ORFEE2.0 Open Repository For Educational E-prints (HEP Vaud)
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Out of sight, out of mind? Investigating the impact of emotional intelligence on counterproductive work behavior in remote work
Purpose
The purpose of this research is to investigate the relationship between emotional intelligence (EI) and counterproductive work behavior (CWB) in remote work (RW).
Design/methodology/approach
In total, 489 currently employed people were surveyed in April 2022 – 2 years after the start of the pandemic and 1 year before “the great return” to the workplace.
Findings
Results reveal that EI is negatively associated with CWB and that RW moderates this relationship. The more people work remotely, the more likely they are to adopt CWB. However, this tendency is lower for people with higher EI.
Originality/value
This research contributes to the literature on CWB by highlighting the role EI plays in the specific context of RW. In terms of practical implications, it sheds lights on the importance of carefully designing human resource management policies towards RW
Télésupervision en enseignement de l’éducation physique : étude exploratoire menée auprès de stagiaires du Québec et du canton de Vaud
La crise sanitaire de la Covid-19 a amené certaines personnes superviseures de stage à délaisser les visites de stage en présentiel au profit de la télésupervision à partir de divers dispositifs numériques. Cette recherche exploratoire cherche à mesurer, d’une part, la perception de stagiaires quant au sentiment de présence à distance lors de stages en enseignement en éducation physique. Ces stages sont supervisés à distance ou en présentiel au Québec (20 stagiaires) et dans le canton de Vaud (16 stagiaires). D’autre part, nous avons cherché à identifier la différence de perception des stagiaires entre un entretien post-leçon traditionnel lors de visites en présentiel et un entretien d’autoconfrontation lors d’une télésupervision, ainsi que le degré d’appréhension envers les deux modalités. Les résultats témoignent un sentiment de présence à distance comparable entre les deux modalités et les deux contextes et mettent en évidence le pouvoir de développement des entretiens d’autoconfrontation, malgré le coût émotionnel qu’ils produisent, ainsi qu’une appréhension plus élevée lors des visites en présentiel. Les résultats sont discutés en regard notamment des différents types de présence à distance et mettent en avant le potentiel de la télésupervision, à partir d’outils numériques, en termes de formation.The Covid-19 health crisis led internship supervisors to stop face-to-face internship visits in favour of remote supervision using various digital devices. The aim of this exploratory study was to measure student teachers’ perceptions of their sense of remote presence during physical education teaching supervised remotely or face-to-face in Canada (n=20 student-teachers) and in Switzerland (n=16 student-teachers). In addition, we sought to identify the difference in trainees’ perceptions between a traditional post-lesson interview during face-to-face visits and a self-confrontation interview during remote supervision, as well as the degree of apprehension before the two modalities. The results show a comparable feeling of remote presence between the two modalities and the two contexts, and highlight the developmental power of self-confrontation interviews, despite the emotional cost they produce, as well as a higher level of apprehension during face-to-face visits. The results are discussed in relation to the different types of remote presence and highlight the potential of remote supervision, using digital tools, in terms of teacher education
Diriger collectivement un établissement scolaire ? Enjeux et perspectives de la participation des équipes éducatives et des partenaires de l'école
Ce livre explore les défis et enjeux de la participation des équipes éducatives et des partenaires de l'école dans la direction d'un établissement scolaire.
Depuis une vingtaine d’années, les directions sont invitées à faire participer les équipes éducatives à la définition et à la mise en oeuvre du projet éducatif de leur établissement scolaire.
L’analyse d’expériences réelles dans quatre systèmes éducatifs francophones souligne les ambivalences tant du côté des directions que du côté des acteurs éducatifs à s’engager dans une démarche idéalement collective. Les personnels enseignants, éducatifs, administratifs, de conseil et les parents sont concernés. Participer et faire participer n’est pas évident.
Les auteurs et autrices explorent ici de nombreuses questions, parmi lesquelles :
Quelles logiques d’action révèlent la mise en oeuvre d’une gestion participative en établissement scolaire ?
Quels sont les facteurs à considérer ?
Quelles en sont les modalités pratiques ?
Quelles sont les appropriations faites par les acteurs ?
Quels en sont les impacts sur les métiers et sur l’organisation scolaire ?
Quels en sont les enjeux
Le coaching. Objet de controverses
S’il fait désormais partie du paysage des pratiques d’accompagnement, force est de constater que le coaching est loin de faire l’unanimité. Ce dossier d’Éducation permanente choisit d’aborder le thème sous l’angle de la controverse pour illustrer la diversité des débats. Les contributions révèlent la complexité de cette pratique, marquée par des tensions entre efficacité et éthique, standardisation et personnalisation, performance et bien-être. Ce voyage au cœur de multiples controverses révèle les paradoxes qui animent une pratique en plein essor, tout en ouvrant des pistes pour une réflexion approfondie sur ses perspectives sociétales, éthiques, méthodologiques et épistémologiques.
Les moyens d’enseignement romands en sciences humaines et sociales vont-ils réellement modifier les pratiques ?
Ce texte présente dans un premier temps l’origine et les étapes de mise en œuvre d’un nouveau plan d’études et de nouveaux moyens d’enseignement, en Suisse romande, pour les disciplines des sciences humaines et sociales. Après avoir mis en évidence les principaux enjeux épistémologiques et didactiques d’un tel changement, le texte propose une première analyse d’une recherche exploratoire qui vise à mieux comprendre l’usage que les enseignantes et les enseignants font de ces nouveaux moyens ainsi que ce qui se joue en termes d’apprentissages dans le quotidien de la classe. Ces résultats font apparaître une tension entre des moyens d’enseignement attractifs et jugés intéressants, car ils renvoient à des questions d’actualités, et de nouveaux enjeux pour lesquels le corps enseignant estime être mal outillé, comme, par exemple, l’usage d’un moyen de référence en SHS, l’enseignement de la pensée systémique (ou complexe) ou encore le travail autour de la complexité de certaines ressources didactiques
L’enseignement | apprentissage au cœur d’une pédagogie à visée inclusive
Que se passe-t-il dans les écoles qui évoluent, aujourd’hui, sous les feux croisés de la réussite et de l’inclusion ? Quelles pratiques promouvoir auprès des actrices et acteurs de l’éducation pour enrayer les inégalités scolaires ?
Considérant que les réponses à ces questions ne nous appartenaient pas davantage qu’aux personnes directement impliquées, notre programme de formation s’est converti en un laboratoire de recherche participatif. Cet ouvrage est issu des discussions dans lesquelles se sont investi∙e∙s des enseignant∙e∙s en formation continue et leurs formateurs et formatrices.
Le voyage critique qui en dessine la trame permet d’explorer certaines questions vives : peut-on individualiser l’accompagnement des élèves tout en prenant soin du
groupe classe ? Instaurer une collaboration intermétiers féconde sous la contrainte ? Fonder une communauté d’apprentissage dans une école captive de la forme scolaire ? Différencier l’enseignement et l’apprentissage ou faire participer les élèves allophones sans produire de nouvelles inégalités ? Améliorer discipline et engagement en passant par les émotions ? Mettre des notes sans discriminer et faire de l’évaluation un soutien pour les apprentissages ? Bâtir des ponts entre école et familles en classe d’accueil ? Toute personne intéressée par l’école trouvera, en chemin, des clés pour lire les contraintes, les dilemmes et les opportunités de l’inclusion scolaire, ainsi que des pistes pédagogiques pour mieux enseigner et apprendre grâce à la diversité
Between the visible and the invisible: Socio-economic inequalities in schols and teacher training
L’école d’aujourd’hui se veut inclusive et affiche volontiers l’ambition d’accueillir la diversité des élèves dans ses multiples manifestations. Les récits des actrices et des acteurs scolaires n’accordent toutefois pas la même attention aux différentes caractéristiques qui permettent de distinguer les élèves. La diversité culturelle, l’allophonie et les déficiences ou troubles pouvant faire l’objet d’un diagnostic occupent notamment le devant de la scène, au détriment de la prise en compte d’autres différences, telles que l’origine socio-économique des élèves. Comment certaines différences deviennent-elles un « problème » pour les actrices et acteurs de l’école, alors que d’autres peinent à être reconnues ? Et quelles sont les implications pédagogiques ou politiques de l’invisibilité de certaines catégories de personnes, telles que les familles vivant dans la pauvreté ?
Ce dossier du mois explore ces questions à l’aune de la littérature scientifique et des résultats de plusieurs enquêtes portant sur les transformations de l’école et la formation d’enseignant-e-s. Il revient d’abord sur l’ascension de la problématique de la diversité à l’école durant les dernières décennies, en mettant en évidence à la fois le flou qui entoure les notions de « diversité » et d’« hétérogénéité » des élèves, ainsi que l’ambivalence des récits sur l’inclusion scolaire, où la volonté de reconnaître toutes les différences va de pair avec une hiérarchisation, plus ou moins explicite, des différences qu’il convient de prendre en compte. Le dossier étudie ensuite les controverses qui ont caractérisé les transformations de l’école durant la pandémie de Covid, pendant laquelle l’école a, en quelque sorte, redécouvert le lien entre inégalités sociales et performances scolaires. Enfin, le texte résume les résultats de plusieurs démarches de recherche-action portant sur la formation à l’enseignement de la Haute école pédagogique du canton de Vaud, en s’intéressant aux représentations de l’hétérogénéité des élèves chez les étudiant-e-s et chez les formatrices et formateurs.
Les résultats de ces enquêtes montrent que, paradoxalement, l’ascension de la rhétorique du divers à l’école depuis les années 1950-1960 s’est accompagnée d’une invisibilité croissante des questions sociales et économiques, ce qui reflète d’ailleurs des évolutions similaires au niveau sociétal. Malgré les résultats probants de nombreuses recherches en éducation, la critique de la reproduction des inégalités par l’école semble avoir un impact limité sur les récits des principaux acteurs scolaires, qui, en individualisant les problèmes et les remèdes, tendent à faire porter aux personnes le poids de leurs succès et de leurs échecs. Le dossier conclut en esquissant quelques pistes de réflexion permettant de mieux légitimer les différences socioéconomiques en tant qu’enjeu pédagogique.Today's schools claim to be inclusive and are eager to embrace the diversity of the pupils in all its manifestations. However, the narratives of the school actors do not pay the same attention to the various characteristics that distinguish children and young people. Cultural diversity, allophony and diagnosable deficiencies or disorders take center stage, to the detriment of other differences, such as pupils' socio-economic background. How do some differences become a “problem” for school actors, while others struggle to be recognized? And what are the pedagogical or political implications of the invisibility of certain categories of people, such as families living in poverty?
This monthly report explores these questions in the light of scientific literature and of the results of several surveys on school transformations and teacher training. It begins by reviewing the rise of the issue of diversity in schools over the past few decades, highlighting both the vagueness surrounding the notions of pupil's “diversity” and “heterogeneity”, as well as the ambivalence of narratives on school inclusion, where the desire to recognize all differences goes hand in hand with a more or less explicit hierarchization of the differences that need to be taken into account. The report then examines the controversies that characterized school transformations during the Covid pandemic, during which the school somehow rediscovered the link between social inequalities and school performance. Finally, the text summarizes the results of several action-research projects on teacher training at the University of teacher education of the canton de Vaud, focusing on students' and trainers' representations of student heterogeneity.
The results of these surveys show that, paradoxically, the rise of the rhetoric of diversity in schools since the 1950s-1960s has been accompanied by a growing invisibility of social and economic issues, reflecting similar developments at the societal level. Despite the convincing results of numerous educational research studies, criticism of the reproduction of inequalities by schools seems to have had a limited impact on the narratives of key school stakeholders, who, by individualizing problems and remedies, tend to place the burden of successes and failures on individuals. The report concludes by outlining some avenues of reflection that could help legitimize socio-economic differences as a pedagogical issue
Les émotions en classe: les reconnaître, les réguler, en faire une force pour apprendre.
Dans le cadre de la première Université d'été de l'Observatoire du Bien-Être à l'école (Lyon, 5 juillet 2025), cette conférence adressée à 200 professionnel.le.s du terrain a visé 4 objectifs complémentaires: positionner l'enjeu académique des émotions des élèves, analyser les stratégies de développement de situations émotionnellement favorables aux apprentissages scolaires, structurer les perspectives de développement des compétences émotionnelles des élèves par des activités pédagogiques intégrées, et ouvrir enfin la perspective de développement des compétences émotionnelles des enseignant.e.s en formations initiale et continue.
Appuyée sur la littérature scientifique et des exemples issus du terrain, cette contribution s'articule avec les travaux de l'OBE (https://diphe.univ-lyon2.fr/observatoire-bien-etre-a-lecole/) en direction de la structuration des approches pédagogiques du développement des compétences psychosociales (CPS) en milieu éducatif
Isabelle Collet, Le numérique est l’affaire de toutes, Bordeaux, Éditions Le Bord de l’eau, 2025
Faire adhérer les parents au projet scolaire : le ‘‘réseau’’ comme environnement de façonnage émotionnel
Dans les cantons de Genève et de Vaud (Suisse), le “réseau” désigne un environnement où se regroupent parents et professionnel·les (enseignant·es, spécialistes, membres de la direction) pour discuter du parcours scolaire des enfants identifiés à besoin éducatif particulier. Il revêt d'importants enjeux en termes de scolarité puisqu’y est décidé l’octroi de mesures de soutien, mais aussi l’orientation de l’enfant (sa scolarisation en classe ordinaire, en classe spécialisée ou en institution spécialisée, notamment). Alors que les dispositions légales prévoient que les décisions finales sur ces questions reviennent aux parents, comment les professionnel·les impliqué·es dans cet environnement, négocient-ils avec ceux-ci ? Plus spécifiquement, quel registre émotionnel cherchent-ils à susciter chez les parents pour faciliter ce travail de négociation ? Côté parents, quelles émotions génèrent le face-à-face aux professionnel·les ? Selon leur position sociale, quelles stratégies sont-ils en mesure de mobiliser pour mettre en scène les “bonnes” émotions ? Par ces questions, nous considérerons d’une part que l’environnement des réseaux est structuré par une “grammaire affective” (Déchaux, 2015), c’est-à-dire qu’il y a des performances émotionnelles prescrites et d’autres qui sont proscrites, et d’autre part que les protagonistes sont inégalement armé·es pour rendre “rentable” leurs émotions au sens d’en faire un “moteur d’actions légitimes et bénéfiques” (Yadan, 2020, p. 231). Autrement dit, le réseau sera appréhendé comme le décor d’un “jeu de figuration” (Goffman, 1974) où les acteur·rices sont tenu·es de jouer des rôles impliquant un “travail émotionnel” spécifique (Hochschild, 2017) et contribuant à faire apparaître des formes de “domination émotionnelle” (Jeantet, 2021, p. 240). Nous répondrons à ces questions en mobilisant trois enquêtes de terrain : une thèse de doctorat réalisée dans une perspective ethnographique sur les réseaux se déroulant en amont de l’entrée à l’école (Sotirov, 2022) ; une étude de cas menée auprès d’une mère d’un enfant avec un handicap qui se voit orienté de l’école ordinaire en institution spécialisée (Durler et al., à paraître) ; enfin, une recherche en cours sur la (dé)scolarisation partielle d’enfants dérogeant aux attentes scolaires, étude s’appuyant sur un corpus d’entretiens menés avec des parents d’élèves