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Enfants, interruptions d’activité des femmes et écart de salaire entre les sexes
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Resserrement budgétaire en Europe : quels effets ?
In Europe, fiscal policy will be distinctly more restrictive from 2011 onwards. The fiscal consolidation efforts scheduled for 2011 represent 1.2 percentage points of GDP in the eurozone and 1.8 percentage points in the UK. Such adjustments hit short-term demand and depress activity by Keynesian effects. However, non-Keynesian mechanisms can attenuate them, not least through expectations and supply effects. The impact of fiscal consolidation is also related to the economic background: in line with the recent developments on sovereign bond markets, fiscal variables are found to have a significant impact on interest rate spreads on euro area public bonds. According to our main result, when debt exceeds 100 percentage points of GDP, the marginal effect on the spread of one additional point of debt would be about 7 to 8 basis points. Accordingly, fiscal consolidation is likely to weigh down on euro area sovereign risk premiums. In this light, the NiGEM international macroeconomic model is used to assess the GDP impact of European fiscal consolidation plans. Overall, euro area's GDP in 2011 is estimated to have been 0.6% lower than in a scenario without fiscal consolidation. This impact may however be an upper bound: these simulations do not take account of the possibility of a sudden increase of financial distress following a major loss of confidence in the sovereign bonds of some euro area countries.En Europe, la politique budgétaire sera sensiblement plus restrictive à partir de 2011. L'effort de consolidation budgétaire programmé pour 2011 représente ainsi 1,2 point de PIB en zone euro et 1,8 point de PIB au Royaume-Uni. De tels ajustements budgétaires pèsent sur la demande à court terme, et dépriment l'activité, par des effets keynésiens. Cependant, des mécanismes non-keynésiens peuvent les atténuer, à travers notamment la formation d'anticipations ainsi que des effets d'offre. L'impact des plans de consolidation budgétaire dépend également du contexte économique : en résonance avec les récents développements sur les marchés de la dette souveraine, nous estimons que la situation budgétaire des États a un impact significatif sur les primes de risque souverain entre les différents pays de la zone euro. Selon nos estimations, lorsque la dette d'un pays de la zone euro dépasse 100 points de PIB, l'effet marginal sur la prime de risque d'une augmentation de la dette d'un point de PIB serait de 7 à 8 points de base. En conséquence, les plans de consolidation budgétaire sont susceptibles de diminuer les primes de risque dont doivent s'acquitter les États de la zone euro pour se financer. En tenant compte de cela, nous utilisons le modèle macroéconomique multinational NiGEM pour chiffrer l'impact des plans de consolidation européens sur le PIB. Globalement, le PIB de la zone euro aurait été en 2011 inférieur de 0,6 % à celui d'un scénario sans consolidation. Cet effet pourrait toutefois être surestimé dans les circonstances actuelles : nos simulations ne prennent pas en compte la possibilité de l'apparition soudaine de tensions financières, qui suivrait une perte de confiance importante dans les obligations de certains pays de la zone euro
Le foncier agricole : une ressource sous tensions
National audienceTémoin de leur importance depuis toujours, la terre et l'agriculture sont aux origines de la science économique. Le foncier agricole est d'abord un moyen de production. Selon Adam Smith (1776), il est source de rente pour son détenteur dès lors que la terre devient propriété privée. Dans sa célèbre théorie de la rente foncière (1817), David Ricardo s'appuie sur les différentiels de fertilité naturelle des sols pour expliquer l'avantage procuré par la mise en culture de terres moins fertiles face à la croissance démographique aux détenteurs des terres les plus fertiles. Cette thématique reste d'une grande actualité. La question de la suffisance alimentaire d'une population mondiale en croissance, et ses corollaires que sont la détention de terres et leur productivité, ont été remises au cœur des débats par les émeutes alimentaires de 2008 et la médiatisation de l'achat de terres agricoles par des investisseurs étrangers dans des pays en développement. Mais d'autres préoccupations ont également surgi depuis une vingtaine d'années, en France, comme dans les autres pays développés
Le centre d’accès sécurisé aux données de la statistique publique française : un nouvel outil pour les chercheurs
International audienceEn 2010, l’Insee a mis en place un nouveau dispositif d’accès aux fichiers individuels de la statistique publique, essentiellement à destination des chercheurs : le CASD, « centre d’accès sécurisé distant ». Rendu possible par l’évolution récente de la loi de 1951 sur le secret en matière de statistiques, il permet d’accéder à des données individuelles selon une procédure très réglementée. Cet article en donne une présentation générale
La tertiarisation de l'économie française et le ralentissement de la productivité entre 1978 et 2008
In France, as in many industrialized countries, labor productivity experienced a slowdownover the past three decades: labor productivity per capita increased by 2.6% per year from1979 to 1989, by 1.9% from 1990 to 1999 and by 1.0% per year from 2000 to 2008.Meanwhile, tertiarisation went on. Since 1978, 150,000 jobs were created on average eachyear in the services sector, while 60,000 were destroyed in manufacturing.The service sector is often presented as one major factor behind the slowdown inproductivity. We show however that this is not the main driving factor. According to ourdecomposition, if the share of each sector in the total employment had remained the samefrom 1978 to 2008, annual average labor productivity gains would have been at a level of2.0%. Instead, they were actually at 1.9%, a level only slightly lower.The slowdown is in fact driven by the evolution within the major sectors (agriculture, marketservices, construction, and to a lesser extent, manufacturing) and their sub-branches,especially between the 1990’s and 2000’s. Annual average productivity gains were reducedby 3.7 percentage points in agriculture between the two decades, by 0.8 percentage pointsin manufacturing, by 0.3 percentage points in services and by 2.0 points in construction.En France, comme dans de nombreux pays industrialisés, les gains de productivité du travail ont connu un tassement régulier lors des trois dernières décennies : dans le secteur marchand, la productivité du travail - mesurée comme le rapport entre la valeur ajoutée produite et le nombre de personnes en emploi - a augmenté de 2,6 % en moyenne par an de 1979 à 1989, de 1,9 % de 1990 à 1999 et de 1,0 % par an de 2000 à 2008. Parallèlement, le processus de tertiarisation s'est poursuivi. Depuis 1978, 150 000 postes sont créés en moyenne chaque année dans les services marchands, alors que 60 000 sont détruits dans l'industrie. La tertiarisation est souvent présentée comme l'un des facteurs à l'origine du ralentissement de la productivité. Pourtant, si la répartition sectorielle des emplois dans le secteur marchand était restée la même de 1978 à 2008, les gains annuels moyens de productivité apparente du travail auraient été de 2,0 % sur la période, alors qu'ils ont été en réalité de 1,9 %, soit un niveau seulement très légèrement inférieur. Ainsi, le processus de tertiarisation n'est pas le canal principal du ralentissement tendanciel de productivité observé lors des trente dernières années. Ce dernier se manifeste davantage au sein des grandes branches (agriculture, services marchands, construction, et, dans une moindre mesure, industrie) et de leurs sous-branches, et ce tout particulièrement entre les années 1990 et 2000. Les gains annuels moyens de productivité perdent en effet 3,7 points dans l'agriculture entre les décennies 1990 et 2000, 0,8 point dans l'industrie, 0,3 point dans les services marchands et 2,0 points dans la construction
L’espérance de vie progresse, les inégalités sociales face à la mort demeurent
International audienceIn a quarter-century, French men aged 35 have gained five years of life expectancy and French women four and half. All social categories have benefited from the rise, despite the persistence of gaps between managerial workers (including professionals) (cadres) and manual workers. In the mortality conditions prevailing in 2000-2008, male managerial workers live on average 6.3 years longer than male manual workers. Social inequality is less pronounced among women, with a gap of only 3.0 years between managerial workers (including professionals) and manual workers. Even the life expectancy of female manual workers exceeds that of male managerial workers by a year and a half.En un quart de siècle, les hommes de 35 ans ont gagné cinq années d’espérance de vie et les femmes quatre années et demie. Toutes les catégories sociales ont profité de ce progrès, même si les écarts entre les cadres et les ouvriers se sont maintenus. Les hommes cadres vivent en moyenne 6,3 ans de plus que les hommes ouvriers, dans les conditions de mortalité de 2000-2008. Chez les femmes, les inégalités sociales sont moins marquées, seuls 3,0 ans séparent les cadres et les ouvrières.Quelle que soit leur catégorie sociale, les femmes vivent plus longtemps que les hommes. Même l’espérance de vie des ouvrières est supérieure d’un an et demi à celle des hommes cadres
Disability and social security reforms: The French case
The French pattern of early transitions out of employment is basically explained by the low age at “normal” retirement and by the importance of transitions through unemployment insurance and early-retirement schemes before access to normal retirement. These routes have exempted French workers from massively relying on disability motives for early exits, contrarily to the situation that prevails in some other countries where normal ages are high, unemployment benefits low and early-retirement schemes almost non-existent. Yet the role of disability remains interesting to examine in the French case, at least for prospective reasons in a context of decreasing generosity of other programs. The study of the past reforms of the pension system underlines that disability routes have often acted as a substitute to other retirement routes. Changes in the claiming of invalidity benefits seem to match changes in pension schemes or controls more than changes in such health indicators as the mortality rates. However, our results suggest that increases in average health levels over the past two decades have come along with increased disparities. In that context, less generous pensions may induce an increase in the claiming of invalidity benefits partly because of substitution effects, but also because the share of people with poor health increases.En France, les sorties précoces de l'emploi sont expliquées principalement par un âge légal de départ à la retraite peu élevé et par l'existence de dispositifs de sorties liés à l'assurance chômage ou à des mesures de préretraites qui permettent aux travailleurs seniors de cesser leur activité avant d'accéder à une retraite « normale ». Pour ces raisons, les dispositifs liés à l'incapacité sont assez peu développés contrairement à la situation qui règne dans des pays où les âges normaux de départs à la retraite sont élevés et où les systèmes de sorties liés au chômage ou à la préretraite sont quasiment inexistants. Pourtant il demeure intéressant d'examiner le rôle de l'incapacité dans le processus de départ à la retraite en France, au moins d'un point de vue prospectif dans un contexte de réduction de la générosité du système de pension et des dispositifs de sortie alternatifs traditionnels. L'étude des réformes passées montre que l'incapacité est souvent un dispositif qui se substitue à d'autres dispositifs existants. Les changements dans la détermination des indemnités d'invalidité semblent plus impacter les sorties d'activités via ce dispositif que les modifications des indicateurs de santé tels que les taux de mortalité. Cependant, nos résultats suggèrent que les augmentations des niveaux moyens d'état de santé pendant les dernières deux décennies sont corrélées avec une augmentation des inégalités de santé. Dans un contexte où les pensions vont devenir de moins en moins généreuses, les demandes concernant le mécanisme d'invalidité peuvent, donc augmenter pour deux raisons : suite à l'existence des effets de substitution entre les dispositifs mais également pour répondre à des inégalités de santé grandissantes
L'impact des Zones Franches Urbaines sur l'activité économique : effets directs et externalités locales
We propose to evaluate the impact of the French Zones Franches Urbaines on economic activity. This public-funded place-based program, comparable to US enterprise zones, exempts new and existing firms from taxes for a period of at least 5 years. For the purpose of this evaluation, we merged several administrative datasets at the firm level. This allows us to exhaustively observe business creations and stocks, as well as employment and financial outcomes for each firm at a precise geographical level. We focus on the second wave of the program, during which treated territories were selected among a pool of deprived territories according to a known set of covariates. The way treatment was assigned makes the conditional independence assumption credible in our case. Overall, we find significant effects on business creation and on employment while the effect on firms that were located in the treated areas before the program is not significant, regardless of the outcome. Finally, we provide evidence of significant negative spillovers of the program on neighboring areas.Nous évaluons l'impact de la deuxième vague des Zones Franches Urbaines sur l'activité économique. Ce dispositif ciblé sur des territoires, comparables aux Enterprise Zones existant aux USA, exempte les entreprises créées ou déjà existantes de taxes pour une période d'au moins cinq ans. Pour cette évaluation, nous utilisons plusieurs sources administratives, ce qui nous permet d'obtenir des données exhaustives sur les créations d'entreprises et les stocks ainsi que sur l'emploi et les données comptables de chaque entreprise, à un niveau géographique fin. Les zones bénéficiaires du dispositif ont été choisies parmi un ensemble de territoires défavorisés, selon un ensemble connu de caractéristiques. La manière dont les zones ont été assignées rend l'hypothèse d'indépendance conditionnelle crédible. Dans l'ensemble, nous observons un effet significatif sur les créations d'entreprise et l'emploi. En revanche l'effet n'est pas significatif pour les entreprises déjà présentes dans les zones avant leur mise en place, quelle que soit la dimension considérée. Enfin, nous mettons en évidence des externalités négatives sur les voisinages des zones
Scientific productivity and academic promotion: a study on French and Italian physicists.
International audienceThe article examines the determinants of scientific productivity (number of articles and journals’ impact factor) for a panel of about 3600 French and Italian academic physicists active in 2004–2005. Endogeneity problems concerning promotion and productivity are addressed by specifying a generalized Tobit model, in which a selection probit equation accounts for the individual scientist’s probability of promotion to her present rank, and a productivity regression estimates the effects of age, gender, cohort of entry, and collaboration characteristics, conditional on the scientist’s rank. We find that the size and international nature of collaborative projects and co-authors’ past productivity have very significant impacts on current productivity, while age, gender, and past productivity are also influential determinants of both productivity and probability of promotion. Furthermore we show that the stop and go policies of recruitment and promotion, typical of the Italian and French centralized academic systems of governance, can leave significant long-lasting cohort effects on research productivity
ProDiGe: Prioritization Of Disease Genes with multitask machine learning from positive and unlabeled examples.
International audienceUNLABELLED: ABSTRACT: BACKGROUND: Elucidating the genetic basis of human diseases is a central goal of genetics and molecular biology. While traditional linkage analysis and modern high-throughput techniques often provide long lists of tens or hundreds of disease gene candidates, the identification of disease genes among the candidates remains time-consuming and expensive. Efficient computational methods are therefore needed to prioritize genes within the list of candidates, by exploiting the wealth of information available about the genes in various databases. RESULTS: We propose ProDiGe, a novel algorithm for Prioritization of Disease Genes. ProDiGe implements a novel machine learning strategy based on learning from positive and unlabeled examples, which allows to integrate various sources of information about the genes, to share information about known disease genes across diseases, and to perform genome-wide searches for new disease genes. Experiments on real data show that ProDiGe outperforms state-of-the-art methods for the prioritization of genes in human diseases. CONCLUSIONS: ProDiGe implements a new machine learning paradigm for gene prioritization, which could help the identification of new disease genes. It is freely available at http://cbio.ensmp.fr/prodige