Open Access Publications (Univ. de Genève)
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La coopération Nord-Sud pour l’enseignement et la recherche : le cas des pays francophones du Sud-Est asiatique
Since 2015, Agence universitaire de la Francophonie (AUF) has led an extensive cooperation project involving researchers and educators from French-speaking European and Southeast Asian countries. French-speaking universities in Europe, Vietnam, Cambodia and Laos have entered into a process of active collaboration with a view to transferring technologies and sharing experiences around university governance strategies and ICT optimization. Within this project, studies, expertise, training courses, publications and projects are being used to improve the quality, relevance and efficiency of both research and teaching for the concerned partners. Today, ad-hoc teams, committees of experts, consortia and international delegations are helping redefine a scientific culture of research and pedagogical innovation through digital technology, making the disparity of contexts and the asymmetry between the actors of the North and the South a driver for innovation and the enrichment of experiences.
Depuis 2015, un vaste projet de coopération francophone, sous couvert de l’Agence universitaire de la Francophonie (AUF), mobilise des acteurs/trices scientifiques de la recherche et de l’enseignement de pays européens et du sud-est asiatique. Des universités européennes francophones sont entrées conjointement avec des universités vietnamiennes, cambodgiennes et laotiennes dans une dynamique de collaboration active dans la perspective d’un transfert de technologies, mais aussi d’une mutualisation d’expériences dans la gouvernance universitaire par le numérique. Études, expertises, formations, publications et projets constituent des mécanismes d’amélioration de la qualité, de la pertinence et de l’efficience tant de la recherche que de l’enseignement pour les différents partenaires. Aujourd’hui, des équipes ad-hoc, des comités d’experts, des consortiums et des délégations internationales participent de la redéfinition d’une culture scientifique de la recherche et de l’innovation pédagogique par le numérique, faisant de la disparité des contextes et de l’asymétrie entre les acteurs du Nord et du Sud un vecteur d’innovation et d’enrichissement d’expériences.
 
Les systèmes de répartition des élèves au prisme de la justice sociale en éducation : deux études de cas en Suisse romande
The concept of social justice is today a shared frame of reference, at least when applied to the school domain. However, the dominant conclusions of educational research on social justice, which value the equity of educational systems, do not coincide with the representations and practices of those involved in the development of school laws and their implementation in the classroom. Based on this observation, we utilize the tools of sociology of education and political science analyze the way members of parliament and teachers define and interpret social justice in schools. It is based on two case studies — the reforms of lower secondary education in the cantons of Neuchâtel and Neuchâtel — built on the analysis of parliamentary debates and semi-structured interviews with school professionals. The case studies show that both parliamentarians and professionals have representations of social justice based not only on their own ideas and interests but also on local institutional schemes. We will see that these representations are at the heart of public action in education since they create a dissonance between political intentions and their transposition into the classroom.Le concept de justice sociale constitue aujourd’hui un référentiel partagé, du moins lorsqu’il est appliqué à la sphère de l’école. Pourtant, les conclusions dominantes des travaux de recherche en éducation sur la justice sociale, qui valorisent l’équité des systèmes éducatifs, coïncident peu avec les représentations et les pratiques des personnes impliquées dans l’élaboration des lois scolaires et leur mise en œuvre en classe. Partant de ce constat, cet article mobilise les outils de la sociologie de l’éducation et des sciences politiques pour éclairer la façon dont les membres du Parlement et les enseignant-es définissent et interprètent la justice sociale à l’école. Il s’appuie sur deux études de cas – les réformes de l’enseignement secondaire I dans les cantons de Neuchâtel et de Vaud – construites sur l’analyse de débats parlementaires et d’entretiens semi-directifs réalisés auprès de professionnel-les de l’école. Articulées, les études de cas montrent que les député-es parlementaires et les professionnel-les ont des représentations de la justice sociale fondées non seulement sur leurs idées et intérêts, mais également sur des schèmes institutionnels locaux. Nous verrons que ces représentations sont au cœur de l’action publique éducative puisqu’elles créent une dissonance entre les intentions politiques et leur transposition en classe
Réaliser une recherche socialement juste en éducation : apports et limites d’une approche épistémo-méthodologique féministe
This article presents the feminist framework used to develop and conduct qualitative research on the organization and reproduction of power relationships in the asymmetrical distributions of teaching work in Québec (Larochelle-Audet, 2019). It sets out the main epistemological assumptions, methodological tools and theoretical currents mobilized to meet the requirements of socially just research (Strega & Brown, 2015a). The research, informed by institutional ethnography (Smith, 2018), builds on the points of view of teachers from racialized groups at the start of their careers (14). Their accounts, collected in semi-directed interviews, guided the exploration of the processes and practices that regulated their selection and the evaluations of their work, based on interviews with school principals and other key employees in the public school network and on a documentary analysis of the legislative framework. As this method of sociological inquiry tends to overexpose the activities of dominant groups and their institutions, we mobilized Black feminist thought to legitimize the experiences of teachers from racialized groups as knowledge. Excerpts from their accounts show how oppressive systems are co-formed in the structure of teaching work, and the different strategies used to resist them.Cet article présente l’approche épistémo-méthodologique féministe constituée pour élaborer et mener une recherche qualitative sur l’organisation et la reproduction des rapports de domination dans les distributions dissymétriques du travail enseignant au Québec (Larochelle-Audet, 2019). Il expose les principaux postulats épistémologiques, outils méthodologiques et courants théoriques mobilisés afin de répondre aux exigences d’une recherche socialement juste (Strega & Brown, 2015a). La recherche a été réalisée à l’aide de l’ethnographie institutionnelle (Smith, 2018), depuis le point de vue d’enseignantes de groupes racisés en début de carrière (14). Leurs récits, recueillis lors d’entretiens semi-dirigés, ont guidé l’exploration de processus et pratiques régulant leur sélection et leur évaluation en emploi, à partir d’entretiens menés avec des directions d’école et d’autres employées clés du réseau scolaire public et d’une analyse documentaire du cadre législatif. Comme cette méthode d’enquête sociologique tend à surexposer les activités des groupes dominants et leurs institutions, la pensée féministe noire a été mobilisée pour légitimer les expériences des enseignantes de groupes racisés en tant que savoirs. Les extraits de leurs récits présentés montrent comment se co-forment les systèmes d’oppression dans l’organisation du travail enseignant et différentes stratégies mises en œuvre pour y résister
Les bibliothèques face à la vague
Au printemps dernier, en Suisse romande comme ailleurs, le quotidien de toutes et tous se voyait bouleversé par une crise sans précédent. Gestes barrières, (semi-)confinement, fermetures des commerces non-essentiels et des lieux de culture, on aurait pu croire que laterre s’était arrêtée de tourner. La stupeur des premiers instants a cependant rapidement laissé place à une reprise de l\u27activité dans tous les secteurs ou presque, demandant à chacune et chacun de faire preuve de souplesse, de créativité, voire d’être prêt à se réinventer
Histoire d\u27une (r)évolution : l\u27informatisation des bibliothèques genevoises 1963-2018
Publié en 2019, cet ouvrage, disponible en version papier et électronique, marque par son imposante densité mais également par sa qualité de mise en page.Il constitue une somme considérable et précieuse de l’histoire de l’informatisation des bibliothèques genevoises. Près de 400 pages qui au final ne se limitent pas à la seule Genève puisqu’intelligemment il met en perspective ces développements sous un angle régional, national et parfois international
La place des ressources documentaires des bibliothèques académiques dans la lutte contre les Fake News. Le cas du COVID-19
Comme toutes les crises, la crise du Covid-19 est une période propice à la diffusion de fausses informations, de contre-vérités ou de théories du complot. En effet, le besoin d’informations pour comprendre, anticiper ou se rassurer est exacerbé et les citoyens sont naturellement à la recherche de réponses ou de renseignements. Face à cette demande, les médias d’informations (journaux, TV, radio) sont évidemment en première ligne. Ces mécanismes de diffusion d’information sont aujourd’hui largement intégrés aux réseaux sociaux qui favorisent de fait la diffusion et la propagation d’informations sensationnelles, sans tenir compte de leur véracité. La diffusion de ces fausses informations complexifie la réponse à la crise sanitaire qui nécessite l’adhésion de la population aux mesures mises en place par les autorités. L’Organisation mondiale de la Santé effectue d’ailleurs un parallèle entre la circulation du virus et celle des fausses informations et sensibilise à la lutte pour « immuniser le public contre la désinformation ». Le paradoxe de cette situation réside en grande partie dans le fait que les informations n’ont jamais été aussi nombreuses et accessibles. En effet, dans cet « écosystème » informationnel, deux logiques se conjuguent, d’une part la circulation accélérée de l’information par les plateformes d’échanges et d’autre part l’ouverture de plus en plus large de la documentation scientifique
The AF300 and AW922 antibodies against human cytokeratin recognize the cytoskeleton by immunofluorescence in HeLa cells
The AF300 and AW922 antibodies detect by immunofluorescence human cytokeratin in methanol-fixed HeLa cells
Ronan HERVOUET, Le goût des tyrans. Une ethnographie politique du quotidien en Biélorussie. Lormont : Le Bord de l\u27Eau, 2020, 282 p.
Laurence BROERS, Armenia and Azerbaijan, Anatomy of a Rivalry. Edinburgh: Edinburgh University Press, 2019, 352 p.
La bande-son du township: Culture cinématographique et urbanité sonore à Kinshasa et Johannesburg (années 1930-1950)
This article studies the cinematic cultures of Kinshasa and Johannesburg townships from the 1930s-1950s, with a focus on spectatorship and the reception of films’ soundtracks - two aspects often overlooked by film studies. Although Hollywood had a similar impact in the areas of Sophiatown, in Johannesburg, and the “cité indigène” (“native quarters”) of Leopoldville (current day Kinshasa), the audiences of these cities considered films’ music and dialogue in radically different ways. Examining these two modes of sound-based reception, this article unpacks the complex relationship between sound, space and the politics of fiction in the colonial and apartheid era, from the first screenings designed for African audiences to the production of early popular films featuring African actors in the late 1950s, until the destruction of Sophiatown and 1960 Congo’s independance.Cet article étudie les cultures cinématographiques des townships de Kinshasa et Johannesburg des années 1930 aux années 1950, en mettant l’accent sur l’expérience des spectateurs et leur réception de la bande-son des films, deux aspects souvent négligés par les études sur le cinéma. Si Hollywood exerça une influence similaire dans ces deux villes, les spectateurs du quartier de Sophiatown, à Johannesburg, et de la « cité indigène » de Léopoldville (actuel Kinshasa), entretenaient un rapport radicalement différent aux dialogues et aux musiques de films. Examinant ces deux types de réception sonore, cet article analyse la relation complexe entre son, espace et politique de la fiction à l’époque coloniale et de l’apartheid, depuis les premières projections destinées aux publics africains jusqu’à la production de films populaires mettant en scène des acteurs locaux à la fin des années 1950, jusqu’à la destruction de Sophiatown et l’indépendance de l’indépendance du Congo en 1960