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Transformation et résilience des collectivités territoriales: le bien-être des agents du secteur public au prisme du JD-R model
International audienceLe budget 2025 ajoute une pression importante sur les collectivités territoriales, relevée dans le rapport 2024 de la Cour des Comptes. La Nouvelle Gestion Publique exige de ces administrations adaptabilité, efficience et performance (Emery & Giauque, 2005). Le bien-être au travail des agents devient prégnant de par les coûts humains de cette modernisation (Rivière et al., 2019). Pourquoi les agents ne se démobilisent pas et continuent de fournir le service public attendu ? La résilience organisationnelle est alors évoquée comme solution potentielle
De l’IAïsation de la gestion des ressources humaines dans le milieu académique. Conséquences en termes de droit à un recours juridictionnel effectif garant des droits fondamentaux en présence
International audienc
Déposer son premier jeu de données dans un entrepôt. Retour d’expérience
Présentation en réseau métier de la BAP DPrésentation du dépôt d'un jeu de données sur Data ESR dans le cadre du réseau métier MATE SHS du sud-ouest
Effets des concentrations de CO₂ et de digestat liquide sur la performance de croissance et la composition de la biomasse des souches des microalgues Tetradesmus obliquus et Chlorella vulgaris
International audienceThis study evaluated the growth performance of Tetradesmus obliquus and Chlorella vulgaris microalgae cultivated in diluted liquid digestate supplemented with CO 2 , comparing their efficiency to that of a conventional synthetic media. The presence of an initial concentration of ammonium of 125 mg N-NH 4 + .L -1 combined with the continuous injection of 1% v/v CO 2 enhanced the optimal growth responses and bioremediation potential for both strains in 200-mL cultures. In 6-L flat panel reactors, T. obliquus exhibited superior biomass production, achieving a final biomass concentration of 1.29 ± 0.06 g.L -1 , while C. vulgaris reached only 0.36 ± 0.02 g.L -1 . Both strains effectively contributed to the bioremediation of the digestate-based culture media, with up to 100% of N-NH 4 + , 50% of COD, and 55% of P-PO 4 3- removals. The high nitrogen levels in the digestate-based medium significantly increased protein content, with 46.21% ± 3.98% dry weight (DW) for T. obliquus and 44.17% ± 2.24% DW for C. vulgaris as compared to the microalgae cultivated in commercial media. Additionally, the metal content of the microalgal biomass was analyzed to assess its potential use as biostimulants in compliance with European regulations. While chromium concentrations slightly exceeded regulatory thresholds in both strains, the levels of other metals remained within permissible limits.Cette étude a évalué la performance de croissance des microalgues Tetradesmus obliquus et Chlorella vulgaris cultivées dans du digestat liquide dilué enrichi en CO₂, en comparant leur efficacité à celle d’un milieu synthétique conventionnel. La présence d’une concentration initiale de 125 mg N-NH₄⁺·L⁻¹ combinée à une injection continue de CO₂ à 1 % v/v a favorisé des réponses de croissance optimales et un fort potentiel de bioremédiation pour les deux souches dans des cultures de 200 mL. Dans des photobioréacteurs plans de 6 L, T. obliquus a montré une production de biomasse supérieure, atteignant une concentration finale de 1,29 ± 0,06 g·L⁻¹, tandis que C. vulgaris n’a atteint que 0,36 ± 0,02 g·L⁻¹. Les deux souches ont contribué efficacement à la bioremédiation du milieu à base de digestat, avec une élimination allant jusqu’à 100 % de N-NH₄⁺, 50 % de la DCO et 55 % du P-PO₄³⁻. Les niveaux élevés d’azote dans le milieu à base de digestat ont significativement augmenté la teneur en protéines : 46,21 % ± 3,98 % du poids sec (PS) pour T. obliquus et 44,17 % ± 2,24 % PS pour C. vulgaris, comparativement aux microalgues cultivées dans un milieu commercial. De plus, la teneur en métaux de la biomasse microalgale a été analysée afin d’évaluer son potentiel comme biostimulant conformément à la réglementation européenne. Bien que les concentrations en chrome aient légèrement dépassé les seuils réglementaires pour les deux souches, les niveaux des autres métaux sont restés dans les limites autorisées
Les adverbes d’énonciation dans des corpus académiques en français. Approche comparative L1 et L2
International audienceCette communication s’intéresse aux adverbes énonciatifs et à leur présence dans des corpus académiques en français L1 et L2. Deux types de corpus écrits seront convoqués : des journaux de formation rédigés par des étudiants français en 3ème année de licence lors de la Semaine de langue inconnue du Parcours Français Langue Etrangère (FLE), d’une part ; des journaux d’observation de cours universitaires rédigés par des étudiants internationaux dans le cadre du cours de Français sur Objectif Universitaire (FOU), d’autre part. Ces deux corpus s’inscrivent de manière générale dans la typologie du « Journal de bord » (Cadet, 2007, 2012), que nous proposons d’analyser dans la perspective des théories de l’énonciation (Benveniste, 1974) et de la prise en charge énonciative (Bronckart, 2022).Pour les étudiants en français L1, le Journal de formation constitue la première rédaction de ce genre dans leur parcours universitaire et représente une étape indispensable dans leur formation de futurs enseignants de FLE. Ils sont amenés à rédiger un compte rendu analytique de leur participation au stage intensif d’apprentissage d’une langue inconnue afin de mettre en évidence à la fois leur expérience d’apprentissage et leur projection en tant que futurs enseignants de langue. Pour les étudiants internationaux en français L2, inscrits dans les parcours B2 et C1 du DUEF (Diplôme universitaire d’études françaises) et bénéficiant d’un cours FOU, il s’agit d’une réflexion analytique sur plusieurs cours universitaires de la spécialité de leur choix, leur permettant une meilleure connaissance des spécificités du système universitaire français (Avram et Prunet, 2020).Situé entre écriture académique et écriture personnelle, le Journal de bord constitue un support d’écriture réflexive qui permet au rédacteur de prendre en charge son discours, d’individualiser et d’assumer ses propos au sujet de l’expérience (formative, d’apprentissage) vécue. Les marqueurs de prise en charge énonciative sont ainsi particulièrement révélateurs de ce type d’écriture. Dans ce cadre, notre communication s’intéressera plus précisément à la présence des adverbes énonciatifs, tels que définis par Molinier (2009). Il s’agit ainsi d’adverbes modalisateurs (Berrendonner, 2021 ; Borillo, 2004 ; Nølke, 1990) qui permettent à l’énonciateur de prendre en charge son énonciation : des adverbes concernant la disposition psychologique ou morale de l’énonciateur (probablement, de toute évidence, etc.) ; des adverbes concernant la formulation de l’énoncé (clairement, au sens large, stricto sensu, etc.) et des adverbes concernant la source de l’information (à mon avis, selon moi, à ma/notre connaissance, etc.).En analysant ce corpus étendu (une cinquantaine de journaux de formation, réunis entre 2019 et 2024) en vue du colloque, nous interrogerons la présence des adverbes d’énonciation et leur maitrise par les étudiants sollicités. Quels sont les adverbes d’énonciation les plus récurrents dans les écrits analysés ? Y a-t-il une différence significative dans l’utilisation de ces adverbes par les rédacteurs en français L1 et les rédacteurs en français L2 ? Leur utilisation relève-t-elle de la maitrise de la langue ou plutôt de l’aisance à l’écrit, notamment l’écrit académique ? Les adverbes énonciatifs utilisés par les scripteurs relevant du français L2 subissent-ils des interférences avec les autres langues du système langagier des apprenants (première langue ou autres langues étrangères) (Chuquet et Marti Solano, 2019) ? Voici autant de questions auxquelles nous souhaitons répondre. L’analyse étant en cours, nous ne pouvons pas encore estimer les résultats. Néanmoins, les adverbes d’énonciation concernant la source d’information semblent être majoritaires, pour le corpus L1 comme pour celui L2. Par ailleurs, la formation à l’écrit académique se révèle être indispensable pour une meilleure rédaction, en L1 comme en L2
Katitzi de Katarina Taikon ou la mise à distance autobiographique de l’enfance par un je masqué
Katitzi is a series of 13 autobiographical novels written by Roma author and activist Katarina Taikon and published between 1969 and 1980 in Sweden. Only the first 6 volumes have been translated and published in France, by Hachette, in the famous "Bibliotheque rose" collection. The story begins during the Second World War, with the extermination of Gypsies by the Nazis, and the main character is an abused child, who ends up married by force: the content of volumes 7 to 13 becoming more traumatic, it was undoubtedly no longer compatible with the editorial line of the collection.The enunciative device does not rely, as in a traditional autobiography, on the use of the first person. The author constantly uses the third person to distance herself from the telling of her past, as if she has to go through this double that is "Katitzi" to be able to bear witness to her childhood until the age of 16, perhaps due to the extreme trauma of many events she experienced. But it’s also to speak more easily to young readers in whom she forges hope: that they should create a more caring and tolerant society towards the Roma.Katitzi est une série de 13 romans autobiographiques écrits par l’autrice et activiste rom Katarina Taikon et parus entre 1969 et 1980 en Suède. Seuls les 6 premiers tomes bénéficient d’une traduction et d’une publication en France, chez Hachette, dans la célèbre collection de la « Bibliothèque rose ». L’histoire commence durant la Seconde Guerre Mondiale, avec l’extermination des Tziganes par les Nazis, et le personnage principal est une enfant maltraitée, qui finira mariée de force : le contenu des tomes 7 à 13 se durcissant, il n’était sans doute plus compatible avec la ligne éditoriale de la collection.Le dispositif énonciatif ne repose pas, comme pour une autobiographie traditionnelle, sur l’emploi du « je ». L’autrice a recours à une mise à distance par l’utilisation constante de la troisième personne pour raconter son passé, comme s’il lui fallait passer par ce double de papier qu’est « Katitzi » pour pouvoir témoigner de son enfance jusqu’à 16 ans, en raison peut-être de la dureté extrême de nombreux événements qu’elle a vécus. Mais c’est aussi pour pouvoir s’adresser plus facilement à de jeunes lecteurs en lesquels elle fonde un espoir : celui qu’ils constituent une société plus tolérante et bienveillante à l’égard des Roms
L’eau récréative dans l’Anthropocène: Crise climatique et (non)-adaptation des usages récréatifs de l’eau, en saison estivale, dans les Pyrénées occidentales
International audienceThe year 2022 was the warmest ever measured in mainland France, with an average temperature of 14.5°C, 1.5°C above than “normal” temperatures between 1990 and 2021 (Sorel et al., 2023). The year was marked by a succession of heat waves and a severe shortage of rainfall, leading to a long-lasting drought. More than a thousand municipalities experienced serious problems with their drinking water supplies during the summer of 2022, and 343 of them experienced supply disruptions, forcing them to resort to supplying their populations with water by tanker and/or distributing bottled water; many rivers have suffered prolonged dry periods, resulting in excess fish mortality; agricultural yields have fallen significantly in many sectors and forage harvests have been considerably reduced (France, 2023, p. 6 ). The drought did not spare the mountain ranges, which are often considered by the general public to be 'water towers' due to their location at the head of catchment areas. This is particularly true of the Pyrenees.Although the Pyrenees seemed to be able to avoid drought thanks to a surplus of snow during the winter of 2021-22, they suffered the effects of the drought later on, but with great severity, due to exceptional summer sunshine and very little rainfall in October, including in the west of the range which enjoys an oceanic climate. This long drought period had a local impact on a number of economic sectors, putting pressure on a water resource used for a variety of purposes, both productive and non-productive, such as tourism. Indeed, many of the recreational activities carried out in the Pyrenees can be described as "water-dependent", as they rely on the direct use of water resources - in the case of thermal, nautical, aquatic or even underwater activities - or on their indirect use - in the case of activities such as hiking, where water, whether dormant (lakes, ponds, peat bogs) or moving (torrent, river, waterfall), is a particularly valued landscape feature.However, the drought of 2022 highlighted the difficulties faced by the tourism and leisure sector in coping with the lack of water and revealed the relative unpreparedness of many stakeholders in mountain areas, whether tourism professionals or elected representatives, to deal with these climatic extremes which, like floods, should nevertheless, according to the various prospective studies on the climate (Institution Adour, 2017; AEAG, 2018; OPCC - CTP, 2018) be repeated with greater frequency and intensity.This article sets out to examine the interactions between crises (environmental and climatic) and tourism in mountain areas, focusing firstly on water resources as a 'sensitive' indicator of the Anthropocene - 'sensitive' in the dual sense of 'vulnerable' and 'perceptible to the senses' (CNRTL ); and secondly, focusing on the summer season, which has received less attention from researchers than the winter season, and on the Pyrenees, a massif that has been less investigated than the Alps. The aim is to fill a relative knowledge gap on the relationship between water, tourism and climate change (Gösling et al., 2006; Gösling et al., 2012; Bonnet, Clarimont, 2022).This article will attempt to answer the following question: Are the current ecological and climatic crises, which are characteristic of the Anthropocene and are becoming increasingly frequent, contributing (or not) to a transformation of summer water-based recreational practices and to the implementation of adaptive strategies by public players and tourism professionals? In other words, can the increasing scarcity of water (whether predicted or already here) and its brutal excesses (of which the violent floods of September 2024 in Béarn and Bigorre regions are a very recent example) be seen as accelerating the 'tourism transition' ?To address this issue, the article will draw mainly on the results of qualitative surveys conducted among elected representatives, resource managers and tourism professionals in the field of nature sports, notably as part of the EAUTOUR research project (Water, Tourism and Climate Change in New Aquitaine), funded by the New Aquitaine region (2019-2022). It will also be enriched by elements from the author's participation in various arenas, including the Scientific Council of the Adour-Garonne Water Agency.L’année 2022 a été la plus chaude jamais mesurée en France métropolitaine avec une température moyenne de 14,5° C, soit 1,5°C de plus que les normales climatiques 1990-2021 (Sorel et al., 2023). Elle a été marquée par la succession de plusieurs vagues de chaleur et un fort déficit pluviométrique débouchant sur une sécheresse durable. Plus d’un millier de communes ont connu de sérieuses difficultés d’approvisionnement en eau potable, durant l’été 2022 et 343 d’entre elles ont été confrontées à des ruptures d’alimentation les contraignant à recourir à un approvisionnement en eau de leur population par camion-citerne et/ou à la distribution d’eau en bouteille ; de nombreux cours d’eau ont souffert d’assecs prolongés provoquant une surmortalité pisicole ; les rendements agricoles ont baissé significativement pour de nombreuses filières et les récoltes de fourrages ont été considérablement réduites (France, 2023, p.6). La sécheresse n’a pas épargnée les massifs montagneux pourtant souvent considérés, dans l’opinion, comme des « châteaux d’eau » du fait de leur situation de têtes de bassins-versants. C’est particulièrement le cas dans les Pyrénées.En effet, si les Pyrénées avaient semblé pouvoir éviter la sécheresse du fait d’un enneigement excédentaire durant l’hiver 2021-22, elles ont subi plus tardivement, mais avec sévérité, les effets de la sécheresse du fait d’un ensoleillement estival exceptionnel et de très faibles précipitations en octobre y compris à l’ouest de la chaîne pourtant soumis à un climat de type océanique. Ce long épisode de sécheresse a eu, localement, des impacts sur de nombreux secteurs économiques et a provoqué des tensions sur une ressource en eau sollicitée pour des usages multiples, productifs, mais aussi non-productifs comme le tourisme. En effet, nombre d’activités récréatives déployées dans les Pyrénées peuvent être qualifiées « d’eau-dépendantes » dans la mesure où elles reposent sur une utilisation directe de la ressource en eau - dans le cas des activités thermales, nautiques, aquatiques voire subaquatiques - ou sur son utilisation indirecte - dans le cas d’activités comme la randonnée où l’eau, qu’elle soit dormante (lacs, étangs, tourbières) ou en mouvement (torrent, rivière, cascade), constitue une composante paysagère particulièrement valorisée -. Or, la sécheresse de 2022 a mis en évidence les difficultés du secteur du tourisme et des loisirs à faire face au manque d’eau et a révélé la relative impréparation de bon nombre d’acteurs des territoires de montagne, professionnels du tourisme ou élus, à répondre à cette forme d’extrême climatique qui, tout comme les inondations, devrait pourtant, selon les différentes études prospectives sur le climat (Institution Adour, 2017 ; AEAG, 2018 ; OPCC - CTP, 2018) se répéter avec une fréquence et une intensité, accrues. L’article se propose donc d’examiner les interactions entre crises (environnementale et climatique) et tourisme, en zone de montagne : en se focalisant, d’une part, sur la ressource en eau en tant qu’indicateur « sensible » de l’Anthropocène - « sensible » dans sa double acception de « vulnérable » et « perceptible par les sens » (CNRTL ) ; d’autre part, en se centrant sur la saison estivale qui a moins retenu l’attention des chercheurs que la saison hivernale et sur les Pyrénées, massif moins investigué que les Alpes. Il vise ainsi à combler un relatif déficit de connaissance sur la relation eau, tourisme et changement climatique (Gösling et al., 2006 ; Gösling et al., 2012 ; Bonnet, Clarimont, 2022). L’article s’efforcera de répondre au questionnement suivant : Comment les crises écologique et climatique actuelles, caractéristiques de l’Anthropocène et dont les manifestations sont de plus en plus fréquentes, contribuent-elles (ou pas) à une transformation des pratiques récréatives de l’eau, l’été, et à la mise en œuvre de stratégies adaptatives de la part des acteurs publics et des professionnels du tourisme ? Dit autrement, la raréfaction (annoncée ou déjà là) de l’eau tout comme ses excès brutaux (dont les violentes inondations de septembre 2024, en Béarn et en Bigorre, constituent un exemple tout récent) peuvent-elle être considérée comme un accélérateur de la « transition touristique » ?Pour répondre à cette problématique, l’article mobilisera principalement les résultats des enquêtes qualitatives menées auprès d’élus, de gestionnaires de la ressource et de professionnels du tourisme dans le domaine des sports de nature notamment dans le cadre du programme EAUTOUR (Eau, tourisme et changement climatique en Nouvelle-Aquitaine), financé par la région Nouvelle-Aquitaine (2019-2022). Il sera également alimenté par des éléments issus de la participation de l’autrice à diverses instances dont le Conseil scientifique de l’Agence de l’eau Adour-Garonne