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La femme burundaise face à la pauvreté et la précarité dans les petits métiers : Une étude socio-anthropologique de la résilience des femmes vendeuses de la rue dans la ville de Bujumbura
Mémoire présenté en vue d'obtenir un diplôme de Master en Socio-AnthropologieLe sujet traité au cours de cette étude porte sur le métier des femmes vendeuses de la rue dans la ville de Bujumbura. A la différence des autres activités dites informelles qui sont pratiquées dans la ville de Bujumbura, les femmes vendeuses ne sont pas favorisées à faire leur activité quotidienne. En effet, cette activité de vendre les fruits ou les légumes n‟est pas en réalité si récent, plutôt, la nouveauté semble résider dans la manière de faire: faire ce type de commerce dans la rue. Dans la présente étude, nous nous sommes efforcés de décrire le contexte socio-économique de ces femmes vendeuses. Comment elles s‟adaptent pour réussir dans cette activité, analyser les stratégies qu‟elles adoptent pour contourner les défis auxquels elles sont exposées et comprendre comment une femme vendeuse de la rue envisage l‟avenir dans son métier.
Pour réaliser ce travail, la démarche méthodologique mobilisée s‟inscrit dans le cadre de la socio-anthropologie. Pour cette raison, les méthodes et les techniques utilisées sont essentiellement ethnographiques. Les hypothèses opérationnelles émises pour cette étude circonscrivent le contexte socio-économique de ces femmes vendeuses. Ces hypothèses stipulent que les femmes vendeuses sont confrontées à des situations de «pauvreté et de précarité» et acceptent cette situation de manière différente. Leurs stratégies d‟adaptabilité et leurs motivations de s‟investir dans cette activité sont différentes d‟une femme à une autre.
Les résultats de ce travail ont premièrement montré que, ces femmes vendeuses s‟investissent dans cette activité pour la survie familiale. Elles se considèrent comme des actrices capables de mettre en œuvre des stratégies personnelles de réussir malgré elles. De cette façon, les motivations de l‟une ou de l‟autre femme vendeuse restent comme une façon de comprendre ce qu‟elle vit. Ce pendant les motivations les plus porteuses pour toutes les femmes vendeuses interpellent la débrouillardise et la survie.
Deuxièmement, les résultats confirment que ces femmes vendeuses sont confrontées à des cas de stigmatisation et de jugements dégradants. Cette figure de stigmatisation renvoie à des considérations sociales incorporées sur ces femmes vendeuses, notamment: les soupçons de prostitution et les tracasseries policières. Mais, les femmes vendeuses rencontrées s‟éloignent de ces considérations en défaveur de leurs vécus. Elles s‟apparentent à une autre figure: celle des femmes qui méritent une attention particulière, des femmes qui travaillent avec courage et détermination pour vivre et faire vivre leurs familles
Volatilité d’échanges et investissements directs et rangers chinois en Afrique
Mémoire Présenté en vue d'obtenir Un diplôme de Master en sciences économiques SPÉCIALITÉ : Analyse économique et développement international OPTION : Analyse économiqu
Problématique du réinvestissement des compétences acquises dans l’étude des textes authentiques au Burundi : cas de la 7ème année fondamentale
Mémoire présenté et soutenu publiquement en vue de l’obtention du grade de Master en Didactique du Français Langue Etrangèr
Aculte des administratives connaissances, attitudes et pratiques du personnel soignant sur les infections associées aux soins au CHUK. Etude menée à propos de 193 cas du 1 er au 31 Octobre 2019.
Thèse présentée et soutenue publiquement en vue de l’obtention du grade de Docteur en MédecineBut : Evaluer les connaissances, attitudes et pratiques du personnel soignant du CHU de KAMENGE vis-à-vis des infections associées aux soins.
Matériels et méthodes : Il s’agit d’une étude transversale à visée descriptive et analytique réalisée au CHUK, qui a porté sur quatre catégories professionnelles à savoir les médecins, les infirmiers, les techniciens anesthésistes et les sage femmes, sur une période de 1 mois, allant du 1 er au 31 octobre 2019.
Résultats : 193 personnels soignants du CHU de KAMENGE dont 64,25% étaient des infirmiers, 28,50% des médecins, 4,66% des sages-femmes et 2,59% des anesthésistes ont participé à notre étude. Le sexe féminin prédominait avec un sex-ratio de 1,50 en faveur des femmes. L’âge moyen était de 36,18 ans et les catégories du personnel avec expérience comprise entre 0-4 ans et 9 ans et plus étaient les plus représentés à raison de 43,01% et 35,75%. Les connaissances du personnel soignant sur les IAS n’étaient pas satisfaisantes.
La totalité du personnel avait au moins entendu parler des IAS mais seulement 82,38% pouvaient expliquer le concept, 27,98% ignoraient que le personnel soignant peut contracter une IAS au cours de leur pratique quotidienne. Les actes invasifs (78,76%), durée d’hospitalisation (77,20%), terrain (61,14%) et âge (50,78%) sont cités comme facteurs de risque et le défaut d’asepsie
(89,12%), matériel septique (80,83%) et la manuportage (53,37%) comme mode de transmission par les enquêtés. Les lignes directrices sur la réduction des IAS sont connues à 71,50%,
seulement 86,53% affirmaient qu’une bonne hygiène des mains reste le meilleur moyen pour la prévention des IAS et 98.45% désiraient améliorer leurs connaissances. L’hygiène des mains était pratiquée à l’arrivée dans 95,85% et à la sortie dans 94,82% de l’hôpital mais 48,70% avant et 56,48% après avoir touché le malade. Le port des gants se faisait dans 93.78%, une blouse blanche dans 98.96% avec 45.55% qui portaient une blouse de courte manche et une tenue exclusive de travail dans 46.63%. Le protocole des soins de base était présent dans 13.77% seulement.
Conclusion : Le niveau de connaissances sur les IAS dans notre étude est limité suggérant que davantage d’efforts devraient être faits pour développer les connaissances en matière de prévention et contrôle des IAS chez le personnel soignant au CHU de KAMENGE
Etude des affections biliaires chirurgicales : à propos de 70 cas
Thèse présentée et soutenue publiquement en vue de l’obtention du grade de Docteur en MédecineButs : Notre étude avait pour objectif d’étudier la PEC des affections biliaires chirurgicales dans les hôpitaux cibles (CHUK, BUMEREC, CMCK)
Patients et méthodes : Il s’agit d’une étude rétrospective et descriptive réalisée dans trois hôpitaux de Bujumbura (CHUK, CMCK et BUMEREC) sur une période de 2 ans allant du 1 er Janvier 2018 au 31 Décembre 2019. Elle a porté sur 79 patients admis pour pathologie biliaire chirurgicale, dont 9 ont été exclus.
Résultats : Dans notre étude, la fréquence de la pathologie biliaire chirurgicale était de 15,76%, avec un âge moyen de 45,34ans +\-10,45 et une prédominance féminine avec un sexe ratio de 0,22. La majorité des patients étaient des fonctionnaires (41,43%) et provenaient du milieu urbain (67, 14%). La douleur abdominale (94,29%) était le motif de consultation le plus fréquemment retrouvé, avec un début de la symptomatologie supérieur à 1mois dans 68,57% des cas. Elle était localisée surtout dans l’HCD (85,71%), irradiait dans le dos (97,14%), l’épaule droite (48,57%) et l’hemiceinture droit (5,71%). Elle était associée souvent aux nausées (74,28%), aux vomissements (61,42%), à l’ictère (8,57%) et à l’AEG (2,86%). L’échographie abdominale a été réalisée chez tous les patients de notre étude, soit 100%. De manière globales, les affections biliaires chirurgicales étaient dominées par la colique hépatique (47,14%), la cholécystite aigue lithiasique (38,57%) et l’ictère obstructif (10%) reparti en tumeur du pancréas (70%), calcul cholédocien (20%) et Cholangiosarcome (10%). Les gestes chirurgicaux les plus réalisés étaient la cholécystectomie (85,71%), l’exérèse tumorale (8,57%), la dérivation biliodigestive (8,57%) et l’anastomose biliaire (7,14%). L’évolution était en général bonne, il n’y a eu aucun décès ; seuls 11,43% ont présente des complications post-opératoires, dont les vomissements (7,14%), l’ictère (2,86%), la fièvre (2,86%) et les nausées (1,43%). La durée d’hospitalisation était inférieure à 5jours dans 97,14%. 58,57% des patients sont sortis sous mode guéri et 41,43% sous mode amélioré
Monitoring de la station d’épuration de Buterere et ses ouvrages connexes
Mémoire Présenté en vue d'obtenir le Diplôme de Master en Sciences et Gestion Intégrée de l’Environnement Option : Eau et Assainissemen
Vulnérabilité aux nuisances sonores dans la commune d’Ibandaen Ville de Bukavu /RDC
Mémoire présenté et défendu publiquement en vue de l’obtention du diplôme de Mastère en AménagementIbanda, l’une des communes de la ville de Bukavu, fait actuellement face à l’augmentation des nuisances sonores dues à la prolifération spontanée des cultes, marchés et bars karaokés etc. Ces nuisances qui accompagnent généralement la densification démographique et l’étalement urbain entrainent la vulnérabilité sonore de ses habitants. A travers ce travail de recherche, nous avons identifié, cartographié les foyers sonores et leurs aires affectées, ainsi que les degrés de perception des habitants aux alentours des foyers bruyants. A l’aide du Garmin Etrex 30, les coordonnées géographiques de chaque source sonore ont été prélevées. Ensuite, le mesurage des niveaux sonores et la collecte des données, ont été possibles, par l’usage du sonomètre et du questionnaire d’interview. Enfin, le logiciel Arc GIS intervenait pour produire la carte des foyers sonores identifiés et leurs aires affectées.
De ce fait, les résultats suivants ont été retenus; 55 foyers sonores répartis en trois groupes avec leurs données sono-métriques prélevées dont les cultes (>80dB), les marchés (>90dB) et les bars karaokés (>100dB). Ndendere, un de trois quartiers de la commune d’Ibanda, est plus vulnérable aux nuisances sonores (54,55%) et abrite le pic sonore (> 100dB). La carte superposée des aires affectées par les nuisances sonores en commune d’Ibanda, démontre que les habitants aux environs des foyers bruyants sont plus vulnérables. Certes, la présence des nuisances sonores à Ibanda est évidente, néanmoins, les perceptions de la population environnant des points chauds demeurent contradictoires à cette vulnérabilité. En effet, sur 220 personnes interviewées, 36,82 % confirment la présence des nuisances sonores dans leur quartier contre 63,18 %.
A la lumière des seuils de l’échelle de décibels (OMS, 2013), nos résultats sono-métriques précédents confirment bel bien la présence des nuisances sonores. Ainsi, informer la population sur l’impact des nuisances sonores et réaménager l’environnement sonore dans la commune d’Ibanda seraient important.
Il serait souhaitable de mener des recherches ultérieures sur la fréquence sonore et sur la durée sonore afin de compléter celle-ci portant sur l’intensité sonore pour mieux appréhender la vulnérabilité aux nuisances sonores dans la commune d’Ibanda.
Une telle étude peut être menée dans d’autres milieux non étudiés notamment les grandes villes du pays, voire dans la région des grands lacs d’Afrique
Aptitude physique des personnes pratiquant le karaté dans les clubs de la ville de Bujumbura : (A propos de 102 cas)
Thèse présentée et soutenue publiquement en vue de l’Obtention du grade de Docteur en MédecineNous avons évalué l’aptitude physique des karatékas membres des clubs de la ville de Bujumbura par une étude transversale descriptive sur une période de 6mois. Une population de 102 karatékas membres des clubs de karaté dans la ville de Bujumbura âgés de 8 à 63 ans a été consultée. Le sexe masculin a été représenté dans 81,38 % ; 45,10% des cas étaient des étudiants ou des élèves. L ’IMC était normal pour 74,50% des cas et une insuffisance pondérale pour 25,50% des cas.
On joue 3 style de karaté mais le shotokan est le plus pratiqué à 63,72%, l’entraînement était uniquement collectif pour 86,27% des karatekas avec 6-10 séances par semaine et chaque séance durait de 2h à 2h30 pour la majorité des cas (70,59%).
L’étude a montré que 36 karatekas (35,29%) ne prenaient que 2 repas par jour et 2 karatekas sur 102 (1,96%) mangeaient une seule fois par jour. Il y avait aussi 29 karatekas (28,43%) qui fumaient jusqu’à plus de 15 cigarettes par jour. L’alcool étaient prise par 48 karatékas (47,50%), qui prenaient 1à 5 bouteilles par jour. Nous avons trouvé que 22 karatekas (21,56%) avaient des antécédents médicaux dominés par des pneumopathies et 17 karatekas (16,66) avec des antécédents chirurgicaux. 52 karatekas (50,98%) avaient une FC variant de 60 à 70 battements
par minute. 38 karatekas (37,25%) avaient une TAS comprise entre 90 et 100 mm Hg. Une polypnée comprise entre 21 et 24 cycles par minute retrouvée chez 46,08% des cas était liée au traumatisme thoracique.
En conclusion, la majorité des sportifs ont une tendance à la bradycardie et à l’hypotension. Certains d’ entre eux ont des terrains particuliers, aucun karateka n’a été retrouvé avec un suivi médical régulier
Déterminants du Chômage et du sous-emploi au Burundi, pp. 8-68,
Cette étude analyse la situation du chômage et du sous-emploi au Burundi à partir des données de l'Enquête sur les Conditions de Vie au Burundi (ECVMB 2013-2014). Après une analyse
descriptive de ces phénomènes, nous avons utilisé un modèle économétrique pour identifier leurs déterminants. Les résultats économétriques montrent que la probabilité d'être en sous-emploi ou au chômage diminue avec le ratio de dépendance, la taille du ménage et le niveau d'instruction tandis que la probabilité d'être au chômage augmente avec le niveau d'instruction. Les hommes sont les plus touchés par le sous emploi ou le chômage par rapport aux femmes. Le milieu rural est plus touché par le sous emploi tandis que le milieu urbain est plus touché par le chômage. A l'exception de la région Ouest, la région Nord est la plus touchée par le sous emploi alors que le chômage touche plus la Mairie de Bujumbura. Ces résultats ont permis d'identifier les pistes de solutions pour améliorer l'accès et la qualité de l'emploi
Les politiques démographiques au Burundi (1983-2020) : impossible adéquation avec le dividende démographique
Mémoire Présenté et défendu publiquement en vue d'obtenir un diplôme de Mastère en Population et DéveloppementLe Burundi est l’un des pays d’Afrique où le problème démographique se pose avec plus d’acquitté. Sa population augmente très rapidement avec des effectifs qui ne cessent de s’accroître. Etant à 4.028.420 habitants en 1979, elle est aujourd’hui estimée à 11.215.578 habitants avec un taux de croissance de 2,3% par an. Cela a comme conséquences l’augmentation des densités qui a comme corollaire le morcellement des exploitations, la détérioration des conditions de vie dans les ménages et l’amplification du déséquilibre population/ressources.
Ce problème a commencé à intéresser les autorités publiques du Burundi depuis le début des années 1980. De ce fait, des mesures et des programmes visant à influer sur la fécondité ont été mis en place depuis cette époque. Il s’agissait des programmes de planification familiale, des mesures sur l’âge légal au mariage, des actions d’Information, Education et Communication, etc. En plus, différents organes ont été mis en place pour coordonner les activités.
Malgré ces efforts entrepris, les résultats n’ont pas toujours été à la hauteur des attentes. Aujourd’hui, il paraît que les résultats escomptés n’ont pas été réalisés, car l’évolution des caractéristiques et des indicateurs démographiques est restée presque identique. Pendant près de 40 ans, les actions déjà menées et les mesures prises n’ont pas encore permis le changement de la structure par âge. La population est dominée par les jeunes dépendants à plus de 54% et la révolution contraceptive tarde à être réalisée car le taux de prévalence contraceptive est encore à moins de 35%. En plus, le Produit Intérieur Brut par habitant est resté faible durant toute cette période et les conditions de vie se détériorent de plus en plus. Ainsi, 64% des ménages burundais étaient en dessous du seuil de pauvreté en 2012. Le Burundi se classe parmi les cinq derniers pays du monde en matière de développement humain.
Le manque de Politique Nationale de Population, des organes de coordination des actions, la non-implication de certaines autorités politiques et l’absence de politiques économiques et sociales saines intégrant la variable démographie en sont les principaux défis rencontrés. Sur ce, la mise en Place de la Politique Nationale de la Population, l’amélioration de la santé de la population en particulier des mères et des enfants, la scolarisation obligatoire, l’octroi d’emplois aux jeunes et la mise en place de bonnes politiques économiques et sociales exécutées dans un contexte de bonne gouvernance, permettront d’inverser la situation et d’accélérer l’amorce et la réalisation du dividende démographique à moyen et à long term