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Le nouveau Mikrozensus en Allemagne. Un dispositif intégré des enquêtes auprès des ménages à l’horizon 2020
International audienceConducted for more than 60 years, the German Mikrozensus is a survey ofthe whole population, with a sampling rate of 1 %. It is the largest householdsurvey in the European Union. In accordance with the organisation of its statisticalsystem, the German Federal Statistical Office defines its methodology, which lookslike that of the French employment survey. And the data collection is carried outby the statistical offices of the Länder. From the beginning, focusing on issuesof household composition, housing, activities, income and training/qualification,the themes of the questionnaire have changed over time. The diversity of thefields covered makes it possible to carry out varied and detailed analyses of thestructural developments in the German society. By 2020-21, the new Mikrozensus willallow a greater rationalisation of the German household statistical survey system,for several reasons : integration of European surveys (ICT, SILC) into the questionnaire,new collection methods for the Labour Force Survey (integrated since 2005 intothe Mikrozensus), and introduction of Internet collection. This will provide Germanywith a high-quality framework for monitoring the country’s demographic and socialsituation, and flexible enough to meet new data needs.Mené depuis plus de 60 ans, le Mikrozensus allemand est une enquête sur l’ensemblede la population, au taux de sondage de 1 %. Il s’agit de la plus grande enquêteauprès des ménages de l’Union européenne. Conformément à l’organisation de sonsystème statistique, l’office fédéral de statistique allemand définit sa méthodologie,qui n’est pas sans rappeler celle de l’enquête emploi française. Et ce sont les officesstatistiques des Länder qui assurent la collecte des données. Privilégiant depuis ledébut les questions de composition du ménage, de logement, d’activités, de revenuset de formation/qualification, les thématiques du questionnaire ont changé au fildu temps. La diversité des domaines traités permet d’effectuer des analyses variéeset fines des évolutions structurelles de la société allemande. À l’horizon de 2020-21,le nouveau Mikrozensus va permettre une plus grande rationalisation du dispositifallemand des enquêtes statistiques auprès des ménages, pour plusieurs raisons :intégration d’enquêtes européennes (TIC, SRCV) dans le questionnaire, modalitésde collecte modifiées pour l’enquête emploi (intégrée depuis 2005 dans le Mikrozensus),et introduction de la collecte par Internet. Ceci dotera l’Allemagne d’un dispositifde grande qualité pour l’observation de la situation démographique et socialedu pays, et suffisamment souple pour répondre aux besoins nouveaux de connaissance
Le système statistique allemand. Une évolution facilitée par la réglementation européenne
International audienceThere are three main characteristics defining the organisation of Germany's Official Statistical System, a system which has been tailored to suit a federal republic. Firstly, mandatory legalism which requires that any statistical survey be governed by a specific law (or, in certain cases, by a delegated legislative act). Secondly, very pronounced decentralisation, with a Federal office of statistics, DESTATIS, and fourteen Landër offices of statistics which are independent thereof. Finally, high functional concentration and the absence of Ministerial Statistical Departments in the French sense of the term. Changes in European regulations have given the German Statistical System greater freedom, in particular the ability to make broader use of administrative data and to open up more statistical data in the world of research. They have also reinforced the role played by DESTATIS as a coordinator.L'organisation du système statistique public en Allemagne, adaptée à une république fédérale, présente trois caractéristiques principales. En premier lieu, un légalisme contraignant qui exige que toute enquête statistique soit régie par une loi spécifique (ou dans certains cas par un acte législatif délégué). En second lieu, une décentralisation très marquée avec un office statistique fédéral, Destatis, et quatorze offices statistiques des Länder qui en sont indépendants. Enfin, une forte concentration fonctionnelle et l'absence de services statistiques ministériels au sens français du terme. Les évolutions de la réglementation européenne ont donné des marges de liberté nouvelles au système statistique allemand, notamment des possibilités de recours plus large aux données administratives et d'ouverture accrue des données statistiques au monde de la recherche. Elles ont également renforcé le rôle de coordination de Destatis
Commentaire – L’auto‑assurance du risque dépendance est‑elle une solution ?)
International audienceThe financial risk associated with long-term care is partially insured in France and inall European countries. However, the level of coverage across all countries is significantly lowercompared to health risk. Public coverage varies widely from country to country, although inmost cases households are left to bear a significant proportion of the cost burden. Since LTC riskoccurs at the end of life, the use by households of their financial and housing assets to financetheir LTC expenses – in other words, self-insurance – may appear as one solution. Using datafrom the SHARE survey, the study by Carole Bonnet, Sandrine Juin and Anne Laferrère aims toaddress this question head-on and to assess the extent to which self-insurance could meet thefinancing needs of long-term care in Europe. This comment considers the approach taken by theauthors before discussing the implications of their analysisLe risque financier associé à la dépendance est partiellement couvert en France etdans l’ensemble des pays européens, partout sensiblement moins bien que le risque sanitaire.La couverture publique varie sensiblement d’un pays à l’autre mais laisse la plupart du tempsun reste‑à‑charge important aux ménages. Le risque dépendance survenant en fin de vie, lamobilisation du patrimoine financier et immobilier des ménages pour financer leur dépendance,autrement dit l’auto‑assurance, peut apparaître comme une solution. L’article de Carole Bonnet,Sandrine Juin et Anne Laferrère propose, en mobilisant les données de l’enquête SHARE, deconsidérer frontalement cette question et d’évaluer dans quelle mesure l’auto‑assurance peutrépondre aux besoins de financement de la dépendance en Europe. Ce commentaire revient surla démarche des auteures puis discute les implications de leur analyse
Introduction – La chaîne de valeur des données de caisse et des données moissonnées sur le Web
International audienceWith the advent of scanner and web scraped data, “big data” sources are increasingly finding their way into official statistics. This second part of the specialissue on “Big Data and Statistics” is devoted to developments in the use of these data for consumer price indices. To what extent are big data different to more traditional data sources such as the collection of prices in the field, and how do they change the process of producing consumer price indices? The four papers in this special issue address these questions by means of the experiences gained in the statistical offices of France, Sweden and the Netherlands. This introduction puts them into perspective vis‑à‑vis the value chain of scanner and web scraped data and looks at some further issues for research in this field.Avec l'avènement des données de caisse et des données du Web, les « big data » trouvent de plus en plus leur place dans les statistiques officielles. Cette deuxième partie du numéro spécial « Big Data et statistiques » est consacrée à l'évolution de l'utilisation de ces données pour les indices des prix à la consommation. Dans quelle mesure les données massives sont-elles différentes des données de sources plus traditionnelles, comme la collecte des prix sur le terrain, et comment changent-elles le processus de production des indices des prix à la consommation ? Les quatre articles de ce numéro spécial traitent de ces questions à partir de l'expérience acquise par les instituts de statistique de la France, de la Suède et des Pays-Bas. Cette introduction les met en perspective par rapport à la chaîne de valeur des données de caisse et des données moissonnées sur le Web et évoque quelques autres enjeux pour la recherche dans ce domaine
Les déterminants de la redistribution monétaire, une analyse en comparaison internationale
Comité scientifique : Thomas Breda, Laurent Caussat, Janet C.Gornick, Bruno PaliervDans le présent travail, en nous appuyant sur une base de données précédemment construite, nous cherchons à obtenir une image précise de la redistribution opérée par les différents pays de notre échantillon. La première partie caractérise la réduction des inégalités obtenue par les différents Etats : nous identifions les Etats qui adoptent une stratégie ciblée sur la réduction de la pauvreté, et ceux qui appliquent une stratégie plus générale d'égalisation des revenus tout au long de la distribution. La seconde partie explore la structure des systèmes de prélèvements obligatoires directs sur les ménages. Nous analysons en particulier le rôle des cotisations sociales dans la capacité redistributive du système, ainsi que les analogues structurelles que l'on retrouve d'un pays à l'autre. Un note finale compare les résultats que nous obtenons avec ceux d'une étude récente menée par une autre équipe de recherche, concernant la redistribution effective des systèmes socio-fiscaux de la France et des Etats-Unis
Relations sociales et ajustements à la crise : une analyse microstatistique comparative franco‐britannique
International audienceDans cette étude comparative sur la France et la Grande‐Bretagne, les auteurs analysent les liens entre relations professionnelles et ajustements (des effectifs et des salaires) face à la crise de 2007–2008, en s'appuyant sur deux enquêtes au niveau des établissements, fortement comparables, l'une britannique (WERS), l'autre française (REPONSE), collectées en 2010–2012. Malgré des contextes différents (composition du tissu productif, temporalité et impact de la crise), les liens entre relations sociales et stratégies d'ajustement semblent proches (la présence syndicale ne suffisant pas à empêcher les ajustements). La différenciation des systèmes de relations professionnelles ne permet donc pas d'expliquer les divergences de modes d'ajustement constatées au niveau macroéconomique
Effets de la parentalité le long de la distribution des salaires : le rôle des incitations financières
We relate women's labor earnings losses due to motherhood to their pre-childbirth rank in thedistribution of hourly wages. Using French administrative data from 2005 to 2015, we show these"child penalties" to decrease steeply along the distribution; by contrast, related hourly wage losses arepretty homogeneous. Low-wage mothers opt out or decrease their working hours more frequently; themagnitude of such responses is completely monotone along the distribution. This empirical evidencehighlights the relevance of financial incentives and suggests that child penalties arise from decisionsbased on the gains of specialization, rather than on gender differences in preferences or on gendernorms.Nous relions les pertes de revenu salarial consécutives à l'arrivée d'un enfant pour les femmes à leur position dans la distribution de salaire horaire avant cette naissance. En mobilisant des données administratives françaises couvrant la période 2005-2015, nous montrons que ces pertes de revenu salarial s'atténuent nettement le long de la distribution. Au contraire, les pertes de salaire horaire sont relativement homogènes. Les mères dont les salaires horaires sont les plus bas avant la naissance interrompent leur carrière ou réduisent leurs heures de travail bien plus fréquemment que les autres. L'ampleur de ces décisions d'offre de travail est strictement monotone le long de la distribution de salaire horaire. Ce fait stylisé souligne le rôle des incitations financières à l'activité pour les mères, et suggère que les pertes de revenu salarial dues aux naissances découlent de décisions fondées sur les gains économiques de la spécialisation au sein des ménages, plutôt que de préférences différentes entre femmes et hommes, ou de normes de genre
Comportements et pratiques des médecins : exercer dans les zones les moins dotées, cela fait-il une différence ?
International audienceAccording to recent projections, the number of private practice physicians will decrease by 30 % by 2027 and the standardised density will continue to decline up to 2023, thus creating territorial inequalities in physicians’ distribution in mainland France. This article focuses on the adaptations that private general practitioners (GPs) make when they already practice in underserved areas. The data used are those of the third panel of general practitioners matched with indicators provided by the Social Security (CNAMTS). We used the local potential accessibility indicator developed by IRDES and DREES to define the underserved areas for general practitioners. Our results show that GPs’ consultation rhythm is higher in underserved areas, while the overall working-time is not very responsive to the local medical density. We also find some statistically significant differences in practices : more frequent prescription of certain drugs, less referrals to paramedical care, probably less regular gynaecological follow-up, for GPs practicing in underserved areas compared to their counterparts in better-served areas. However, it appears that there are no significant differences regarding the indicators of Rémuneration sur objectifs de santé publique (ROSP) [French supplementary payment-for-performance] program, which could allow a first assessment of the quality of care.Selon les projections récentes, les effectifs de médecins libéraux diminueront de 30 % d’ici à 2027 et la densité standardisée diminuerait jusqu’en 2023, créant des poches de sous-densité relativement nombreuses sur le territoire français métropolitain. L’article s’intéresse aux ajustements que les médecins généralistes de ville mettent en œuvre lorsque, sur leur territoire, ils sont d’ores et déjà confrontés à cette raréfaction. Les données utilisées sont celles du troisième panel des médecins généralistes enrichies d’indicateurs fournis par la CNAMTS. Nous nous sommes appuyés sur l’indicateur d’accessibilité potentielle localisé, développé par l’IRDES et la DREES, pour définir les zones les moins dotées en généralistes. En comparant les comportements des généralistes exerçant dans les zones les moins dotées à leurs homologues des zones mieux dotées, il est apparu d’abord que le planning d’activité du médecin tend à s’intensifier plutôt qu’à s’allonger. Nos données semblent en effet montrer que les rythmes de consultation dans les zones les moins dotées sont plus élevés, alors que le temps de travail global des généralistes s’avère quant à lui peu réactif à la densité en médecins alentour. On note aussi quelques différences statistiquement significatives sur les pratiques médicales : usage accru de certains médicaments, moins de renvoi vers des soins paramédicaux, suivis gynécologique probablement un peu moins réguliers, etc. Cependant, il semble que les différences ne sont pas statistiquement significatives pour les indicateurs de qualité des pratiques rattachés au dispositif de rémunération sur objectifs de santé publique (ROSP)
Utiliser les données de caisses pour le calcul de l’indice des prix à la consommation
International audienceScanner data are data gathered by large retailers when consumers go to pay for their goods in store. From January 2020 onwards, these enormous volumes of data will be used to calculate the consumer price index (CPI). The comprehensive coverage of the field by these data and the detailed knowledge of household consumption that they provide are major steps forward when it comes to producing price statistics: they improve, in particular, their accuracy and ultimately mean that new statistics can be produced (more detailed indexes, regional indexes, average prices and spatial price comparisons). However, they also require that a number of new solutions be found, in particular in terms of automated processing. Choosing a big data IT solution and using a barcode dictionary help enable these data to be exploited whilst preserving the concepts of the CPI, in particular the reference to a fixed basket of goods.Les données de caisses sont des données recueillies par les enseignes de la grande distribution quand le consommateur passe à la caisse des magasins. Ces données très volumineuses seront utilisées pour calculer l'indice des prix à la consommation (IPC) à partir de janvier 2020. La couverture exhaustive du champ par ces données, la connaissance fine de la consommation des ménages qu'elles apportent sont des avancées majeures pour la production de statistiques des prix : elles en améliorent, notamment, la précision et permettent à terme de produire de nouvelles statistiques (indices plus détaillés, indices régionaux, prix moyens, comparaisons spatiales des prix). Cependant, elles obligent également à trouver un certain nombre de solutions nouvelles, en particulier en termes d'automatisation des traitements. Le choix d'une solution informatique big data, le recours à un référentiel des codes-barres contribuent à pouvoir exploiter ces données, tout en conservant les concepts de l'IPC, notamment le recours à un panier fixe de produits