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La collégiale Saint-Jean-Baptiste de Chaumont : première intervention archéologique aux abords de l'édifice
National audienc
Un saint dédoublé, de nombreux récits légendaires et une somme hagiologique : compte-rendu de Pierre Bolle, Saint Roch. L’évêque, le chevalier, le pèlerin (VIIe-XVe siècle), Brepols, (Hagiologia 18), 2022, 953 p.
International audienc
Le passé sous nos pieds : les fouilles archéologiques préventives réalisées en Auxois
International audienc
Le Croisic (Loire-Atlantique), La Pierre Longue : La station de radio-navigation Nutria - Tu 500 : rapport de fouilles
Un projet immobilier porté par la ville du Croisic a conduit à la réalisation d’une fouille d’archéologie préventive sur 16 200 m² au lieu-dit la Pierre Longue. Elle fait suite au diagnostic dirigé en 2022 par Maud Le Saint-Allain (Inrap). Intervention qui avait mis en évidence une partie des équipements de la station de détection aérienne Nutria – Tu 500 construite par l’armée allemande durant la Seconde Guerre mondiale.La fouille de 2023 intervient par ailleurs en complément de l’inventaire mené sur cette position en 2020 par la Drac des Pays de la Loire. Initialement composée de 37 éléments, cette station était équipée de différents abris, de positions de tir, de pièces d’artillerie ainsi que de socles et éléments de radiocommunication. Liste à laquelle il convient de rajouter les tranchées de circulation ainsi que les diverses tranchées de réseaux (assainissement et électricité), uniquement observées sur des clichés aériens d’époque pour les premières. D’une superficie de plus de 11 hectares, cette station tenue par la luftwaffe était enfin protégée, côté terrestre, par une ceinture double de barbelés.Les vestiges relevés sur les emprises du projet se composent de trois constructions bétonnées ou en parpaings de mâchefer et moellons de granit, de tranchées de circulation permettant la circulation d’un blockhaus à l’autre, et de tranchées de réseaux assurant l’assainissement ou l’alimentation en électricité des différentes installations.L’ouvrage le plus imposant, au nord-est de l’emprise, est construit sur la base du plan standardisé L402 développé par l’armée de l’Air allemande. D’un volume de 510 m3 (superficie de 94,50 m²), l’espace interne du blockhaus (39 m²) est divisé en 5 unités comprenant une entrée, un local à munitions à l’est, un sas anti-gaz et une pièce principale de 12 m² réservée au logement des troupes. Un dernier espace aménagé depuis la salle des troupes dans la paroi du pignon ouest assurait une issue de secours en cas d’incident. La protection des lieux est également assurée par un encuvement pour pièce d’artillerie placé sur le toit du blockhaus.Le second ouvrage est un tobrouk dans sa version Vf8 Ringstand construit en grand nombre dès les premiers mois de la mise en place du mur de l’Atlantique. Les fonctions de cet abri individuel sont multiples. Armé d’une mitrailleuse ou d’un mortier léger, il s’insère dans une chaîne de défense rapprochée composée de 10 autres tobrouk répartis sur l’ensemble de la position.La dernière construction, au centre du projet, est un abri de 15 m² décrit avant l’intervention archéologique comme un puits. L’analyse architecturale de ce bâtiment et la fouille des structures environnantes ont toutefois montré qu’il s’agit d’un transformateur électrique chargé d’alimenter les équipements de la station. Interprétation renforcée par la mise au jour de plusieurs tranchées de réseau pour l’alimentation et la distribution du courant.Les autres tranchées alors uniquement perçues sur des clichés anciens correspondent aux boyaux de circulation au tracé sinueux ou faits de lignes brisées utilisés par les troupes en poste sur la position Nutria – Tu 500. Ce réseau, dégagé sur 186 m linéaire et estimé à environ 750 m sur l’ensemble de la station, participe à la défense rapprochée du site et permet de relier les différents points de la position.Le mobilier inventorié, très majoritairement attribué à la période contemporaine relève principalement du domaine Domestique et répond de manière relative à la question de l’aménagement et de l’évolution de la station Nutria – Tu 500. Il s’agit de vaisselle civile du quotidien pour partie de production locale. Les céramiques fines identifiées sont quant à elles fabriquées dans les faïenceries du Nord et du Nord-Est de la France.La fouille des équipements de la station a par ailleurs été novatrice dans son approche en initiant une étude originale sur les ressources exploitées pour construire les différents ouvrages.L’étude par l’archéologie de cette position allemande a enfin permis de dépasser la seule thématique du mur de l’Atlantique en évoquant la question des fortifications de côtes installées sur la presqu’île du Croisic dès la fin du Moyen Âge avec l’édification dans un premier temps du château et de la porte fortifiée de la Barrière. La construction d’une station de détection aérienne à l’emplacement du corps de garde de la Vigie Romaine daté de 1744 témoigne, à ce titre, d’une évolution dans la manière de mener la guerre en ce milieu du XXe siècle.Les interventions menées ces dernières années en Pays de la Loire sur les sites militaires contemporains ont montré la richesse de ce patrimoine. L’opération de la Pierre Longue témoigne ainsi de l’intérêt de poursuivre les recherches sur les stations de radionavigation à l’échelle de la région avec la constitution d’une première cartographie de sites. Cet inventaire demande à être poursuivi afin d’identifier plus précisément les positions retenues par l’armée allemande et d’évaluer leur potentiel d’étude dans le cadre de futures opérations archéologiques
The Eemian tufa of Resson(La Saulsotte): An exceptionally large calcareous tufa from the last interglacial period
International audienceCalcareous tufas are open-air carbonate formations that form near springs or in watercourses. While they are relatively widespread in regions with limestone bedrock, such as the Paris Basin, ancient tufas preserved to a thickness of several metres are rare. The Resson tufa extends across the small valley of the same name, covering nearly a kilometre in length and several hundred metres in width. This is why it is marked on the geological map of the area (Fig. 1).When research on the site restarted in 2020, an ancient quarry face several metres thick was cleaned, documented and sampled (see figures 1 and 3). This revealed a tufa deposit around 10 metres thick, resting on colluvial deposits that had been reworked by fluvial processes. This geomorphological evidence, together with the first U-Th dating on calcite, confirms that the Resson tufa dates from the Eemian interglacial period, between 130,000 and 115,000 years ago.Profile 1 shows the most well-developed tufa sequence (Fig. 2 and 3), consisting of a succession of granular facies comprising encrusted plant debris, followed by finer and even silty facies in the upper part, which is typical of fluvial-marsh tufa
Mobilité, génétique et transformations culturelles : Réflexions sur les dynamiques du IIIe millénaire à travers le projet ANR LINK
International audienceAssociated with a major cultural transformation, the Bell Beaker phenomenon is primarily defined by its material culture, while the identity of the groups involved remains poorly understood. The study of funerary contexts and human remains provides a means to explore this identity. However, for present-day France during the 3rd and 2nd millennia BCE, available paleogenomic documentation remain relatively scattered, both spatially and chronologically.These limitations highlight the challenge of integrating biological data with the socio-cultural dynamics linked to the spread of the Bell Beaker phenomenon. In this context, it is crucial to investigate the diversity of funerary practices and their evolution throughout the 3rd millennium BCE. The contrast between individual burials in the north and the reuse of collective funerary structures in the south raises significant questions. The very nature of collective graves, often reused over several centuries, impairs the discussion of associations between grave goods and sampled individuals, and even more so, the ties between genetic ancestry and cultural attribution.Recent fine-grained studies on collective burials have demonstrated the value of combining genomic and bioarchaeological data. These studies particularly emphasize the need for finer-scale local genetic characterization to better contextualize the demographic processes associated with the Bell Beaker phenomenon within the genetic diversity of Late Neolithic groups while considering the variability of funerary contexts.The ANR LINK project addresses these issues through an interdisciplinary approach, integrating archaeology, anthropology, and paleogenomics. Covering a broad geographical area from the Atlantic to the Mediterranean, it aims to analyze both biological and demographic dynamics and the functioning of funerary sites. Here, we present the initial results of the LINK project, focusing on the contribution of genomics to the study of funerary practices, particularly the reuse of collective burials during the 3rd millennium BCE across the Atlantic and Mediterranean spheres.De nombreux travaux ont cherché à caractériser les moteurs des transformations culturelles du IIIe millénaire, discutant le degré d'implication de la mobilité humaine, des migrations et métissages entre communautés. Si les études en paléogénomique ont permis de corréler la propagation du Campaniforme à des changements démographiques, elles rendent également manifeste la difficulté d'articuler données biologiques et dynamiques socioculturelles sous-jacentes. La mobilité des groupes humains est notamment illustrée par la diffusion à travers l'Europe d'une composante génétique dérivée des populations des steppes pontiques, absente des groupes néolithiques d'Europe occidentale précédents. Cependant, la documentation génomique des groupes peuplant la France actuelle aux IIIe et IIe millénaires reste assez disparate, tant sur le plan spatial que chronologique.De par la pluralité des pratiques funéraires observées au IIIe millénaire et la dichotomie entre sépultures individuelles au nord et le réemploi de contextes collectifs au sud, la question d’un biais d’échantillonnage doit également être soulevée. La nature même des ensembles collectifs, limite fortement la possibilité de discuter des associations entre mobilier et individus échantillonnés, et à plus forte raison de l’articulation entre ascendance génétique et attribution culturelle. Ainsi, Une caractérisation génétique locale plus fine est nécessaire pour mieux comprendre la diffusion de la composante steppique en fonction des contextes funérairesLe projet ANR LINK aborde ces questionnements en combinant approches archéologiques, anthropologiques et paléogénomiques. Avec une zone d’étude allant de l’Atlantique à la Méditerranée, il vise à explorer le fonctionnement des sites mortuaires à l’échelle locale et les dynamiques biologiques et démographiques à plus large échelle. Nous présenterons ici un aperçu des enjeux actuels concernant l’étude paléogénomique des groupes du IIIe millénaire ainsi que la contribution des premiers résultats du projet LINK à ces questions, notamment concernant l’évolution de la structure génétique des communautés en France entre le Néolithique final et l’Âge du Bronze final
HackuLoop - An open-science project to create open-source real-time Hardware-In-The-Loop micro-grid systems
National audienceThis article documents the results of a hackathon focused on developing grid-forming and grid-following inverters. The event highlighted innovation and collaboration in the field of power electronics. This document provides an overview of the objectives, methodologies, and outcomes of the hackathon, along with lessons learned and future directions
C3DHN -An evolutive French Ecosystem for heritage data preservation: methodology, technologies and community
International audienceThe preservation of 3D heritage data is a major challenge for later scientific research and the enhancement of cultural heritage. This article presents the structured approach for the conservation and the diffusion of such data developed within a dedicated national initiative (the consortium "3D for Digital Humanities" (C3DHN)). For such a goal, activities are organized around four main axes: a shared and common methodology, the use and proposal of standardized metadata, an open-source software tool named aLTAG3D, and the development of the French National 3D Data Repository (CND3D). Such an initiative also structures the corresponding French scientific community in the form of a scholarly society. https://3d.humanities.science
Caractérisation de sédiments et étude pétrographique de céramiques, in Marie-Caroline Charbonnier, "En bordure d’un carrefour de rues : organisation et évolution urbaine d’un îlot à Durocortorum (I er -IV e siècle)": Grand Est, Marne, Reims, 36 boulevard Carteret / rue du Bastion
Les prélèvements de sédiments ont fait l’objet de plusieurs types d’analyses physico-chimiques : granulométrie, colorimétrie, calcimétrie, (NF EN ISO 10693), carbone organique et caractérisation minéralogique par diffraction des rayons X. Ces analyses permettent de différencier plusieurs types de sédiments, soit argilo-calcaires, soit argilo-sableux, dont il est possible de discuter des usages.L'autre partie de l'étude concerne la pétrographie des céramiques. Elle montre l’emploi d’une argile pure (ici plutôt mal mélangée), avec des inclusions de cristaux de gypse, et de sables quartzeux correspondant à du dégraissant ajouté de façon anthropique.L’étude réalisée ici confortent l'hypothèse de l'emploi des argiles de l'Yprésien (distantes d'environ 5 km à minima), avec la caractérisation de kaolinite et de gypse dans les fosses argileuses et surtout la mise en évidence d’inclusions de gypse dans les tessons de céramiques, ce qui est une première à Reims.Il est enfin possible de souligner la forte hétérogénéité de l’argile utilisée dans les tessons étudiés ici (mal mélangée, avec de nombreux grumeaux d’argile pure, des cristaux de gypses), dont par ailleurs les inclusions sableuses semblent plus grossières et moins bien dosées que dans les tessons étudiés sur les principaux ateliers antiques de Reims