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    L'éthique aux frontières de l'engagement ethnographique

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    Avis de l'Anses relatif à l'évaluation des seuils maximaux recommandés d'ajout de sel, de sucre et de matière grasse dans les fruits, légumes et produits laitiers distribués dans le cadre du programme européen « Fruits et Légumes à l'École » et « Lait et Produits laitiers à l’École »

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    Anses. (2025). Avis de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail relatif à l'évaluation des seuils maximaux recommandés d'ajout de sel, sucre et gras dans les fruits, légumes et produitslaitiers distribués dans le cadre du programme européen « Fruits et Légumes à l'Ecole » et « Lait et Produits laitiers à l’Ecole ». (saisine 2024-AST-0087). Maisons-Alfort : Anses, 21p.L’Anses a été saisie le 24 juin 2024 par la Direction générale de l’alimentation (DGAL) et la Direction générale de la santé (DGS) pour la réalisation d’un avis : l'évaluation des seuils maximaux recommandés d'ajout de sel, sucre et matières grasses dans les fruits, légumes et produits laitiers distribués dans le cadre du programme européen « Fruits et Légumes à l'École » et « Lait et Produits laitiers à l’École ».Le programme européen « Fruits et Légumes à l’École » et « Lait et Produits laitiers à l’École » (PFLE) vise à promouvoir un comportement alimentaire favorable à la santé et à améliorer les connaissances des enfants sur les produits et les filières agricoles et agroalimentaires.En France, cela se traduit par la possibilité de distribuer aux enfants des fruits, des légumes, ou du lait et des produits laitiers sans ajout de sucre, de sel ou de matière grasse dans les écoles de la maternelle au lycée.En finançant la distribution de produits uniquement sous « signes d’identification de la qualité et de l’origine » (SIQO) [1], pendant le déjeuner en restauration scolaire, le programme a vocation à accompagner la montée en gamme de la qualité des produits consommés par les enfants et adolescents telle que prévue dans la loi EGAlim. En effet, cette dernière prévoit notamment d’atteindre un objectif de consommation de 50 % de produits durables et de qualité, dont au moins 20 % de produits issus de l’agriculture biologique.Le dispositif [2] permet de distribuer les produits à trois moments de la journée :• le matin à l’arrivée des élèves en classe3 : uniquement ouvert pour les élèves des collèges en zone d’éducation prioritaire en métropole (REP et REP+) et des collèges et lycées en Outre-mer ;• le midi : ouvert à tous les élèves du primaire (maternelle et élémentaire) et du secondaire fréquentant la cantine dans les établissements scolaires pour la distribution de produits sous SIQO uniquement ;• au goûter à la fin du temps scolaire2 : ouvert aux élèves du primaire au secondaire de tous les établissements scolaires.Bien qu’il existe des dérogations prévues par la réglementation européenne pour permettre l’ajout de sel, de matière grasse (MG) et de sucre, afin de faciliter la consommation de ces produits et d’éveiller ainsi le goût des enfants et des adolescents à une alimentation de bonne qualité nutritionnelle, la France ne s’en était jusqu’à présent pas saisie.Or, les membres du groupe de travail portant sur l’évolution de la réglementation européenne du PFLE ont fait part du constat que l’interdiction d’ajout de sel, de sucre et de MG dans les produits distribués constitue un frein majeur à la distribution et à la consommation des produits du programme PFLE, car ils ne correspondent pas aux habitudes de préparation et de consommation, notamment sur le temps du déjeuner en restauration collective (par en ce qui concerne le sel et les MG pour les légumes cuits). Le projet de stratégie française pour le programme scolaire 2023-2029, notifié par la France à la Commission le 27 avril 2023, évoque la possibilité de faire évoluer ces critères d’ajout de sel, de sucre et de MG en quantités limitées dans les produits distribués dans le cadre du programme PFLE. Tout cela en respectant les recommandations nutritionnelles des politiques alimentaires françaises, dans l’objectif d’accroître l’attractivité de ces produits pour les enfants et adolescents, et après validation par les autorités de santé françaises. L’introduction de cette flexibilité a pour objectif de permettre un meilleur déploiement de cette mesure et donc de favoriser les achats de fruits, légumes et produits laitiers durables et de qualité en restauration scolaire.Dans le cadre des travaux du Groupe de travail (GT) Nutrition issu du Conseil national de la restauration collective (CNRC), la DGS et la DGAL ont sollicité les associations Clubs experts nutrition & alimentation (CENA) et l’Association française des diététiciens nutritionnistes (AFDN), le 16 juin 2023 pour émettre une proposition de recommandations de seuils maximaux d’ajouts de sel, de sucre et de MG par catégories alimentaires (légumes, produits laitiers, fruits) dans le cadre du dispositif PFLE. Pour élaborer ces recommandations l’AFDN et le CENA se sont notamment basés sur les avis et recommandations émis par le Haut Conseil de la santé publique, l’Anses, le Club européen des diététiciens de l’enfance, le Groupe d’étude des marchés de restauration collective et nutrition 2015 (GEM-RCN) , les recommandations alimentaires du PNNS, de l’Organisation mondiale de la Santé, Bureau régional de l’Organisation mondiale de la Santé pour l’Europe (modèle de profil nutritionnel) et la consultation de professionnels de la restauration pour échanger sur leurs pratiques en restauration collective. Ces propositions ont été validées par le GT Nutrition issu du CNRC le 13 février 2024.Au regard des études scientifiques déjà publiées, des travaux précités, des références utilisées par l’Anses, dans les études de consommation, et les données de l’Observatoire des aliments, il est demandé à l’Anses d’évaluer :• les seuils maximaux en sel et MG ajoutés dans les légumes selon les composantes (entrée de légumes cuits ou crus ou garniture de légumes cuits), ainsi que du type de MG ajoutées, s’il est estimé pertinent d’en ajouter ;• les seuils maximaux en sucres totaux pour l’ensemble des produits laitiers frais en comptabilisant le sucre ajouté en plus du lactose naturellement présent, pour les produits laitiers achetés « nature » (sans ajout d’arômes ou autres éléments), les produits achetés déjà sucrés, ou l’ajout de sucre ou produit sucrant (miel/confiture/fruits coupés/fruits secs) par la collectivité dans les produits laitiers frais nature qui pourraient être utilisés pour les trois temps de distribution (matin, midi, goûter), s’il est estimé pertinent d’en ajouter ;• les seuils maximaux en sucres totaux, pour l’ensemble des fruits, s’il est estimé pertinent d’en ajouter.[1] Les produits sous SIQO sont les produits issus de l’agriculture biologique, ceux bénéficiant d’une appellation d’origine protégée ou d’une indication géographique protégée, ceux portant le Label Rouge et les spécialités traditionnelles garanties.[2] Description du programme « Fruits et légumes à l’école » et « Lait et produits laitiers à l’écoles », DGAL :https://agriculture.gouv.fr/fruits-et-legumes-lecole-et-lait-et-produits-laitiers-lecole-un-programme-europeen-pour-eduquer-au[3] Pour les établissements d’Outre-mer, avec accord tacite des autorités de santé, une collation en milieu, en fin de matinée ou début d’après-midi peut être organisée en particulier s’il n’y a pas de restauration scolaire

    To be climate-friendly, food-based dietary guidelines must include limits on total meat consumption - modeling from the case of France

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    International audienceThe average greenhouse gas emissions of the observed diets was 4.34 (SD=2.70) kgCO2eq/d, with an energy intake of 2080 Kcal/d The diet that closely resembled the observed diet under the dietary guidelines, nutrient and acceptability constraints had emissions of 5.15 kgCO2eq/d . Modeled diets that complied with dietary guidelines and nutrient and acceptability constraints had emissions ranging from 1.16 kgCO2eq/d to 6.99 kgCO2eq/d . All modeled diets had higher consumption levels of fruit, vegetable oils, pulses, and wholegrain products. The diets minimizing and maximizing greenhouse gas emissions, and the range of modeled diets in between, differed in their level of beef/lamb, refined cereals, fruit, pork, and snack products. The level of meat, especially beef/lamb, explained most of the difference (up to ≈85%) in greenhouse gas emissions between the models. The level of total meat consumption decreased progressively across models that imposed a decrease in greenhouse gas emissions.</p

    Recurrent Neural Networks model for injury prevention within a professional rugby union club: a proof of concept over one season

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    International audienceBackgroundIn professional rugby, injury prevention and player availability are major challenges. Sports analytics use data from trainings and matches to address these issues. This study leveraged comprehensive daily data from a professional rugby club to predict players' readiness for training. Using this metric helped assess its effectiveness in predicting intrinsic injuries and improving injury prevention strategies.MethodsModels including logistic regression, decision trees, and Long Short-Term Memory-based neural networks, were evaluated for their predictive accuracy and ability to discern patterns indicative of injury risks or readiness for physical activities.FindingsThe study demonstrated that long-short term memory and convolutional one-dimension models outperform traditional machine learning methods in analyzing players' physical conditions. This approach may support earlier identification of injury risks and inform workload management. Using model evaluation and interpretability techniques, including Local Interpretable Model-Agnostic Explanations (LIME) module, the study provided a framework for sports scientists, coaches, and medical staff to mitigate injury risks and optimize training sessions.InterpretationAs a preliminary exploration, this study paves the way for further research into the integration of machine learning and neural networks in sports science, promising transformative impacts on injury prevention strategies in rugby

    Body segment inertial parameters of children derived from a large database of 3D body scans

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    International audienceBody segment inertial parameters (BSIPs) are critical for human movement analysis. However, child-specific BSIPs remains limited. This study aimed to develop regression models for BSIPs (mass, CoM-position, and moments of inertia) using 3D body scans from 688 children aged 2.9–12.7 years. A 3D scanning system was used to capture body surfaces as point clouds, which were automatically processed to generate segmented, personalized volumetric body meshes with embedded segment coordinate systems. These meshes were then used to compute 3D BSIPs, which were normalized (relative to body mass and corresponding segment length) and fitted by regression models separately for males and females. The regression models demonstrated high predictive accuracy for normalized mass and moderate-to-good accuracy for normalized CoM-positions and radii of gyration. Age-related changes were observed as reductions in normalized mass for the head-neck and abdomen, alongside increases for the thigh. Normalized CoM-positions shifted posteriorly for the abdomen, anteriorly for the thigh, and proximally for the forearm. Normalized radii of gyration declined across all directions, particularly for the hand and thigh. This work provides the first comprehensive BSIP regressions for a large, gender-balanced cohort of children up to 12 years old, addressing limitations in prior research with a fully automated approach. These regressions are expected to advance biomechanical modeling and enhance movement analysis in pediatric populations

    Une cartomancie à « deux vitesses »: Inégalités économiques et professionnelles chez les travailleurs et travailleuses du tarot en ligne

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    International audienceNous interrogeons dans cet article la structuration socio-économique d’activités de cartomancie menées en ligne, reposant à la fois sur la publication de vidéos sur des plateformes audiovisuelles et sur une offre de consultations individuelles (« guidances ») conduites à distance. Bien qu’exercées principalement par des femmes issues des classes populaires et moyennes, ces activités deviennent très rapidement rémunératrices, mais avec des modalités différentes selon la trajectoire sociale et professionnelle de nos enquêté·es. À partir d’une vingtaine d’entretiens menés avec des cartomancien·nes, nous montrons comment leurs trajectoires sociales et professionnelles conditionnent (1) les formes juridiques et organisationnelles de l’activité et (2) les manières de la faire évoluer pour la rendre à la fois plus pérenne et plus rémunératrice

    Place et impacts potentiels de la PrEP Long Acting

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    Violences sexuelles sur le terrain. Pour une prise de conscience collective et une meilleure prévention des risques en sciences sociales

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    Cette brochure a reçu le soutien de :– l’Université de Toulouse Jean-Jaurès,– de la Mission pour la place des femmes au CNRS,– du GIS-Institut du Genre (CNRS),– de la Cellule de Veille et d’Information sur le Harcèlement Sexuel de l’EHESS,– de l’EUR « Sciences sociales du Genre et de la Sexualité » (EHESS),– du Laboratoire Interdisciplinaire Solidarités, Sociétés, Territoires (LISST – CNRS, EHESS, Université Toulouse Jean Jaurès, ENSFEA, INU Champollion),– de l’Institut d’Ethnologie et d’Anthropologie Sociale (IDEAS – CNRS, Aix-Marseille Université),– de l’Institut de Recherche Interdisciplinaire sur les Enjeux Sociaux (IRIS – CNRS, EHESS, Université Sorbonne Paris Nord, INSERM),– du laboratoire Travaux et Recherches Archéologiques sur les Cultures, les Espaces et les Sociétés (TRACES – CNRS, Université Toulouse Jean-Jaurès, Ministère de la culture)– et du Centre Norbert Elias (CNRS, Avignon Université et Aix-Marseille Université).Cette brochure s’adresse aux chercheur·es et étudiant·es en sciences sociales ainsi qu’aux établissements qui les emploient. Elle vise à informer à propos des violences sexuelles sur le terrain qui sont massives mais demeurent massivement tues. Elles ne sont que trop rarement abordées dans les formations à l’enquête de terrain, dans les relations pédagogiques d’encadrement, dans les espaces de l’enseignement supérieur et la recherche dédiés à la prévention des risques professionnels et à la lutte contre les violences sexuelles et sexistes (VSS).Les violences sexuelles sont diverses et seules certaines d’entre elles sont identifiées dans les textes règlementaires et les textes de lois. Une prise de conscience collective de l’ampleur du problème et un travail de formation professionnelle, de prévention et d’inclusion dans les enseignements sont nécessaires. Outre des exemples concrets et une description succincte des mécanismes sociaux à l’origine de ces violences, cette brochure rassemble les ressources d’ores et déjà disponibles pour y faire face – que l’on en soit victime soi-même ou que l’on en soit témoin, en tant que collègue ou encadrant·e de travaux universitaires.Lorsqu’elles ont été confrontées à des violences sexuelles sur leur terrain ou celui de leurs étudiantes, les autrices de cette brochure – anthropologues, sociologues, archéologues – ont dû faire face à leur propre impréparation, à l’indifférence, à la solitude. Elles estiment que des mesures doivent être prises et institutionnalisées, partout, pour lutter contre un phénomène qui brise des vies et des carrières dans le silence. Leur laboratoire et divers services universitaires et du CNRS impliqués dans la lutte contre les VSS leur ont d’ores et déjà apporté leur soutien. Celui-ci doit désormais s’étendre

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