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Levé numérique par Scanner3D d'un site de fouilles sur la commune de Ste Colome Acquisition et restitutions, rapport préliminaire
Déterminer l’impact économique, les contraintes techniques et les déchets caractéristiques du recyclage du fer par l’expérimentation
International audienceRésumé : Le recyclage du fer en forge est une opération probablement largement mise en œuvre dès que le travail de ce matériau devient relativement commun, dans le courant des Ages du Fer. Il reste pourtant très difficile d’appréhender son rôle dans l’économie aux périodes anciennes : en effet, les techniques utilisées, les déchets qui en résultent, leur consommation en fer, en charbon de bois ou en temps de travail sont encore mal connus par l’archéologie. Plusieurs approches archéométriques récentes ont pu mettre en évidence la pratique du recyclage dans des contextes variés, que ce soit par l’étude de déchets ou de produits ; ces études laissent toutefois de nombreuses zones d’ombre qui ne pourront être mises en lumière que par la reproduction des gestes et des processus, dans une démarche d’archéologie expérimentale ou par l’observation ethnologique.La création en 2023 de la plate-forme d’archéologie expérimentale PlaeTEx1 sur le site du théâtre antique d’Epomanduodurum (Mandeure, 25) à donné l’occasion de mener une première série d’expérimentations sur ces méthodes. Les expérimentation se sont attachées à répondre spécifiquement à des questions apparues lors de l’étude des activités sidérurgiques dans l’agglomération gallo-romaine : plusieurs types de recyclage (ré-agglomération d’éléments de petite taille pour composer une matière première plus importante) semblent en effet pouvoir y être reconnus, apportant de nombreuses interrogations, notamment sur leurs différences. De premières données chiffrées ont ainsi put être acquises, complétées par un volet d’analyses métallographiques2 menées sur les produits et déchets de ces opérations dans le but de mettre en évidence les transformations occasionnées et les observations qui les caractérisent. La communication proposée vise à présenter ces premiers résultats, en partant des témoignages archéologiques, pour détailler ensuite le protocole expérimental suivit et les données enregistrées. Il sera ainsi possible de discuter des démarches à mettre en œuvre pour poursuivre ces études : l’objectif est en effet aujourd’hui de reprendre ces expérimentation de manière plus systématiques afin de pouvoir mieux comprendre l’influence de chaque paramètre encore incertain, et de là mieux comprendre l’adaptation des méthodes employées selon les contextes (accès aux matières premières, produits désirés, …)1 : PlaTEx : plateforme technologique expérimentale fixe d’appui à la recherche dédiée aux artisans anciens, développée par la MSHE – Ledoux (UAR 3124, Cnrs/Ufc), piloté par Valérie Pichot (IR Cnrs, MSHE). Le projet est soutenu dans sa phase d’amorçage (2023-2026) par la Région Bourgogne Franche-Comté.2 : Analyses menées au Laboratoire Métallurgies et Cultures (LMC), UMR7065 Iramat / Université de Technologie de Belfort-Montbéliar
L’âge du Bronze en France (2500 à 800 avant notre ère). Synthèses régionales
International audienceDepuis plus de vingt ans de découvertes et de recherches permises par l’archéologie préventive en France, les cultures de l’âge du Bronze se révèlent dans toute leur richesse et leur complexité. Les chercheurs ont pu poser un premier bilan exhaustif, présenté ici selon les trois grandes entités culturelles qui se côtoient et s’influencent sur ce territoire : les sphères atlantique, centre-orientale et méditerranéenne. Afin d’affiner les similitudes, particularismes et évolutions de ces sociétés sur quasi deux millénaires, chaque région est abordée selon les mêmes axes : l’environnement, les chronologies, l’occupation du territoire, les types d’habitat, les pratiques funéraires. S’y ajoutent la présentation des dépôts, un geste culturel emblématique qui leur est commun
Un conflit insaisissable par l’archéologie en Région Centre-Val de Loire ?
International audienceLa guerre de 1870-1871 a laissé une empreinte variable en région Centre-Val de Loire, touchantprincipalement le nord-est (Loiret, Eure-et-Loir) où se sont déroulées plusieurs batailles (Toury, Patay,Loigny, Coulmiers, Orléans). Malgré des commémorations et un musée à Loigny-la-Bataille, les vestigesmatériels de ce conflit restent rares. Comment l’archéologie peut-elle les révéler ?Contrairement aux conflits mondiaux du XXe siècle, la guerre de 1870-1871 a laissé peu de tracesarchéologiques. Son caractère bref (un peu plus de six mois) et très mobile, sans guerre de positionmarquant durablement le paysage, explique cette rareté. De plus, dès la loi du 4 avril 1873, les sépulturesde combattants ont été relevées et transférées dans des concessions spécifiques des cimetièrescommunaux.Les découvertes archéologiques se résument à quelques munitions en surface et des projectiles identifiésà Terminiers et Lumeau. À Poupry, des fragments d’obus d’artillerie française, réutilisés pour caler unpoteau, témoignent des cantonnements bavarois.À ce jour, seuls des aménagements défensifs temporaires (batteries, tranchées...) semblent accessibles auxinvestigations archéologiques. L’étude de ces structures demeure essentielle, car elles constituent les rarestémoignages matériels de ce conflit en région Centre-Val de Loire
Planifier la production et la gestion des données de son projet avec un plan de gestion de données pour en faciliter la conservation et la diffusion: Utiliser les outils MASA sur DMP OPIDoR
MasterThis training material was used to present how to plan the production and management of archaeological data using the tools developed by the Huma-Num MASAPlus consortium and integrated into the OPIDoR DMP data management plan creation platform (INIST-CNRS). It is aimed at archaeologists and research support staff. This course presents the context in which the MASAPlus tools were created and presents data management plans (DMPs), and the prerequisites for creating a data management plan. It explains how to implement a DMP, how to use the OPIDoR DMP platform, and how to use a structured model with the form and recommendations developed by the MASAPlus Documentation working group. It introduces the ongoing work of the Documentation WG, integrating data from the structured DMP (maDMP) into data papers.Ce support de formation a été utilisé pour présenter comment planifier la production et la gestion des données pour l'archéologie avec les outils développés par le consortium Huma-Num MASAPlus et intégrés à la plateforme de création de plans de gestion de données DMP OPIDoR (INIST-CNRS). Destiné aux archéologues et aux personnels d’appui à la recherche, il replace les outils MASAPlus dans leur contexte de création. Il présente les plans de gestion des données (PGD), ainsi que les prérequis nécessaires à leur élaboration. Il détaille la mise en œuvre d’un PGD, l’utilisation de la plateforme DMP OPIDoR et comment créer un PGD à partir d’un modèle structuré en utilisant le formulaire et les recommandations créés par le groupe de travail Documentation de MASAPlus. Enfin, il présente les travaux en cours de ce groupe visant à établir un lien entre les PGD structurés (maDMP) et les data papers
Le Minier : histoire et archéologie des entreprises argentifères médiévales, Rapport d’activité 2024 du PCR
Ce Programme Collectif de Recherche est une enquête interdisciplinaire portant sur les entreprises argentifères médiévales de la vallée du Minier (département de l’Aveyron, commune du Viala-du-Tarn). Entre le XIIe et le XVe siècle, au moins, cette vallée fit l’objet d’exploitations discontinues de gisements polymétalliques (cuivre, plomb, zinc, argent) – essentiellement pour produire du plomb et de l’argent. Pour explorer leurs dynamiques et leurs vestiges, le PCR regroupe depuis 2020 des chercheurs de disciplines et d’horizons complémentaires : archéologues, historiens, historiens de l’art, géologues et géochimistes.Les travaux de la campagne 2024 se sont inscrits dans une phase d’achèvement des fouilles et de traitement des données. Au cours de l’année, les dépouillements d’archives ont d’abord mis au jour une brève reprise d’activité au Minier, dans les années 1570-1572. Les sept nouveaux documents ont donc été édités et commentés. Ils nous permettent d’intégrer la vallée du Minier aux réseaux d’affaire qui se déployaient alors en Europe.En parallèle, les prélèvements issus des carottages effectués à la tarière en 2023 ont été analysés à la fluorescence X et au MEB. Nous avons privilégié les prélèvements situés au cœur des anomalies géochimiques, de beaux résultats ont donc déjà été obtenus, confirmant l’existence d’ateliers de traitement du minerai. Lors de la campagne de terrain, nous avons pu achever les prospections géochimiques en couvrant l’espace autour de Doulsac et de la Roubière. Les résultats obtenus sont allés au-delà de nos prévisions en termes d’ampleur spatiale et, peut-être, chronologique avec la supposition d’exploitations antérieures au XIIIe siècle.Les fouilles archéologiques conduites dans la mine de Cantamerle et sur les ateliers des Voltes ont rempli leurs objectifs. Dans la mine, nous avons fouillé autant que possible la salle centrale, élargissant et affinant notre compréhension de la stratigraphie. Aux Voltes, nous avons également été en mesure de terminer la fouille des ateliers qui avaient été ouverts en 2022, et par ailleurs de faire une découverte inattendue, un puits servant à la sortie des matériaux et à leur traitement dans ces ateliers.S’agissant enfin de l’enregistrement des maisons, la campagne de cette année s’est focalisée sur l’achèvement de la maison 1, à l’entrée sud du Minier. Enfin, la campagne estivale a été l’occasion d’expérimenter la capture et l’analyse au MEB de résidus de minerais qui restaient piégés dans les cupules des enclumes et les stries des meules à minerais. Les résultats sont positifs et nous inciteront probablement à systématiser l’approche.En fin d’année, les rapports isotopiques d’un échantillonnage de matériaux (minerais, scories, déchets) mis au jour dans les fouilles ont été reçus. Le référentiel chimique que nous souhaitons établir est donc bien avancé et sera complété les années suivantes. Enfin, la fouille des Voltes étant achevée, nous préparons dès maintenant un projet de valorisation des lieux. La contribution finale de ce rapport présente donc les enjeux et propose un premier cahier des charges
Compte rendu de Marie-Céline Isaïa, Une autre histoire. Histoire, temps et passé dans les Vies et Passions latines (ive-xie siècle), Paris/Orléans, Institut de recherche et d’histoire des textes (« Bibliothèque d’histoire des textes »), 2023
International audienc
Etude du mobilier céramique antique in Sylvie Duchesne, Philippe Ecard, Patrick Ferreira (dir.) Cathédrale de Sagone Sant'Appianu Un ensemble funéraire de l'Antiquité tardive et du Haut Moyen Age, Vico, Corse-du-Sud, Corse, Rapport de fouille
Les pierres du bâti traditionnel du Département de la Marne
International audienceLe Département de la Marne étant localisé dans le Bassin parisien, ses principales pierres à bâtir sont logiquement des roches sédimentaires. Avec sa particularité d'avoir une très large surface correspondant à la Champagne crayeuse, les matériaux des bâtiments s'organisent logiquement dans l'espace géographique et selon la géologie locale, avec d'une part des apports venant des terrains jurassiques et d'autres part l'usage des ressources cénozoïques. Citons par exemple l'importation des calcaires de pierres de type "Savonnières", fameuse pierre de taille, ou l'emploi très important des blocs de Meulières.Mais au delà de ces diffusions et provenances, il faut aussi préciser que les édifices anciens témoignent de la bonne connaissance des compétences des divers matériaux : chaque pierre à ses usages, ses qualités et ses défauts... Et que selon les périodes historiques, plusieurs stratégies d'approvisionnements ou de sélections de pierres particulières peuvent être démontrés