Alternative francophone (Journal)
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Identité « propre » ou identité « empruntée » des littératures mineures? Hétérolinguisme dans la traduction littéraire intra-belge
Transfert de la littérature acadienne en Pologne : bilan d’une expérience traductologique et didactique
Le traducteur est le premier récepteur d’une oeuvre qu’il doit faire passer dans une culture réceptrice. Sa tâche est d’autant plus difficile s’il doit introduire dans une nouvelle zone
culturelle une création ressortissant d’un milieu peu connu par les récepteurs d’arrivée. C’est à travers son interprétation, ses sentiments, ses solutions traductologiques que le public
récepteur fera connaissance de nouvelles valeurs et variétés linguistiques. Et pourtant on interroge rarement les traducteurs sur leurs difficultés, leurs hésitations, leurs choix. Dans cet article on rend compte d’une expérience réalisée au sein du département des études romanes à l’Université Adam Mickiewicz (Poznan, Pologne). Six étudiantes en maîtrise se sont engagées à faire la traduction de quelques oeuvres contemporaines acadiennes, une littérature méconnue de la société polonaise. La découverte des traductrices devrait devenir une découverte des récepteurs. Pendant un an le travail de ces étudiantes a été scrupuleusement discuté et analysé dans le cadre de leurs études. Chaque remarque, chaque difficulté, chaque hésitation ont été notées et commentées. Dans ce texte on fait le point sur ce travail en présentant les sentiments, les réflexions, les conclusions résultant d’une activité concrète des traducteurs face à des valeurs nouvelles et des variations linguistiques inconnues
Gabrielle Roy, prototype de l’écrivaine canadienne ?
Ce texte vise à jeter les bases d’une réflexion sur la traduction des oeuvres de Gabrielle Roy dans le contexte canadien. On sait que Gabrielle Roy a toujours accordé beaucoup d’importance à la traduction de ses oeuvres en anglais, qui lui donnait accès à un vaste bassin de lecteurs. Traduits en simultané ou presque, les romans de Gabrielle Roy en sont venus à incarner une certaine idée du Canada qu’il est possible de dénoter dans trois domaines en particulier : l’expression d’un certain réalisme social débouchant sur une vision ethnique de la société francophone;
l’importance du paysage et de l’espace canadiens; l’accent mis sur la petite communauté humaine et sur le multiculturalisme. La traduction des romans de Gabrielle Roy aura ainsi contribué au « nation-building » canadien. Une seule exception à cette règle : La détresse et l’enchantement,
une autobiographie publiée à titre posthume, qui se situe en marge de cet horizon de la traduction
caractérisant l’oeuvre de Gabrielle Roy
Bilinguisme et performance : traduire pour la scène la dualité linguistique des francophones de l’Ouest canadien
La traduction horizontale ou verticale ? Entre langues et cultures « en mode mineur »
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