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European classification project : an assessment of national variations in the perception of social space
International audienceThis article examines the categorization of social space in five European countries,Germany, Belgium, Spain, France and Poland. It draws on analysis of reactions to theEuropean Socio-economic Classification (ESeC) prototype designed by social scienceresearchers for Eurostat. Looking beyond the logic underpinning the prototype, ourwork investigates how “ordinary” people understand the structuring of social spacein different national contexts. By studying how respondents react to ESeC categories,we were able to address how they develop their own categories that guide them insocial space. Through an experimental survey based on a list of occupations, classifiedaccording to the ESeC categories, we tested the self-consistency of the prototype bysubmitting it to ordinary individuals. Our results demonstrate that the respondentsfound it difficult to understand the main organizational principles of ESeC. We con-clude by questioning the ability of the European classification system in question totake into account the diverse national socio-economic realities that still characterizethe European Union
Courbes de Laffer et multiplicateurs budgétaires à partir du modèle Mélèze
We use the two country DSGE model of the Euro area Meleze developed at Insee to performex ante fiscal reforms evaluations. The main features of the model compare with standardtools developed in international institutions and central banks. In practice, tax rates arebelow the government revenues maximizing rate identified by generalized equilibrium Laffercurves in the model. The extent of this result nevertheless depends on the degree ofmonopolistic competition on the goods market. We also analyse short and long termmultipliers for numerous fiscal tools. These compare to standard DSGE simulations as wellas to the macroeconometric model Mésange. However, depending on the behaviour of fiscaland monetary authorities, short-term fiscal multipliers variations are substantial, from 0.2 upto 1 point around the baseline in the most extreme case. All in all, there exists room ofmanoeuvre for so called mixed-strategies fiscal policy.Cet article utilise une modélisation DSGE de la zone euro développée à l'Insee dans un but d'évaluation ex ante de réformes budgétaires. Les principales caractéristiques de ce modèle sont comparables aux modèles standards utilisés dans les principales organisations internationales et banques centrales. À l'aide de courbes de Laffer généralisées, nous constatons que les niveaux effectifs de taxation sont en deçà de ceux maximisant les revenus du gouvernement. Toutefois, ce résultat dépend du niveau de compétition monopolistique sur le marché des biens. Nous étudions aussi les multiplicateurs budgétaires de court-et long-terme pour divers instruments budgétaires. Nos résultats sont comparables avec ceux obtenus dans d'autres modèles DSGE mais aussi avec ceux obtenus dans le modèle macroéconométrique Mésange. Néanmoins, selon le comportement des autorités monétaires et budgétaires et l'instrument considéré, les multiplicateurs budgétaires de courtterme varient substantiellement de 0,2 à 1 point autour du multiplicateur moyen dans les cas les plus extrêmes. De manière plus générale, il existe une marge de manoeuvre importante pour des politiques budgétaires dites mixtes
Understanding Wage Floor Setting in Industry-Level Agreements: Evidence from France
This paper examines empirically how industry-level wage floors are set in French industry-level wage agreements and how the national minimum wage (NMW) interacts with industry-level wage bargaining. For this, we use a unique dataset containing about 50,000 occupation-specific wage floors in 365 French industries over the period 2007-2015. We find that the NMW has a significant impact on the seasonality and on the timing of the wage bargaining process. Inflation, past sectoral wage increases and real NMW increases are the main drivers of wage floor adjustments; elasticities of wage floors with respect to these macro variables are 0.6, 0.4 and 0.2 respectively. Wage floor elasticities to inflation and to the NMW both decrease along the wage floor distribution but are still positive for all levels of wage floors
Santé et capacité de travail aux âges élevés : deux méthodes d’évaluation
Health status is one potentially limiting barrier to policies that aim at increasing retirementages. This paper examines the application to France of two methods that have beenproposed in the literature for evaluating how strong is this constraint. Both methods providemeasures of a so-called « health-related additional work capacity », i.e. the gap betweeneffective employment rates and the ones that would prevail according to some conventionalreference relationship between employment and health status. The first method is based onhistorical changes in employment rates at given mortality levels, under the strong hypothesisthat changes in mortality rates are an adequate proxy of changes in health conditions(Milligan and Wise, 2012). The second one is based on the employment-health relationshipobserved at a given reference age, using both subjective and objective measures of healthstatus : this relationship is used for inferring the health-related work capacity at other ages,for the same time period (Cutler, Meara and Richards-Shubik, 2013). Both methods suggestthat health would not be constraining on the average, but under assumptions whose limitsare discussed. We show in particular that messages become different when results aredisaggregated by social groups or education. This emphasizes the idea that policies aimingat activating any estimated additional work capacity should take into account, when possible,the heterogeneity of health conditions in the population. Moreover, additional work capacitycannot be a general indicator of how much more seniors should work as the methods usedhere indeed leave aside many factors that determine the employment rate of older workers.L'état de santé constitue l'une des barrières possibles aux politiques de remontée de l'âge de la retraite. Ce travail examine l'application au cas français de deux méthodes qui ont été proposées par la littérature pour quantifier cette contrainte. Les deux méthodes évaluent un concept de « health related work capacity » correspondant à l'écart entre les taux d'emploi effectifs et ceux qui prévaudraient sur la base d'une relation de référence conventionnelle entre emploi et indicateurs d'état de santé. La première méthode s'appuie sur l'évolution historique des taux d'emploi à taux de mortalité donnés, en faisant l'hypothèse forte que l'évolution de ces derniers est un proxy adéquat de l'évolution de l'état de santé (Milligan et Wise, 2012). La seconde s'appuie sur le lien emploi-santé observé à un âge de référence donné, pour divers indicateurs objectifs et subjectifs de l'état de santé : elle utilise ce lien pour évaluer une capacité potentielle à travailler aux autres âges, à la même période (Cutler, Meara et Richards-Shubik, 2013). Les deux méthodes suggèrent que l'état de santé ne serait pas contraignant en moyenne, mais sous des hypothèses dont on discute les limites. Nous montrons notamment que les résultats deviennent sensiblement différents lorsqu'on désagrège l'approche par catégorie sociale ou niveau d'éducation. Ceci vient appuyer l'idée que les politiques de remontée de l'âge de cessation d'activité doivent prendre en compte l'hétérogénéité des états de santé au sein de la population. Par ailleurs, ce concept de health related work capacity ne peut pas constituer un indicateur du degré auquel peuvent être poursuivies les politiques de remontée des taux d'emploi, puisqu'il laisse de côté de nombreux autres déterminants de ces taux d'emploi
The effect of minimum wage on wage bargaining at the industry level: Evidence from France
contribution à un site webIn light of the Eurozone Crisis, some countries have implemented reforms to collective wage bargaining institutions, which can be responsible for wage rigidities that are problematic in the face of rising unemployment. This column describes collective wage bargaining in France and how national minimum wage increases are transmitted to wage floors set by industry-level agreements. An increase in the national minimum wage leads to an increase in negotiated industry-level wage floors, which firms then use as references for their wage policy. This might partly explain why French base wages have continued to increase despite recent rising unemployment
Estimation des flux d’immigration : réconciliation de deux sources par une approche bayésienne
International audienceDeux sources au moins permettent d'appréhender les flux migratoires en France. D'une part les titres de séjour délivrés aux migrants majeurs de nationalité étrangère fournissent les dates d'arrivées et les durées de titre de séjour des migrants en situation légale. D'autre part les enquêtes annuelles de recensement de la population qui ont lieu chaque année depuis 2004 donnent une photographie de la population vivant en France au début de l'année, permettant en particulier de recueillir la date d'arrivée en France des personnes nées à l'étranger. En se restreignant à un champ commun aux deux sources, constitué des personnes de nationalité étrangère (hors Espace Économique Européen et Suisse), nées à l'étranger, arrivant en France métropolitaine âgées de 19 ans ou plus, l'article propose un modèle de réconciliation des données en estimant par inférence bayésienne des taux de présence à l'enquête annuelle de recensement et des taux d'obtention de titre de séjour selon le nombre d'années passées sur le territoire. Après avoir identifié parmi les migrants qui obtiennent un titre de séjour ceux qui s'installent au moins un an en France, qui est la condition pour être recensé selon les définitions internationales, les estimations indiquent que tous les migrants entrant une année ne sont pas présents (ou identifiés) au recensement la première année et qu'à partir de la troisième année, la part de ceux qui sont présents au recensement diminue en moyenne de 3 % par an (notamment du fait des sorties du territoire). 70 % de ces nouveaux migrants obtiennent leur titre de séjour l'année de leur arrivée ou l'année suivante. De fortes disparités existent entre nationalités quant à la présence estimée au recensement. De même, les femmes semblent plus souvent recensées que les hommes, et les plus jeunes que les plus âgés. Enfin, l'analyse fine des deux sources permet de comprendre leurs forces et faiblesses respectives en vue d'estimer les flux migratoires
Quelles options pour réduire la dépendance à la croissance du système de retraite français ?
International audienceLe système de retraite français a été beaucoup réformé au cours des dernières décennies et ces réformes devraient avoir des effets financiers extrêmement significatifs. Mais deux questions restent ouvertes. La première est celle de la simplification d’un système peu lisible et non harmonisé. La seconde est que les réformes passées ne gèrent pas bien l’incertitude économique et démographique à laquelle le système est exposé. Sa sensibilité aux aléas de la croissance économique a même été accrue par les règles d’indexation sur les prix mises en place dès la fin des années 1980. Cet article utilise le modèle Pensipp pour explorer trois réponses possibles à ce dernier problème : deux réformes structurelles (comptes notionnels ou généralisation de la retraite par points) et un scénario paramétrique se contentant de rationaliser les règles d’indexation du système actuel