National Museum of Natural History
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De nouvelles informations sur les archives fossiles du genre de tortue <i>Chelus</i> Duméril, 1806, y compris de nouveaux spécimens avec des informations sur les os cervicaux et les os des membres.
Les tortues Matamata (Chelus Duméril, 1806) sont composées de deux espèces actuelles, Chelus fimbriata Schneider, 1783 et Chelus orinocensis Vargas-Ramírez, Caballero, Morales-Betancourt, Lasso, Amaya, Martínez, Silva-Viana, Vogt, Farias, Hrbek, Campbell, Fritz, 2020, habitants des principaux bassins versants d’eau douce du nord de l’Amérique du Sud. La systématique et la paléobiogéographie de Chelus ne sont toujours pas résolues. Nous décrivons ici plusieurs nouveaux spécimens fossiles du Miocène supérieur d’Urumaco (Venezuela) et de Tatacoa (Colombie). Les fossiles correspondent, pour la plupart, à des coquilles complètes et articulées, qui permettent de rétablir la validité de deux taxons éteints, Chelus colombiana Wood, 1976 et Chelus lewisi Wood, 1976. L’un des spécimens d’Urumaco représente la première occurrence au sein du genre pour lequel les os autopodiaux (manus gauche) et certains os des membres supplémentaires sont conservés avec une coquille, démontrant le conservatisme évolutif dans l’anatomie des membres du genre. Ce nouveau spécimen de Chelus lewisi provient de la formation de Socorro, représentant le plus ancien fossile connu de Chelus pour la séquence d’Urumaco. De plus, l’un des nouveaux spécimens de Tatacoa est le premier du genre pour lequel les éléments de la ceinture cervicale et pectorale sont conservés. L’analyse phylogénétique soutient l’existence de deux clades distincts à l’intérieur de Chelus, l’un formé par les espèces éteintes et l’autre par les espèces actuelles.Matamata turtles (Chelus Duméril, 1806) are composed of two extant species, Chelus fimbriata Schneider, 1783 and Chelus orinocensis Vargas-Ramírez, Caballero, Morales-Betancourt, Lasso, Amaya, Martínez, Silva-Viana, Vogt, Farias, Hrbek, Campbell & Fritz, 2020, inhabitants of the main freshwater drainages of northern South America. The systematics and palaeobiogeography of Chelus is still unresolved. Here, we describe several new fossil specimens from the Late Miocene of Urumaco (Venezuela) and Tatacoa (Colombia). The fossils are mostly complete, articulated shells that allow reestablishing validity of two extinct taxa, Chelus colombiana Wood, 1976 and Chelus lewisi Wood, 1976. One of the specimens of C. lewisi from Urumaco represents the first record within the genus for which autopodial bones (a left manus) and additional limb bones are preserved together with ashell, demonstrating evolutionary conservatism in limb anatomy for the genus. The specimen comes from the Socorro Formation, representing the earliest so far known record of Chelus for the Urumaco sequence. Additionally, one specimen from Tatacoa is the first fossil for which cervical and pectoral girdle elements are preserved. Phylogenetic analysis supports the existence of two separate clades inside of Chelus, one formed by the extinct species and the other by the extant ones.</p
Inventaire des squales bouclés <i>Echinorhinus brucus</i> (Bonnaterre, 1788) (Elasmobranchii, Echinorhinidae) dans les collections d’histoire naturelle du monde entier pour l’évaluation de leur statut de conservation
De nombreuses populations d’élasmobranches se sont effondrées bien avant le début des relevés halieutiques, de sorte que des enquêtes historiques sont nécessaires pour révéler leurs déclins ignorés. C’est probablement le cas du squale bouclé Echinorhinus brucus (Bonnaterre, 1788) dont les populations en Europe sont suspectées d’avoir diminué drastiquement. Afin de combler ce manque de données, un inventaire des spécimens de squale bouclé conservés dans les collections d’histoire naturelle a été mené au cours de la période 2014-2022. Au total, 128 collections d’histoire naturelle ont été contactées de par le monde et des sources d’informations additionnelles ont été recherchées et consultées (par exemple des étiquettes de collections, registres de musées, bases de données numériques, fiches, images, manuscrits, publications). En a résulté une liste de 234 entrées (spécimens), par la suite réattribuées à 169 individus de squales bouclés. Ces « pièces à conviction » sont, ou ont été, déposées dans 80 collections distinctes, réparties dans 22 pays, alors que les 48 autres collections interrogées n’ont donné aucun résultat. Au moins 40 spécimens sont présumés perdus, de sorte que moins de 200 spécimens sont encore conservés à ce jour, certains d’entre eux en mauvais état. En raison de leur importance historique et scientifique, des efforts de préservation de ces spécimens sont fortement justifiés. Un nombre important de signalements individuels (n = 64), plus de 37 % du total des spécimens présentés dans cette étude, n’ont jamais été publiés et sont ici signalés pour la première fois. Les données géographiques associées et les dates de collecte sont présentées pour presque tous les spécimens. Ces « nouveaux signalements historiques » peuvent considérablement accroître les connaissances sur l’abondance relative et la répartition géographique historique du squale bouclé au cours du temps. Ces données seront intégrées à l’étude en cours Bramble shark Cold Case (Affaire classée sur le Squale bouclé), un projet visant à documenter le déclin suspecté de cette espèce et à aider à la mise en œuvre des mesures de conservation appropriées pour ce requin emblématique, peu connu et menacé.Many elasmobranch populations were already depleted well before fishery surveys had even started, which means historical investigations are needed to reveal their ignored declines. This is probably the case for the Bramble shark Echinorhinus brucus (Bonnaterre, 1788) whose populations in Europe are suspected of having decreased significantly. In order to document this data deficiency, an inventory of Bramble shark material that had been preserved in natural history collections, was conducted in the period 2014-2022. A total of 128 collections were contacted around the world, and additional sources of information were traced and consulted (e.g. collection labels, museum registers, digital databases, index cards, pictures, manuscripts and publications). This resulted in a list of 234 entries, subsequently assigned to 169 individual Bramble sharks. These exhibits are, or had been deposited in 80 different collections, spread over 22 countries, whereas the other 48 collections yielded no results. At least 40 entries are presumed lost, so that fewer than 200 entries have been preserved to date, some of them in bad condition. Due to their historic and scientific importance, extensive efforts to preserve these specimens are more than justified. A significant number of 64 individuals, representing more than 37% of all specimens that were recorded in this survey, have never been published, and are reported here for the first time. Associated geographical data and collection dates are present for nearly all specimens. These ‘new historical records’ can add significantly to our knowledge of the Bramble sharks’ relative abundance and geographical distribution in time. These data will be included in the ongoing Bramble shark Cold Case, a project that will document its suspected decline, and to implement appropriate conservation measures for this iconic, little-known and endangered shark species.</p
A review of Mexican <i>Stamnodes</i> (Lepidoptera: Geometridae) with the description of 16 new species
The Mexican Stamnodes Guenée, [1858] fauna is reviewed. Thirty-six species are documented, including sixteen new species: S. aumatlapalli sp. nov., S. calcarea sp. nov., S. carota sp. nov., S. catarina sp. nov., S. ceniza sp. nov., S. churro sp. nov., S. clara sp. nov., S. disrupta sp. nov., S. erupta sp. nov., S. favilla sp. nov., S. ferropulvisa sp. nov., S. fuego sp. nov., S. mariachi sp. nov., S. matrona sp. nov., S. saltillo sp. nov., and S. tenebrosa sp. nov.; and two new synonymies are proposed: S. artemis Rindge, 1958 syn. nov. is synonymized with S. agapetica (Dyar, 1916), and S. similis Wright, 1927 syn. nov. is synonymized with S. ululata Pearsall, 1912. Illustrations and a brief summary of the taxonomic status, biology, and distribution for each species are provided. Full descriptions accompany new species accounts. Genitalic descriptions and illustrations are provided for new species and species described from Mexico without past genitalic study, and COI barcode data are presented for 27 of the 36 species treated herein.</p
A revision of the Australian genus <I>Pleuroseta</I> Richards (Diptera, Sphaeroceridae)
The Australian genus Pleuroseta Richards, 1973 is revised, including P. wentworthi (Richards, 1973) and three new species: P. ingens sp. nov. (Queensland), P. monteithi sp. nov. (Queensland) and P. occidentalis sp. nov. (Western Australia). Leptocera (Biroina) dorrigonis Richards, 1973 is treated as a new junior synonym of Pleuroseta wentworthi.</p
Caractérisation archéométrique de déchets de fabrication à base de chlorite des ateliers du complexe Konar Sandal Sud, Jiroft (Kerman, Iran, 3e millénaire avant Jésus-Christ)
Seize petits échantillons de contenants fragmentaires de « chlorite », provenant de trois sites d’ateliers différents du réseau Konar Sandal Sud (Iran), ont été analysés selon une approche multianalytique, consistant en l’analyse pétrographique en lames minces et en la caractérisation minéralogique par diffraction X sur poudre. Cette étude préliminaire a distingué au moins deux grands groupes minéralogiques différents, suggérant que différents ateliers, éventuellement à des époques diverses, ont exploité différentes sources locales de roches chlorite. Les résultats indiquent également que les environs de Konar Sandal Sud, le principal centre urbain de la vallée de Halil, ont été probablement impliqués – pendant plusieurs siècles – dans la production de trois grandes classes différentes de pots en pierre (vases cylindriques aux motifs géométriques complexes, bol simples en forme de cloche et récipients incisés de la série récente).Sixteen small samples of fragmentary “chlorite” containers, coming from three different workshop sites of the Konar Sandal South network (Iran), were analyzed using a multianalytical approach, consisting in thin-section petrography and mineralogical characterization by X-ray powder diffraction. This preliminary study singled out at least two major different mineralogical groups, suggesting that different craft groups, possibly in different times, exploited different local sources of chloritic rocks. Results also indicates that the surroundings of Konar Sandal South, the main urban hub of the Halil valley, were involved – probably for several centuries – in the production of three major different classes of stone pots (cylindrical vessels with intricate geometric patterns, plain bell-shaped bowls and incised série récente vessels).</p
Hommage à Jeanne Baret : <i>Baretia lanata </i>Timaná, comb. nov. (Caryophyllaceae), un nouveau genre endémique et une combinaison nouvelle pour la Flore du Chili
Baretia Timaná, gen. nov., un nouveau genre de plante de la famille des Caryophyllaceae, du centre du Chili, est proposé et décrit. Le nouveau genre monospécifique diffère des autres genres de la famille par une combinaison de caractères incluant la dioécie, une couverture pubescente dense, blanche et lanugineuse, l’absence de stipules, une fleur fortement périgyne, une coupe florale bien développée, un style simple à stigmate légèrement capité, ainsi qu’un fruit monosperme et indéhiscent. Le nouveau genre comprend une seule espèce, Baretia lanosa (Phil.) Timaná, comb. nov., et rend hommage à la botaniste et exploratrice française Jeanne Baret, la première femme connue à avoir fait le tour du monde comme membre de l’expédition de Bougainville autour du monde (1766-1769).Baretia Timaná, gen. nov., a new genus in the plant family Caryophyllaceae from central Chile, is proposed and described. The new monospecific genus differs from other members in the family by possessing a combination of characters that include dioecy, a densely albo-lanuginose indumentum cover, absence of stipules, strongly perigynous flower, a well-developed receptacular cup, style undivided with a slightly capitate stigma, and an indehiscent, one-seeded fruit. The genus includes a single species, Baretia lanosa (Phil.) Timaná, comb. nov. and honors French botanist and explorer Jeanne Baret, the first known woman to circumnavigate the globe as part of the Bougainville expedition around the world (1766-1769).</p
Le biome miocène de La Venta (Colombie) : un siècle de recherche et des perspectives d’avenir
Les dépôts de La Venta, en Colombie, fournissent l’un des assemblages fossiles les plus riches de l’Amérique du Sud tropicale et offrent une occasion exceptionnelle d’étudier l’effet des changements climatiques du Miocène et l’évolution des clades éteints et actuels dans un écosystème de basse latitude. Les vertébrés terrestres et d’eau douce, et plus rarement les plantes et les invertébrés, constituent la plupart des fossiles de La Venta. Le registre des mammifères a été utilisé pour définir l’âge laventien, c. 13.5-11.8 millions d’années. La Venta est étudiée depuis près d’un siècle, mais les dernières collectes importantes ont eu lieu il y a plusieurs décennies. Récemment, des chercheurs colombiens et internationaux ont entamé des études à La Venta, avec la participation précieuse de la communauté locale. Ces efforts conjoints ont abouti à la création d’un nouveau Musée d’histoire naturelle à La Venta (Museo de Historia Natural La Tatacoa). Cette nouvelle vague d’études paléontologiques et géologiques a permis d’améliorer la connaissance de la stratigraphie de La Venta et de formuler de nouvelles hypothèses paléobiologiques et évolutives pour plusieurs groupes de vertébrés. Nous faisons ici le point sur les connaissances géologiques et paléontologiques actuelles de La Venta, identifions les lacunes de connaissances et discutons des orientations futures de la recherche. Un siècle après la première expédition paléontologique, les archives fossiles de La Venta continuent d’éclairer l’évolution de la biodiversité tropicale sud-américaine au cours du Miocène.The La Venta deposits (Colombia) record one of the most fossil-rich regions in tropical South America and offers an exceptional opportunity to study the effect of the Miocene climatic changes and the evolution of extinct and extant clades in a low-latitude ecosystem. Land and freshwater vertebrates, and less commonly plants and invertebrates, constitute most of the La Venta fossils. The mammal record has been used to define the Laventan Age/Stage c. 13.5-11.8 million years old. La Venta has been studied for nearly a century, but the last major collecting efforts were done several decades ago. Recently, Colombian and international researchers have begun studies at La Venta, with the valuable participation of the local community. The joint efforts resulted in the establishment of a new La Venta natural history museum (Museo de Historia Natural La Tatacoa). This new wave of paleontological and geological studies has resulted in an improved stratigraphy of La Venta and new paleobiological and evolutionary hypotheses of several vertebrate groups, and in the museum’s educational and outreach activities. Here, we review the current geological and paleontological knowledge of La Venta, identify knowledge gaps, and discuss future research directions. A century after the first paleontological expedition, La Venta’s fossil record continues to illuminate the evolution of the South American tropical biodiversity during the Miocene.</p
New details of the enigmatic 100 million years old antlion-like larvae of <I>Ankyloleon</I> (Myrmeleontiformia, Neuroptera)
Lacewing larvae in the Cretaceous were more diverse in appearance than they are today, best documented by numerous fossils preserved in amber. One morphotype of an unusual larva from about 100 Ma old Kachin amber (Myanmar) was formally recognised as a distinct group called Ankyloleon. The original description erected a single formal species, Ankyloleon caudatus. Yet, it was indicated that among the five original specimens, more species were represented. We here report five new specimens. Among these is the so far largest as well as the so far smallest specimen. Based on this expanded material we can estimate certain aspects of the ontogenetic sequence and are able to recognise a second discrete species, Ankyloleon caroluspetrus sp. nov. We discuss aspects of the biology of Ankyloleon based on newly observed details such as serrations on the mandibles. Long and slender mouthparts, legs and body together with a weakly expressed outer trunk segmentation provide indications for a lifestyle hunting for prey in more confined spaces. Still many aspects of the biology of these larvae must remain unclear due to a lack of a well comparable modern counterpart, emphasising how different the fauna of the Cretaceous was
Morphologie et reconstruction des retiolitines : graptolites siluriennes de la lignée <i>Paraplectograptus</i> (Graptolithina)
Les rétiolitines siluriennes appartenant à la lignée Paraplectograptus de longue durée (biozones Spirograptus turriculatus à Cyrtograptus lundgreni), représentées par les genres Paraplectograptus Bouček & Münch, 1952 et Pseudoplectograptus Obut et Zaslavskaya, 1983, sont décrites en détail sur la base du matériel tridimensionnel bien conservé de l’Arctique canadien et de la Pologne. Pour la première fois, des reconstructions de leur structure ont été tentées et des comparaisons ont été réalisées avec les genres apparentés, Stomatograptus Tullberg, 1883 et Retiolites Barrande, 1850. Les détails ultrastructuraux varient quelque peu entre les genres, la surface des bandages est noduleuse chez Paraplectograptus et Pseudoplectograptus, tandis que celle des Retiolites et Stomatograptus se caractérise par des stries longitudinales. La partie thécale des tubaria du Paraplectograptus et du Pseudoplectograptus possède des tiges transversales, des tiges de connexion, et des listes et lèvres aperturales latérales. Les manches de l’ancora sont développées de manière variable, mais il leur manque une structure dorsale en forme de zigzag qui est présente chez Stomatograptus et Retiolites. Le tubarium de la lignée phylogénétique Paraplectograptus semble marquer une étape intermédiaire dans l’évolution des rétiolitines, depuis les premières formes du Silurien avec des parties thécales fortement developpées et un nacra sleeve (par exemple, Retiolites, Stomatograptus), jusqu’aux descendants du Silurien tardif avec des manches de l’ancora solide, des parties thécales réduites et une ornementation pustulaire, sans tiges transversales.The long ranging Silurian retiolitines belonging to the Paraplectograptus lineage (Spirograptus turriculatus to Cyrtograptus/lundgreni Biozone), represented by the genera Paraplectograptus Bouček & Münch, 1952 and Pseudoplectograptus Obut & Zaslavskaya, 1983 are described in detail based on well preserved, three-dimensional material from the Canadian Arctic and Poland. For the first time, reconstructions of their structure are attempted, and comparisons are made with the related genera, Stomatograptus Tullberg, 1883 and Retiolites Barrande, 1850. Ultrastructural details vary somewhat between the genera: the bandaging on the Paraplectograptus lineage and Pseudoplectograptus has a characteristic pustulose ornament, while that of Retiolites and Stomatograptus shows a surface of longitudinal striations. Prosicular preservation is generally incomplete, represented merely by the prosicular apex and prosicular rim. The thecal part of the Paraplectograptus and Pseudoplectograptus tubaria (rhabdosomes) possesses transverse rods, connecting rods, lateral apertural rods and lips. The ancora sleeve lists are variably developed but lack a dorsal/zigzag list, which is present in Stomatograptus and Retiolites. The Paraplectograptus lineage appears to mark an intermediate stage in the evolution of the retiolitines, from the early Silurian forms, with strong thecal and ancora sleeve frameworks (e.g. Retiolites, Stomatograptus), to late Silurian descendants with strong ancora sleeves, minimal thecal frameworks and pustular ornament, with no transverse rods.</p
Démêler les effets des caractéristiques des parcelles sur la diversité des bryophytes dans les forêts secondaires subtropicales fragmentées – une étude de cas des îles-ponts terrestres
La compréhension des caractéristiques des parcelles qui influencent la diversité biologique dans les habitats fragmentés est d’une importance capitale pour la conservation de la biodiversité. Nous avons étudié les bryophytes et six caractéristiques de parcelles (diversité de l’habitat, superficie, élévation, degré d’isolement, couverture végétale et irrégularité de forme) sur 168 îles du lac des Mille Îles (TIL), en Chine. Les analyses multivariées ont montré que les six caractéristiques des parcelles expliquent 68,1 % de la variation de la richesse spécifique (SR) et 13,3 % de la variation de la composition spécifique (SC). La diversité de l’habitat explique 55,5 % de la variation totale de la SR (8,4 % par la diversité de l’habitat et 47,1 % confondus par les autres variables). Bien que la superficie, la couverture végétale, l’irrégularité de la forme et l’élévation n’expliquent indépendamment que 0,4 % à 2,4 % de la variation totale de la SR, respectivement, une grande partie de leurs effets ont été confondus avec les autres caractéristiques des parcelles. Tous les attributs des parcelles étudiées ont exercé des influences faibles mais significatives sur la SC des bryophytes, expliquant indépendamment 0,8 à 1,5 % de la variation totale de la SC. Les analyses effectuées à l’aide des modèles linéaires mixtes généralisés (GLMM) ont montré que la diversité de l’habitat était le déterminant le plus important de la SC des bryophytes, suivi par l’altitude, la superficie, le degré d’isolement, la couverture végétale et l’irrégularité de la forme. Les six attributs des parcelles ont exercé des effets positifs sur la SR, à l’exception du degré d’isolement. La superficie, l’élévation et la forme ont eu un effet d’interaction positif sur la SR des bryophytes. Nos résultats supposent qu’une réserve forestière subtropicale pour la conservation des bryophytes devrait être désignée pour sa grande diversité d’habitats, une grande surface, une large gamme d’élévation, et des fragments de forme irrégulière adjacents en distance.Understanding patch attributes influencing biological diversity in fragmented habitats is of critical importance for biodiversity conservation. We investigated the bryophytes and six patch attributes (habitat diversity, area, elevation, isolation degree, vegetation coverage, and shape irregularity) across 168 islands in the Thousand Island Lake (TIL), China. Multivariate analyses showed that the six patch attributes explained 68.1% of the species richness (SR) variation and 13.3% of the species composition (SC) variation. Habitat diversity explained 55.5% of the total SR variation (8.4% by habitat diversity per se and 47.1% confounded by the remaining variables). Although area, vegetation coverage, shape irregularity, and elevation independently explained only 0.4% to 2.4% of the total SR variation, respectively, a large part of their effects were confounded with the other patch attributes. All surveyed patch attributes imposed weak but significant influences on bryophyte SC, independently accounting for 0.8-1.5% of the total SC variation. Analyses using the generalized linear mixed models (GLMMs) showed that habitat diversity was the most important determinant of bryophyte SR, followed by elevation, area, isolation degree, vegetation coverage, and shape irregularity. All six patch attributes exerted positive effects on SR except isolation degree. Area, elevation, and shape had a positive interaction effect on bryophyte SR. Our results imply that a subtropical forest reserve for bryophyte conservation had better be designated to have high habitat diversity, a large area, a large elevation range, and irregularly-shaped fragments adjacent in distance.</p