Open Access Publications (Univ. de Genève)
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RB798, RB799, RB800, RB801, RB802, RB803, RB804, RB805, RB806 and RB807 antibodies recognize a human Aurora kinase B (AURKB) phosphorylated peptide by ELISA
The recombinant antibodies RB798, RB799, RB800, RB801, RB802, RB803, RB804, RB805, RB806, and RB807 were tested by ELISA for their binding to a synthetic phosphorylated peptide from the human Aurora kinase B (AurKB) protein. Antibodies RB805 and RB806 detected both the phosphorylated and non-phosphorylated peptides, whereas the remaining antibodies selectively recognized the phosphorylated peptide
Les sources de l’historien·ne au péril de la guerre
Ce champ libre est l’œuvre de trois auteurs dont le principal, Éric Aunoble, a coordonné l’assemblage des textes. Après l’introduction générale écrite par Éric Aunoble vient un article du même auteur sur la préservation des sources en Ukraine, fruit d’une enquête de terrain. À la suite de ce texte vient un article du généalogiste Maxime Vichnevski, fruit de son expérience dans les archives de Saint-Pétersbourg (Russie). Ce champ libre se termine par une vignette sur les archives en Crimée annexée, écrite par un collègue vivant en Russie.Ce champ libre est l’œuvre de trois auteurs, dont le principal, Éric Aunoble, a coordonné l’assemblage des textes. Après l’introduction générale écrite par Éric Aunoble vient un article du même auteur sur la préservation des sources en Ukraine, fruit d’une enquête de terrain. À la suite de ce texte vient un article du généalogiste Maxime Vichnevski, fruit de son expérience dans les archives de Saint-Pétersbourg (Russie). Ce champ libre se termine par une vignette sur les archives en Crimée annexée, écrite par un collègue vivant en Russie
Cartography of Resistance: Zagreb 1941-1945: An interview
On the occasion of the seventieth anniversary of the liberation of Zagreb, a few interested researchers and activists, supported by Rosa Luxemburg Stiftung Southeast Europe (RLS SEE) in partnership with Zagreb-based curatorial collective [BLOK], started to work on a project entitled Cartography of Resistance [Kartografija otpora]. The starting point is the underground networks established for the purpose of resistance to the fascist Ustasha [Ustaša] authorities during the Second World War on the territory of the Yugoslav countries (1941-1945), which were rooted in the interwar left-oriented labor movement and activism of the Communist Party of Yugoslavia [Komunistička partija Jugoslavije, KPJ].
The research has been carried out in two phases; during 2015 and 2016, and from 2020 until 2022. Both focused on spatial, organizational, political, gender and social aspects of the resistance movement. During the first phase emerged the website “kartografija-otpora.org” that mapped the resistance on the territory of the city of Zagreb. On the basis of research carried out in the second phase, the book entitled Kartografija otpora: Zagreb 1941.-1945. (ed. Josip Jagić, Marko Kostanić) was written and published. The book consists of nine chapters total, where the first three, written by Karlo Držaić, Saša Vejzagić and Josip Jagić, deal with the general institutional and social history of the resistance movement. Krešimir Zovak in his contribution tackles the Peoples’ Justice [Narodna Pravda], exploring controversial topic of Partisan courts. Barbara Blasin wrote about Antifascist Women’s Front in Zagreb, while Ana Lovreković dealt with women working for the Party’s Local Committee. Petra Šarin wrote about Agitprop and the underground printing services. Stefan Treskanica and Goran Korov, members of the team from 2015, investigated the phenomenon of Peoples’ Aid [Narodna pomoć] and explored the activities of the KPJ in the prewar period, between 1931 and 1941. The website was also updated on the basis of these findings with more than 200 locations of terror and resistance.
We asked the contributors about the content and specific importance of this book.En 2015, à l’occasion du soixante dixième anniversaire de la libération de Zagreb, quelques chercheur·euse·s et activistes, en partenariat avec le collectif de conservateurs [BLOK] basé à Zagreb et soutenu·e·s par la Fondation Rosa Luxemburg Europe du Sud-Est (RLS SEE), ont commencé à travailler sur un projet intitulé « Cartographie de la résistance » [Kartografija otpora]. Cette initiative a pour point de départ les réseaux clandestins, enracinés dans le mouvement ouvrier de gauche de l’entre-deux-guerres et l’activisme du Parti communiste de Yougoslavie [Komunistička partija Jugoslavije, KPJ]. Ces derniers sont établis sur tout le territoire des pays yougoslaves (1941-1945) dans le but de résister aux autorités fascistes de l’Oustacha [Ustaša] pendant la Seconde Guerre mondiale.
Cette recherche a été menée en deux phases : de 2015 à 2016, et de 2020 à 2022. Lors des deux phases de ce projet, les auteur·e·s se sont concentré·e·s sur les aspects spatiaux, organisationnels, politiques, genrés et sociaux de la résistance. Au cours de la première phase, le site web kartografija-otpora.org, cartographiant la résistance sur le territoire de la ville de Zagreb, a vu le jour. Sur la base des recherches effectuées dans la deuxième phase, le livre intitulé Kartografija otpora : Zagreb 1941-1945 (ed. Josip Jagićet Marko Kostanić) a été publié. L’ouvrage se compose de neuf chapitres au total, dont les trois premiers, rédigés par Karlo Držaić, Saša Vejzagić et Josip Jagić, traitent de l\u27histoire institutionnelle et sociale de la résistance. Dans sa contribution, Krešimir Zovak, quant à lui, s\u27attaque à la Justice des peuples [Narodna pravda] en explorant le sujet controversé des tribunaux de partisans. Barbara Blasin a écrit sur le Front des femmes antifascistes de Zagreb, tandis qu’Ana Lovreković s’est intéressée aux femmes travaillant pour le Comité local du Parti. Petra Šarin, pour sa part, a écrit sur l’Agitprop et les imprimeries clandestines. Stefan Treskanica et Goran Korov, membres de l’équipe de 2015, ont enquêté sur le phénomène de l’aide populaire [Narodna pomoć] et exploré les activités du KPJ dans la période d’avant-guerre, de 1931 à 1941. Le site web a également été mis à jour sur la base de ces travaux, cartographiant ainsi plus de 200 lieux de terreur et de résistance.
Nous avons échangé avec les contributeur·rice·s sur la spécificité de cet ouvrage
Nessim Znaien (2021) - Les raisins de la domination. Une histoire sociale de l’alcool en Tunisie à l’époque du Protectorat (1881-1956)
Critical review: Nessim Znaien, Les raisins de la domination. Une histoire sociale de l’alcool en Tunisie à l’époque du Protectorat (1881-1956), Paris, IRMC/Karthala, "Maghreb contemporain : nouvelles lectures, nouveaux savoirs", 2021, 420 p.Recensé : Nessim Znaien, Les raisins de la domination. Une histoire sociale de l’alcool en Tunisie à l’époque du Protectorat (1881-1956), Paris, IRMC/Karthala, « Maghreb contemporain : nouvelles lectures, nouveaux savoirs », 2021, 420 p
Françoise Blum et al. (dir.) (2021) - Socialismes en Afrique
Critical review: Françoise Blum, Héloïse Kiriakou, Martin Mourre, Maria-Benedita Basto, Pierre Guidi, Céline Pauthier, Ophélie Rillon, Alexis Roy and Elena Vezzadini (eds.), Socialisms in Afrique, Paris, Éditions de la Maison des sciences de l’homme, 2021, 716p.Recensé : Françoise Blum, Héloïse Kiriakou, Martin Mourre, Maria-Benedita Basto, Pierre Guidi, Céline Pauthier, Ophélie Rillon, Alexis Roy et Elena Vezzadini (dir.), Socialismes en Afrique, Paris, Éditions de la Maison des sciences de l’homme, 2021, 716p
Cheikh Anta Diop, l’AERDA et le mouvement étudiant africain à Paris: Une autre histoire des luttes pour l’indépendance de l’Afrique
This article probes into the trajectory of the Student Organization of the African Democratic Rally (Association des étudiants du Rassemblement démocratique africain –AERDA) and its first General Secretary Cheikh Anta Diop. The AERDA was founded in 1950, when the African Democratic Rally (Rassemblement démocratique africain – RDA) broke away from the French Communist Party (PCF), to the dismay of student activists. This article examines how AERDA activists sought to distance themselves from the main political parties, both the RDA and the PCF, thus embodying another form of anti-colonial opposition. Members of the AERDA were reluctant to make political concessions as the RDA did. Yet they kept a distance from the PCF too, owing to the later’s dubious position towards the empire. Students’ support towards armed uprisings, like in Kenya or Cameroon, also singled them out. This article therefore offers a new perspective on the formation of African student activism during decolonisation, while highlighting Diop’s role as a political theorist but also as a political leader.Cet article revient sur la trajectoire de l’Association des étudiants du rassemblement démocratique africain (AERDA) et de son premier secrétaire général Cheikh Anta Diop. L’AERDA est fondé en 1950, au moment où le Rassemblement démocratique africain (RDA) rompt avec le Parti communiste français (PCF), ce que contestent les étudiants. L’article s’intéresse à la façon dont les étudiants de l’AERDA se démarquent des partis politiques majoritaires, tant du RDA que du PCF, démontrant comment ils perpétuent, dans l’arène associative, une autre opposition anticoloniale. En effet, les membres de l’AERDA se montrent peu enclins aux logiques de gouvernement, en particulier aux concessions acceptées par le RDA, et conservent leur distance vis-à-vis d’un PCF pour le moins ambigu par rapport à l’Empire. Leur soutien de luttes armées comme au Kenya ou au Cameroun les singularise encore. Cet article propose ainsi un nouveau point de vue sur la formation du militantisme étudiant africain pendant la décolonisation, tout en soulignant le rôle de Diop comme théoricien politique, mais aussi comme dirigeant
UNESCO, the World Bank, and the struggle over education for development through the lens of the Faure report (1972) and the Delors report (1996)
The reports Learning to be (the Faure report), published in 1972, and Learning: The treasure within (the Delors report), published in 1996, commissioned by the United Nations Educational, Scientific and Cultural Organization (UNESCO), are known to belong to the foundational literature on lifelong learning. This paper, which draws on primary and secondary sources, will focus on a much lesser known aspect of these reports: their views on international development. The Faure report represented a counter perspective to the dominant development discourse based on “modernization”, in that it favoured “endogenous development” and anticipated the claims of the New International Economic Order (NIEO) that called for fairer redistribution of resources from developed to developing countries. The Delors report reacted to the extension of neoliberalism to the field of development through the Washington Consensus and criticized the structural adjustment programs implemented by the IMF and the World Bank. Both reports reveal a great deal about the debates and contested ideas on development, the conflicts between educators and economists over educational planning and the shifting position of UNESCO in the multilateral arena between the 1960s and the 1990s. The author argues that both reports got entangled in the struggle over “global governance” in education for development and proved unsuccessful in asserting their worldviews against powerful counter-ideologies promoted by competing organizations such as the World Bank.Les rapports Apprendre à être (le Rapport Faure), publié en 1972, et L’Education : Un trésor est caché dedans (le rapport Delors), publié en 1996, commandés par l’Organisation des Nations Unies pour l’Education, la Science et la Culture (UNESCO), sont connus pour appartenir à la littérature fondamentale sur l’apprentissage tout au long de la vie. Cet article, qui s’appuie sur des sources primaires et secondaires, se concentrera sur un aspect beaucoup moins abordé de ces rapports : leurs points de vue sur le développement international. Le rapport Faure représentait une contre-perspective au discours dominant sur le développement basé sur la « modernisation », en ce sens qu’il favorisait le « développement endogène » et anticipait les revendications du Nouvel Ordre économique international, à savoir une redistribution plus équitable des ressources des pays développés vers ceux en développement. Le rapport Delors réagissait pour sa part à l’extension du néolibéralisme au domaine du développement par le biais du Consensus de Washington et critiquait les programmes d’ajustement structurel mis en œuvre par le FMI et la Banque mondiale. Les deux rapports révèlent beaucoup sur les débats et les idées contestées sur le développement, les conflits entre éducateurs et économistes sur la planification de l’éducation et la position changeante de l’UNESCO sur la scène multilatérale entre les années 1960 et 1990. L’auteur soutient que les deux rapports ont pris part à la lutte portant sur la « gouvernance mondiale » dans l’éducation pour le développement et ont échoué à affirmer leurs visions du monde contre de puissantes contre-idéologies promues par des organisations concurrentes telles que la Banque mondiale
Les migrations latino-américaines dans l’Europe urbaine: quels enjeux sociaux et éducatifs ?
Cet article présente une typologie des migrants latino-américains vers l’Europe. Cette typologie a été construite sur la base de la thèse suivante: il existe une relation entre la manière dont les migrants et les voyageurs vivent et perçoivent leur séjour en Europe et le mode d’insertion socio-économique de l’Amérique latine dans le concert international. Autrement dit, les modèles économiques, sociaux et idéologiques à travers lesquels les pays latino-américains tissent leurs liens avec l’extérieur exercent une certaine influence sur les caractéristiques des déplacements des ressortissants latino-américains vers l’Europe. Quatre types principaux de migrants vers l’Europe, qui correspondent à quatre grandes périodes de l’histoire latino-américaine récente, sont distingués : les européanisés, les passeurs, les exilés et les délocalisés. Les questions éducatives occupent une place centrale dans les projets entrepris et les réalités vécues par les différents types de migrants, qui se déplacent principalement vers l’Europe urbaine. Les migrations reflètent et contribuent à développer des relations chaque fois plus étroites entre ces deux régions du globe. Cependant, les politiques migratoires des Etats européens ont des difficultés à reconnaître ces liens