour les facteurs de confusion potentiels, ont été effectuées pour identifier les prédicteurs d’amputation chez les patients ayant reçu les soins standards (SC) ou l’iloprost (IC).
Résultats: 257 patients répondaient aux critères d’inclusion (177 SC / 80 IC). L’âge moyen était de 42,5 ans (ÉT = 13,7), 208 (80,9 %) étaient de sexe masculin. Les comorbidités comprenaient l’itinérance (140, 54,5 %), l’usage actif de substances (175, 59,1 %) et le trouble lié à la consommation d’alcool (69, 26,8 %). Le taux global d’amputation pour les engelures de grade 2 était similaire entre les groupes (SC : 3/87, 3,4 %; IC : 1/30, 3,3 %). Pour les engelures de grade 3, le taux d’amputation était plus élevé dans le groupe SC (34/49, 69 %) que dans le groupe IC (9/21, 42 %; p = 0,042). Pour les engelures de grade 4, il n’y avait pas de différence significative entre les groupes (SC : 17/21, 81 %; IC : 16/19, 84 %; p = 0,787). La régression logistique indique que les patients traités avec l’iloprost étaient moins susceptibles de subir une amputation (p = 0,038; RC = 0,49; IC à 95 % = 0,25 – 0,96) et avaient un nombre inférieur de doigts/orteils amputés (p < 0,001; βST = -0,6; IC à 95 % = -0,91– -0,3). Des effets indésirables liés à l’iloprost ont été signalés chez 49 (61,25 %) patients, dont 44 (55 %) ayant eu plusieurs effets indésirables. Ceux-ci comprenaient : maux de tête (25, 21 %), tachycardie >100 bpm (14, 13,1 %), nausées (13, 12,1 %), hypotension (13, 12,1 %), bouffées vasomotrices (10, 9,3 %), vomissements (7, 6,5 %), myalgies (5, 4,7 %), hypertension (4, 3,7 %), étourdissements/douleurs abdominales/frissons/palpitations (2 chacun, 1,9 %), et douleur thoracique, rougeur veineuse, fatigue, agitation (1 chacun, 0,9 %).
Retombées et leçons apprises : L’administration d’iloprostétait associée à une diminution du risque et du nombre d’amputations pour les engelures de grade 2 et 3, mais non-pour celles de grade 4, lorsqu’on la compare aux soins standards
Perceptions du personnel infirmier et du personnel cadre sur la transition des aînés des établissements de soins de longue durée vers l’urgence : une étude à méthodes mixtes
Problem: Several challenges are present with the transition of older adults from a long-term care facility (LTCF) to the emergency department (ED). Nurses play an important role in the LTCFs and the EDs during this transition. Objective: To describe the perceptions of nurses and nursing management in relation to the transition of older adults from a LTCF to the ED. Methods: This study used a sequential mixed methods design. An online questionnaire was distributed to LTCF and ED nurses during Phase 1 (quantitative). During Phase 2 (qualitative), semi-structured interviews were conducted with nursing management in these two settings. Descriptive statistics were used as well as t-tests, to compare the perceptions between the LTCF and the ED nurses. Thematic analysis was used for the qualitative data. Results: After the analysis of the questionnaire’s responses (n=38), the nurses from the LTCFs and the EDs had similar perceptions and considered the transition of older adults from the LTCF to the ED as not occurring effectively, and the inter-institutional communication was not efficient. Following the interviews conducted with nursing management (n=7), four themes were identified, reflecting the limitations of LTCFs in caring for the older adults, the obstacles associated with the transfer of information, the consequences of an ED stay for older adults, and the contribution of caregivers. Conclusion: Four key conclusions can be drawn: 1) transitions are influenced by the LTCF material and human resources; 2) the transfer of information is inefficient; 3) the ED environment is not adapted for the needs of older adults; and 4) the integration of caregivers is important but does present with challenges. Problématique : La transition des aînés des établissements de soins de longue durée (ÉSLD) vers l’urgence présente plusieurs défis. Lors de ces transitions, le personnel infirmier y détient un rôle important tant dans les ÉSLD qu’à l’urgence. Objectif : Décrire les perceptions du personnel infirmier et du personnel cadre de l’Outaouais (Québec) à l’égard de la transition des aînés des ÉSLD vers l’urgence. Méthode : Cette étude a employé un devis mixte séquentiel explicatif. À la phase 1 (quantitative), un questionnaire en ligne a été distribué au personnel infirmier des ÉSLD et des urgences. À la phase 2 (qualitative), des entrevues individuelles semi-dirigées ont été menées auprès du personnel cadre de ces milieux. Des analyses statistiques descriptives ont été effectuées, ainsi que des tests-t afin de comparer les perceptions entre le personnel infirmier des ÉSLD et des urgences. Les données qualitatives ont été analysées à l’aide d’une analyse thématique. Résultats : À la lumière des réponses provenant du questionnaire (n = 38), le personnel infirmier des ÉSLD et des urgences partageaient des perceptions similaires et considéraient que la transition des aînés des ÉSLD vers l’urgence se déroule inefficacement et que la communication interétablissements est inefficiente. À partir des entrevues menées avec le personnel cadre (n = 7), quatre thèmes ont été développés témoignant des limites des ÉSLD dans la prise en charge des aînés, des obstacles dans le transfert de l’information, des répercussions d’un séjour à l’urgence pour les aînés et de la contribution des personnes proches aidantes (PPA). Conclusion : Quatre constats sont tirés : 1) les transitions sont influencées par les ressources humaines et matérielles des ÉSLD; 2) le transfert de l’information est inefficace; 3) l’environnement de l’urgence n’est pas adapté aux besoins des aînés; et 4) l’intégration des PPA est importante, mais présente des défis.