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Les Carmes, La résurrection d'un quartier dans l'histoire d'une ville : Montpellier XIII<sup>e</sup>-XVI<sup>e</sup> siècle
International audienceLa fouille de la place Albert 1er par l'Inrap clôt une série d'opérations d'archéologie préventive liée à la reconnaissance de Montpellier médiévale, dans le cadre de l'aménagement des lignes 1 à 4 du tramway, entre 1998 et 2015. Une partie de l'église conventuelle des Carmes, et certains des aménagements défensifs de l'une des huit portes de la ville consulaire qui faisait face à l'église extra muros, furent alors exhumés.Leur étude est plus largement replacée dans une relecture des composantes de tout le quart nord-ouest de l'une des grandes villes médiévales du Sud de la France, pour les XIIIe - XVIe siècles. L'espace ainsi défini correspond à une entité urbaine cohérente – un quartier : le sixain Sainte-Croix – au sein de laquelle sont envisagés les rapports entre l'implantation d'un ordre mendiant et la ville. Par chance, ce secteur est aussi pour Montpellier celui où le plus grand nombre d'opérations archéologiques a été mené ces dernières décennies. Leurs résultats sont remis en perspective en les confrontant à ceux de la fouille des Carmes, ainsi qu'aux données archivistiques.Le tout contribue aux recherches sur « la fabrique de la ville », sur le lien entre l'Église, les communautés d'habitants, les productions artisanales d'une « économie urbaine », la dimension et la gestion des ouvrages publics, ici la Commune Clôture. Ce volume est aussi et avant tout l'aboutissement du travail d'une équipe interdisciplinaire très complète, qui souhaite illustrer dans quelle mesure la complémentarité entre archéologie, histoire, histoire de l'art et sciences paléo-environnementales permet, de nos jours, de faire revivre un passé régional
Uncovering the cultural layers of subnatural forests
International audienceOld-growth and subnatural forests are often perceived as relics of untouched nature.However, many of them result from long-term, layered interactions between humanpractices and forest ecosystems. This contribution explores how integrating archaeological,palaeoecological, historical, and forest ecological approaches can reveal the culturaltrajectories embedded in these forested landscapes.Based on case studies from the Eastern Carpathians (Romania) and the Pyrenees(France), we present a multi-proxy methodology combining charcoal analysis from soilsand charcoal kiln terraces, dendrochronology on living trees and construction wood,palynology, palaeoentomology, geoarchaeological survey, and forest ecological assessments.These remote mountain woodlands, now often considered marginal or “natural,”were once central to agro-sylvo-pastoral systems, timber extraction, and charcoalproduction. By analysing buried charcoal layers, tree-ring patterns, pollen assemblages,insect remains, and landscape features such as terraced slopes, platforms, and old charcoalkilns, we trace back centuries of human presence and transformation.Our findings invite a reconsideration of forest naturalness and conservation narratives.Many of the ecological characteristics now seen as markers of pristine wilderness; suchas structural complexity, species diversity, and deadwood abundance, are in fact partlylegacies of historical land use. Recognising these long-term dynamics, and linking themto present-day ecological patterns, is crucial for understanding current forest ecosystemsand for informing forest management and heritage policies.This communication advocates for a stronger dialogue between archaeology, ecology,and forest governance. Subnatural forests, often overlooked, emerge as valuable archivesof human–environment interactions, deserving both scientific attention and culturalrecognition
Les sociétés du Bronze ancien atlantique du XXIVe au XVIIe s.a.C.: Actes du colloque international de l’APRAB, Rennes, Ille-et-Vilaine (16-18 novembre 2018)
International audienceLe déploiement de l’archéologie préventive et les nouvelles approches méthodologiques (ADN et isotopes, modélisation bayésienne, LiDAR...) ont renouvelé très largement la documentation et les problématiques comme la question des mobilités ou des paysages du Bronze ancien autour de l’Arc atlantique et de ses périphéries. Un regard nouveau sur les corpus de données permet de proposer de nouvelles interprétations en termes de migration, d’intégration, de transferts de connaissances techniques et intellectuelles tout en faisant écho à des problématiques européennes contemporaines. Les processus de diffusions et d’interconnexions proposés dans les articles de synthèse illustrent parfaitement la complexité des changements matériels et idéels et leur impact sur les groupes culturels régionaux sur de grands territoires
Des os aux individus : comment l'ANR Link redonne une identité aux défunts des dolmens de l'Aveyron
International audienceThe remains of late Neolithic collective burials illustrate the complexity of efficient scientific dissemination and mediation. Complex, fragmentary bone assemblages, totalling hundreds of human remains, sometimes with no anatomical connections, the study of these collections can be strongly hampered by taphonomy and ancient excavation practices. These archaeo-anthropological limitations raise crucial questions about their valorization: how can the complexity of funerary practices and the social dynamics of protohistoric groups be transcribed from these partial data? What is the potential of new techniques such as paleogenomics to explore these questions?With over 800 dolmens, Aveyron displays one of the highest geographical concentrations of megalithic monuments in Europe. This density makes it an ideal laboratory for tackling this issue. As part of the ANR LINK project (ANR22-CE27-0012, coord. M.Pruvost), which aims to explore the functioning of human communities between the Atlantic coast and the Mediterranean between the Neolithic and Bronze Age, the archaeo-anthropological and palaeogenomic study of over 80 individuals originating from Aveyron dolmens curated at the Musée Fenaille was carried out. The archaeo-anthropological studies highlighted the differentiated uses of these monuments, notably by establishing a link between the management of the burial space and the number of individuals buried. Paleogenomic results have made it possible to clarify funerary practices, the dynamics of site use and the links between them, offering new insights into the social organization of these communities.Beyond the production of new scientific knowledge, this work renews the importance of these collections for research and heritage conservation. It also raises a number of issues for scientific representation: how can these discoveries be integrated into visual media, while respecting the imperatives and nuances specific to archaeogenomic interpretations?Through a temporary exhibition project at the Musée Fenaille, these questions are an integral part of the LINK project and form the basis of a workshop to reflect on the protocols, limits and opportunities of archaeological representations, offering a platform for redefining the criteria of scientific rigor in the mediation and dissemination of protohistoric societies through ancient DNA.Les vestiges issus de sépultures collectives de la fin du Néolithique illustrent plus particulièrement toute la complexité d’une valorisation et d’une médiation scientifique efficace. Assemblages osseux complexes, fragmentaires, totalisant des centaines de restes humains, parfois sans connexions anatomiques, l’étude de ces collections est fortement conditionnée par la taphonomie et les pratiques de fouilles anciennes. Ces limites archéo-anthropologiques soulèvent des questions cruciales autour de leur valorisation : comment retranscrire, à partir de ces données partielles, la complexité des pratiques funéraires et des dynamiques sociales des groupes protohistoriques ? Quel est le potentiel des nouvelles techniques telles que la paléogénomique pour explorer ces questions ?Avec plus de 800 dolmens, l’Aveyron présente l’une des plus fortes concentrations géographiques de monuments mégalithiques en Europe. Cette densité en fait un laboratoire idéal pour aborder cette problématique. Dans le cadre du projet ANR LINK (ANR22-CE27-0012, coord. M.Pruvost) visant à explorer le fonctionnement des communautés humaines entre la façade Atlantique et la Méditerranée entre le Néolithique et l’Âge du Bronze, l’étude archéo-anthropologique puis paléogénomique de plus de 80 individus provenant des collections de dolmens aveyronnais dormants dans les réserves du musée Fenaille a été réalisée. Les études archéo-anthropologiques ont mis en évidence des usages différenciés de ces monuments, notamment en établissant un lien entre la gestion de l’espace funéraire et le nombre d’individus inhumés. Les résultats paléogénomiques ont permis de préciser les pratiques funéraires, les dynamiques d’utilisation des sites, ainsi que les liens entre eux, offrant ainsi des perspectives inédites sur l’organisation sociale de ces communautés.Au-delà de la production de nouvelles connaissances scientifiques, ces travaux renouvellent l’importance de ces collections pour la recherche et la conservation patrimoniale. Ils soulèvent également plusieurs enjeux pour la représentation scientifique : comment intégrer ces découvertes dans des supports visuels tout en respectant les impératifs déontologiques et les nuances inhérentes aux interprétations archéogénomiques ?Avec un projet d’exposition temporaire au Musée Fenaille, ces questionnements sont partis intégrantes du projet LINK et fondent un atelier de réflexion sur les protocoles, les limites et les opportunités des représentations archéologiques, offrant une plateforme pour redéfinir les critères de rigueur scientifique dans la médiation des sociétés protohistoriques à travers l’ADN ancien
Archéologie et paléo-environnement dans les estives : approche spatiale
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Overview of the Methodological Paradox in Dealing with Identity in Archaeology
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Compte rendu de Gaëlle Herbert de la Portbarré-Viard, Naissance du discours sur les édifices chrétiens dans la littérature latine occidentale. D’Ambroise de Milan à Grégoire de Tours, Turnhout, Brepols, coll. « Bibliothèque de l’Antiquité tardive 41 », 2023.
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Developing a non-invasive approach for prehistoric rock art characterization based on smartphone imaging colorimetry and spectroscopy
International audienceThe development of non-invasive archaeometric methods for the in-situ characterization of rock art panels is crucial for the archaeological study and the conservation of these unique remains. This study aims to test a non-invasive analytical approach based on smartphone imaging colorimetry and portable spectrometers for rock art characterization on experimental replicas made on slabs of carbonate rocks by employing iron (III) oxide as pigment and water, milk and marrow as binders. The painted areas and the supports were firstly characterized from the colorimetric point of view using a spectroradiometer and by smartphone imaging colorimetry to assess the potentials of this innovative technique. Furthermore, optical microscopy, and atomic and molecular spectroscopy were employed. A first methodological on-field test of imaging colorimetry was also carried out at the Levantine rock art site of Coco de la Gralla (Mas de Barberans, Spain), where smartphone data were cross-referenced to those from portable X-ray fluorescence. Data suggest that smartphone imaging could be a useful technique for a first colorimetric characterization of rock art, though several factors should be considered in the interpretation of the results, including not only painting materials, but also rock support characteristics and the variability of the conservation within the site. Furthermore, all the techniques revealed their potentials for the chemical and colorimetric characterization of the pictorial layer, while the limitations are caused by instrumental sensitivity, and by the influence of support features
Les archives Kuhn et la restitution de la tombe n°1 (Audollent F, PCR SP7) de l’espace funéraire antique des Martres-de-Veyre (Puy-de-Dôme)
International audienceThis joint contribution focusses on the discovery of a child’s burial in the necropolis of the ancient settlement of les Martres-de-Veyre (Puy-de-Dôme). A handwritten account of this dig by Jacques-Émile Kuhn, found in the archives of the national Archaeology museum, furnishes new information on the most richly endowed burial in this funerary area, termed “tomb n°1”. In 2023 a reconstitution was exhibited at Bargoin Museum using the original objects, based on sketches showing the layout of the funerary artefacts. This study provides insight into the funerary practices carried out in the heart of the Arverne territory at the start of the Roman Empire.Cette contribution collective aborde la mise au jour en 1893 d’une sépulture d’enfant au sein de la nécropole de l’agglomération antique des Martres-de-Veyre (Puy-de-Dôme). La redécouverte dans les archives du musée d’Archéologie nationale d’un témoignage écrit de la main de Jacques-Émile Kuhn, témoin direct des fouilles, livre de nouvelles informations sur l’inhumation la plus richement dotée de cet espace funéraire, la « tombe n° 1 ». En 2023, une reconstitution a été réalisée au musée Bargoin avec les objets originaux et sur la base d’un croquis figurant l’agencement du mobilier funéraire. Cette étude permet une réflexion sur les gestes funéraires pratiqués en plein cœur du territoire des Arvernes au début de l’époque romaine