Open Access Publications (Univ. de Genève)
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    Les gauches ukrainiennes dans la Révolution et la Guerre civile

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    « Je ne veux pas me regarder tous les dimanches égorger encore quelqu’un » : La mémoire de la Guerre civile, le cinéma et sa réception par les spectateurs dans les années 1920

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    During the 1920s in the USSR, the theme of the Civil War became an essential part of the mass culture of the period, and more specifically of Soviet film production. Produced in a context of shortages – experienced filmmakers and celluloid were lacking –, these films, which portrayed a simplified vision of events, had an essential propaganda purpose for the new Bolshevik regime. This article analyses the reception of these films on the basis of public discussions and opinion polls in cinemas among moviegoers. This work deals with the generational gap concerning the reception of this production: films that aroused the enthusiasm of a young public were often more criticized by the older generations, survivors of the Civil War. Indeed, the latter considered that the productions did not do justice to their sacrifices during those years of conflict. The violence of some shots, the blood on the screen, as well as the fate of the main characters are at the focus of heated discussions. This study focuses on the memory and commemoration of the Civil War in the first post-war decade.Dans les années 1920 en URSS, le thème de la Guerre civile s’impose comme incontournable dans la culture de masse de cette période, et plus spécifiquement dans la production cinématographique soviétique. Produits dans un contexte de pénuries – les cinéastes expérimenté·e·s ainsi que le Celluloïd manquent–, ces films, qui mettent en scène une vision simplifiée des évènements, ont un but de propagande essentiel pour le nouveau régime bolchevique. Il s’agit dans cet article d’analyser la réception de ces films à partir des sondages d’opinion auprès des spectateur·rice·s et à partir des discussions publiques autour de ces œuvres. Ce travail traite de la rupture générationnelle concernant la réception de cette production: les films qui suscitent l’engouement d’un jeune public sont souvent plus critiqués par les générations plus âgées, survivantes de la Guerre civile. En effet, ces dernières considèrent que les mises en scènes ne font pas honneur à leurs sacrifices durant ces années de conflit. La violence de certains plans, le sang à l’écran, ainsi que le sort des personnages principaux se trouvent au cœur de vives discussions. Cette étude se concentre sur la mémoire et la commémoration de la Guerre civile dans la première décennie de l\u27après-guerre

    Les armes miraculeuses : En mémoire de Sarah Maldoror

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    Née en 1928, Sarah Maldoror s’était donné un nom à la mesure de ses engagements artistiques et politiques. Auprès de ses amis de Présence Africaine ou des militants du Front de Libération Nationale de l’Algérie (FLN) et du Parti Africain pour l’indépendance de la Guinée-Bissau et du Cap-Vert (PAIGC), elle accompagnait les mouvements de décolonisation et les luttes de libération africaine. Réalisatrice de près de quarante films de tous formats, elle reste pourtant méconnue. Elle s’est éteinte le 13 avril 2020 des suites de la Covid-19

    Des cadres pour une Afrique socialiste: L’Université Patrice Lumumba et la formation des étudiants africains (1960-1991)

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    Founded in Moscow in 1960 to train a socialist-minded intelligentsia for Africa, Asia, and Latin America, the Peoples’ Friendship University “Patrice Lumumba” was a symbol of Soviet solidarity to the countries of the Third World. Until the end of the Cold War, the school trained more than five thousand African students at the expense of the Soviet Union. This article retraces the history and highlights the specificities of Lumumba University. It explains the premises and objectives behind its creation and investigates the reactions of African governments and students. These reactions varied from one country to the other and changed over time. In response to these reactions and aware of the academic weaknesses, the Soviets reformed the school. Rejected by North African countries, Lumumba University nonetheless constituted a very important school for the training of students from sub-Saharan Africa.Créée à Moscou en 1960 pour former des cadres nationaux africains, asiatiques et latino-américains et les gagner au marxisme-léninisme, l’Université de l’Amitié des Peuples « Patrice Lumumba » est érigée en symbole de la solidarité soviétique avec les pays du « tiers-monde ». Jusqu’à la fin de la guerre froide, elle forma plus de 5 000 étudiants africains aux frais de l’Union soviétique. Cet article retrace l’histoire et met en lumière les particularités de l’Université Lumumba. Il explique les prémisses et les objectifs derrière sa création et examine les réactions des gouvernements et des étudiants africains. Ces réactions varièrent d’un pays à l’autre et évoluèrent entre les décennies 1960 à 1990. Face aux réactions négatives et conscients des problèmes, les Soviétiques réformèrent l’établissement. Rejetée par les pays d’Afrique du Nord, l’Université Lumumba reste néanmoins un établissement très important pour la formation de cadres de l’Afrique subsaharienne

    Daniel Foliard (2020) - Combattre, punir, photographier. Empires coloniaux, 1890-1914

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    Critical review: Daniel Foliard, Combattre, punir, photographier. Empires coloniaux, 1890-1914, Paris, La Découverte, 2020, 454 p.Recensé : Daniel Foliard, Combattre, punir, photographier. Empires coloniaux, 1890-1914, Paris, La Découverte, 2020, 454 p

    Sur la promenade: « Civiliser » le front de mer à Durban du milieu du XIXe siècle à nos jours

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    This article describes the development history of Durban’s seafront from the 1850s, its specific uses and patterns of sociability in the longue durée up to the present, from the perspective of urban anthropology. People experience the promenade and beach as an extension of the city. Social life there provides shared opportunities for freedom from racial differences and social status. Occasionally, a particular social category or group takes over part of the space for an event and the rest adapt to it. Sharing the seafront varies according to the seasons and social calendar. Interaction between individuals and groups reveals a degree of fluidity, within the framework of the city’s history. Apart from the seafront’s distinctive feature as a place where social mixture is more common than elsewhere, its evolution in the last century offers a lens on social transformation in Durban more generally.Dans une perspective d’anthropologie urbaine, cet article décrit la construction historique du front de mer à Durban depuis le milieu du XIXe siècle, ainsi que les usages et la sociabilité aujourd’hui spécifiques à cet espace, en inscrivant cette analyse dans la longue durée. La promenade et la plage sont vécues comme des extensions de la vie sociale urbaine, dont les pratiques s’inscrivent entre des moments de relative indifférenciation sociale et raciale dans la coprésence, et des moments d’appropriation des lieux par un groupe, à travers un événement particulier, qui suscitent alors des formes d’ajustement de la part des autres usagers. Cette cohabitation dans l’espace et dans le temps, dont certains termes sont fixes car inscrits dans des temporalités collectives et saisonnières, se définit par une certaine fluidité des interactions entre individus et groupes, marquées néanmoins par l’histoire de la ville. L’analyse de cet espace historique permet de saisir l’ampleur des transformations sociales de Durban, et la redéfinition de la place de chacun dans la ville, et en tant qu’habitant

    Raphaël Doridant et François Graner (2020) - L’État français et le génocide des Tutsis au Rwanda

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    Critical review: Raphaël Doridant and François Graner, L’État français et le génocide des Tutsis au Rwanda,, Marseille, Agone, 2020, 513 p.Recensé : Raphaël Doridant et François Graner, L’État français et le génocide des Tutsis au Rwanda,, Marseille, Agone, 2020, 513 p

    Nós e os outros: as migrações no Portugal contemporâneo

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    Il y a 50 ans, le Portugal était un pays d\u27émigration qui ne comptait que quelques migrants. Après la soi-disant fin de l’émigration, il y a une trentaine d’années, on en éprouve encore les conséquences sociales et sociologiques. Après tout, la migration est plus structurelle qu\u27on ne l\u27a cru. Aujourd\u27hui, le Portugal est un pays de migrations, au pluriel. Entre le retour ou le rapatriement de nombreux Portugais et l\u27accueil de centaines de milliers d\u27étrangers, la démographie nationale a gagné en diversité et en complexité. Sans immigration, nous serions moins nombreux, plus pauvres et plus vieux. La dynamique et la diversité des origines des migrants au Portugal, mais aussi la géographie des destinations des émigrés portugais représente un signe d\u27un changement dans la position du pays dans le système migratoire mondial. Dans une logique évolutive traditionnelle, le Portugal n\u27est pas (encore) un centre, mais n’est pas (ou n\u27est plus) une périphérie. Dans une nouvelle logique de systèmes parallèles, peut-être, les migrations portugaises pourront coexister dans un pays de migration et d\u27immigration. Un signe clair de ce statut est, par exemple, le fait que la loi sur la nationalité a évolué pour devenir vraiment inclusive et progres- siste. Nous, les Portugais, sommes une communauté imaginée représentant beaucoup plus que la somme de ceux qui vivent au Portugal et de ceux qui en sont partis. Une société en mouvement, ouverte, pleine de dynamiques migratoires, qui permet toujours un avenir plein de défis d\u27intégration et de gestion de la diversité. Une société en dialogue avec le monde et en interaction permanente avec lui.Há 50 anos Portugal era um país de emigração que tinha alguns imigrantes. Após o anunciado fim da emigração constatamos que atravessámos vários ciclos de emigração e retorno, mas que nunca os fluxos de saída deixaram de ter consequências sociais e sociológicas. Afinal a emigração é mais estrutural do que pensáramos. Hoje é um país de migrações. Entre o retorno ou repatriamento de muitos nacionais portugueses e o acolhimento de centenas de milhares de estrangeiros a demografia nacional ganhou diversidade e complexidade. Sem a imigração seríamos menos, mais pobres e mais velhos. A dinâmica e diversidade das origens dos migrantes para Portugal, mas, também, a geografia múltipla dos destinos dos emigrantes portugueses representa um sinal de alteração do posicionamento do país no sistema migratório global. Numa tradicional lógica evolucionista, Portugal (ainda) não é um centro, mas (já) não é periferia (ou talvez o seja para alguns migrantes). Numa nova lógica de sistemas paralelos talvez as migrações portuguesas possam coexistir num país de emigração e de imigração. Sinal claro deste estatuto é, por exemplo, o facto da lei de nacionalidade ter evoluído, ao sabor de ideologias mais ou menos inclusivas e alargado o número de cidadãos que hoje fazem parte da comunidade nacional. Somos mais do que a soma dos que vivem em Portugal com os que dele partiram. Uma sociedade em movimento, aberta, plena de dinâmicas migratórias que permite antever um futuro cheio de desafios de integração e de gestão da diversidade. Uma sociedade dialogante com o mundo e em interação constante é, seguramente, uma sociedade em crescimento

    A câmara de ecos Waly Salomão

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    Cet essai commente la «chambre d’écho» que l’œuvre de Waly Salomão (1947-2003) représente. Le chemin poétique, tracé par l\u27auteur, révèle la volonté de garder le monde en soi. Ses premières œuvres coïncident avec une période culturelle importante qu\u27est celle de Tropicália, lorsqu’il s\u27associe à Torquato Neto, Jards Macalé et aussi à son grand ami et maître Hélio Oiticica, en plus de Caetano Veloso. Poète, parolier, inter- prète, directeur de concerts, Waly a toujours marché et dialogué avec de nombreux artistes aux esthétiques les plus différentes. Il ne s\u27est laissé apprivoiser par aucun label. Le moteur de sa poésie est la multiplicité, l’intersection des voix et l’expérimentation des différents supports.Este ensaio comenta a câmara de ecos que a obra de Waly Salomão representa (1947-2003). O percurso poético traçado por ele revela o desejo de guardar o mundo em si. Seus primeiros trabalhos coincidem com um importante período cultural, a Tropicália, quando fez parcerias com Torquato Neto, Jards Macalé e também com seu grande amigo e mestre Hélio Oiticica. Além de Caetano Veloso. Poeta, letrista, performer, diretor de shows, Waly sempre caminhou e dialogou com muitos artistas das mais diferentes estéticas e não se deixou domar por qualquer rótulo. A força condutora de sua poesia é a multiplicidade, o entrecruzamento de vozes e a experimentação de diferentes suportes

    Editorial. Répercussions internationales de l’œuvre de Paulo Freire: Regards croisés de la recherche et de la pratique pédagogique

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