Revue Africaine des Sciences Sociales et de la Santé Publique
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    Connaissances, attitudes et modélisation du refus de vaccination des enfants par les usagers du programme élargi de vaccination en Côte d’Ivoire durant la COVID-19.

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    The COVID-19 pandemic has profoundly affected perceptions of childhood vaccination in Côte d'Ivoire, leading to disruptions in the Expanded Program on Immunization (EPI). This study aims to identify factors associated with vaccination refusal during this period. This study is based on a descriptive and analytical survey conducted among 422 users of the Expanded Program on Immunization between April 26 and May 14, 2021 at the National Institute of Public Hygiene. The target population consisted of parents of children aged 0 to 11 months, attending the center for at least six months. Data were collected using a questionnaire on sociodemographic characteristics, attitudes, and perceptions towards COVID-19 and vaccination. A descriptive analysis, supplemented by logistic regression, was carried out to identify knowledge levels, attitudes, and model factors associated with vaccination refusal. The results reveal that 46.68% of parents were hesitant about vaccination. Geographic variations were observed: general fear of vaccination predominated in Abobo, Yopougon, and Port-Bouët, while fear of substitution by the COVID-19 vaccine was more pronounced in Cocody and Treichville. Six factors were identified as predictors of refusal, including fear of side effects (aOR = 3.63) and fear of receiving a COVID-19 vaccine (aOR = 6.57). These results underscore the importance of strengthening communication to rebuild vaccine confidence.La pandémie de COVID-19 a profondément affecté la perception de la vaccination infantile en Côte d’Ivoire, entraînant des perturbations dans le Programme Élargi de Vaccination (PEV). Cette étude vise à identifier les facteurs associés au refus de la vaccination durant cette période.Cette étude s’appuie sur une enquête descriptive et analytique menée auprès de 422 usagers du Programme Élargi de Vaccination entre le 26 avril et le 14 mai 2021 à l’Institut National d’Hygiène Publique. La population cible était constituée de parents d’enfants âgés de 0 à 11 mois, fréquentant le centre depuis au moins six mois. Les données ont été collectées à l’aide d’un questionnaire portant sur les caractéristiques sociodémographiques, les attitudes, les perceptions vis-à-vis de la COVID-19 et de la vaccination. Une analyse descriptive, complétée par une régression logistique, a été réalisée afin d’identifier les niveaux de connaissances, les attitudes et de modéliser les facteurs associés au refus de la vaccination. Les résultats révèlent que 46,68 % des parents étaient réticents à la vaccination. Des variations géographiques ont été observées : la peur générale de la vaccination prédominait à Abobo, Yopougon et Port-Bouët, tandis que la crainte d’une substitution par le vaccin COVID-19 était plus marquée à Cocody et Treichville. Six facteurs ont été identifiés comme prédictifs du refus, dont la crainte des effets secondaires (ORa = 3,63) et la peur de recevoir un vaccin COVID-19 (ORa = 6,57). Ces résultats soulignent la nécessité de renforcer la communication pour rétablir la confiance vaccinale

    Représentation et vécu de la césarienne chez la femme césarisée à l’Hôpital Général de référence d’Isiro, République Démocratique du Congo

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    At the General Referral Hospital of Isiro (HGR-I), under the Provincial Health Division of Haut-Uélé in the Democratic Republic of the Congo, cesarean section often results either in maternal death during or after the operation or in a severe infection requiring prolonged hospitalization postoperatively. Women in the city of Isiro and its surroundings perceive cesarean section as an unnecessary procedure and a gateway to death. This study aims to understand women's experiences and perceptions of cesarean section, an often unexpected event, to reduce negative experiences through appropriate strategies. A qualitative study inspired by phenomenology was chosen for this research. The study population consists of women who have undergone a cesarean section in the gynaecology-obstetrics department of HGR-I. The majority of women perceive cesarean section as a misfortune, a gateway to death, and sometimes as an unnecessary intervention. Only a minority view this procedure as life-saving. Indeed, not giving birth naturally can be profoundly destabilising, affecting the integration of the maternal role and even the recognition of femininity.À l’Hôpital Général de Référence d’Isiro (HGR-I), relevant de la Division Provinciale de la Santé du Haut-Uélé en République Démocratique du Congo, la césarienne se solde soit par un décès maternel en péri ou post-opératoire, soit par une infection sévère nécessitant une hospitalisation prolongée en post-opératoire. Les femmes de la ville d’Isiro et de ses environs perçoivent la césarienne comme une intervention inutile et une porte menant à la mort. Cette étude vise à comprendre le ressenti (le vécu) des femmes face à la césarienne, un événement souvent inattendu, afin de réduire les expériences négatives grâce aux stratégies mises en place à cet effet. Une étude qualitative d’inspiration phénoménologique a été retenue pour cette recherche. La population étudiée est constituée de femmes ayant subi une césarienne dans le service de gynéco-obstétrique de l’HGR-I. La majorité des femmes perçoivent la césarienne comme un mauvais sort, une porte vers la mort, et parfois comme une intervention inutile. Seule une minorité considère cette opération comme salvatrice. En effet, ne pas accoucher naturellement peut être profondément déstabilisant, affectant l’intégration du rôle de mère et même la reconnaissance de la féminité

    Problématique du décrochage thérapeutique chez les diabétiques suivis au Centre Anti-diabétique d’Abidjan (CADA)

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    This article aims to analyze the social dynamics that contribute to the therapeutic drop-out observed in 43% of diabetics followed at the Center Anti-Diabétique d'Abidjan (CADA) over the period 2020-2023. The approach that structures this research work, which took place from February 12 to 23, 2024, is based on a mixed approach (qualitative and quantitative). For the collection of survey data, the study mobilized the technique by semi-directed interview and questionnaire and was based on reasoned choice sampling. The main target population is diabetic patients who were followed in Canada and who, at some point in their journey, disappeared from the ranks of patients who come to medical appointments. Health professionals and leaders of national diabetic associations were also interviewed to obtain additional information beyond that provided by diabetics. The main results of this research show that the socio-demographic profile including age, education level, purchasing power of the diabetics concerned, their perception of anti-diabetic treatment related to socio-cultural burdens and induced restrictions as well as the disintegration of social support associated with therapeutic pluralism that is available to them lead to a shift away from formal medical follow-up in Cada.Cet article a pour objectif d’analyser les dynamiques sociales qui contribuent au décrochage thérapeutique constaté chez 43% des diabétiques suivis au Centre Anti-Diabétique d’Abidjan (CADA) sur la période 2020-2023. La démarche qui structure ce travail de recherche qui s’est déroulé du 12 au 23 février 2024, est adossée sur une approche mixte (qualitative et quantitative). Pour la collecte des données d’enquête, l’étude a mobilisé la technique par entretien semi-dirigé et par questionnaire et s’est appuyée sur l’échantillonnage à choix raisonné. La population cible principale est constituée de malades diabétiques qui étaient suivis au CADA et qui, à un moment donné de leur parcours, ont disparu des rangs des patients qui viennent aux rendez-vous médicaux. Pour obtenir des informations complémentaires à celles livrées par les diabétiques, des professionnels de santé et des responsables d’associations nationales de diabétiques ont été également interrogés. Les principaux résultats qui se dégagent de cette recherche montrent que le profil socio-démographique notamment l’âge, le niveau d’instruction, le pouvoir d’achat des diabétiques concernés, leur perception du traitement anti-diabétique liée aux pesanteurs socioculturelles et aux restrictions induites ainsi que la désintégration du soutien social associée au pluralisme thérapeutique qui s’offre à eux conduisent à se détourner du suivi médical formel au CADA

    Dépistage participatif des risques professionnels à l’unité de stérilisation du centre de santé de référence (CSRéf) de Niono en 2024.

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    The assessment of occupational risks represents the initial stage of any occupational health and safety prevention approach. It is essential when planning appropriate preventive actions to protect personnel. Given the widespread increase in occupational hazards in hospital settings, it is crucial to analyze the most exposed work environments. Among these, the sterilization unit stands out due to the frequent handling of contaminated medical devices, the use of chemical products, and the pressure associated with safety and responsiveness requirements. This study was conducted in this context and aimed to assess the specific risks associated with this strategic yet potentially hazardous unit. Moreover, according to the International Labour Organization, each year, 2.78 million workers die because of occupational accidents and work-related diseases. As part of our approach, we adopted the Participatory Risk Screening method (Déparis), which represents the first level of the SOBANE strategy (Screening, Observation, Analysis, and Expertise). The screening was carried out by a nine-member committee coordinated by the Occupational Health and Safety Officer (OHS) of the Referral Health Center (CSRéf). Two Déparis sessions led to the formulation of 50 preventive actions, 66% of which required no financial cost. Six situations (33.33%) were deemed satisfactory, five (50%) moderate, and two (11.11%) unsatisfactory, mainly related to electrical, fire, and psychosocial risks. Twelve aspects require further in-depth analysis. This study highlighted significant occupational risks within the sterilization unit and provides a foundation for improving staff working conditions.L’évaluation des risques professionnels constitue l’étape initiale de toute démarche de prévention en santé et sécurité au travail. Elle est capitale lorsqu’on envisage de mettre en place des actions de prévention pour protéger le personnel. Compte tenu de l’augmentation généralisée des risques professionnels en milieu hospitalier, il devient essentiel d’analyser les environnements de travail les plus exposés. Parmi ceux-ci, l’unité de stérilisation se distingue par la fréquence des manipulations de dispositifs médicaux souillés, l’usage de produits chimiques et la pression liée aux exigences de sécurité et réactivité. Cette étude s’inscrit dans ce contexte et vise à évaluer les risques spécifiques à cette unité stratégique mais potentiellement dangereuse. Par ailleurs, selon l’Organisation internationale du travail, chaque année, 2,78 millions de travailleurs perdent la vie du fait d’accidents du travail et de maladies professionnelles. Dans le cadre de notre démarche, nous avons adopté la méthode de dépistage participatif des risques (Déparis), représentant le premier niveau de la stratégie SOBANE (identification, observation, analyse, expertise). Le dépistage a été réalisé par un comité de neuf membres, coordonné par le chargé de santé et sécurité au travail (SST) du CSRéf. Les deux réunions Déparis ont permis de formuler 50 actions préventives, dont 66 % étaient sans coût. Six situations (33,33 %) étaient jugées satisfaisantes, cinq (50 %) moyennes et deux (11,11 %) insatisfaisantes, liées aux risques électriques, d’incendie et psychosociaux. Douze aspects doivent être étudiés de façon approfondie. Cette étude a mis en évidence d’importants risques professionnels et offre des bases pour améliorer les conditions

    Facteurs explicatifs du mariage d’enfants dans trois cercles de la région de Kayes : Kayes, Kéniéba et Yélimané

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    In the Mali Demographic and Health Survey (EDSM-2018), it appears that the Kayes region is one of the regions where the median age of women aged 25-49 in a union is less than 18, the legal age of entering into a union. It also emerges from the same document that child marriage has repercussions on the sexual and reproductive health of adolescents and young people with early pregnancies whose consequences relate to the after-effects of childbirth. This article, drawn from the study on child marriage, teenage pregnancies and priority sexual and reproductive health needs of adolescents and young people in the Kayes region, provides some explanatory factors for child marriage in the Kayes region. This was a descriptive and analytical cross-sectional study. The methodology used to carry it out was a mixed approach with quantitative and qualitative components enriched by a documentary review. It involved 600 individuals (adolescents aged 15-19 and young people aged 20-24) for the quantitative component and 70 people in individual interviews and focus groups for the qualitative component. The targets of this component were; agents for the promotion of women, children and the family, heads of NGOs working in the field of child rights protection, women leaders, married men and community leaders. The study was carried out over a period of 45 days between August and October 2024. The study locations were the circle of Kayes, Kéniéba and Yélimané. The results show that the most determining factor in child marriage is the early sexuality of adolescent girls. The fear of pregnancies outside marriage and respect for cultural traditions or religious interpretations are the main reasons given to justify child marriage in the three circles of the Kayes region. To combat the practice of child marriage, respondents recommend emphasizing communication for social and behavioral change based on the consequences that result from it and adapting approaches to the socio-cultural realities of the localities.Dans l’enquête démographique et de santé du Mali (EDSM-2018), il ressort que la région de Kayes fait partie des régions où l’âge médian des femmes de 25-49 ans en union est inférieur à 18 ans, âge légal d’entrée en union. Il ressort également du même document que le mariage d’enfants entraîne des répercussions sur la santé sexuelle et reproductive des adolescents et jeunes avec des grossesses précoces dont les conséquences se rapportent aux séquelles de l’accouchement. Le présent article donne quelques facteurs explicatifs du mariage d’enfants dans la région de Kayes. Il s’agissait d’une étude transversale descriptive et analytique. La méthodologie utilisée pour réaliser cette étude fut une approche mixte avec des volets quantitatifs et qualitatifs enrichis par une revue documentaire. Elle a concerné 600 individus (adolescents de 15-19 ans et jeunes 20-24 ans) pour le volet quantitatif et 70 personnes en entretiens individuels et focus group pour le volet qualitatif. Les cibles de ce volet étaient ; les agents de la promotion de la femme de l’enfant et de la famille, les responsables d’ONG intervenant dans le domaine de la protection des droits de l’enfant, les femmes leaders, les hommes mariés et les leaders communautaires. L’étude a été réalisée sur une période de 45 jours entre les mois août et octobre 2024. Les localités de l’étude étaient le cercle de Kayes, Kéniéba et Yélimané . Les résultats montrent que le facteur le plus déterminant du mariage d’enfants est la sexualité précoce des adolescentes. La crainte des grossesses hors mariage et le respect des traditions culturelles ou des interprétations religieuses en sont les principales raisons avancées pour justifier le mariage d’enfants dans les trois cercles de la région de Kayes. Pour lutter contre la pratique du mariage d’enfants, les enquêtés recommandent d’accentuer la communication pour le changement social et de comportement basé sur les conséquences qui en découlent et d’adapter les approches aux réalités socio culturelles des localités

    Facteurs associés à la vaccination contre la COVID-19 en Côte d’Ivoire, en 2022

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    The first case of COVID-19 was reported in Côte d'Ivoire on March 11, 2020. This study aimed to identify the factors associated with COVID-19 vaccination in Côte d'Ivoire in 2022. We conducted a cross-sectional survey including people aged 12 years and older in nine health districts. Data were collected through in-person interviews. Binary logistic regression was performed using the SPSS software to identify the factors associated with COVID-19 vaccination. The measure of association was the adjusted odds ratio (ajOR). A total of 3,611 individuals were included in the survey. The majority of respondents were women (53%) and lived with their partners (55%). The majority (86%) of the respondents were aged between 18 and 59. The main sources of information about COVID-19 were public national television (89.9%) and social media (43.9%). The factors associated with the COVID-19 vaccination status were the absence of life as a couple (ajOR = 1.58; CI: 1.37 - 1.83), the absence of a chronic disease (ajOR = 1.41; CI: 1.12 - 1.77), sex (ajOR = 1.4; CI: 1.21 - 1.61), level of education (ajOR = 1.3; CI: 1.07 - 1 .57), religion (ajOR = 0.43; CI: 0.37-0.50) and age (ajOR = 0.24; CI: 0.15-0.38). Ivorian health authorities should consider these factors when developing COVID-19 vaccination awareness strategies.Le premier cas de COVID-19 a été notifié en Côte d’Ivoire le 11 mars 2020. L’objectif de ce travail est d’identifier les facteurs associés à la vaccination contre la COVID-19 en                          Côte d’Ivoire en 2022. Nous avons réalisé une enquête transversale incluant les personnes âgées de 12 ans et plus dans 9 districts sanitaires. Les données ont été collectées au cours d’un entretien direct. A l’aide du logiciel SPSS, une régression logistique binaire a été réalisée pour identifier les facteurs associés à la vaccination contre la COVID-19. La mesure d’association était l’Odds Ratio ajusté (ORaj). Au total, 3 611 personnes ont été enquêtées. La majorité des enquêtés étaient des femmes (53%) et vivaient en couple (55%). La majorité (86%) de la population enquêtée était âgée de 18 à 59 ans. Les principales sources d’information sur la COVID-19 étaient la télévision nationale publique (89,9%) et les médias sociaux (43,9%). Les facteurs associés au statut vaccinal COVID-19 étaient l’absence de vie en couple (ORaj = 1,58 ; IC : 1,37 - 1,83), l’absence d’une maladie chronique (ORaj = 1,41 ; IC : 1,12 - 1,77), le sexe (ORaj = 1,4 ; IC : 1,21 - 1,61), le niveau d’études (ORaj = 1,3 ; IC : 1,07 - 1,57), la religion (ORaj = 0,43 ; IC : 0,37 - 0,50) et l’âge (ORaj = 0,24 ; IC : 0,15 - 0,38). Les autorités sanitaires ivoiriennes devraient tenir compte de ces facteurs pour développer des stratégies de sensibilisation à la vaccination contre la COVID-19

    Émergence du régime d’assurance maladie universelle au Burkina Faso

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    In Burkina Faso, access to healthcare has long been a challenge, particularly for the most vulnerable populations. Since 2008, the country has taken significant steps by launching the Universal Health Insurance Scheme (RAMU), an initiative aimed at expanding health coverage. This article explores the factors that led to the emergence of this program. Drawing on public policy analysis tools and a field survey, this study was based on interviews conducted with key stakeholders from public administration, civil society, and partner institutions who were directly involved in the process. Primary data were supplemented with secondary data from documentary analysis. The results indicated that the universal health insurance scheme emerged from a widely shared observation : the need to better protect populations against health risks within the context of social inequality and economic insecurity. This program also reflects Burkina Faso's commitment to the global movement toward universal health coverage and strengthening of social protection systems.Au Burkina Faso, l’accès aux soins de santé a longtemps constitué un défi, en particulier pour les populations les plus vulnérables. Depuis 2008, le pays a franchi une étape importante en lançant le Régime d’Assurance Maladie Universelle (RAMU), une initiative visant à élargir la couverture sanitaire. Cet article, s’appuyant sur les outils d’analyse des politiques publiques et une enquête de terrain, explore les facteurs ayant conduit à l’émergence de ce dispositif. L’étude repose sur des entretiens menés auprès d’acteurs issus de l’administration publique, de la société civile et des institutions partenaires, directement impliqués dans le processus. Ce corpus a été enrichi de données secondaires issues de l’analyse documentaire. Les résultats montrent que le régime d’assurance maladie universelle est né d’un constat largement partagé : la nécessité de mieux protéger les populations contre les risques de maladie, dans un contexte marqué par les inégalités sociales et la précarité économique. Cette initiative reflète également l’engagement du Burkina Faso à rejoindre le mouvement mondial pour la couverture santé universelle et le renforcement des systèmes de protection sociale

    Le redoublement scolaire dans l'enseignement fondamental au Mali : un défi à relever

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    This research is an analytical study of grade repetition in primary education. The aim is to provide a comparative analysis of the repetition rates of girls and boys during the two phases of the Ten-Year Education Development Program (PRODEC), in order to determine what progress has been made from one to the other; this will allow for suggestions to be made to stakeholders. Indeed, in the major guidelines of the PRODEC education policy (PRODEC1, page 5), the high repetition and dropout rates were highlighted in the diagnosis of the education system. Before the implementation of the ten-year program, they were 18% and 5%, respectively, in the first cycle and 17% and 14% in the second cycle. Reducing the repetition rate is an imperative that addresses a key issue of the internal efficiency of the education system. According to Jérôme Krop Krop2 (2015), repeating a grade (or doubling a grade) is when a student does not move up to the next grade at the end of the school year, but instead completes a second year of study in the same grade. This situation is described through a review of national primary education statistics on repeating. In this context, the repetition rates of girls were compared to those of boys over a ten-year period (2002-2003 to 2011-2012), corresponding to the implementation of PRODEC I. The percentage of repeaters in the cycle is the measure of the number of students who repeat in the cycle compared to the total number in the cycle. In other words, it is a question of dividing the total number of repeaters by the total number of students in the cycle multiplied by 100. In this analysis, it appears that despite the efforts undertaken by Prodec, school repetition did not decrease during the first phase of the program compared to the rate observed at the start. Significant progress was made, however, in the second phase. Overall, the repetition rates of girls are higher than those of boys.La présente recherche est un travail d'analyse sur le redoublement scolaire dans l'enseignement fondamental. Le but visé est de permettre une analyse comparative des taux de redoublement des filles et des garçons au cours des deux phases du Programme décennal de développement de l'éducation(PRODEC), afin de savoir quelle progression a t elle pu être faite en passant de l'une à l'autre; ce qui permettra de faire des suggestions pour les acteurs. En ef fet, dans les grandes orientations de la politique éducative du PRODEC PRODEC1, page 5, les forts taux de redoublement et d'abandon ont été soulignés dans le diagnostic du système éducatif. Avant la mise en oeuvre du programme décennal, ils étaient respectivement de 18% et 5% au premier cycle et 17 et 14% au second cycle. La réduction du taux de redoublement est un impératif qui permet de résoudre une question clé de l'efficacité interne du systèmeéducatif. Pour Jérôme Krop Krop2 (2015), le redoublement scolaire (ou d oublement scolaire) est le fait, pour un élève, de ne pas intégrer le niveau de classe supérieur à l'issue de l'année scolaire, mais d'accomplir une seconde année d'études dans le même niveau de classe. Cette situation est décrite à travers unexamen des a nnuaires nationaux des statistiques de l'enseignement fondamental sur le redoublement. Dans ce cadre les taux de redoublement des filles ont été comparés à ceux des garçons sur une période de dix ans (2002 2003 à 2011 2012, correspondant à la mise en oeuvr e du PRODEC I. Le pourcentage pourcentage de redoublants dans le cycle est la mesure du nombre d’élèves qui redoublent dans le cycle par rapport à l’effectif total dans le cycle. En d'autres mots, il s'agit de diviser le nombre total de redoublants par le nombre tota l d'élèves dans le cycle multiplié par 100. Dans cette analyse, il apparait que malgré les efforts entrepris par le Prodec, le redoublement scolaire n'a pas régressé pendant la première phase du programme en comparaison au taux observé au départ. Des avan cées significatives sont faites cependant dans la deuxième phase. Dans l'ensemble, les taux de redoublement des filles sont plus élevés que ceux des garçons

    L’exclusion des lépreux guéris dans la ville de Mongo, Chef lieu de la Province du Guéra au Tchad

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    A terrifying disease, leprosy has, throughout the world, achieved a consensus regarding the exclusion of those afflicted. It is worth recalling that it prompted the organization, in 1897, of the very first International Congress of Leprosy, which recommended the isolation of the sick and the creation of leper colonies. In Chad in general, and in the city of Mongo in particular, this recommendation simply followed a long-standing practice of the same nature. The practice of isolating lepers undoubtedly stems from the cultural perception of leprosy within communities. African solidarity is therefore but a shadow of its former self when it comes to this disease. This situation has made the reintegration into society of cured lepers in Mongo extremely difficult, despite their evident will to survive. The cultural stigma surrounding leprosy is so heavy that communities struggle to embrace awareness campaigns aimed at reconsidering the government's entrenched positions, campaigns supported by development partners, NGOs, and faith-based organizations. Ostracized in this way, leprosy patients, even those who no longer have disabilities, are reduced to begging for their survival, whereas integration would allow them to achieve a degree of autonomy.Maladie terrifiante, la lèpre a réussi, de par le monde, à faire l’unanimité autour d’elle quant à l’exclusion des personnes qui en sont victimes. Faut-il rappeler qu’elle a suscité l’organisation, en 1897, du tout premier Congrès International de léprologie ayant recommandé l’isolement des malades et la création des villages de lépreux ? Au Tchad en général, et dans la ville de Mongo en particulier, cette recommandation n’a fait qu’emboîter le pas à une pratique ancienne de même nature. La pratique de l’isolement des lépreux repose, sans conteste, sur la représentation culturelle de la lèpre au sein des communautés. La solidarité africaine n’est donc que l’ombre d’elle-même lorsqu’il s’agit de cette pathologie.  Cette situation a rendu très difficile la réinsertion dans la société des lépreux guéris de Mongo, dont la volonté de résilience est manifeste. Le poids culturel de la lèpre est si lourd, si bien que les communautés ont du mal à s’approprier les efforts de sensibilisation en vue de la reconsidération des positions figées que mène le gouvernement, appuyé par les partenaires au développement et les ONG ainsi que les organisations confessionnelles. Ainsi ostracisés, les lépreux, même ceux qui ne présentent plus d’invalidité, ne recourent qu’à la mendicité pour leur subsistance, alors qu’insérés, ils accéderaient à une certaine autonomie

    Césarienne en milieu rural du Kasaï Oriental (RD Congo): Participation des indications à l’évolution mensuelle des taux à Kasansa et Tshilenge

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    Cesarean section is recognized as an effective surgical intervention to reduce maternal and newborn mortality if performed in a timely manner for pregnant women who really need it. This study analyzed the contribution of indications to the monthly evolution of cesarean section rates in rural Kasai Oriental. This retrospective descriptive bi-center study focused on 434 cesarean sections performed in the Kasansa and Tshilenge General Reference Hospitals in 2015 and 2016. To compare the percentages, Chi-square was used, t-Student for the means in the two maternity hospitals and the percentage changes were calculated with the growth formula. Despite the inflationary trends observed during the year, all groups of cesarean section indications ended the year in decline. In 2015, 11±3 caesareans were recorded in Kasansa with an inflation of 220% for emergency caesareans. In Tshilenge, 6±3 caesareans were performed and 100% inflation for emergency caesareans. In 2016, on average, the Kasansa maternity unit performed 9±5 caesareans per month and in Tshilenge, 10±4 caesareans. Cautionary caesareans had an inflation of 169.1% in Kasansa, while in Tshilenge, it was the inflation of emergency caesareans with 100%. According to the different classes of indications, in 2015, the notable increases in caesareans were recorded for uterine rupture (150%), breech presentation (100%) and PROM (200%). In 2016, dystocic presentations increased cesarean sections (180%), scarred uterus (600%) and eclampsia (200%). The practice of cesarean sections has decreased in both structures in general. Certain indications have particularly contributed remarkably to the increase in cesarean sections. Proper monitoring of the pregnancy will avoid cesarean sections for indications of necessity considered abusive.La césarienne est reconnue comme une intervention chirurgicale efficace pour  réduire la mortalité des mères et des nouveau-nés si elle est pratiquée en temps utiles pour les femmes enceintes qui en ont réellement besoin. Cette étude a analysé la participation des indications à l’évolution mensuelle des taux de césarienne en milieu rural du Kasai oriental.  Cette étude bi-centrique descriptive rétrospective a porté sur 434 césariennes réalisées dans les Hôpitaux généraux de référence de Kasansa et de Tshilenge en 2015 et 2016.  Pour comparer les pourcentages, le Khi- carré était utilisé, t- Student pour   les moyennes dans les deux maternités et les pourcentages de variation étaient calculés avec la formule de croissance. Malgré les tendances inflationnistes observées au cours de l’année, tous les groupes d’indications de césariennes terminaient l’année en baisse. En 2015, 11±3 césariennes ont été enregistrés à Kasansa avec l’inflation des césariennes de nécessité de 220%. A Tshilenge, 6±3 césariennes étaient réalisées et 100% d’inflation pour les césariennes de nécessité. En 2016, en moyenne la maternité de Kasansa a réalisé mensuellement 9±5 césariennes et à Tshilenge, 10±4 césariennes. Les césariennes de prudence avaient connu une inflation de 169,1% à Kasansa, tandis qu’à Tshilenge, c’était l’inflation des césariennes de nécessité avec 100%. Selon les différentes classes des indications, en 2015, les hausses remarquables de césariennes ont été enregistrées pour rupture utérine (150%), présentation de siège (100%) et RPM (200%). En 2016, présentations dystociques ont augmenté les césariennes (180%), utérus cicatriciel de (600%) et éclampsie (200%).  La pratique de la césarienne a connu une baisse dans les deux structures en général. Certaines indications ont particulièrement contribué de façon remarquable à la hausse des césariennes. Une surveillance adéquate de la grossesse évitera les césariennes pour indications de nécessité considérées abusives

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