Les Cahiers du GREMS
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LES ENJEUX DE LA VALENCE VERBALE DANS LE JEU DISCURSIF CHEZ ÉLECEIS ZODEKON
Les actants désignent les êtres ou les choses qui, d’une manière ou d’une autre, participent au procès exprimé par le verbe. La valence représente donc le nombre d’actants que doit solliciter un verbe pour être saturé. C’est cette notion qui permet à Lucien Tesnière de distinguer les verbes à valences variables. À travers cette classification, on croit résoudre les problèmes de fonctionnement syntaxique du verbe. Ce qui semble ne pas convenir à Élecéis Zodékon, romancier béninois, chez qui la construction verbale présente un tout autre visage. En effet, ce dernier construit les verbes en transgressant cette taxinomie. Aussi cette distorsion syntaxique favorise-t-elle le renouvellement de la catégorie desdits verbes. La réflexion suivante vise à cerner les implications sémantiques du non-respect de la valence verbale dans le discours d’Élecéis Zodékon
OBJETS CONNECTÉS ET MUTATIONS SOCIALES DANS LES DEUX PRINCIPALES VILLES DU BURKINA FASO : OUAGADOUGOU ET BOBO DIOULASSO
Au Burkina Faso, l’insertion des objets connectés a eu des répercussions sociales importantes au niveau de la pratique de la démocratie et au niveau des rapports entre citoyens. Toutefois, l’enjeu des compétences reste un aspect important dans le savoir-faire en matière d’utilisation des objets connectés. En outre, l’on observe que bon nombre de pratiques quotidiennes sont fortement influencées par ces appareils devenus indispensables. Cette étude est le résultat d’une enquête réalisée auprès de 87 usagers résidant à Ouagadougou et à Bobo Dioulasso
EXISTE-T-IL UNE LOGIQUE DANS LE GENRE DES NOMS COMPOSÉS FRANÇAIS ?
Le genre des noms composés en français pose problème à certains locuteurs. Le projet de l’article a été de chercher à savoir s’il existe une règle sur le genre des noms composés français. Pour y répondre, en se servant d’un dictionnaire comme corpus, l’analyse a permis de montrer que, dans la grande majorité des cas, il est impossible de formuler une règle générale sur le genre grammatical des noms composés. Les seules formulations possibles de règles le sont par sous-systèmes. Autrement dit, le genre des noms composés reste arbitraire, avec cependant une relative motivation pour certains
LA LOGIQUE DE L’EXPRESSION DU FONCTIONNEMENT DE LA NÉGATION CHEZ JEAN-MARIE ADIAFFI ET CHEZ TIDIANE DEM
La négation est une notion à la fois vaste et complexe. La complexité de la négation, en effet, est liée aux diverses interprétations qu’elle admet dans son fonctionnement. Le regard porté sur ce phénomène linguistique dans Les Naufragés de l’intelligence et Masséni révèle des expressions autres que celles habituelles qui traduisent la négation standard. Par ces jeux de mot, ADIAFFI et DEM émettaient unvoeu ardent, celui de voir une Afrique capable de transcender
COMPLEXITE SOCIALE, COMMUNAUTES SEMIOTIQUES ET DISCURSIVISATION
Cette contribution reproblématise l’Espace public africain en questionnant la coénonciation. Elle tente de (re)définir l’espace public comme espace d’interlocution et comme processus sémiosique. D’où une triple présupposition : l’émergence de communautés sémiotiques comme condition de production et de partage des significations, la coénonciation qui en résulte en tant que praxis voire praxéologie réintroduisant le corps et la subjectivité comme lieux de la perception sémiotique, et la délimitation des territorialités comme lieux d’identification, d’affirmation d’altérités, d’agencement de singularités incommensurables et d’axiologisation par les légitimités énonçantes. Une approche anthropo-sémiotique analysera la sémiogenèse des pratiques sémiotiques sénégalaises dans la constitution d’un espace public
ẺTUDE DIACHRONIQUE DE L’EXPRESSION DE LA PẺRIODE PASSẺE DANS CHANTS D’OMBRE DE LẺOPOLD SẺDAR SENGHOR
L’indicatif désigne le mode des verbes d’action ou d’état d’une manière certaine. Il situe un événement dans l’époque passée, présente ou future. C’est pourquoi il paraît intéressant de s’interroger sur une étude diachronique de l’expression de la période passée. Les temps verbaux véhiculent le témoignage de nos faits et gestes, de nos actes, de nos opinions personnelles, de notre antériorité, de nos regards dans le temps et dans l’espace. Dans Chants d’ombre, le poète peint sans complaisance, par le canal des temps verbaux, relevant de la période passée, la réalité sociohistoriquede sa race, tout en ne négligeant pas la sienne
EMPLOI DU PHRASÈME COMME QUOI EN FRANÇAIS ÉCRIT AU CONGO
Cet article porte sur l’emploi du phrasème "comme quoi" en tant que terme ténu de validation ou de focalisation des configurations syntaxiques antéposées et/ou postposées. Envisagée comme « auxiliaire sémantique », cette combinatoire se particularise, entre autres, par son emploi en tant que phrasème tête des configurations non spécifiques et expression frontale des formules parémiologiques, voire des collocations. Dans d’autres paramètres syntaxiques, cette unité phraséologique survient, d’abord, de façon intégrative sans être incident à un quelconque signe de ponctuation. Ensuite, dans les exemples où il s’emploie après une virgule puis dans ceux où il est enchâssé entre deux virgules. In fine, il y a les passages où cette expression polylexicale survient de façon aposiopésique. Par ailleurs, le terme « comme » dans cette structure revêt un sens énonciatif. Il signale les conditions d'énonciation du dire et présente une appréciation de la force assertive. "Comme quoi" est un connecteur linguistique de mise en relief. Il marque une conformité entre l’énoncé de droite et le précédent en y établissant un rapport de contigüité. L’incidence grammaticalede ce phrasème n’est certes pas facile à circonscrire, mais il est tentant de retenir que la langue française s’est dotée d’un bel outil syntaxique d’introduction des propositions fortement énonciatives. Le suremploi de cette combinatoire dans la presse écrite congolaise s’explicite par le souci des rédacteurs de sortir le lectorat de l’indétermination, entendu que dans le roman, il est beaucoup plus d’ordre stylistique. Et les formes négatives dont ce phrasème clarifie le sens ne concernent pas uniquement les outils de négation absolue tels que « ne…pas », voire « jamais », mais portent également sur quelques lexies dégageant les mêmes sèmes
ELEMENTS POUR UNE ANALYSE DE « QUE », TÊTE DE CONSTRUCTION INTERRONEGATIVE
Il y a deux fonctionnements du morphème « que » en position de tête d’interronégative. Le premier correspond à l’interronégative construite avec un complément d’objet direct. « Que » signifie alors « pourquoi » et l’effet de sens obtenu, c’est l’expression de sentiments vifs de nature variable. Le deuxième, c’est lorsqu’il n’y a pas de complément d’objet direct à l’intérieur de l’interronégative. « Que » peut commuter avec « qu’est-ce que ». Comme interprétation sémantique, il y a un effet de rhétorique quepeut renforcer l’ajout d’un syntagme antéposé ou postposé, introduit par « si », « pour » ou « pour que »
L’INTERCOMPREHENSION ENTRE L’ABIDJI ET L’AKYE : POUR UNE DIDACTIQUE DES LANGUES A TRAVERS L’ADJECTIF
Notre contribution analyse l’intercompréhension entre l’abidji et l’akyé à travers l’exemple de l’adjectif. L’axe majeur de notre étude est fondé sur les similitudes relevées dans la formation de ces items adjectivaux. L’objectif de cette étude est de vérifier que la typologie des bases adjectivale, verbo-nominale ou base rédupliquée est commune aux deux langues. Comprendre la morphologie des adjectifs en akyé rien qu’en comprenant celle de l’abidji et exploiter les similitudes dans l e but de renforcer l’intercompréhension dans les deux langues peuvent servir d'outil dans l’apprentissage et la didactique des langues. 
A CROSS LINGUISTIC VARIATION BETWEEN KISUUNDI KYA MAYAMA (K.K.M) AND KIKOONGO KYA NSEKE (K.K.N).
: This contribution compares the phonematic systems of Kisuundi kya Mayama and Kinseke, two Koongo language varieties, with a particular attention to their intelligibility. Accordingly, it comes out of discussion that both Kisuundi kya Mayama and Kinseke attesttwenty-one similar consonant phonemes, where four / ɤ, s, z, d/ get to allophonize in Kisuundi kya Mayama and three /ɤ, s, z / in Kinseke, and five vowels. So being, phonological processes like prenasalization, palatalization, palatoalveolarization, apicoalveolarization, incrementization, decrementization and long distance assimilation appearing as stable phonological assimilatory processes in the two language varieties. Finally, it issues from the discussion that the two language varieties share intelligibly a percentage of 69,80% making them more endo-exogenous than exo-endogenou