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Lacustrine Systems and the Transition to Early Food-Producing Societies in the East African Rift: What Role for Southern Ethiopia and Northern Lake Turkana?, in Toward a comprehensive reconstruction of the Plio-Quaternary paleoenvironments in the Turkana Depression (East African Rift System): Integrating the geology, archaeology and palaeontology (D. Baroni, J.-R. Boisserie, J. Cauliez, A. Mounier, A. Nutz, S. Sanchez-Dehesa Galan, M. Schuster dir.)
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Sottu a leccia, u paisanu. Productions agricoles, cueillette et exploitation de la forêt en Corse de l'âge du Bronze à l'âge du Fer (2000-200 AEC)
International audienceÀ l'âge du Bronze et à l'âge du Fer (2000-200 AEC), la Corse connaît de profonds changementsenvironnementaux et socio-économiques. Les chênaies, jusque-là peu répandues, s'étendent à basse etmoyenne altitude au détriment des formations climaciques post-glaciaires à Éricacées. Cettetransformation du paysage coïncide avec l'émergence d'habitats fortifiés, le développement de lamétallurgie et l'intensification des échanges méditerranéens. Cependant, le manque d'étudesarchéobotaniques a longtemps limité notre connaissance des systèmes agropastoraux et des paysagesexploités par les populations.Trois sites du sud de l'île, I Casteddi, Basì et Filitosa, occupés entre l'âge du Bronze moyen et le Secondâge du Fer (1500-200 AEC), ont récemment fait l'objet d'une approche combinée anthracologique,carpologique et biomoléculaire, apportant de nouveaux éléments sur les interactions socio-environnementales.L'économie de subsistance se distingue de celle d'autres régions méditerranéennes par la placeprépondérante occupée par les légumineuses (féverole, pois cultivé) au sein d'une alimentation variée.Le millet commun, attesté dès le Bronze moyen sur les trois sites, est introduit dans l'île vers 1300 AECau plus tard. Les glands de chêne et d'autres fruits sauvages (figue, raisin) complètent l'alimentation descommunautés protohistoriques, tandis que des plantes techniques cultivées (lin) et sauvages (lentisque,oléastre) sont également documentées. Les analyses physico-chimiques des céramiques ont révélél'utilisation d'une grande variété de substances végétales et animales (brai de bouleau, fruits, plantesriches en huile et en cires végétales, cire d'abeille), pour lesquelles des identifications plus précisespeuvent être proposées. À partir du Second âge du Fer, la vigne cultivée est attestée, suggérant des liensétroits avec les sphères culturelles méditerranéennes qui développent de fortes interactions avec l'île.Enfin, les modes d'exploitation des formations de maquis et de la chênaie pour la collecte de combustibleinterrogent leur intégration aux systèmes agropastoraux, ainsi que le statut de certains arbres qui ontprobablement joué un triple rôle : alimentaire, énergétique et technique. Ces formations végétales ontpu concentrer diverses activités économiques comme l'agriculture, le pâturage sur parcours, la collectedu bois, la chasse et la cueillette, s'inscrivant ainsi dans des systèmes agro-sylvo-pastoraux complexes
L'enfant de Beaufort : d'une image à l'autre, l'apport de la paléogénomique dans la représentation archéologique
International audienceAs they are shaping a mental representation of their discoveries, archaeologists transmit to the general public a vision marked by their own subjectivity. Using the example of the Coste Rouge tomb in Beaufort (Hérault), we propose to examine this subjective dimension in the light of advances in paleogenomics. Analyses in this field show that these interpretations can sometimes prove to be inaccurate, calling into question the collective imaginary associated with ancient societies.The Coste Rouge burial was discovered and excavated in July 2001 under the supervision of Jean Vaquer. It is certainly one of the most remarkable Neolithic tombs in southern France. The skeleton of a single individual, aged between 5 and 7 years, was deposited in a buried sub-Megalithic funerary structure.Attributed to the Late Southern Chassaean period and radiocarbon dated between 3663 and 3400 BCE (ERL 9626; 4743 ± 46 BP), this burial has no regional equivalent. With its elaborate architecture and abundant grave goods, the Beaufort tomb suggests a particular, and probably elevated, status for this child.Carried out as part of three ANR projects (ANCESTRA, LINK (dir. M. Pruvost) and WOMENSOFAR (dir. G. Goude), genomic and isotopic studies of this individual have provided new information on their biological identity and origins. In this presentation, we will discuss the comparison of information obtained using these new techniques with archaeological and anthropological data, and the new perspectives offered by these techniques for representing Neolithic groups, questioning the links between biological and social identities. We will also examine the process of constructing scientific discourse, and in particular the evolution of archaeo-anthropological conceptions based on funerary dotations.Les chercheurs, en façonnant une représentation mentale de leurs découvertes, transmettent au grand public une vision marquée par leur propre subjectivité. À travers l’exemple de la tombe de Coste Rouge à Beaufort (Hérault), nous proposons d'examiner cette dimension subjective à la lumière des avancées en paléogénétique. Les analyses dans ce domaine montrent que ces interprétations peuvent parfois s'avérer inexactes, remettant en question l'imaginaire collectif associé aux sociétés anciennes.La tombe de Coste Rouge a été découverte et fouillée en juillet 2001 sous la direction de Jean Vaquer. Elle constitue certainement l’une des tombes les plus remarquables du Néolithique du Sud de la France. Le squelette d’un seul individu, âgé de 5 à 7 ans, a été déposé dans une structure funéraire submégalithique enterrée.Attribuée au Chasséen méridional récent et datée au radiocarbone entre 3663 et 3400 avant notre ère (ERL 9626 ; 4743 ± 46 BP), cette inhumation ne connaît pas d’équivalent régional. Tant par son architecture élaborée que par son mobilier abondant, la tombe de Beaufort suggère un statut particulier, probablement élevé, de cet enfant. Réalisées dans le cadre de trois projets ANR (ANCESTRA, LINK (dir. M. Pruvost) et WOMENSOFAR (dir. G. Goude), les études génomiques et isotopiques de cet individu ont permis d’apporter de nouvelles informations sur son identité biologique et ses origines. Dans cette présentation, nous discuterons de la confrontation des informations obtenues grâce à ces nouvelles techniques avec les données archéologiques et anthropologiques et les nouvelles perspectives offertes par ces techniques pour représenter les groupes néolithiques, en interrogeant les liens entre identités biologiques et identités sociales. Nous questionnerons également le processus de construction du discours scientifique, notamment l’évolution des conceptions archéo-anthropologiques à partir du mobilier
Exploring Identities in Archaeology: Tools, methodologies and case studies
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Tracer la provenance du bois de sapin (Abies alba Mill.) : défis dendrochronologiques et apports à la compréhension des dynamiques passées d’exploitation des forêts montagnardes
International audienceLe projet régional Bosca du Défi Clé Occitanie ‘Sciences du Passé’, vise à détailler les différentes étapes de la production, du transport et de l’utilisation du bois en région Occitanie durant les périodes médiévale et moderne. Il s’intéresse notamment aux modes de gestion et d’exploitation des forêts à ces époques, dans le but de sensibiliser à l’importance de ces écosystèmes pour la préservation de la biodiversité. L’un des objectifs majeurs du projet consiste à poursuivre les recherches dendrochronologiques dans cette région, en exploitant les cernes de croissance pour déterminer l’origine du bois d’œuvre historique. En complément des chênes caducifoliés (Quercus robur L. et Quercus petraea (Matt.) Liebl.), le sapin (Abies alba Mill.) a été retenu comme l’une des essences principales de notre étude en raison de son importance dans la filière bois passée en Occitanie.Après deux années d’investigations, le projet a permis des avancées notables dans la compréhension de l’usage du sapin dans la région. En confrontant les données issues de bois présents dans des bâtiments de l’époque moderne avec celles provenant d’arbres vivants, nous avons pu révéler la complexité des études de dendroprovenance liées à cette essence. En effet, des recherches antérieures ont démontré que des arbres de sapin situés à des distances considérables mais à une altitude équivalente produisent de variations de croissance très similaires. Ainsi, bien que les largeurs de cernes permettent une caractérisation altitudinale, les méthodes classiques de dendroprovenance – qui utilisent le coefficient de corrélation de Pearson (R) et le test de Student (T) – ne permettent pas de localiser précisément la provenance géographique du bois de sapin. Cela souligne la nécessité d’une évaluation rigoureuse des approches statistiques employées, et l’importance d’étudier les séries issues d’arbres vivants pour identifier les méthodes les plus fiables dans l’analyse de provenance des bois anciens.Pour cela, nous avons d’abord testé des méthodes statistiques, telles que l’analyse de la corrélation spatiale des résidus, sur un corpus d’arbres vivants provenant des Pyrénées centrales, du Massif central et des Alpes. L’étude de provenance s’est ensuite focalisée sur la zone de confluence entre les rivières Tarn et Garonne, avec une attention particulière portée à la ville de Montauban et à sa cathédrale, qui constitue un cas d’étude emblématique. L’édifice présente deux principales phases de construction. Les bois datés des XVIIe / XVIIIe siècles montrent des signes évidents de flottage ainsi que des marques de marchands originaires des Pyrénées, révélant l’existence de circuits d’approvisionnement bien établis. En revanche, les bois utilisés au XIXe siècle présentent des caractéristiques techniques et typologiques distinctes, témoignant d’un changement des modes de transport et vraisemblablement des aires d’approvisionnement en bois. L’ensemble de ces observations met en lumière une chaîne opératoire complexe, dont les dynamiques ont pu être précisées grâce à l’analyse dendrochronologique et à l’utilisation de méthodes statistiques d’abord testés sur nos référentiels d’arbres vivants
Ferrette (R.) (dir.), Corseul (22), Origine, développement, disparition d’une cité antique de Bretagne (de l’époque gauloise au Haut Moyen Âge), rapport d’activité 2024, Inrap, Cesson Sévigné, SRA Bretagne, 2025, 472 p.
La cinquième année du PCR sur Corseul s’inscrit dans la continuité des axes de recherches engagés depuis 2020. L’alimentation du SIG, outre des corrections et des compléments de plans, s’est traduite par le renseignement des tables attributaires de plusieurs opérations préventives et l’incorporation des petits mobiliers métalliques. Deux prospections géophysiques (méthodes AMP et GPR) ont été organisées sur la ville antique afin d’affiner son plan. Au sud-est, l’intervention magnétique complète celle du Clos Julio de 2022 et appuie l’idée d’un secteur artisanal. En revanche, elle n’a pas permis d’isoler une zone funéraire entre la ville et le sanctuaire du Haut-Bécherel comme escompté. La prospection au GPR a permis d’apporter quelques nouveautés au plan du forum et de préciser certaines trajectoires de decumani. L’étude documentaire a concerné plusieurs volets, dont l’épineuse question du nom antique de Corseul, la localisation d’une nécropole à incinération ou encore l’exploitation du plan de 1709 sur les fouilles de S. de Garengeau. L’exploitation des cartes des prospections géophysiques et de leurs interprétations s’est concentrée sur le quadrillage urbain et l’emploi des mesures de 230 et de 280 pieds proposé par Hervé Kerébel en 2001. Le discours concerne aussi l’analyse du forum et l’implantation des principaux monuments publics au sein de la cité. Ces travaux ont permis d’établir un lien entre les mesures de 230 et 280 pieds : elles répondent manifestement à l’emploi d’un module de base qui pourrait être celui du bâtiment 16 de Monterfil II. Une dernière partie détaille la superficie des quartiers et propose finalement des parcellisations théoriques à partir de superficies antiques. L’année 2024 aura aussi été l’occasion de poursuivre les travaux sur les mobiliers mis au jours avant les années 2000. La collection céramique du Champ Mulon a été abordée, conduisant à une révision des datations proposées au début des années 1970. Les 3 dépôts monétaires de Monterfil II ont été réexaminées, tous comme leur contexte de découverte. L’incendie qui a ravagé le quartier est désormais mieux cerné chronologiquement : il s’est produit certainement sous le règne de Probus (276-282). La reprise des ensembles 2 et 3 de peintures murales du bâtiment 3 de ce site apporte des données inédites et une synthèse conclut le travail sur les roches décoratives. La tabletterie de Corseul restée inédite jusqu’à ce jour a été étudiée et une expérience sur le tissage antique développée
Archéologie médiévale et moderne : des nouvelles du terrain
Dix ans après notre précédent numéro consacré à l’archéologie en Haute-Marne, il était temps de faire le point sur les dernières découvertes de nos amis archéologues. Sans doute aurons nous même l’occasion, à l’avenir, d’y consacrer encore quelques numéros, car notre département est certainement encore loin d’avoir livré tous ses secrets. Quant à l’intérêt qu’il suscite, aussi bien chez les professionnels que chez les simples curieux, il ne s’est pas démenti durant la dernière décennie, bien au contraire ! La meilleure preuve en est le nombre exceptionnel de contributeurs à ce présent numéro : ce ne sont pas moins de quinze spécialistes qui ont répondu à l’invitation de M. Nicolas Delferrière, Mme Anne-Laure Edme et Mme Emeline Retournard. De Saint-Dizier à Langres, en passant par Joinville, Andelot, Chaumont et Morimond, ils vous serviront de guides en ces terrains (mieux) connus : un grand merci à eux tous, et bonne lecture à vous
In memoriam Jean Vaquer (1950 – 2025), Istituto Italiano di Preistoria e Protostoria: https://www.iipp.it/in-memoriam-jean-vaquer-1950-2025/
Texte en ligne, hommage à Jean Vaque
Un atelier de terres cuites du Ier siècle après J.-C. dans la cité romaine de Mariana (site de Pruniccia, commune de Lucciana, Haute-Corse)
International audienceÀ l’occasion d’une fouille préventive réalisée en 2018 par l’Inrap sur la commune de Lucciana, un atelier de terres cuites romain a été révélé en limite septentrionale de la ville antique de Mariana. Il se compose d’un four de plan quadrangulaire relativement arasé, construit en partie en terre crue, et de plusieurs structures complémentaires dont, en particulier, une halle de séchage. En l’absence de rebuts de cuisson, une étude pétrographique de quelques artefacts en terre cuite a été effectuée. Elle a permis d’entrevoir une production locale inédite de terres cuites architecturales (tegulae) et, pour la première fois en Corse, de dolia