Interfaces numériques (E-Journal)
Not a member yet
501 research outputs found
Sort by
Représentations sociales des TIC chez les lycéens dakarois (Sénégal)
Au Sénégal, l’introduction des TIC est en nette progression dans plusieurs domaines, notamment celui de l’éducation. Dans le but de comprendre ce que les lycéens en font, cette étude est d’abord axée sur les représentations. L’article présente, en partie, les résultats d’une enquête exploratoire réalisée à Dakar dans le cadre de ma thèse de doctorat soutenue en 2017. L’objectif est d’étudier le lien entre les représentations sociales des technologies chez ces élèves et leurs logiques d’usages.In Senegal, the introduction of ICTs is making significant progress in several areas, including education. In order to understand what high school students, do with it, this study focuses first on representations. This article presents, in part, the results of an exploratory survey carried out in Dakar as part of my doctoral thesis defended in 2017. The objective is to study the link between the social representations of technologies in these students and their usage patterns
Approche interdisciplinaire des pratiques numériques d’appropriation musicale
Face au danger d’une perte définitive du corpus musical accessible en ligne, les auteurs proposent une méthode de recherche qui tienne compte du caractère inconstant du classement et du stockage pratiqués par l’usage des nouveaux supports numériques sonores. Le geste du nouveau collectionneur qui échange, transmet ou met en ligne de la musique est ici considéré comme source à part entière. En d’autres termes, il s’agit d’un changement de paradigme dans la pratique de la recherche qui tend à se déplacer vers le questionnement de départ défini par un/des expert/s et qui rend la source heuristique. L’objectif principal est de revenir à l’étude des représentations, non seulement comme des reflets plus ou moins fidèles d’un réel social (à l’état de traces ou du réel matériel), mais aussi comme des figures construites qui rendent le monde intelligible et qui apportent une jouissance esthétique.Faced with the danger of irremediable loss of non-archived materials, the authors of this article propose a method of research which consists of proposing a thoughtful analysis instead of simply stocking large data in the first place. The changing nature of classification of digital sources and storage of them led researchers to look not only at the digital recordings themselves but to also consider the gesture of a collector who uploads, publishes and shares online music as a source. The proposed way to study such data is to represent their scale by mapping links between singular digital objects. In other words, a paradigm shift occurs in the research practice that tends to move to the importance of the questioning. The study of shared musical memory that results from this approach becomes a source for understanding social representations, not only as a more or less faithful reflection of a reality (its traces or material residua), but also as constructions that make the world more intelligible and that provides an aesthetic pleasure
Historiciser et sociologiser les études sur le numérique. Porter le regard sur les processus historiques et les acteurs pour étudier les dispositifs web
Cet article prend comme point de départ les écueils de la plupart des travaux sur le numérique : le manque de mise en perspective sociologique et historique.La focale portée sur le dispositif a conduit à un certain tropisme techniciste – qu’il soit utopiste ou critique – dont il s’agit de s’écarter ici. L’idée est de retourner la focale et de porter le regard en priorité sur les acteurs et les processus historiques, en prenant au sérieux les apports spécifiques des sciences sociales pour travailler les terrains du web. Autrement dit, il s’agit d’étudier le numérique avec un ancrage de chercheur en sciences sociales – et dans mon cas, de politiste.This article takes as starting point the stumbling blocks of most of the studies about digital technology : the lack of sociological and historic analysis. Center on the device led to certain technical tropism - utopian or criticizes – and we would like to move away in this article. The idea is to study the actors and the historic processes, by taking seriously the specific contributions of the social sciences to analyze the grounds of Web. In other words, it is a question of studying the digital technology with researcher’s anchoring in social sciences - and in my case, of political analyst
Critique et plaisir au cœur des usages des médiations numériques muséales
L’analyse croisée de cinq études qualitatives d’usages de médiations numériques dans l’enceinte de trois musées permet d’identifier la diversité des plaisirs dans le cadre de l’ambivalence des usages interactifs. Ainsi, sont explorés les sociabilités, les critiques, le dépassement des difficultés et limites d’usages, les repères et le non-usage éclairant le rôle du plaisir par absence. L’analyse ouvre sur les enjeux esthétiques de l’expérience interactive, qui témoigne de la disposition aux innovations techniques et culturelles des publics de musées.The cross-analysis of five qualitative studies of digital usages in three museums deals with diversity of pleasures and the ambivalence of interactive uses. Thereby, we explore sociabilities, critical posture, overcoming difficulties and limitations of uses, benchmarks, and the choice to not-use which sheds light on the role of pleasure by absence. The analysis opens on the aesthetic challenges of interactive experience that reflects the availability for technical and cultural innovations of public museums
Formes de présence avec les robots humanoïdes ?
Le terme-clé pour parler de l’interaction homme-robot humanoïde, est celui de la « présence » : être en relation avec l’autre, c’est au moins prioritairement lui être présent d’une certaine manière, face à lui, avec lui, contre lui, derrière lui, en dessous de lui, au-dessus de lui, etc., autrement dit, l’ensemble des biais topologiques que nous savons imaginer à ce jour. Sans devoir obligatoirement établir de typologie, et en suivant les réflexions théoriques menées sur la question, nous partons de ces biais topologiques pour voir ce qui est ici en jeu. Deux cas-typiques au moins sont à envisager, l’un régulé par un principe de présence-absence, l’autre par un principe de coprésence. Quelles en sont les déterminations ? Telle est notre démarche.When discussing the interaction between humans and humanoid robots, we often refer to the notion of “presence”. In order to be in a relationship with another, the other must, a priori, be present. In other words, the subject with which we engage must be either in front of, with, against, behind, below, above of us. It is the nature of placement, topology, that allows us to speak of presence. By studying topology, we will be better suited to understanding what is at stake in theoretical reflections. There are two typical cases to consider, one regulated by a principle presence-absence, the other by a principle of copresence. Our approach seeks to identify what determines these two types of relations
Corps à corps virtuel
Si la manière de produire une image depuis la reproductibilité technique a toujours été profondément déterminée par la captation d’une réalité physique, le numérique (qui constitue une méthode d’inscription visuelle distincte) devrait, par conséquent, modifier notre relation à l’art visuel. Le fait que l’image issue du numérique n’a pas besoin du réel ne veut pas dire qu’elle n’a plus aucune relation au réel. Alors que le numérique se distingue par sa capacité de produire une image sans contiguïté référentielle, la plupart des avancées technologiques cherchent à simuler de mieux en mieux le réel. Dans cet article, nous voudrions démontrer que la relation ambiguë que nous entretenons avec les images numériques est directement liée à ce paradoxe face au réel et au virtuel.How to produce an image has always been influenced by the inscription of a tangible physical reality. The digital image, which is a distinct method of visual rendering, should therefore change our relationship to visual representations. The fact that digital imaging does not need reality does not mean it is not related to it in any way. Digital technologies are distinguished by its ability to produce an image without referential adjacency ; however the most advanced technologies still reaches for the perfect simulation of reality. In this article, we would like to demonstrate that the ambiguous relationship that we have with digital images is directly related to the paradox around issues of reality and virtuality
Du plaisir de l’immersion dans les environnements numériques
L’image numérique artistique qui fait appel pour sa morphogenèse à des modèles de simulation de lois internes pour rendre compte de processus d’une réalité externe, permet l’émergence de comportements dynamiques dont l’invention est source de plaisir. En premier lieu pour le créateur qui leur donne en quelque sorte « vie ». Ensuite, pour le lecteur/acteur chez qui prend forme une « conscience immersive » au cours de son exploration interactive de cette image devenue « vivante », avec laquelle il va engager un véritable dialogue. À l’inverse de ce qui se passe dans les parcs d’attraction ou de loisirs, l’esprit tout autant que le corps est alors mobilisé. De cette rencontre naissent des plaisirs sensoriels fort éloignés de la simple distraction, de la passivité et de l’ivresse euphorique. La « conscience immersive » transporte phénoménologiquement l’interacteur dans la dimension d’une esthétique de « l’énaction » à la fois cognitive et sensorielle qui donne accès à des niveaux de conscience de plus en plus profonds vers le savoir et la connaissance.The artistic digital picture which resorts, as for its morphogenesis, to simulation patterns of internal laws to convey external reality processes allows the emergence of dynamic behaviors, whose invention is a source of pleasure. Firstly, for the creator who makes them « alive ». Then, for the reader/player in whom an « immersive consciousness » arises during his interactive exploration of the living image he is going to get involved with. Contrarily to what happens in leisure and entertainment parks, the mind is summoned up as well as the body. This encounter engenders sensory pleasures far remote from mere distraction, passivity and euphoric drunkenness. The « immersive consciousness » phenomenologically carries the interactor into the dimension of « enaction » aesthetics, both cognitive and sensory, which gives access to deeper and deeper consciousness levels towards learning and knowledge