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    Loches (37). Le Château - Huitième campagne de fouilles programmées - La collégiale Saint-Ours, tombeau de Ludovic Sforza. Rapport de fouilles archéologiques programmées

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    L’ opération de fouilles programmées effectuée en décembre 2020 et janvier 2021 dans l’église Saint-Ours de Loches (ancienne collégiale Notre-Dame) était la seconde campagne du genre réalisée dans l’édifice. Ces fouilles ont été initialement déclenchées par une volonté politique de retrouver le tombeau de Ludovic Sforza, duc de Milan, mort à Loches en 1508. Cette recherche a toutefois été adossée à un projet d’étude plus globale de la collégiale et s’inscrivait dans la continuité des fouilles programmées conduites sur le château de Loches depuis 2013. À l’issue des deux campagnes de fouilles dans la collégiale, une ouverture de 50 m² a été réalisée, offrant un transect complet dans la nef. La localisation des fouilles visait en premier lieu à vérifier d’une des hypothèses de localisation du tombeau recherché. Elles ont en outre permis d’explorer une stratigraphie complexe dont la chronologie s’étale du haut Moyen Âge au 19e siècle. Concernant les occupations du très haut Moyen Âge, la fouille n’a pas permis de découvrir d’élément concret de l’église dédiée à Marie-Madeleine mentionnée dans les sources écrites. Seules trois structures en creux ont été découvertes, dont un silo du 9e siècle, ainsi qu’un « niveau organique » sombre conservé de manière fragmentaire au contact avec le rocher. Ces quelques vestiges permettent de penser que l’église du 6e siècle se trouvait probablement en dehors de la zone ouverte, peut-être au niveau du bas-côté sud actuel. Cependant, cette absence d’informations archéologique permet indirectement de développer de nouvelles pistes de réflexion sur la topographie historique de Loches au cours du haut Moyen Âge (5e-6e siècle). En revanche, les opérations ont concrètement permis la mise au jour de vestiges de l’église collégiale fondée en 963-965 par le comte d’Anjou Geoffroy Grisegonelle, matérialisée par un tronçon du mur nord de la nef. La fouille de lambeaux de sols intérieurs a en outre permis d’identifier un épisode d’incendie, suivi d’une restauration, survenu durant sa courte existence. Cette fondation s’inscrit dans la mise en place des éléments constitutifs du « palais » que les comtes établissent à Loches à partir du 10e siècle, et qui va être « monumentalisé » par Foulques Nerra au début du 11e siècle. La collégiale primitive est en effet remplacée par une nouvelle église plus vaste, par la suite augmentée au cours du 12e siècle. Les vestiges des niveaux de construction et des anciens sols dallés de ces états romans ont été reconnus. Par ailleurs, les fouilles ont permis l’analyse détaillée de l’évolution des aménagements liturgiques, et particulièrement la mise en place du jubé dont le premier état date de la première moitié du 12e siècle : l’existence d’un ouvrage composite a été mise en évidence, fait à la fois de structures en bois pour la partie septentrionale (matérialisé par des négatifs de parois et de poteaux dans les dallages) et de maçonneries pour la partie méridionale, soutenant une tribune. Cette dernière partie a connu au moins trois états de construction au cours des 12e et 13e siècles. Ils se concluent au 14e siècle par l’ajout (ou la monumentalisation ?) d’autels dédiés à la Vierge et au Crucifix de part et d’autre de la porte du chœur. C’est au-devant de ces aménagements liturgiques que les sépultures vont progressivement s’implanter à partir du 14e siècle jusqu’à la fin du 18e siècle. L’analyse anthropologique a permis d’identifier au moins 36 individus inhumés dans les 20 m² d’espace funéraire explorés (dont 16 en position primaire et 20 en position secondaire). La population inhumée est majoritairement constituée d’hommes adultes relativement âgés, signalant logiquement un recrutement privilégié pour cet espace prisé de l’église, essentiellement composé de nobles et de chanoines. Et c’est donc parmi ces individus que se trouvent possiblement les restes de Ludovic Sforza, dont plusieurs sources historiques des 16e-18e siècle indiquent qu’il fut inhumé juste au-devant de la porte du chœur. Divers indices (datation chronostratigraphique et radiocarbone ; sexe ; âge au décès ; analyses isotopiques sur la mobilité) semblent indiquer qu’une des inhumations retrouvées pourrait correspondre à la dépouille du duc. Toutefois, toutes les analyses (notamment paléogénétiques) n’ont pas été possibles en raison de la mauvaise conservation osseuse. Ainsi, si un faisceau d’indices recueillis semble permettre de dégager une hypothèse séduisante, force est de constater qu’un doute scientifique raisonnable subsiste. Enfin, les données de l’opération ont permis de cerner les modalités de transformation de l’église à la suite de la dissolution du chapitre en 1771

    Phenotypic diversity of brown trout (Salmo trutta L.) during the late Upper Pleistocene and Early Holocene in the glacial refugium of Iberia

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    International audienceHuman populations have relied on fish for food for thousands of years, as evidenced in numerous Palaeolithic archaeological sites across Europe. In this paper, we investigate past populations of brown trout (Salmo trutta L.) along the Bay of Biscay coast before, during, and after the Last Glacial Maximum and compare their phenotypic diversity with modern populations. A total of 270 salmonid vertebrae from 11 archaeological sites in Spain and France were analysed, which span c. 30 to 9 kyr cal B.P. Species identification, combining ZooMS analyses with vertebral body size, confirmed 219 specimens as brown trout, and we present a model for salmonid species identification based on vertebral size. Stable isotope analyses of carbon and nitrogen reveal a continuum of habitat use patterns. After testing multiple published regression models for body length estimation in brown trout, we develop a novel linear regression model alongside a protocol for age estimation. Overall, the analysis of body size, age and migratory ecotype demonstrates that the phenotypic diversity of brown trout populations during the Pleistocene-Holocene transition is comparable to that of modern populations, reinforcing the role of the Iberian glacial refugium in maintaining diversity during the Last Glacial Maximum. The finding of large freshwater trout alongside sea trout in human-occupied archaeological sites further suggests the exploitation of both riverine and marine fish resources by human populations.</div

    The Neolithic in Jersey

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    International audienceThis volume is the second in a series commissioned by Jersey Heritage as part of an overarching Archaeological Research Framework for the island. It is a comprehensive, up-to-date study of the Neolithic of Jersey in the context of the other Channel Islands and their relationship with north-west France. After a brief reference to the preceding Mesolithic period, and a discussion of the Neolithisation of Jersey, the volume summarises our current state of knowledge and proposes key outstanding research questions for the Early Neolithic (c. 4900−4700 BC), the Middle Neolithic I (c. 4700/4600−4300 BC), the Middle Neolithic II (4300−3400 BC) and the Late – Final Neolithic and Chalcolithic (c. 3400 − 2300 BC). It offers an academic framework for future investigations in Jersey and aims to inform the actions of those responsible for the care and protection of Jersey’s artefacts, archaeological deposits and monuments.</p

    Projet « Silva Vosagus » - Les Vosges du Nord, un saltus forestier à la période romaine ? Rapport de prospection pédestre 2025. Le massif forestier du Pays de Bitche

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    La campagne de prospection 2025 du projet Silva Vosagus a permis d’explorer 4,8 km² de forêt et de documenter 48 sites (dont 45 inédits). Depuis 2022, ce sont ainsi 166 sites et 36 structures isolées qui ont été recensés sur une surface prospectée de 24,7 km².Deux sites sont en relation avec la Protohistoire : une nécropole tumulaire inédite et une enceinte fortifiée attribuée à la fin de l’âge du Fer (Haspelschiedt). Pour la période romaine, l’année a été particulièrement riche. À Reyersviller, un hypocauste signalé au XXᵉ siècle a été retrouvé dans une forte pente. Il constitue le troisième exemple d’hypocauste connu dans les Vosges du Nord. D’autres sites ont été mis en évidence : un possible enclos d’habitat du Haut-Empire à Rahling, un bâtiment sur dés de grès à Montbronn, et un vaste complexe structuré par un chemin creux et des parcelles polygonales à Rohrbach-lès-Bitche. Des découvertes d’époque moderne et contemporaine viennent compléter le corpus de sites. Comme les années précédentes, la majorité des gisements découverts restent non datés. Ils concernent surtout des vestiges de pratiques agro-pastorales et de ruines d’habitats potentiels. Sur le plan méthodologique, l’utilisation des données lidar a révolutionné les méthode de recherche et d’enregistrement des sites. Le projet montre toutefois les limites de la prospection « sur écran », dont les résultats doivent impérativement être validée par le terrain. Après quatre ans de recherches, le projet Silva Vosagus a profondément renouvelé notre connaissance archéologique des Vosges du Nord, longtemps perçues comme un désert archéologique. Le principal défi du projet reste toutefois la question de la chronologie des sites mis au jour : près de 75 % des gisements identifiés ne sont pas datés. Il s’agit notamment de 10,23 km² de paysages agro-pastoraux et de plus trente habitats potentiels fossilisés. Pour dépasser cette impasse, le projet prévoit dès 2026 des sondages ciblés sur plusieurs ruines de bâtiments, afin d’obtenir un premier cadre chronologique et d’évaluer l’opportunité d’élargir ces investigations

    Le cycle de vie des données en archéologie

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    ContexteDéfinitionsGT Documentation : le plan de gestion de donnéesGT Archives : l'archivageGT Publications : rôle du GT, organisation des données, chaînes de productionConclusion : les apports du consortium MASA ConclusionDoctoralCette intervention présente le cycle de vie des données en archéologie du point de vue des coordinatrices des groupes de travail « Documentation : de la modélisation au Data paper », « Archivage » et du coordinateur du groupe « Publication » du consortium MASAPlus. Elle s’inscrit dans le cadre de l’École Thématique « Faciliter l’accès et l’interconnexion aux ressources de l’archéologie et du patrimoine », organisée du 22 au 26 septembre 2025 au Centre Paul Langevin à Aussois.Cette école visait à réunir les acteurs de la recherche archéologique, des sciences humaines et sociales, et du patrimoine autour des enjeux de gestion, d’interopérabilité et de partage des données, conformément aux principes FAIR (Faciles à trouver, Accessibles, Interopérables, Réutilisables), en s’appuyant sur les plateformes et standards développés par les consortiums, avec un accent particulier mis sur la pratique et la réutilisation des données sur le web.Au-delà des apports techniques, elle a constitué un espace collectif de réflexion sur les évolutions nécessaires pour renforcer l’accessibilité, l’interopérabilité et la valorisation des données patrimoniales, au service d’une science plus ouverte, collaborative et partagée

    Technical, cultural and economic variabilities on the Mesolithic-Neolithic transition at Montclus (Gard, France, 6300-5000 cal. BCE): crossed lithic and zooarchaeological perspectives

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    International audienceFor the Late Mesolithic, the Castelnovian techno‐complex is often perceived as a monolithic entity, defined solely by lithic technology and the presence of regular blades produced by indirect percussion or pressure, as well as trapezoidal microliths. Similarly, the onset of the Neolithic is often understood only through ceramic data, which limits our ability to examine the transition between these two entities. Consequently, the consideration of a multiplicity of proxies, particularly through the integration of functional and archaeozoological data, allows for a more nuanced approach to these phenomena. The site of La Baume de Montclus in southern France, with its well‐developed stratigraphy, serves as an illustrative case in point. Several occupations attributed to the Late Mesolithic and Early Neolithic are distributed between 6300 and 5000 BCE and have yielded abundant lithic and faunal assemblages. A previous study focused on the rich corpus of arrowheads revealed significant changes in the production and hafting modalities of these armatures. These findings suggested that techno‐functional discontinuities could serve as markers of economic or socio‐cultural transformations. Building on this work, we now propose to expand this preliminary evolutionary framework by incorporating results from the analysis of the entire lithic ‘chaîne opératoires', traceological studies of the full range of knapped stone tools, and the variability of faunal spectra. The objective is to investigate changes in hunting practices and environmental exploitation, as well as butchery activities, with particular attention to carcass and hide processing

    An archaeology of medicine during the Great War : Excavation of the Hospital Center in Savenay (Loire-Atlantique) and the American hospitals in Western France (1917-1920)

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    International audienceEn 1917, l’entrée en guerre des États-Unis d’Amérique aux côtés de la Triple Entente s’accompagne d’une vaste opération logistique sur l’ensemble du territoire français. Jeune armée, alors composée de quelques milliers de soldats, l’American Expeditionary Force (A.E.F.), placée sous le commandement du général Pershing, va s’appuyer sur les ports de la façade Atlantique, parmi lesquels Brest, Nantes et Saint-Nazaire, afin d’acheminer matériel et troupes combattantes, mais également construire des camps d’entraînement et des entrepôts de stockage. Un important personnel de santé forme les premiers convois. Son rôle est d’organiser la chaîne de soins depuis les lignes de front jusqu’aux zones littorales par la mise en place de transports sanitaires et la construction de dizaines d’hôpitaux militaires, partout en France, et regroupés, pour certains, au sein d’Hospital Centers.Ce n’est que récemment que l’archéologie s’est intéressée à la présence américaine en France durant la Première Guerre mondiale. Une fouille d’archéologie préventive, menée en 2020 sur la commune de Savenay, en amont du port de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), a permis d’étudier, sur 3 hectares, l’une de ces unités hospitalières de l’A.E.F. composant une véritable petite agglomération autonome. Les vestiges mis au jour, et l’étude documentaire menée en complément, ont montré l’ampleur de ses installations, routes et dessertes ferroviaires, services d’eau et d’électricité, réseaux d’assainissement. Outre les infrastructures nécessaires à l’accueil et au traitement des patients, les soins prodigués et les techniques mises en œuvre au cours du conflit témoignent par ailleurs des innovations de la médecine à l’épreuve de la guerre

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