Institut de l'Information Scientifique et Technique

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    Méthode d’analyse confortée de la Haute qualité d’usage dans le logement collectif: Evolution de la méthode d’évaluation PerfUS (Performance d’USage). Rapport d’étape. Novembre2025

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    Rappel du Contexte de création de PerfUSLa méthode d'analyse PerfUS a été créée sur mesure pour accompagner l'expérimentation menée par une des 97 équipes lauréates de l'AMI Engagés pour la qualité du logement de demain (EQLD). Ce groupement composé de ICF La Sablière/Ville de Paris/GERPHAU (EA 7486), s'intéresse aux Logements à Haute valeur d'usage. Leur travail est adossé à un projet référent : celui de la construction de 69 logements intermédiaires et sociaux 1 à Paris gare de Lyon-Daumesnil 2 . La cellule recherche du groupement est composée d'architectes, ayant une triple pratique du logement collectif 3 (maîtrise d'oeuvre, enseignement et recherche). Ainsi, les hypothèses, les méthodes et les résultats posés dans le cadre de cette recherche illustrent ce que nous appelons une recherche opérationnelle. D'une part, les hypothèses sont tirées d'une étude de la pratique du projet. D'autre part, les résultats ont l'objectif de pouvoir modifier cette pratique du projet.PerfUS est la méthode d'évaluation typo-morphologique de la Performance d'Usage, mise en place par la cellule recherche. Les résultats obtenus grâce aux différents outils mobilisés par cette méthode, ont vocation à être croisés. L'objectif est de faire ressortir des rapports de causalité entre la typologie de logement et celle de la morphologie du bâtiment 4 . Dès sa création, PerfUs ambitionne l'utilisation simultanée de plusieurs outils d'évaluation dont principalement : -le radar de performance typologique -le radar de performance morphologique -la Surface à Haute Valeur d'Usage (SHaVU)Dans le cadre de l'AMI, la cellule recherche doit analyser la qualité d'usage à chaque phase du projet, sans interférer directement sur le processus de conception. Les chercheurs impliqués visent une certaine neutralité dans la pratique de cette évaluation. L'objectif n'est pas d'initier un débat sur la conception, mais de restituer des observations. Ainsi, ils n'ont pas d'interaction directe avec l'équipe de Maîtrise d'oeuvre, pour ne pas influencer les arbitrages réalisés en conception. Sur la base des observations ciblées réalisées avec PerfUS, les concepteurs déterminent librement les solutions augmentant la performance d'usage du projet. L'évaluation de cette qualité d'usage n'a donc pas de dimension prescriptive. Elle n'énonce aucune solution. Elle fait principalement ressortir les qualités qui peuvent potentiellement gagner en performance. 1 Les architectes lauréats du concours lancé par ICF La Sablière sur les lots 5 et 6 à Paris Gare de Lyon-Daumesnil sont Sanna Baldé et Bond Society 2 L'aménagement urbain Les Messageries est une requalification de 6 hectares de foncier occupé par une forte densité de fonctions ferrovières. Cette requalification est portée par Espace Ferroviaires. 3 Annabelle ISZATT (référente scientifique) et Malek DAHBI ont tous deux une expérience significative de la maîtrise d'oeuvre dans le logement collectif. Ils portent également ces enjeux dans l'enseignement au sein du domaine de Master DomestiCITE (ex Habiter) à l'ENSA Montpellier. 4 ISZATT Annabelle et DAHBI Malek, « Au-delà du Logement, caractériser une haute qualité d'usage dans l'Habitat. », in HAL-03980920, 9 février 2023.</div

    Un portrait des personnes originaires d'Afrique subsaharienne en Belgique

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    La Belgique accueille actuellement environ 450 000 personnes originaires d’Afrique subsaharienne, soit près de 100 000 de plus qu’en 2016 ; malgré leur présence croissante et leur contribution à la société, ces communautés restent souvent largement invisibles dans le débat public, les politiques et la recherche. Le projet ROAM-BE consiste en une enquête quantitative représentative menée en 2024 en face-à-face auprès de 923 personnes originaires d’Afrique subsaharienne. L'objectif est d'offrir une compréhension plus approfondie des expériences et réalités vécues par cette population. Cette publication de 165 pages propose un portrait actualisé et nuancé de cette population. Elle présente la méthodologie ainsi que les résultats descriptifs sur les thèmes suivants : trajectoires migratoires et administratives, environnement familial et liens transnationaux, éducation et activité économique, conditions de vie et logement, racisme et discrimination, santé et bien-être, religion, relations sociales, citoyenneté, attitudes et sentiment d’appartenance. Elle met en lumière leurs trajectoires, aspirations et engagement, ainsi que les obstacles structurels qui entravent leur participation et leur bien-être, et entend contribuer à nourrir un débat éclairé sur leurs réalités

    Église Saint Cyrice

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    BERGHOLTZ, "Chemin d'Orschwihr", Alsace, Haut-Rhin (68)

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    L’aménagement d’un quartier d’habitation, Chemin d’Orschwihr à Bergholtz a motivé la réalisation d’une fouille d’archéologie préventive menée à l’été 2023 sur une superficie de 1 850 m². Le projet, situé en bordure nord-est du village actuel, est localisé entre deux mottes castrales sises respectivement au nord (dans l’emprise de la fouille menée Rue Neuve ) et au sud-ouest du projet (au 32, rue de l’Église). Un diagnostic, réalisé en 2000 par Jacky Koch au 34 rue de l’Église (Koch 2000), sur la parcelle directement au nord-ouest du projet, avait permis la mise en évidence d’un édifice cultuel et d’un cimetière datés au plus tôt de la période romane grâce à la présence de couvercles décorés scellant certaines tombes.Sur les 139 structures, seules 30 ont livré du mobilier permettant de les dater. Le phasage du site reste donc restreint et une partie de son organisation et de son évolution dans le temps nous échappe par conséquent. On arrive néanmoins à distinguer les grandes lignes de l’occupation du site au cours du temps.La première installation remonte au VIIe siècle. Il s’agit d’une petite occupation constituée de seulement trois structures : un puits, un fond de cabane et un trou de poteau. L’occupation se densifie quelque peu à la phase suivante, aux VIIIe - Xe siècles, avec l’installation de nouveaux fonds de cabane, mais reste assez lâche et aucune organisation ne peut être mise en évidence. Le seul élément spatial observé concernant cette période est la disposition des cabanes excavées dans une même zone au centre de la zone fouillée sur une bande d’environ 15 m de large orientée nord-ouest/sud-est. Les fonds de cabanes ne présentent ni la même orientation, ni une organisation précise les uns par rapport aux autres et ils n’ont pas livré de mobilier permettant de les rattacher à une activité artisanale particulière. Le puits se trouve à l’écart de la zone des cabanes, à une vingtaine de mètres au sud, dans l’angle sud-est du site tout comme l’unique sépulture mise au jour pour cette période, celle d’un immature, située à une dizaine de mètres au sud-ouest de celle-ci.L’occupation conserve les mêmes caractéristiques au Moyen Âge central. Elle est toujours constituée essentiellement de cabanes excavées et l’habitat ne semble pas se déplacer par rapport aux deux phases précédentes. Les structures ne montrent pas davantage d’organisation les unes par rapport aux autres, pas plus qu’elles ne semblent s’organiser autour d’un élément particulier du paysage (axe de circulation, cour, etc.) comme on peut parfois l’observer. Aucune limite de l’habitat ne peut être envisagée à part peut-être vers le nord. L’habitat ne semble pas se déplacer par rapport aux deux phases précédentes, comme c’est bien souvent le cas pour ce type de site en Alsace. Au contraire ici, l’habitat reste cantonné à la même zone pendant tout le premier Moyen Âge. Le mobilier est présent en trop petite quantité au sein des structures pour pouvoir parler de la nature de l’occupation. Il est intéressant de signaler qu’aucune trace d’artisanat n’a été mise au jour dans les cabanes excavées. L’étude des graines issues du fond de cabane 47 donne l’image d’un paysage agraire classique pour ces périodes en Alsace avec essentiellement du blé tendre, un peu d’épeautre et quelques légumineuses. Aucune culture spécifique, comme des plantes en lien avec l’activité textile par exemple, n’a été mise en évidence. Les quelques traces observées sur les ossements animaux renvoient à un rejet détritique lié à la consommation de viande réalisée sur place.Tous ces éléments donnent l’image pour la période du premier Moyen Âge, d’une petite installation agricole, peut-être même d’une seule petite unité d’habitation sans organisation interne particulière.La nature du site change radicalement au bas Moyen Âge. L’habitat présent durant le premier Moyen Âge disparaît complètement. En dehors du fossé 131 et de deux trous de poteaux localisés dans la zone sud, l’ensemble de la parcelle semble vide d’occupation. La parcelle étudiée ici est située entre deux mottes castrales, l’une au sud-ouest, encore bien visible dans le paysage, l’autre au nord mise au jour lors des fouilles de Rue Neuve. Il est tentant, au regard du parcellaire relevé sur le cadastre napoléonien, de voir dans la parcelle fouillée ici une partie de la basse-cour de la motte sise au sud-ouest et formant un ensemble castral cohérent avec la chapelle castrale située sur la parcelle au nord-ouest. Cet ensemble pourrait être rapproché de la Wamschturm, deuxième château de la commune, dans l’ordre chronologique, mentionné dans les sources écrites à partir de 1550 même si quelques doutes subsistent en raison du caractère très vague de sa localisation dans les textes.Après un abandon aux XVIe – XVIIe siècles, le site est réoccupé à la fin de la période moderne avec l’installation d’une activité artisanale. Une tuilerie prend place, en 1738, sur les parcelles 166 et 167 du cadastre napoléonien. Une partie de celle-ci est visible dans la fouille sous la forme de ce qui doit être un bâtiment annexe à l’activité principale. Celui-ci est certainement détruit ne serait-ce que partiellement par un incendie, mais il restera néanmoins visible à l’état de ruines jusque dans les années 30. Suite à l’abandon de ce bâtiment, le site n’est plus occupé et reste à l’état de prairie jusqu’à la fouille du site dont il est question ici

    Réserves d’eau pour l’irrigation des culturesPROJET CLIMATVEG 2021 – 2025 Rapport Final Tâche 4.3

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    Episodes de canicule, tempêtes, inondations, le dérèglement climatique perturbe les cultures et inquiète les maraichers. « Comment récupérer l’eau de pluie, la stocker, et faire en sorte qu’elle soit disponible à tout moment - et notamment l’été - en quantité suffisante pour répondre aux besoins, tout en préservant sa qualité », c’est la question à laquelle ont été confrontés la Maison des Maraichers et le laboratoire de recherche GEPEA – IMT Atlantique. Pour apporter des éléments de réponse, un site expérimental a été conçu et mis en place à Pont Saint Martin (44). Ce site permet de récupérer les eaux de pluies tombées sur des serres de culture et de les stocker dans des bassins de 200 m3. Les bassins sont instrumentés pour suivre la qualité de l’eau et les quantités d’eau stockée pour ensuite les utiliser en irrigation. Des couvertures différentes recouvrant les bassins ont été étudiées pour freiner l’évaporation.De façon à mieux gérer les besoins en eau pour l'irrigation et à freiner l'évaporation de l'eau des réserves, trois bassins de stockage ont été mis en oeuvre avec des couvertures différentes. Chacun des bassins permet de stocker l'eau avec des volumes connus pour une utilisation pour l'irrigation. Les avantages et inconvénients des différentes couvertures permettent aux agriculteurs et maraichers de faire un choix adapté aux objectifs premiers de mise en oeuvre.Les volumes d'eau de pluie collectée tout au long de l'année, y compris en période d'étiage, sont suffisants pour répondre à la demande en irrigation dans un système de production de légumes feuilles à cycle court. La réserve permet de disposer d'un stock d'eau à tout instant.La qualité physico-chimique de l'eau est adaptée à un usage d'irrigation. La présence de micropolluants ou de microplastiques reste faible et ne constitue pas un frein à l'usage. Le suivi bactériologique est recommandé mais il n'est pas inhérent au mode de stockage et de couvertures. IV.3.</div

    Lutter contre la désinformation : Penser autrement l’action publique à l'aune des sciences cognitives

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    La désinformation est perçue comme un risque sociétal majeur, mais les politiques publiquesactuelles peinent à y répondre efficacement en raison de trois impensés structurants : uneapproche essentiellement réactive centrée sur la gestion de crise (fact-checking, débunking,communication), un modèle erroné de la psychologie humaine qui réduit le problème à un déficitde rationalité individuelle, et l’absence d’un cadre d’analyse intégratif articulant les dynamiquestechnologiques, sociales et cognitives. Or, la désinformation prospère sur des vulnérabilitésmultiples - cognitives, affectives, sociales, économiques et institutionnelles - et sur un écosystèmeinformationnel profondément dégradé. Ce rapport propose un cadre analytique renouvelé, fondésur les apports des sciences cognitives, et recommande une stratégie intégrée articulée autour detrois volets : renforcer de manière calibrée la résilience cognitive individuelle, transformerstructurellement les environnements numériques et médiatiques, et traiter les causes socialesprofondes qui alimentent la réceptivité aux récits trompeurs

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