LAKISA, Revue des Sciences de l’Éducation
Not a member yet
149 research outputs found
Sort by
Dispositifs d’accompagnement et insertion professionnelle des ex-auditrices de l’Institution de Formation et d’Education Féminine (IFEF) Yopougon Mairie-Abidjan
The aim of this study is to analyze the impact of support systems on the professional integration of ex-auditors from the Instituts de Formation et d\u27Education Féminine (IFEF). The hypothesis is that the lack of these support systems has a negative impact on the professional integration of former IFEF auditors. The study was based on the theories of professional insertion by C. Laflamme (1984) and employability by M. Fugate, al. (2004). A content analysis of the data by L. Bardin (2013), based on a semi-structured interview, reveals that there is no support system in the IFEFs, and that once ex-auditors have left, they experience difficulties in accessing employment and integrating into the job market due to a lack of material support and post-training internships. Partnerships with local companies for internships and material support could facilitate the professional integration of former IFEF auditors.La présente étude vise à analyser l’impact des dispositifs d’accompagnement sur l’insertion professionnelle des ex-auditrices des Instituts de Formation et d’Education Féminine (IFEF). L’hypothèse est que le déficit de ces dispositifs d’accompagnement agit négativement sur l’insertion professionnelle des ex-auditrices des IFEF. L’étude s’est appuyée sur les théories Elle se réfère à la théorie de l’insertion professionnelle de C. Laflamme (1984) et de l\u27employabilité de M. Fugate, al. (2004). L’analyse de contenu des données selon L. Bardin (2013), issues d’un entretien semi-dirigé, révèle qu’il n’existe pas de dispositif accompagnement dans les IFEF et que les ex-auditrices une fois sorties, éprouvent des difficultés d’accès à l’emploi et d’intégration au marché du travail par manque d’accompagnement matériel et de stage post-formation. Des partenariats avec des entreprises locales pour des stages et des accompagnements matériels pourraient faciliter l’insertion professionnelle des ex-auditrices des IFEF. 
Dispositif d’enseignement à distance à l’UCAD en temps de crise universitaire : entre choix institutionnel d’un objet frontière et réticence des acteurs
Cheikh Anta Diop University in Dakar (UCAD), the best university in French-speaking Africa according to the edurank 2022 ranking, remained closed between June 2023 and February 2024 amid a university crisis. The consequences of the closure have undoubtedly had an impact on teaching and research. To mitigate these consequences, the academic authorities proposed the widespread use of distance learning to ensure the continuity of teaching and learning. Unfortunately, this measure has come up against the reluctance of certain stakeholders who remain sceptical about the change in pedagogical paradigm. How are teachers and students receiving the recommended distance learning offer? What are the advantages of distance learning as a mediator between teaching and learning? What are its limitations? Is the system adapted to the studies undertaken in the various university cycles and to the courses offered by all faculties, schools and institutes? This contribution attempts to answer these questions by highlighting the context described. The empirical methodological approach used in this study involves collecting quantitative data from lecturers and students by means of questionnaires. The research undertaken leads to results focusing on the reception of this frontier object by the actors (teacher-researchers and students), its advantages and limits in distance teaching and its (in)adaptability to teaching according to the cycles (bachelor\u27s, master\u27s or doctorate) or faculties.L’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD), la meilleure université en Afrique francophone selon le classement edurank 2022, est restée fermée entre juin 2023 et février 2024 dans un contexte de crise universitaire. Sans doute, les conséquences de la fermeture de l’établissement se répercutent sur les plans pédagogiques et scientifiques. Pour les atténuer, l’autorité académique propose la généralisation de l’enseignement à distance afin d’assurer la continuité de l’enseignement-apprentissage. Cette mesure s’est malheureusement heurtée à la réticence de certains acteurs qui restent sceptiques au changement de paradigme pédagogique. Comment les enseignants et les étudiants reçoivent-ils l’offre pédagogique distancielle préconisée ? Quelles sont les avantages du dispositif d’enseignement à distance en tant que médiateur d’espace de rencontre pédagogique et didactique ? Quelles en sont limites ? Le dispositif est-il adapté aux études poursuivies dans les différents cycles universitaires et aux enseignements proposés par toutes facultés, écoles et instituts ? Cette contribution tente de répondre à ces questions en mettant en exergue le contexte décrit. L’approche méthodologique empirique qui facilite un recueil de données quantitatives par questionnaires auprès des enseignants-chercheurs et des étudiants est privilégiée dans cette étude. La recherche entreprise aboutit à des résultats axés sur la réception de cet objet frontière par les acteurs (enseignants-chercheurs et étudiants), les avantages et limites de l’enseignement à distance et son (in)adaptabilité aux enseignements selon les cycles (licence, master ou doctorat) ou les facultés
Approche Pédagogique & Didactique de l’Apprentissage Ecole Traditionnelle en Afrique Noire : Cas de Rite SO des Pahouins au Cameroun
It should be noted that during the independence of African countries south of the Sahara, education generally continued to operate in the spirit and conception left by the colonial school of training agents of security execution for the various institutions of the country of a rudimentary level of training which hardly exceeded the College and High School. Depending on the type of colonization, some countries had barely ten academics trained at independence. It is in this context that the natives were called to take over. Without forgetting the efforts of UNESCO in the creation of certain training structures, the various governments have granted scholarships for studies abroad, while creating conditions for the training of the majority who remain in the country. The result remains mixed. Underqualifications, particularly of secondary school teachers, are still at the center of concerns at the national level. And in the meantime, many African politicians are raising their voices to call for the needs of the social environment to be taken into account in the training of young people. Between training abroad for young Africans, which does not always have a local reality, and local training, which is generally very theoretical, we must find what is needed to respond to the call of African politicians. . The reality is that there are very few elements of response from African field actors, researchers in this case. The few rare projects, to cite only the project for the harmonization of Mathematics Programs (HPM), remain unfinished, due to lack of funding and above all the desire of Africans to take responsibility for themselves. To date, Africa is struggling to put in place structures to create effective operating conditions. To exist, she continues to follow in the footsteps of others. It is in this context that we place this work which goes in the direction of proposing elements of solution to the problem posed. It consists, in addition to epistemological work on the knowledge to be taught, of using the socio-cultural environment to find the mode of learning approach which creates the conditions for articulation between the two environments, academic and socio-cultural. The SO Kingdom in Cameroon offers us one, very close to the Theory of Didactic Situations, which should nourish our reflection.Il est à constater qu’aux indépendances des pays africains au sud du Sahara, l’enseignement a, d’une façon générale, continué à fonctionner dans l’esprit et la conception laissés par l’école coloniale de la formation des agents d’exécution pour les différentes institutions du pays de niveau de formation rudimentaire qui dépassait difficilement le Collège et Lycée. Selon le type de colonisation, certains pays avaient à peine une dizaine d’universitaires formés à l’indépendance. C’est dans ce contexte que les autochtones étaient appelés à prendre la relève. Sans oublier les efforts de l’UNESCO dans la création de certaines structures de formations, Les différents gouvernements ont octroyé des bourses d’études pour l’étranger, tout en créant des conditions pour la formation de la majorité qui reste au pays. Le résultat reste mitigé. Les sous-qualifications, notamment des professeurs du secondaire, sont toujours au centre des préoccupations au niveau national. Et dans l’entre-temps, de nombreux politiciens africains lèvent la voix pour souhaiter la prise en charge des besoins du milieu social dans la formation des jeunes. Entre la formation à l’étranger des jeunes africains, qui n’a pas toujours une réalité locale, et la formation locale, qui est généralement très théorique, il faut trouver ce qu’il faut pour répondre présent à l’appel des politiciens africains. La réalité est qu’il y a très peu d’éléments de réponse de la part des acteurs de terrain africains, chercheurs en l’occurrence. Les quelques rares projets, pour ne citer que le projet d’harmonisation des Programmes de Mathématiques (HPM), restent inachevés, faute des financements et surtout de volonté des Africains de se prendre en charge. Est-il qu’à ce jour, l’Afrique peine à mettre en place des structures permettant de créer les conditions de fonctionnement efficaces. Elle continue, pour exister, à suivre les traces des autres. C’est dans ce contexte que nous inscrivons ce travail qui va dans le sens de proposer des éléments de solution au problème posé. Il consiste, en plus d’un travail épistémologique des savoirs à enseigner, à recourir au milieu socioculturel trouver le mode d’approche d’apprentissage qui crée les conditions d’articulation entre les deux milieux, scolaire et socioculturel. Le Royaume SO au Cameroun nous en offre un, très proche de la Théorie des Situations Didactiques, qui doit nourrir notre réflexion. 
Transmission du pouvoir traditionnel chez les peuples dan : une étude pour conscientiser la nouvelle génération à l\u27importance de ce pouvoir
“La transmission du pouvoir traditionnel chez les peuples dan : une étude pour conscientiser la nouvelle génération à l\u27importance de ce pouvoir” is an initiative to preserve their cultural and social heritage. This study, covering the sociolinguistic aspect, aims to make young people aware of the primordial significance of their ancestral traditions, by highlighting the processes as well as the profound meanings associated with this hierarchy. By appropriating and respecting these practices, younger generations will be better equipped to grasp their history and continue to pass on these fundamental values. The information we received during our survey at the Chambre Nationale des Rois et Chefs Traditionnels (CNRCT) in Man was accompanied by note-taking, voice recordings with dictaphones and cameras. The holders of traditional power are justified by the presence of a member of the sacred hut, the King, and the canton, tribe and village chiefs. The presence of these holders encouraged a participatory exchange. During this exchange, the potential holders of the tradition explained the mechanism of designation and succession, the attributes and attributions, as well as the limits and loss of this power. The survey analyses confirmed seven distinct categories of traditional power, namely one apolitical class and six governance classes.« La transmission du pouvoir traditionnel chez les peuples dan : une étude pour conscientiser la nouvelle génération à l’importance de ce pouvoir » est une démarche pour la préservation de leur héritage culturel et social. Cette étude, couvrant l’aspect sociolinguistique, a pour objectif de sensibiliser la jeunesse à la signification primordiale de ses traditions ancestrales, en mettant en exergue les processus ainsi que les significations profondes associées à cette hiérarchie. En s\u27appropriant et en respectant ces pratiques, les jeunes générations seront mieux équipées pour appréhender leur histoire et continuer à transmettre ces valeurs fondamentales. Les informations reçues lors de notre enquête à la Chambre Nationale des Rois et Chefs Traditionnels (CNRCT) de Man, s’accompagnent des prises de notes, des enregistrements (des voix) avec des dictaphones et des appareils pour faire des photos. Les détenteurs du pouvoir traditionnel se justifient par la présence d’un membre de la case sacrée, du Roi, les chefs de canton, de tribu et de village. La présence de ces détenteurs a favorisé un échange participatif. Lors de cet échange, les potentiels détenteurs de la tradition ont exposé sur le mécanisme de désignation et de succession, les attributs et les attributions, de même que les limites et la perte de ce pouvoir. Les analyses de l’enquête confirment sept catégories distinctes de pouvoir traditionnel, à savoir une classe apolitique et six classes de gouvernance
Formation professionnelle continue des enseignants de l’EFTP au Burkina Faso en lien avec leurs besoins en formation : cas de la spécialité Électrotechnique
The growth of the Burkinabe population, mostly young and rural, has led to a surplus of labour. This makes technical and vocational education and training (TVET) a lever for job creation, relevant responses to the problems of young people in a context of social and security instability. Indeed, achieving quality education that takes into account socio-cultural realities requires the mobilization of a competent and efficient quality teaching staff. However, an analysis of the context of the technical education and employment sub-sectors in Burkina Faso shows that there is a low level of provision of Technical-Vocational Education and Training, including a strong mismatch between the education system and the labour market. In this study, the continuing professional development of electrical engineering teachers in Burkina Faso is analysed in relation to their training needs. To do this, the study relied not only on the writings of several Burkinabe and other authors but also on our experience as TVET teachers in order to better understand the subject under study. In addition, the theories of didactics, training engineering and andragogy are presented, which inspire us in our analysis. After field research, we have come to the conclusion that the in-service pedagogical/didactic training and disciplinary skills enjoyed by electrical engineering teachers is in deficit.La croissance de la population burkinabè, en majorité jeune et rurale, dégage un excédent de main d\u27œuvre. Cela fait de l’enseignement et la formation techniques et professionnels (EFTP) un levier de création d’emplois, de réponses pertinentes aux problèmes des jeunes dans un contexte d’instabilité sociale et sécuritaire. En effet, parvenir à une éducation de qualité qui tient compte des réalités socio-culturelles suppose la mobilisation d’un personnel enseignant de qualité compétent et performant. Cependant, l’analyse du contexte des sous-secteurs de l’enseignement technique et de l’emploi au Burkina Faso montre qu’il existe un faible niveau d’offre d’Enseignement et Formation Technico-professionnelle, y compris une forte inadaptation entre le système éducatif et le marché de l’emploi. Dans la présente étude, il est analysé la formation professionnelle continue des enseignants d’électrotechnique au Burkina Faso en lien avec leurs besoins en formation. Pour cela, l’étude s’est appuyée non seulement sur des écrits de plusieurs auteurs burkinabè et d’ailleurs mais aussi sur notre expérience d’enseignant de l’EFTP afin de mieux appréhender le sujet à l’étude. Par ailleurs, il est présenté les théories de la didactique, de l’ingénierie de la formation et de l’andragogie qui nous inspirent dans notre analyse. Après les recherches de terrain, nous avons abouti à la conclusion que les formations continues pédagogiques/didactiques et dans les compétences disciplinaires dont bénéficient les enseignants d’électrotechnique est déficitaire
L’impact du sens donné au théorème de Thalès sur les liens entre mathématiques et physique
In the Democratic Republic of Congo (DRC), théorème de Thalès is stated in two forms: as a consequence of similarity of triangles and in the form of secants cut by parallels. The link between the two presentations seems to be dysfunctional: there is a problem of meaning. To demonstrate this, we subjected the teachers in training to a didactic situation. We then spotted some traces of use of Thales\u27 theorem in physics lessons. And above all the consequences of the meaning given to théorème de Thalès on these uses. En République Démocratique du Congo (RDC), le théorème de Thalès est énoncé sous deux formes : comme conséquence de similitude des triangles et sous la forme des sécantes découpées par des parallèles. Le lien entre les deux présentations semble dysfonctionner : il y a un problème de sens. Pour en rendre compte, l’on a soumis les enseignants en formation à une situation didactique. L’on a ensuite repéré quelques traces d’utilisations du théorème de Thalès dans le cours de physique, surtout les conséquences du sens donné au théorème de Thalès sur ces utilisations. 
Épanouissement scolaire des élèves inscrits précoces du primaire à la 6ème au Burkina Faso
In Burkina Faso, children are often enrolled in school very early, before the age of six, according to data from the General Directorate of Statistical and Sectoral Studies (2021-2022, 2022-2023). This gives them the same opportunity to receive a primary education as those enrolled at the official age. This phenomenon of early schooling, which is becoming increasingly common in the country, raises questions about the development of the beneficiaries of this form of schooling. The aim of this research is to analyse the development of pupils enrolled early as they progress through the school system, from primary to the sixth form. To achieve this, we opted for a mixed, cross-sectional method, using different samples of pupils at each school level instead of longitudinal research. In addition, data collection was possible using the school well-being measurement scale (Be-scol questionnaire) of Guimard et al. (2015) and individual interviews. This made it possible to understand that the majority of precocious schoolchildren do not thrive at school, much to the ignorance of their parents. This made it possible to understand that the majority of precocious schoolchildren are not fulfilled at school, to the great ignorance of their parents. The Chi-square test showed that this lack of fulfilment did not depend on the class attended by the pupils or their gender.Au Burkina Faso, les enfants sont souvent scolarisés très tôt avant l’âge de six ans selon les données de la Direction Générale des Études Statistiques et Sectorielles (2021-2022, 2022-2023). Ils ont ainsi la possibilité de suivre une éducation primaire tout comme ceux qui sont inscrits à l’âge officiel. Ce phénomène de scolarisation précoce, de plus en plus récurrent dans le pays, incite à s’interroger sur l’épanouissement des bénéficiaires de cette forme de scolarisation. L’objectif de cette recherche est d’analyser l’évolution de l’épanouissement des élèves inscrits précocement au fur et à mesure qu’ils avancent dans leur cursus scolaire, du primaire à la classe de 6ème. Pour y arriver, l’on a privilégié l’usage d’une méthode mixte, transversale, en utilisant des échantillons différents d’élèves dans chaque niveau scolaire au lieu d’une recherche longitudinale. Par ailleurs, le recueil des données a été possible grâce à l’échelle de mesure du bien-être scolaire (questionnaire Be-scol) de Guimard et al. (2015) et des entretiens individuels. Cela a permis de comprendre que la majorité des scolarisés précoces ne sont pas épanouis à l’école, à la grande ignorance de leurs parents. Le test de Khi-deux a permis de savoir que ce non-épanouissement ne dépend ni de la classe fréquentée par les élèves, ni de leur sexe
Évaluation de l’utilisation de la pédagogie centrée sur l’apprenant (PCA) dans l\u27enseignement et l’apprentissage de l’anglais langue étrangère : une étude de cas de certaines écoles secondaires publiques au Togo
The traditional way of designing courses called Teacher-Centered Pedagogy (TCP) is a conventional teaching methodology in which the teacher remains at the center of instruction in the teaching-learning process. In this approach, the main focus is on inputs and the teacher decides on the content that he/she intends to teach, how to teach this content and assess the content. However, with the wealth of knowledge acquired about learning over the last decades, this traditional approach has been challenged with a modern one—Learner-Centered Pedagogy (LCP)— with a main focus on outputs to facilitate learning so as to achieve learning objectives through a variety of activities with effective interactive relations between learners and teachers. In this regard, Togo, like many countries worldwide, has recently made a transition from the Teacher-Centered to the Learner-Centered Pedagogy even if the concept is still poorly understood, making the new system complex to implement effectively due to different factors and more intricate when it comes to applying it to learning in general and specifically to the teaching-learning of English as a foreign language in Togo’s public secondary schools. Through a mixed-method approach comprising a literature review and a structured questionnaire distributed to English teachers across selected public secondary schools in Togo, the research identifies significant challenges impeding the effective adoption of the Learner-Centered Pedagogy (LCP). The findings reveal obstacles such as large class sizes, lack of appropriate teacher training, inadequate learning resources, and constrained teaching time. To address these limitations, the study advocates for a hybrid pedagogical model that combines elements of both Teacher-Centered and Learner-Centered Pedagogies to enhance educational outcomes and English language proficiency among learners.La méthode traditionnelle de conception des cours, appelée Pédagogie Centrée sur l’Enseignant (PCE), est une approche pédagogique conventionnelle dans laquelle l’enseignant occupe une place centrale dans le processus d’enseignement-apprentissage. Dans cette approche, l’accent principal est mis sur les apports puisque l’enseignant(e) décide du contenu qu’il/elle souhaite enseigner, de la manière d’enseigner ce contenu et de l’évaluer. Cependant, grâce aux nombreuses avancées dans la compréhension du processus de l’apprentissage au cours des dernières décennies, cette approche traditionnelle a été remise en question au profit d’une méthode moderne—la Pédagogie Centrée sur l’Apprenant (PCA). Cette dernière met principalement l’accent sur les résultats dans le but de faciliter l’apprentissage et d’atteindre les objectifs pédagogiques par le biais d’activités variées et d’interactions efficaces entre apprenant et enseignant. À cet égard, le Togo, à l’instar de nombreux pays à travers le monde, a récemment amorcé une transition de la PCE vers celle de la PCA. Cependant, ce concept reste encore mal compris, rendant son implémentation complexe, et ce, pour diverses raisons. Cette complexité s’amplifie lorsqu’il s’agit de son application dans l’apprentissage en général, et plus spécifiquement dans l’enseignement-apprentissage de l’anglais comme langue étrangère dans les écoles publiques secondaires du Togo. À travers une approche méthodologique mixte combinant une revue de littérature et un questionnaire élaboré et distribué aux enseignants d’anglais dans des écoles secondaires sélectionnées au Togo, cette étude met en évidence les défis majeurs qui entravent l’adoption efficace de la Pédagogie Centrée sur l’Apprenant (PCA). Les résultats mettent en évidence des entraves majeures, notamment le surpeuplement des classes, le manque de formation adéquate des enseignants, le déficit en ressources pédagogiques adaptées ainsi que la restriction du temps consacré à l’enseignement. Pour surmonter ces difficultés, l’étude préconise un modèle pédagogique hybride intégrant des éléments des approches centrées sur l’enseignant et sur l’apprenant, afin d’améliorer les résultats éducatifs et la maîtrise de l’anglais chez les élèves
L’effet de la nativisation culturelle sur des locuteurs dioula apprenant le vocabulaire en anglais comme langue étrangère
This classroom action research is a case-study. It attempts to find out the role of local culture in the learning of English as a foreign language. More specifically, the study struggles demonstrate the contribution of learners’ own culture in the understanding of vocabulary in EFL literary texts. A questionnaire, a language test and a classroom observation protocol served for the data collection instruments. A demonstration lesson was used as a pedagogical material. The participants are Dioula speakers learning English as foreign language. These learners are students of Arts option at the ‘Lycée Départemental de Toussiana’, in Burkina Faso. Toussiana is Dioula speaking locality. The sample is chosen purposively using non-probability technique. A preliminary work on the students’ socio-linguistic background was conducted in order to obtain a sample of 38 participants out of 120 following an alphabetical list. They are composed of native Dioula speakers and non-native Dioula speakers who are, then, divided into two groups: nativized group (19) and a non-nativized group (19). The data are analysed qualitatively and quantitatively and the Statistical Package in Social Services (SPSS), version 26.0 (2024) is deployed to process the quantitative data. The results indicated that the nativized group outperformed the non-nativized group. These findings imply that if students learn vocabulary in English as foreign language relying on their own culture, they can easily grasp word meanings in that language.Cette recherche-action est une étude de cas. Elle vise à déterminer le rôle de la culture locale dans l’apprentissage de l’anglais comme langue étrangère. Plus précisément, l’étude vise à démontrer la contribution de la culture locale à la compréhension du vocabulaire dans les textes littéraires en anglais comme langue étrangère. Un questionnaire, un test de langue et un protocole d’observation en classe ont servi d’instruments de collecte de données. Une leçon de démonstration a servi de support pédagogique. Les participants sont des locuteurs Dioula apprenant l’anglais comme langue étrangère. Ces apprenants sont des élèves de la série littéraire du Lycée Départemental de Toussiana, au Burkina Faso. Toussiana est une localité Dioulaphone. L’échantillon est choisi intentionnellement à l’aide d’une technique non-probabiliste. Un travail préliminaire sur des informations sociolinguistiques des élèves a été mené afin d’obtenir un échantillon de 38 participants sur 120 selon une liste alphabétique. Ils sont composés de locuteurs dioula natifs et de locuteurs dioula non natifs, répartis en deux groupes: un groupe de locuteurs ‘nativisés’ (19) et un groupe de locuteurs ‘non-nativisés’ (19). Les données sont analysées qualitativement et quantitativement, et le logiciel SPSS (Statistical Package for Social Services), version 26.0 (2024) est utilisé pour traiter les données quantitatives. Les résultats indiquent que le groupe de locuteurs ‘nativisés’ a obtenu de meilleurs résultats que le groupe de ‘non-nativisés’. Ces résultats suggèrent que les apprenants peuvent facilement saisir le sens des mots en anglais comme langue étrangère s’ils se basent sur leur propre culture pour apprendre le vocabulaire de cette langue
L’introduction des Soft Skills dans le système éducatif marocain : quel est l’impact des langues d’enseignement adoptées ?
This article aims to contribute to the study of the difficulties of teaching Soft Skills in Moroccan primary schools. Our study will strive to emphasize the issue of the language of instruction adopted and its impact on achieving the objectives of Life Skills Development (LSD) activities. Our reflection is divided into two parts. The first part is dedicated to highlighting the theoretical framework of our study, particularly the situation of the languages taught and that of education, and their respective impacts on the teaching/learning of Soft Skills. In the second part, we attempted to analyze the results of a field survey to verify the hypotheses of our research.Cet article a pour objectif de contribuer à l’étude des difficultés de l’enseignement des Soft Skills dans les écoles primaires marocaines. Il s’efforce de mettre l’accent sur la question de la langue d’enseignement adoptée et son impact sur la réalisation des objectifs des activités du Développement des Compétences de Vie (DCV). La réflexion menée à cet effet est divisée en deux volets. Le premier est consacré à la mise en évidence du cadre théorique de l’étude, notamment la situation des langues enseignées et celles de l’enseignement et leur impact respectif sur l’enseignement/apprentissages des Soft Skills. Le second volet tente d’analyser les résultats d’une enquête de terrain pour vérifier les hypothèses de recherche