Institut de l'Information Scientifique et Technique
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« L’expérience des discriminations à l’Université de Montpellier. Résultats de l’enquête Acadiscri », Document de travail Acadiscri n°25, Consortium UGE-UniCA, 137 p. Réalisé avec le soutien de l’ANR.
Guide d’accompagnement à l’évaluation de l’état de conservation des habitats benthiques marins – Natura2000 : ressources, protocoles et retours d’expérience du projet life Marha
Évaluer l’état de conservation des habitats marins constitue une étape essentielle pour mieux connaître, comprendre et préserver le fonctionnement des écosystèmes côtiers. Réalisée à la fois à l’échelle biogéographique et à celle des sites Natura 2000, ces évaluations permettent de répondre aux obligations de la Directive Habitats-Faune-Flore tout en orientant les actions de gestion vers le maintien ou le rétablissement d’un état de conservation favorable. Afin d’assurer la comparabilité et la fiabilité des résultats, ces évaluations doivent s’appuyer sur des méthodes standardisées, reproductibles et scientifiquement robustes. Les outils et les retours d’expérience du Life Marha présentés dans ce guide, notamment la démarche proposée par Delavenne & de Bettignies (2023) intégrant l’aspect fonctionnel des habitats marins, offrent aux gestionnaires un cadre méthodologique pour renforcer l’efficacité de leurs suivis et de leurs mesures de gestion. Ce guide constitue ainsi une compilation des ressources clés et retours d’expérience pour accompagner les gestionnaires dans leurs choix, faciliter la mise en œuvre d’actions adaptées et contribuer, à terme, à l’amélioration durable de l’état de conservation des habitats marins. Bien que les travaux se poursuivent pour affiner les connaissances et les outils disponibles, il marque une étape importante vers une gestion plus cohérente, intégrée et opérationnelle du patrimoine marin
L’empreinte carbone des méthodes d’inventaire de diatomées : la microscopie plus durable que le métabarcoding
L’impact environnemental de la recherche scientifique est une question peu abordée, en particulier à l’échelle des processus. Dans ce travail, nous comparons le bilan carbone de deux méthodes utilisées pour réaliser des inventaires en fréquence relative de taxons de diatomées, à des fins de recherche en écologie ou d’évaluation environnementale. La première méthode repose sur la microscopie optique et la seconde méthode sur le métabarcoding de l’ADN environnemental. Les bilans carbones des deux processus ont été réalisés selon le principe de la méthode Bilan Carbone développée par l’ADEME. Celle-ci est conçue à la base pour réaliser le décompte des émissions de structures entières (entreprise, associations, régions, etc.), aussi, elle a été adaptée afin de permettre le comptage des émissions à l’échelle de l’échantillon, de son prélèvement jusqu’au résultat d’inventaire. Cinq postes d’émissions sont pris en compte : les déplacements, l’énergie consommée, le traitement des déchets, l’achat de réactifs et composants à usage unique, et l’utilisation d’équipement réutilisable (immobilisation). Les résultats montrent que les émissions de GES de l’approche par ADNe sont pratiquement 10 fois plus importantes que pour la microscopie. Ces résultats sont à conforter sur un jeu de données plus important, après correction d’erreurs résiduelles dans l’outil de calcul
Retour d'expériences de services de trains légers innovants en Europe, projet ADEME/SNCF TELLI, rapport final
Ce rapport s’attache à présenter la réflexion sur un retour d’expériences des petites lignes ferroviaires en Europe. Dans une première partie, nous présenterons les enjeux de cette recherche et le contexte de notre étude, à savoir la réactivation de petites lignes en milieu rural. Nous développerons ensuite une méthodologie d’évaluation des ressorts qui ont favorisé le développement des petites lignes ferroviaires. Cette accroche scientifique permet, d’une part, de mettre en évidence les freins, les obstacles, les points de vigilance et de les identifier pour pouvoir les contourner, mais aussi les forces « catalysatrices » qui permettent d’avancer. Elle permet également, d’autre part, d’intégrer une dimension plus technique dans l’analyse, en recensant différentes caractéristiques propres à l’exploitation des lignes ainsi qu’au contexte territorial de ces dernières. Dans une deuxième partie, nous mènerons des études des retours d’expériences en Europe où l’on observe de nombreuses réactivations de ligne. Ainsi, nous rendrons compte de nos missions sur place déroulées : en Italie du Nord (Tyrol du Sud), avec l’étude du renouveau de la ligne Merano – Malles, représentant un grand succès, reconnu dans toute l’Europe comme un modèle de relance de petites lignes ; en République tchèque, avec l’étude de la Bechyňka, première ligne électrifiée d’Autriche-Hongrie, et celle des Šumavské lokálky, réseau maillant la Forêt de Bohême, aux confins de la République tchèque, de l’Allemagne et de l’Autriche, tout près de l’ancien Rideau de fer ; en Allemagne, avec la Schönbuchbahn, symbole d’une ligne vouée à l’abandon et conduite ensuite jusqu’au succès de la réactivation, puis la Mainschleifenbahn qui est actuellement une ligne-musée touristique circulant les dimanche et jours fériés de mai à octobre et qui a été choisie pour une relance au transport régional de voyageurs avec un cadencement à l’heure ; enfin, en Autriche, avec la Salzburger Lokalbahn, petite ligne de la région de Salzbourg, totalement intégrée au plan de transport régional. Dans une troisième et dernière partie, nous aborderons des pistes de réflexion permettant d’imaginer des enseignements pour les lignes françaises ainsi que des potentiels de transférabilité de « bonnes pratiques » européennes en la matière
Rapport de recherche interne : Mycobat - Intégration de l’isolation par mycocomposites dans la conception des constructions en bois : opportunités, enjeux et premiers développements
The Mycobat project explores the potential of mycelium-based composites for the thermal and acoustic insulation of timber constructions, including non-standard architectures. The work presented in this report contributes to the study of the integration of mycocomposites into architectural design and additive manufacturing through Stratoconception®, applied to complete wall systems and functionalized connectors with complex geometries. The research demonstrates the relevance and feasibility of using mycocomposites for insulating non-standard building components by exploring their thermal performance, growth conditions, and implementation constraints. The project identifies new opportunities and defines both theoretical and practical, scientific and technical, limits for the development of architectures that embrace material circularity, combining technical innovation, the use of digital design and fabrication tools, the integration of living materials, and the eco-design of building envelopes.Le projet Mycobat explore le potentiel des mycocomposites pour l’isolation thermique et acoustique des constructions en bois, y compris non-standards. Les travaux présentés dans ce rapport contribuent à l’étude de l’intégration des mycocomposites dans la conception architecturale et la fabrication additive par Stratoconception®, appliquée à des parois complètes et à des connecteurs fonctionnalisés à géométries complexes. Les travaux menés démontrent la pertinence et la faisabilité de l’isolation par mycocomposites dans des éléments constructifs non-standards en explorant leurs performances thermiques, leurs conditions de croissance et leurs contraintes de mise en oeuvre. Le projet ouvre des perspectives et caractérise des limites, scientifiques et techniques, théoriques comme concrètes pour le développement d’architectures s’inscrivant dans une démarche de circularité de la matière, combinant innovation technique, utilisation des outils numériques de conception et fabrication, intégration de matériaux vivants et éco-conception des enveloppes bâties
Mission archéologique « Italie du Sud ». Au seuil de la ville : organisation, aménagement et gestion des milieux urbains et périurbain en Italie du Sud dans l'antiquité. Bilan de l'activité de terrain 2025
Les choix énergétiques face aux conflits interétatiques, à la crise de la globalisation et au réchauffement climatique
Security issues related to the importance of energy and future technologies are becoming crucial in a globalized system that has not sufficiently considered both the importance for each state of the fragility of global value chains (GVCs), which create mutual dependence among producing countries, the emergence of a new arms race, conflict, and climate change. Today, national energy supply systems prioritize the use of political economy at the expense of the cold science of economics, which too often takes the economic rationality of actors for granted. Oil, a CO2 polluter, exacerbates global warming, particularly when, like gas, it is produced from shale rock. The European Union is highly dependent on products controlled by energy-exporting states, which do not hesitate to implement common policies to increase the value of their production. Oil and gas are particularly powerful political and economic weapons, even though, for electricity production, they face competition from nuclear power, which is now being revalued to create a sustainable link with renewable energies. Finally, the fight against climate change challenges all of humanity, as short-term interests prevent states from pursuing long-term economic policies, because, as Keynes said, "in the long run we are all dead." The objectives set by successive COPs are not being sufficiently met because indirect producers of CO2 are unwilling to relinquish their subsoil wealth. The necessary ecological transition is hampered by the partial obsolescence of the immense energy reserves of oil and gas (particularly shale) that generate the wealth of particularly powerful countries and multinational corporations. Furthermore, numerous minerals are needed for the energy transition, notably for the manufacture of batteries, electric motors, and photovoltaic cells. Finally, climate change also exacerbates the risk of conflict between states. It is, however, up to governments to impose clear climate regulations, acceptable worldwide, in the face of the short-term behaviors that continue to prevail, to the detriment of living conditions on Earth for current and future generations.Les questions sécuritaires relatives à l’importance de l’énergie et des technologies d’avenir deviennent essentielles, dans un système globalisé qui n’a pas suffisamment pris en compte à la fois l’importance pour chaque Etat de la fragilité des chaines de valeur mondiales (CVM), qui créent une dépendance mutuelle des pays producteurs, l’émergence d’une nouvelle course aux armement le conflit et le réchauffement climatique. Aujourd’hui, les systèmes nationaux d’approvisionnement en énergie privilégient l’usage de l’économie politique au détriment de la froide science économique qui considère trop souvent comme acquise la rationalité économique des acteurs. Le pétrole pollueur en CO2 accroît le réchauffement climatique, notamment lorsqu’il est, comme le gaz, produit à partir des roches de schistes. L’Union européenne s’avère très dépendante des produits contrôlés par des Etats exportateurs des ressources énergétiques, lesquels n’hésitent pas à conduire des politiques communes pour accroître la valeur de leur production. Le pétrole et le gaz constituent des armes politico- économiques particulièrement puissantes, même si, pour la production d’électricité, ils subissent la concurrence d’un nucléaire aujourd’hui revalorisé pour faire une jonction durable avec les énergies renouvelables. Enfin, la lutte contre le réchauffement climatique interroge l’ensemble de l’humanité, les intérêts de court terme empêchant les Etats à conduire des politiques économiques de long terme, car comme le disait Keynes « dans le long terme nous serons tous morts ». Les objectifs fixés par les COP successives ne sont pas suffisamment respectés, car les producteurs indirects de CO2 ne veulent pas s’asseoir sur la richesse de leur sous-sol. La réalisation de la nécessaire transition écologique se heurte à l’obsolescence partielle des immenses réserves énergétiques de pétrole ou de gaz (notamment de schiste) qui font la fortune de pays et de firmes multinationales particulièrement puissants. En outre, denombreux minerais sont nécessaires à la transition énergétique, notamment pour la fabrication des batteries, des moteurs électriques et des cellules photovoltaïques. Enfin, le réchauffement climatique exacerbe aussi les risques de conflits entre les Etats. Il appartient cependant aux gouvernements d’imposer une réglementation climatique claire, acceptable dans le monde entier, face aux comportements de court terme qui continuent à s’imposer, au détriment des conditions de vie sur Terre des générations d’aujourd’hui et de demain