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    Les liens entre télétravail et productivité pendant etaprès la pandémie de Covid‑19

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    International audienceMotivated by the sudden adoption of telework in the wake of the COVID‑19 pandemic,the OECD Global Forum on Productivity (GFP) undertook an online survey among managers andworkers in 25 countries about their experience and expectations on telework, with a particularfocus on productivity and well‑being aspects. Respondents had an overall positive assessmentfrom teleworking both for firm performance and for well‑being, and wish to increase the share ofteleworkers from pre‑crisis levels. On average, the ideal amount of telework is envisaged around2‑3 days per week, in line with the idea that the benefits (e.g. less commuting, fewer distractions)and costs (e.g. impaired communication and knowledge flows) are balanced at an intermediatelevel of telework intensity. Further adaptive changes from management are also needed, such asthe coordination of schedules and further investments in ICT tools and skills.Motivé par l'adoption soudaine du télétravail à la suite de la pandémie de Covid-19, le Forum mondial de l'OCDE sur la productivité (Global Forum on Productivity) a mené une enquête en ligne auprès de dirigeants et d'employés de 25 pays sur leur expérience et leurs attentes en matière de télétravail, en mettant en particulier l'accent sur la productivité et le bien-être. Les répondants ont une opinion globalement positive sur le télétravail, tant du point de vue de la performance de l'entreprise que de celui du bien-être individuel, et souhaitent que la part des télétravailleurs augmente par rapport aux niveaux d'avant la crise. En moyenne, ils estiment le volume idéal de télétravail à 2-3 jours par semaine, ce qui est cohérent avec l'idée que les avantages (moins de déplacements domicile-travail, moins de distractions, etc.) et les inconvénients (détérioration de la communication, moindres échanges de connaissances, etc.) s'équilibrent à un niveau intermédiaire d'intensité de télétravail. Les dirigeants devront également opérer d'autres changements, comme la coordination des emplois du temps ou encore des investissements supplémentaires dans les outils et compétences en technologies de l'information et de la communication (TIC)

    De la mixité des ascendances à l’hybridation des généalogies

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    L’enregistrement des origines des enquêté·es sur trois générations dans l’enquête « Trajectoires et Origines 2 » permet de saisir les effets de près d’un siècle d’immigration sur la diversité des origines de la population française. En reprenant les catégories conventionnelles des générations d’immigration, nous étudions en coupe les strates d’immigration afin d’étudier la morphologie de la société française. Nous réalisons ce travail sur les enquêté·es en étudiant la mixité de leur ascendance, la mixité des unions qui détermine une grande part des dynamiques d’hybridation futures et en décrivant l’ascendance des enfants des enquêté·es, permettant de détailler la morphologie des petits-enfants d’immigré·es. Si la diversité des lignages montre comment les immigré·es d’hier ont été progressivement intégré·es dans les familles du groupe majoritaire, nous insistons aussi sur la manière dont ce processus d’interpénétration des lignages fait de l’hybridité de la population française une forme en devenir. En effet, si près d’un tiers de la population métropolitaine a un lien direct avec l’immigration parce qu’elle est immigrée ou a un parent ou grand-parent immigré, cette proportion monte à 41 % lorsqu’on tient compte non seulement de l’expérience personnelle de la migration, de l’ascendance, mais aussi de l’union avec une personne ayant un lien à l’immigration. Cette dynamique d’hybridation s’observe pour le moment pour les migrations européennes de l’entre-deux guerres et il est encore trop tôt pour dire si les immigrations post-coloniales suivront la même dynamique démographique. On identifie cependant à ce stade davantage de lignées homogènes pour les petits-enfants des immigré.es du Maghreb, d’Afrique subsaharienne et de Turquie et Moyen Orient, où le rapport aux origines est ainsi susceptible d’être plus vivace

    [Entretien] Enquêter sur (et avec) les sans-domicile : une trajectoire de recherche

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    L’effet du « jour de carence » sur les absences pour maladie ordinaire, la santé perçue et le recours aux soins à court-terme

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    Since January 2018, as was the case from January 2012 to December 2013, the first day of ordinary sick leave is no longer compensated for French civil servants. Using comprehensive administrative data from the Ministry of Education for the period 2006-2019, this study evaluates the impact of this "waiting day" on the absenteeism of public education employees, who represent about 16% of civil servants (and 37% of state civil servants). We show that, on average, the waiting day is associated with a 23% reduction in sick leave episodes and a 6% reduction in their cumulative annual duration. The effect decreases with the duration of the absence episode, with the shortest sick leave episodes being most affected (-44% for episodes lasting exactly one day, -27% for episodes lasting 2-3 days). Weshow that women, the least qualified employees and those working in priority teaching areas are more likely to be absent, including when a waiting day is applied, and are therefore the most financially penalised by this measure. Second, we examine the impact of this reform on the perceived health and use of health care by civil servants. We compare all civil servants with private sector employees (double difference strategy) using the Labour Force Survey (Insee, period 2013-2019) and the Working Conditions Survey (Dares, 2013 and 2016) matched with health insurance data (Cnam, period 2012-2017). We show that the waiting day had no significant effect on the perception of general health status, medical visits (general practitioners and specialists), drug dispensing and hospitalisations. The available data do not allow us to examine the productivity of the working days "generated" by the waiting day, nor to draw conclusions on individual productivity and the performance of administrations.Depuis janvier 2018, comme auparavant entre janvier 2012 et décembre 2013, le premier jour de congé de maladie ordinaire (CMO) n'est plus indemnisé pour les agents de la fonction publique française. Cette étude évalue l'effet de ce "jour de carence" sur les absences du personnel du secteur public de l'éducation nationale, soit environ 16 % des agents de la fonction publique (et 37 % de la fonction publique d’état), à partir de données administratives exhaustives sur la période 2006-2019. Nous montrons que le jour de carence s’accompagne en moyenne d’une baisse de 23 % des épisodes de CMO, et de 6 % de leur durée annuelle cumulée. L’effet décroît avec la durée de l’épisode d’absence, les CMO les plus courts étant les plus affectés (-44 % pour les épisodes d'un jour exactement, -27 % pour les épisodes de 2-3 jours). Nous montrons que les femmes, les personnels les moins qualifiés et ceux exerçant en éducation prioritaire sont plus fréquemment absents, même en présence d'un jour de carence, et donc les plus pénalisés financièrement. Dans un second temps, nous examinons l’effet de cette réforme sur la santé perçue et le recours aux soins des salariés de la fonction publique. Nous comparons l’ensemble des agents de la fonction publique aux salariés du secteur privé (double différence) à partir de l’enquête Emploi en continu (Insee, période 2013-2019) et de l’enquête Conditions de travail (Dares, 2013 et 2016) appariée aux données de santé de l’Assurance maladie (Cnam, période 2012-2017). Nous montrons que le jour de carence n’a pas eu d’effet notable sur la perception de l'état de santé général, les visites médicales (généralistes et spécialistes), les délivrances de médicaments et les hospitalisations. Les données disponibles ne permettent pas d'examiner la productivité des journées de travail «générées» par le jour de carence, ni de conclure en matière de productivité individuelle et de performance des administrations

    "Colonial statistics in Francophone territories between the 19th and the 21st centuries: a mirror of imperial illusions?"

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    International audienceSince the DATAWAR project is mainly concerned with the perceptions of data by contemporary practitioners: 'prediction', 'reactivity', 'objectivity', etc., I propose to approach these data from a cross-disciplinary historical perspective, focusing on statistical data.The point of view proposed is that of a historian whose research focuses on public (statistics) and private (accounting) figures in the contemporary world. I began with a history thesis on INSEE from its origins to 1961, a monograph on the producer of public figures, its players and their relations with political, economic and social reality, based on the institution's archives. This research gave me the opportunity to meet and interview the pioneers of today's INSEE. This work was followed up by an Habilitation to direct research, still on figures, but this time on the figures of private players, the accounting figures. The aim of the work was to understand why, how and when French business leaders agreed to count with one voice, i.e. to apply uniform accounting rules imposed by the State to calculate their profits. I'll give you the answer: they never agreed, despite the regulations introduced late (1965), because the practice of double accounting is a reality...That's where I'm coming from. Two research programmes that I coordinate, an ANR (COCOLE - "Counting in a colonial situation") and an International Research Network (COUNT) on the same theme and in collaboration with several universities and research centres in French-speaking Africa, focus my research on the history of figures in a colonial and post-colonial situation. I'll say more about this later

    Aides publiques et performances des entreprises néesmondiales

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    International audienceAnalyses of born‑global firms have not yet provided a comprehensive picture of therole of public aid in supporting those firms that specifically seek to internationalize early andintensively. To fill this gap, this paper uses a unique dataset that combines comprehensive infor-mation about both the production and export activities of newly established French manufactur-ing firms and a variety of public support instruments allocated to those firms by Bpifrance, theFrench public investment bank. Our key result is that French born globals are less likely thantheir more traditional exporting counterparts to receive public aid dedicated to generally sup-port their investment projects. By contrast, they are as or more likely to receive public aids spe-cifically dedicated to support their innovation and internationalization projects. We also showthat the returns on aid dedicated to investment projects are especially high for born globals.We conclude that there is room to improve the allocative efficiency of public support towardsborn‑global firmsL'étude des entreprises à internationalisation précoce et intensive n'a pas encore permis de dresser un tableau complet du rôle joué par les aides publiques sur leur trajectoire. Pour combler ce manque, cet article utilise un ensemble original de données qui combine des informations détaillées sur les activités de production et d'exportation des entreprises manufacturières françaises récemment créées avec des données sur les aides publiques qui leur sont allouées par Bpifrance, la banque publique d'investissement française. Notre principal résultat est que les entreprises « nées mondiales » (born global) françaises sont moins susceptibles de recevoir une aide publique visant à soutenir leurs projets d'investissement que les jeunes entreprises exportatrices plus traditionnelles. En revanche, elles sont autant, voire plus, susceptibles de recevoir des aides publiques spécifiquement destinées à soutenir les projets d'innovation et d'internationalisation. Nous montrons également que le rendement des aides aux projets d'investissement est particulièrement élevé pour les entreprises nées mondiales. Nous concluons qu'il est possible d'améliorer l'efficacité de l'allocation des aides publiques à ces entreprises

    Déplacements domicile-lieu d'études et bilan carbone des mobilités étudiantes à La Réunion

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    International audienceLa mobilité est un élément clé des politiques publiques, notamment à La Réunion où les déplacements sont marqués par la prédominance historique de la voiture et une congestion routière croissante impactant l’environnement. Pour faire face à ces enjeux, les collectivités territoriales se sont engagées dans une stratégie de mobilité durable. Concernant les personnes inscrites dans des établissements d’études supérieures, l’enjeu est particulièrement fort : ces établissements sont de plus en plus nombreux, assurant une diversification de l’offre de formation et accompagnant la montée en qualification de la population réunionnaise au fil des décennies. Cette augmentation de l’offre se déploie simultanément avec une augmentation du nombre de formés, avec une inadéquation croissante entre les lieux où les étudiants résident et ceux où ils étudient (Genevois, Wolff, 2023). Cette double évolution se traduit par des distances parcourues en moyenne croissantes entre 2009 et 2019 par étudiant. Ce constat peut être prolongé en chiffrant le bilan carbone de ces déplacements, en les rapprochant des évolutions des comportements et des modes de transports. Ce travail mobilise les données Insee du recensement de la population en 2009 et en 2019, afin de croiser les analyses en matière de distance domicile-études et de modes de transport et pouvoir simuler le bilan carbone attribuable à ces activités

    Évaluation de l'Index de l'égalité professionnelle

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    Enjeux :En septembre 2018, le gouvernement français a pris un ensemble de mesures visant à réduire les inégalités femmes-hommes, parmi lesquelles la mise en place de l’Index de l’égalité professionnelle. Depuis 2019, toutes les entreprises privées de plus de 50 salariés doivent calculer cet indicateur et obtenir une valeur minimale à cet Index, à défaut de quoi elles s’exposent à des sanctions. Cet Index introduit, pour la première fois dans les politiques de lutte contres les inégalités liées au sexe, une obligation de résultat pour les entreprises et non seulement une obligation de moyens.Présentation :Cette étude a évalué l’impact de la mise en place de l’Index de l’égalité professionnelle sur les inégalités entre femmes et hommes dans l’entreprise. Pour ce faire, elle s’appuie sur les données déclarées par les entreprises et les données administratives détaillées concernant les rémunérations et heures travaillées par l’ensemble des salariés du secteur privé.Enseignements clés :1. La couverture de l’Index est très imparfaiteSeulement 50 % des entreprises (44 % des PME-PMI et 93 % des entreprises de plus de 1 000 salariés) normalement assujetties déclarent une note sur 100 points.Seul un quart des salariés du secteur privé sont concernés par le calcul de l’indicateur d’écart salarial de l’Index.2. La mise en place de l’Index n’a pas d’effet détectable sur les inégalités femmes-hommes dans les entreprises concernéesLes entreprises de moins de 50 salariés (non assujetties à l’Index) et celles de plus de 50 salariés (assujetties à l’Index) ont des trajectoires remarquablement parallèles en termes d’inégalités femmes-hommes entre 2010 et 2020. On n’observe pas de changement de tendance pour les entreprises assujetties après la mise en place de l’Index en 2018.3. L’Index tend à invisibiliser les inégalités réelles entre femmes et hommesLes bons résultats obtenus par les entreprises pour les écarts de rémunération sont liés à deux choix méthodologiques discutables faits pour le calcul de l’indicateur d’écart de salaire de l’Index : l’application d’un seuil de tolérance (tous les écarts inférieurs à 5 % sont ramenés à 0) l’utilisation des hommes comme catégorie de référence pour normaliser les écarts (les écarts dans chaque groupe sont divisés par le salaire moyen des hommes, ce qui les réduit quand les femmes sont moins bien payées que les hommes mais les augmentent dans le cas inverse).4. Les entreprises qui déclarent leur Index ne sont pas plus vertueuses – au sens de leur performance en matière d’égalité professionnelle – que celles qui ne déclarent pasLes données administratives utilisées dans l’étude permettent de mesurer les inégalités femmes-hommes à la fois pour les entreprises qui déclarent un Index et celles qui ne le déclarent pas : les entreprises qui ne déclarent pas leur Index ou déclarent ne pas pouvoir le calculer ne sont pas plus inégalitaires que les autres. Elles reportent en revanche des notes à l’indicateur d’écart salarial supérieures à celles recalculées à partir des données administratives.On observe que pour l’indicateur simple et transparent que constitue la part des femmes parmi les dix plus hautes rémunérations, les déclarations des entreprises concordent avec leurs résultats reconstruits alors que cela n’est plus vrai pour l’indicateur complexe et ajustable d’écart salarial. Cela suggère que l’utilisation d’indicateurs complexes et peu transparents peut permettre aux entreprises d’invisibiliser leurs inégalités réelles

    Open access to data at the Ministry of the Armed Forces

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    International audienceThe Ministry of the Armed Forces, whose priority mission is to ensure the protection of France's territory, population and interests throughout the world, produces data. Some data can be placed in open source, while others are protected by national defence secrecy and are therefore off-limits to the general public. In this binary world, however, there are intermediate cases where the data is both sensitive and of interest for research purposes. The ministry's statistical service, S2E, which has the same prerogatives as the fifteen other ministerial statistical services (SSM), is at the heart of what seems at first sight to be an irreconcilable conflict: preserving data security while encouraging openness. In addition to the strict application of statistical confidentiality due to their sensitivity, some data may require additional mechanisms to be implemented to ensure dissemination or access, generating an impression of scarcity or even absence. The first reason for this impression of defence data scarcity is the desire not to allow sensitive information on armaments or the defence industry, or even battlefield data, to be disseminated freely. The second relates more directly to the statistician's environment; the lack of defence-specific nomenclatures requires additional statistical investments. Not all the data produced by the Defence SSM falls into this category, and some do not present any problems of openness. Using a number of examples, this article describes the constraints imposed on the dissemination of statistical data in a context of increasing demand for open data, as well as the innovative mechanisms proposed to overcome them

    How should we present our data to communicate better? Datavisualisation: overview and simplicity

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    International audienceThe image is a powerful vector of transmission: messages are passing quite instantly from the eye to the brain where they become information. That's why image has been used by statisticians, starting from 19th century when maps and charts were made popular (Rendgen, 2020). Storytelling was added to spell out the intended message, before web technologies completed the scope by enabling the general public to easily access a very large amount of data and by helping to comprehend them through dynamic media. Graphic semiology and design are complementary: semiology has improved the effectiveness of illustrations in terms of comprehension; design helps to reduce the reading effort. When it comes to producing a datavisualisation or dataviz, the statistician's basic rules must be kept in mind (metadata, rigour and presentation of figures). When implementing, simple and generic solutions should drive choices to enhance user experience and enable statisticians to keep the control for technology, especially in the highly evolving environment. Using dataviz, a mean of communication, official statistics continue to enlighten public debate and to keep it well informed with large amounts of highly accessible data

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