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Les modes d'accueil des jeunes enfants : des politiques publiques à l'arrangement quotidien des familles
International audienceTrois éléments de cadrage aideront le lecteur à mieux connaître d’une part les enquêtes de la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES) relatives aux modes de garde et d’accueil des jeunes enfants et à la protection maternelle et infantile, d’autre part le fichier localisé des utilisateurs d’établissements d’accueil du jeune enfant de la Caisse nationale des allocations familiales (CNAF). Ils sont suivis de douze articles répartis en trois axes : « La déclinaison des politiques nationales en dispositifs locaux » ; « Articuler vie familiale et vie professionnelle : des aspirations des parents aux arrangements quotidiens » et « Confier son enfant, accueillir des enfants : les professionnels face aux parents ». Le dossier se clôt sur le compte-rendu du colloque « Petite enfance : regards croisés sur les modes d’accueil des jeunes enfants » organisé par la DREES le 15 novembre 2016 et sur le rappel de l’appel à contribution
La coordination des politiques budgétaires dans une union monétaire au taux plancher zéro
Suite à la Grande Récession, les gouvernements de la zone Euro furent confrontés à des environnements économiques dégradés : de forts ratios de dette publique, des PIB en-deçà de leur tendance pré-crise et la possibilité d'une politique monétaire limitée par la contrainte de positivité des taux d'intérêt (Zero-Lower-Bound, ou ZLB). L'objectif de cette étude est d'évaluer dans quelle mesure les effets d'une politique budgétaire dans une région de la zone Euro affectent le reste de l'union monétaire, pourquoi ce phénomène est plus important en ZLB, et comment ce fait affecte les comportements des gouvernements à travers leurs interactions stratégiques. A partir du modèle Mélèze, modèle DSGE budgétaire à deux zones développé au sein de l'Insee, et en estimant les chocs structurels sur la période 2004-2015, il est possible de répliquer les conditions où, en l'absence de chocs additionnels, la zone Euro aurait été contrainte par la ZLB de 2013 à 2015. En simulant les effets de divers chocs budgétaires, nous montrons que les externalités de la politique budgétaire d'une zone sur l'autre sont substantiellement plus importantes en l'absence de réponse de la politique monétaire. Elles croissent avec l'ampleur de la consolidation budgétaire, et peuvent atteindre un sixième de l'effet domestique dans le cas de mesure de réduction de la dépense, voire la moitié de l'effet domestique dans le cas de hausses de TVA.En absence de ZLB, la zone dans son ensemble bénéficie de la coordination budgétaire dans la mesure où une expansion dans une région nuit au reste de l'union, en raison de la réponse de la politique monétaire. La coordination tend ainsi à limiter les mesures expansionnistes, même en l'absence de considérations dynamiques telles que la crédibilité de la politique monétaire. En ZLB, les objectifs nationaux sont plus alignés, et la politique coordonnée optimale est plus expansionniste. Enfin, la coordination encourage des politiques budgétaires symétriques plutôt qu'asymétriques (document en anglais)
Politique économique
International audienceClair, rigoureux et complet : la référence indispensable pour comprendre la politique économique.Les crises ont profondément transformé la politique économique. La tempête fi nancière de 2008, la Grande Récession qui a suivi, les déboires de la zone euro, le niveau très faible de l’inflation, le ralentissement de la croissance, la hausse des dettes publiques et l’augmentation des inégalités ont ébranlé les certitudes passées et appellent de nouvelles réponses.Des chapitres oubliés de la théorie économique ont été relus et des instruments nouveaux ont été mis en place.Les questions qui se posent sont plus pressantes que jamais. Dans quelles circonstances la politique budgétaire est-elle efficace pour combattre une récession ? Quelles sont les limites de l’endettement public ? Que peut la politique monétaire lorsque l’inflation est voisine de zéro ? Comment contrôler la finance ? Quelles politiques faut-il mener ensemble, et lesquelles faut-il conduire séparément ? Comment taxer le capital ? Comment stimuler l’emploi ? Comment changer la qualité de la croissance ?Parce qu’il réunit, dans un seul volume, les principaux enseignements théoriques et l’analyse des débats actuels, Politique économique s’est imposé depuis plus de dix ans comme la référence pour comprendre les politiques économiques d’aujourd’hui. Cette quatrième édition a été entièrement refondue pour prendre en compte les derniers développements et débats sur la politique économique. Elle propose notamment un nouveau chapitre consacré à l’instabilité fi nancière et aux politiques susceptibles d’y répondre.L’ouvrage s’adresse à un public large : étudiants en licence ou master d’économie, de gestion ou de sciences politiques, candidats aux concours administratifs, praticiens et observateurs de la politique économique, acteurs de la vie économique
Ross River Virus Seroprevalence, French Polynesia, 2014–2015
International audienceRoss River virus (RRV), spread by Aedes and Culex mosquitoes, is the most commonly transmitted arbovirus in Australia. A serosurvey of blood donors in French Polynesia during 2011–2013 suggested that RRV circulated without being detected. We report RRV circulation in French Polynesia based on further screening of blood samples collected during 2014–2015
Modélisation de l’inflation en France par une approche macrosectorielle
Ce papier présente une modélisation de l'inflation en France par une approche macrosectorielle. Le modèle macroéconométrique se base sur quatre équations : le prix de la valeur ajoutée, les salaires, les prix des consommations intermédiaires, et les prix de production. Les prévisions qui en découlent sont cohérentes les unes par rapport aux autres, et permettent de prévoir les prix à la consommation sous-jacents. La modélisation fait appel à des modèles à correction d'erreurs, et présente également quelques caractéristiques particulières par rapport au cadre classique. Par exemple, pour les prix des consommations intermédiaires et les prix de production, le secteur de l'énergie est traité séparément, afin de contrôler la volatilité du cours du pétrole. Par ailleurs, les salaires sont indexés, à long terme, sur le prix de la valeur ajoutée : de cette façon, les termes de l'échange sont directement intégrés au sein de l'équation de salaire.Les fonctions de réponse du modèle à différents chocs macroéconomiques ont été simulées : un choc de +20 % sur le cours du pétrole, une dépréciation de 10 % de l'euro visà-vis des autres monnaies, une hausse de 10 % sur les prix des matières premières industrielles et agricoles, une hausse de 1 % de la productivité réelle, du taux de chômage, des impôts sur les produits, des subventions d'exploitation et du taux de cotisation des employeurs. Les impacts des chocs exogènes présentés dans ce papier doivent néanmoins être interprétés avec précaution, surtout du fait de l'absence de bouclage sur les composantes réelles de l'offre et de la demande.</p
Le modèle macroéconométrique Mésange : réestimation et nouveautés
Mesange is a quarterly macroeconometric model of the French economy developed andused jointly by the National Institute of Statistics and Economic Studies (Insee) and theTreasury Directorate General (DG Trésor). This working paper presents the new version ofthe model, reestimated with the National Accounts data published in May 2016.Mesange displays Keynesian dynamics driven by aggregate demand in the short run but ispinned down in the long run by the supply side. The structure of the model, though similar tothe previous version (Klein and Simon, 2010), is enriched to reflect the structural evolution ofthe French economy, to address the new challenges arising in public policy evaluation, andto better shed light on current economic debates.The French economy is modelled as a “small open economy” (exogenous internationalenvironment) and is broken down into five sectors (manufacturing, energy, tradable servicesexposed to international competition, non-tradable sheltered services and non-marketsector). With respect to the previous version, the modelling of the labor market issubstantially enriched with the distinction between skilled and unskilled labor force toaccount for the differentiated impact of targeted labour market policies.Mésange (Modèle Économétrique de Simulation et d’ANalyse Générale de l’Économie) estun modèle macroéconométrique trimestriel de l’économie française développé et utiliséconjointement par l’Insee et la DG Trésor. Ce document présente la nouvelle version de cemodèle, réestimée sur les résultats définitifs des comptes trimestriels du 1er trimestre 2016en nouvelle base (2010).Mésange se caractérise par une dynamique keynésienne à court terme et un équilibre delong terme davantage déterminé par des facteurs d’offre. La structure du modèle resteproche de la précédente version (Klein et Simon, 2010) mais y intègre des enrichissements,inspirés par les besoins en termes d’évaluation apparus ces dernières années ainsi que parles débats économiques actuels.L’économie française est modélisée sous la forme d’une « petite économie ouverte »(environnement international supposé exogène) et présente une désagrégation sectorielleplus fine que dans la précédente version (secteur manufacturier, services abrités, servicesexposés, énergie et secteur non marchand). Par ailleurs, la modélisation du marché dutravail est enrichie par la distinction entre deux types de salariés - qualifiés et moinsqualifiés - permettant notamment d’évaluer l’impact de mesures ciblées de politiqueéconomique
Croissance de l’entreprise et risque de trésorerie : étude sur données d’exportations
Do liquidity constraints hinder firms’ entry in new markets? Exploiting an exogenous variationin payment delays triggered by a 2009 French reform, we use a unique combination ofadministrative data sets to test whether changes in working capital financing affect thepropensity to enter new export markets. The effect of the reform on payment delays isisolated using a threshold rule introduced by the law. The estimations strongly support theidea that access to working capital financing plays a key role in the expansion in internationalmarkets: a decrease in payment delays by ten days is found to raise cash holdings by 1.4percentage points and to increase the probability to reach a new foreign market by 0.4percentage points. By contrast, the evolution of the volume of exports or the probability ofexiting an export market do not seem to be affected by the variation of payment delays.Les contraintes de liquidités représentent-elles pour les entreprises un obstacle à l'entrée dans de nouveaux marchés ? Cette hypothèse est testée sur un échantillon de PME exportatrices françaises en utilisant une réforme inscrite dans la Loi de Modernisation de l'Economie (LME) de 2009 limitant les délais de paiement interentreprises à 60 jours. L'analyse empirique utilise la granularité des données de commerce international pour introduire des effets fixes marché à un niveau fin afin de contrôler pour des chocs simultanés à la réforme. L'effet de la réforme sur la variation des délais de paiement est isolé en utilisant comme instrument une mesure d'exposition à la limite des 60 jours. Les résultats suggèrent un effet causal des conditions de financement des besoins de fonds de roulement sur l'expansion à l'international: une baisse des délais de paiement de 10 jours supplémentaires conduit à une augmentation de la trésorerie de 1,4 point de pourcentage et une hausse de la probabilité d'entrer dans un nouveau marché de 0,4 point de pourcentage. Par contraste, aucun effet sur l'évolution du volume des exportations ou sur la probabilité de sortie d'un marché ne peut être mis en évidence
Sols artificialisés et processus d’artificialisation des sols, Déterminants, impacts et leviers d’action
Dans le pays à économie de marché qu’est la France, c’est principalement sur les marchés que s’expriment les dynamiques foncières et immobilières déterminant la construction. La question comporte trois aspects. Les agents privés, ménages et entrepreneurs, ont des comportements et prennent des décisions qui amènent à construire des terres. Les marchés, foncier et immobilier, agrègent les comportements de ces agents, en conduisant à des équilibres dans lesquels des constructions nouvelles sont réparties dans l’espace. Les pouvoirs publics agissent en utilisateurs directs de terres lorsqu’ils construisent des infrastructures de communication et des bureaux (administrations, services publics) ou en régulateurs des marchés fonciers et immobiliers lorsqu’ils corrigent leur fonctionnement. Les déterminants de la construction sur des terres nouvelles sont divisés en trois domaines. Les deux premiers étudient la construction à l’échelle d’une ville ou d’une aire urbaine, près du centre ou en périphérie, selon des mécanismes qui relèvent de l’économie ou de la géographie urbaine. Il s’agit d’analyser les différentiels (de prix, de coût de construction, de temps de transport, de politiques publiques, de répartition des aménités/nuisances) qui conduisent à construire au centre (en hauteur, en recyclant des terrains, en récupérant des friches ou des réserves foncières) ou en périphérie (par extension horizontale en tâche d’huile ou par sauts, par saupoudrage ou groupage des constructions). L’étude porte sur une aire urbaine, examinée tantôt du point de vue de l’unité urbaine centrale (la ville dense) et tantôt du point de vue de la couronne périurbaine (peu dense). Le troisième domaine porte sur les interactions d’un système de villes (au sens de l’économie géographique) qui constitue l’armature urbaine d’un pays, ce qui conduit à différencier le rythme et la localisation de la construction selon la place d’une ville dans cette armature : capitale, métropole régionale, petite ou moyenne ville, en étudiant les liens et les interactions entre ces centres urbains (concurrence, complémentarité, spécialisation). En bref, il s’agit de distinguer les dynamiques foncières et immobilières vues depuis la ville (point 1), celles vues depuis la couronne périurbaine (point 2) et les dynamiques de l’armature urbaine du pays (point 3), comme les trois dynamiques essentielles déterminant la construction
Le travail d’encadrement. Quelles évolutions ? Quels parcours ? Actes du séminaire « Âges et Travail », mai 2015
Le travail d’encadrement, choisi pour thème de séminaire 2015 « Âges et Travail » organisé par le Creapt, renvoie à des situations, fonctions, dénominations et positions hiérarchiques très diversifiées. Loin de disparaître, comme pourrait le laisser penser une tendance répandue à la suppression des niveaux hiérarchiques, l’encadrement concerne un nombre de plus en plus élevé de personnes au sein des entreprises, dans la production comme dans les services. Les encadrants sont aux prises avec les multiples tensions d’organisation qui attendent beaucoup d’entre eux. Ils sont responsables du suivi du travail d’une équipe dans plusieurs dimensions : efficacité, santé et sécurité du personnel. Ils ont aussi en charge la production d’indicateurs censés permettre tout à la fois de contrôler le travail et d’en rendre compte pour alimenter les mesures de performance. Ils gèrent encore des aspects relatifs à la réalisation de la production, tout en assurant un travail d’organisation et d’articulation entre différents niveaux de décision. Leur situation est d’autant plus difficile qu’ils sont pris à la fois dans une injonction d’autonomie et dans une forte dépendance sociotechnique aux contraintes parfois rigides. Dans la période actuelle d’intensification du travail, ces questions se posent avec une acuité particulière, mais elles sont encore trop peu étudiées. Qu’en est-il du travail d’encadrement, dans des conditions où les attentes à l’égard de ceux qui l’exercent sont renforcées ? Qu’en est-il de leurs conditions d’emploi, de leur carrière et de leur parcours ? Dans les changements et les mutations des organisations, quel est le rôle de leur expérience