Open Access Publications (Univ. de Genève)
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Rozman Gilbert & Sergey Radchenko (dir.), International Relations and Asia’s Northern Tier. Sino-Russia Relations, North Korea and Mongolia, Singapore : Palgrave MacMillan, 2018, 321 p.
RB438, RB440, RB441 and RB442 antibodies recognize a Dictyostelium Nup133 peptide by ELISA
The recombinant antibodies RB438, RB440, RB441 and RB442 detect by ELISA a synthetic peptide from the Dictyostelium Nup133 protein
RB464, RB465, RB466 and RB467 antibodies recognize a Dictyostelium AlyA peptide by ELISA
The recombinant antibodies RB464, RB465, RB466 and RB467 detect by ELISA a synthetic peptide from the Dictyostelium AlyA protein
RB501, RB502, RB503, RB504 and RB505 antibodies recognize the human UNC93B1 protein by ELISA
The recombinant antibodies RB501, RB502, RB503, RB504 and RB505 detect by ELISA the human Protein unc-93 homolog B1fused to a GST protein
Quand l’humanitaire entre en politique: L’exemple du ministère russe des Situations d’Urgence
In the late 1980s, major natural and technological disasters such as Chernobyl and Spitak, in combination with Perestroika, led to the institutionalization of a new state’s role in “emergency situations” management. Established in 1994, the Russian Emergencies Ministry (EMERCOM) has since emerged as a key player in the country’s humanitarian policy. This ministry, both civil and military, has experienced unexpected growth from the 1990s until now by incorporating new areas of expertise and many new “administrative resources”. Acting as the State’s “humanitarian arm” during disasters and conflicts, it is also an instrument of soft power for Russia abroad. The popularity it enjoys, however, is less related to its activities in times of war and disaster and more to its ability to effectively communicate its functions and values and to promote its former leader, Sergei Shoigu, in office for more than 18 years. Looking back to the creation and development of the Ministry of Emergency Situations, we will consider how administrative resources and communication strategies, as well as issues of sovereignty and need for assistance, are intertwined in the implementation of a state humanitarian policy.À la fin des années 1980, les catastrophes naturelles et technologiques de Tchernobyl et de Spitak conduisent, à la faveur de la perestroïka, à l’institutionnalisation de nouvelles fonctions d’État autour de la notion de « situation d’urgence ». Créé en 1994, le ministère russe des Situations d’Urgence (MTchS) s’est imposé depuis comme un acteur clé de « l’action humanitaire d’État » dans le pays. À la frontière du civil et du militaire, tant par son statut que par sa composition, cette structure a connu un développement inattendu, intégrant de nouveaux champs de compétences et autant de nouvelles ressources administratives. Agissant comme « bras humanitaire » de l’État dans les catastrophes et conflits où la Russie est impliquée, le MTchS est aussi un instrument du soft power russe à l’étranger. La popularité dont il bénéficie est pourtant moins liée à ses activités en temps de guerre et de catastrophe, qu’à sa capacité de communiquer autour de ses fonctions, de ses valeurs, et de la personnalité du ministre Sergueï Choïgou en poste pendant plus de 18 ans. Revenant sur la création et le développement du ministère des Situations d’Urgence, il s’agira d’envisager comment se conjuguent, dans la mise en œuvre d’une politique humanitaire d’État, ressources administratives et stratégies de communication, enjeux régaliens et nécessité d’assistance
Introduction.: 2017 en Russie, un centenaire politique.
« Bien peu furent ceux qui s’emparèrent de cette occasion pour célébrer plus qu’évoquer Octobre », affirme Alain Blum en conclusion de son bilan des commémorations de 1917 (Blum 2019). En France, le centenaire des révolutions de Février et d’Octobre 1917 fut en effet plus souvent l’occasion de valoriser des recherches menées sur la Russie, d’exploiter des fonds d’archives ou d’exposer des objets d’art que de s’interroger à nouveau sur leur dimension politique et leur potentielle résonance contemporaine (Deschepper et al. 2019). Ce constat pourrait être appliqué mutadis mutandis à la sphère académique russe.S’il y a une différence évidente entre la France et la Russie, elle réside dans le fait qu’après deux décennies de silence, on a assisté à une repolitisation de la révolution en Russie, fût-ce sous la forme de son instrumentalisation par le pouvoir au service d’une politique mémorielle antirévolutionnaire. Cette instrumentalisation est d’autant plus manifeste que, dans un contexte d’« apathie politique » (Budrajtskis 2016) et de démobilisation de la jeunesse (Bordjugov 2017), 1917 semble avoir été effacé de la mémoire de la société russe. S’observe ainsi ce qu’on pourrait désigner comme une ambivalence commémorative, où la politisation officielle de la mémoire d’Octobre 1917 fait face à sa dépolitisation, pour ne pas dire à sa disparition, au sein de l’espace public. C’est cette ambivalence qui nous a intrigués au moment de concevoir le présent dossier issu du colloque international « Construction et déconstruction d’une mémoire de la Révolution de 1917 en Russie contemporaine » qui s’est tenu à l’Université Grenoble Alpes en octobre 2017
Le paradigme de la révolution dans l’analyse des réformes post-soviétiques en Russie
In the early 1990s, the discourse of liberal reformers gives a very negative image of the Russian revolution of October 1917, described as a real national disaster. The entire Soviet experience is presented as a succession of wrong choices that have contributed to the consolidation of an inefficient political and economic system. This vision suits the reformers’ argumentation perfectly and helps to support their own political choices. All their decisions gain legitimacy through the necessity to do away with the inefficient Soviet communist institutions. From the early 2000s and in the context of authoritarian stabilization, the radical transformations of the late 20th century came under criticism and were often compared to those of the beginning of the century. The similarity between the utopian character of both the communist and liberal projects put forward in the public debate induces Russian liberals to rethink their experience and to ponder over the revolutionary potential of the liberal reforms. This article explores how the use of the “revolution” paradigm evolved in Russian liberal thought to define post-soviet reforms, from initial rejection to acceptance in a comparative perspective and by questioning its relevance.Au début des années 1990, le discours des réformateurs libéraux comporte une vision très négative de la révolution russe d’Octobre 1917, présentée comme une véritable « catastrophe ». L’ensemble de l’expérience soviétique est d’ailleurs interprété comme une succession de mauvais choix qui ont contribué à la consolidation d’un système politique et économique inefficace. Une telle vision s’inscrit parfaitement dans l’argumentation des réformateurs qui l’instrumentalisent pour légitimer leurs choix politiques. Toutes les décisions sont justifiées par la nécessité de rompre définitivement avec l’ancien système communiste. Dans le contexte de stabilisation autoritaire des années 2000, la radicalité des transformations que le pays a connues à la fin du XXe siècle est de plus en plus critiquée. La ressemblance entre le caractère utopique du projet bolchevique et du projet libéral ainsi que l’utilisation d’une logique de légitimation comparable est mise en avant, ce qui pousse les représentants du courant libéral russe à repenser leur expérience et à s’interroger sur le caractère révolutionnaire des réformes du début des années 1990. Le présent article explore l’évolution de l’usage, dans le camp libéral, du paradigme « révolution » pour désigner les réformes post-soviétiques, allant de son rejet initial à son acceptation dans une perspective comparative, puis à une remise en question de sa pertinence
La Révolution de 1917 et le mouvement socialiste face aux régimes autoritaires et totalitaires : conserver et protéger la mémoire des luttes
The article describes the educational activities of the research program “Socialists and Anarchists-Participants of the Resistance to the Bolshevik Regime” hosted by the Education and Research Center Memorial. It also presents the website “Russian Socialists and Anarchists after October 1917: History, Ideas, Traditions of Democratic Socialism and the Fates of Participants of the Left Resistance to the Bolshevik Regime”, as well as the permanent seminar “The Leftwing in Russia: History and Public Memory” focusing on the preservation, the representation and the opposition to the deconstruction of memory about the Revolution of 1917 and the struggle of socialists against authoritarian and totalitarian regimes. Through human destiny, personal dimensions and biographies, researchers move towards understanding the history and subculture of society and, drawing on the knowledge of history, behavioural norms and codes of conduct, they can seize the specific features of given fates and biographies. The author hopes that the specialized website and biographical project will contribute not only to further explore the destinies of the socialists and anarchists involved in the resistance to the Bolshevik regime, but also to analyze in greater depth many different subjects related to this topic, which, in turn, could lead to the production of an encyclopedia, articles or monographs.L’article décrit les activités éducatives du programme de recherche « Socialistes et anarchistes, opposants au régime bolchevique » initié par le Centre de recherche et d’éducation Memorial. Il présente en outre son site « Les socialistes et anarchistes russes après octobre 1917 : histoire, idées, traditions du socialisme démocratique et devenir des opposants de gauche au régime bolchevique », ainsi que son séminaire permanent « La gauche en Russie : histoire et mémoire sociale » qui porte sur la préservation, la représentation et l’opposition à la destruction de la mémoire de la Révolution de 1917 et sur la lutte des socialistes contre les régimes autoritaires et totalitaires. À travers les destins, les aspects personnels, les biographies, les chercheurs s’efforcent de comprendre l’histoire et la subculture de cette communauté ; en retour, armés de la connaissance de l’histoire, des normes comportementales et des codes de la communauté, ils peuvent mieux comprendre certains destins et biographies spécifiques. L’auteur espère que le site internet spécialisé et le projet biographique permettront non seulement de poursuivre l’étude des destins des socialistes et anarchistes engagés dans la résistance au régime bolchevique, mais aussi d’analyser plus en profondeur les différents sujets liés à ce thème, ce qui pourrait déboucher sur la réalisation d’une encyclopédie ou l’écriture d’articles et monographies
L’Union soviétique et la guerre civile grecque : 1944-1949
The Greek civil war was of undeniable international interest: Britain’s “divide and impera” diplomacy was counterbalanced by the Soviet Union’s realistic foreign policy. The USSR used this peripheral conflict as a means of pressure in order to consolidate its territorial gains in the East and the Balkans. At the same time, the policy of the Greek communists oscillated between the national and the universal, following the external strategy of the Soviet Union. The Greek civil war helped the Soviets to considerably change the balance of power in interstate relations, and at the same time confirmed the creation of a bipolar world.La guerre civile grecque eut un intérêt international indéniable : la diplomatie britannique de « divide et impera » fut contrebalancée par la politique extérieure réaliste de l’Union soviétique. L’URSS utilisa cette bataille périphérique comme un moyen de pression afin de consolider ses acquis territoriaux à l’Est et dans les Balkans. En même temps, la politique des communistes grecs oscillait entre le national et l’universel en se calquant sur la stratégie extérieure de l’Union soviétique. La guerre civile grecque aida considérablement les Soviétiques à changer le rapport des forces dans les relations interétatiques, et, en même temps, confirma la création d’un monde bipolaire
Le Projet de Loi 12146 : Infrastructures et services numériques pour la recherche
Le projet de loi (PL) 12146 du canton de Genève, en vigueur depuis janvier 2018, porte sur les infrastructures et services numériques pour la recherche. Une thématique d’actualité, sa rédaction en 2011 a nécessité une approche visionnaire, favorisée par le contexte du moment, aussi bien au niveau de l’Université de Genève (UNIGE) qu’au niveau suisse avec les prémisses en 2011 du prochain programme fédéral « CUS P2 2013-2016 : Information scientifique : accès, traitement et sauvegarde ». L’UNIGE a joué dès le début du programme fédéral un rôle déterminant avec le lancement du projet « Data Life-Cycle Management » (DLCM) en 2015, un des plus importants en nombre d’institutions partenaires (9 au total). Ce projet est entré dans sa deuxième phase en 2018. Le PL et le projet DLCM progressent par conséquent en synergie : la technologie de préservation long terme développée dans le projet DLCM a servi d’accélérateur pour la mise en production de Yareta, le système d’archivage long terme des données de recherche pour les institutions universitaires du canton de Genève. L’expérience acquise dans l’exploitation de Yareta va à son tour bénéficier à la mise en place de l’instance nationale, dénommée « OLOS », prévue début 2020.
Abstract
The bill 12146 of the Canton of Geneva, in force since January 2018, concerns digital infrastructure and services for research. A hot topic, its drafting in 2011 required a visionary approach, favored by the current context, both at the University of Geneva (UNIGE) and at the Swiss level, with the premises being laid in 2011 for the next federal programme "CUS P2 2013-2016: Scientific information: access, processing and preserving". Indeed, since the beginning of federal programme, UNIGE has played a decisive role with the launch of the "Data Life-Cycle Management" (DLCM) project in 2015, one of the largest in number of partner institutions (9 in total). This project entered its second phase in 2018. The bill 12146 and DLCM project are therefore progressing in synergy: the long-term preservation technology developed in the DLCM project served as an accelerator for the production of Yareta, the long-term archiving system for research data for academic institutions of the canton of Geneva. The experience acquired in the operation of Yareta will in turn benefit the est ablishment of the national version, called "OLOS", scheduled for early 2020